Aller chercher les populations les plus éloignées de la vaccination

L’expérience de la crise sanitaire de Covid-19 de mars 2020 a permis de mesurer à quel point les personnes âgées – avec ou sans famille – de notre ville avaient durement souffert de l’isolement et de la solitude en particulier.
La stratégie de vaccination du gouvernement a consisté à prioriser les populations en fonction de leur classe d’âge et de leur facteur d’exposition au virus (ex : vie en collectivité, professionnels de santé…). La nécessité de vacciner en premier lieu nos aînés a heureusement été bien comprise et admise de tous.
La ville de Nice a ainsi commencé très tôt à vacciner ses séniors. Pour le faire de la façon la plus optimale, elle a notamment mis en place une plateforme téléphonique (04 97 13 56 00) et un site internet particulièrement dédié (https://vaccincovid19.nice.fr/VC19/).
Cependant, au fur et à mesure que la vaccination des plus de 70 ans avance, on s’aperçoit que certaines populations ne se sont toujours pas préinscrites. C’est notamment le cas des « chibanis » et de certaines populations souvent analphabètes résidant dans les quartiers populaires.
Concernant les « chibanis », ces travailleurs isolés immigrés arrivés dans les années 60 en France et souvent regroupés dans les anciens foyers de travailleurs (Sonacotra) aujourd’hui appelés résidences Adoma, en raison de la pandémie, ces hommes souffrent également de solitude et sont sans perspective de rentrer au pays. Avec la fermeture des frontières et la fermeture des lieux de sociabilité comme les locaux associatifs ou les bars de quartier qu’ils fréquentent, ils sont déboussolés et très affectés mentalement.
Concernant les personnes âgées d’origines étrangères vivant dans les quartiers populaires, qui sont souvent analphabètes, elles ne se sont majoritairement pas préinscrites pour se faire vacciner.
C’est pourquoi, compte tenu de l’âge des ces personnes (plus de 70 et 80 ans) et du fait qu’il s’agit d’une population qui est en grande partie analphabète, je souhaite interpeller le maire de la ville sur cette situation. Je lui demande de mener auprès de ces populations une action spécifique d’information concernant la Covid-19, et, tout en respectant le principe d’adhésion volontaire à la vaccination, de mandater du personnel municipal ou associatif (qui se déplacerait dans les différents endroits) pour les préinscrire.
Ces personnes habitent souvent à Nice depuis des dizaines d’années et elles font partie des populations qu’il faut aller chercher et ne surtout pas oublier.
C’est un enjeu sanitaire et un enjeu humanitaire.

Variant Brésilien : on ne change pas une équipe qui gagne.

J’ai le sentiment de revivre la séquence où le variant anglais qui était pourtant signalé par nos voisins Outre Manche a commencé à pénétrer en France, ruinant le pari d’Emmanuel Macron de devancer le virus avec la vaccination. Bien que prévenus, nos autorités ont laissé pendant des jours des Anglais venir en France avant de réagir trop tardivement. Résultat nous sommes à une moyenne de 300 morts par jour depuis des semaines.
J’ai le sentiment de revivre la même chose avec le variant brésilien. Sa diffusion inquiète la communauté internationale. Il est décrit comme plus contagieux, plus virulent, plus résistant au vaccin que le variant anglais. Le Portugal et le Royaume Uni ont interdit les vols en provenance du Brésil mais en France les deux Paris-Rio journalier continuent d’atterrir à Roissy sans dispositions vraiment particulières alors que tout le monde a conscience que les déclarations sur l’honneur sont trop dangereuses.
On avait mésestimé le variant anglais, nous n’avons pas le droit de sous estimer le variant brésilien.

Vaccination : assouplir un maximum

Le message semble enfin être passé. Plus que les 5312 vaccinés hier qui constituent un record mais restent anecdotiques, c’est l’organisation de la vaccination qui m’intéresse.
Certes le Palais des Expositions est un peu le navire amiral mais voir un centre de vaccination ouvrir à Nice Nord, et un centre s’ouvrir, sans prise de rendez vous au théâtre de verdure, démontre tout l’intérêt qu’il y a à mieux desservir le territoire.
C’est pourquoi je réitère ma demande d’ouvrir un poste de vaccination avancé dans le quartier de l’Ariane, excentré et éloigné des centre de vaccination de la ville.

Cyber attaque sur les cours à distance.

Un nouveau couac se dessine pour le gouvernement. Comme l’an passé lors du premier confinement, les plateformes dédiées à l’enseignement à distance ont connu un net retard à l’allumage ce mardi 6 avril, pour le premier jour de l’école à la maison décidée par le gouvernement pour freiner la progression du coronavirus à travers le territoire
On se croirait en plein fiction. Des bugs en série qui ont été signalé au rectorat semblent, en plus d’une impréparation générale, avoir été l’objet d’une cyber attaque, vers 8h15 du matin, heure où d’un coup, il y a eu des milliers de connexion qui ont saturé le système.
Ces problèmes techniques ont provoqué la colère des enseignants et des parents d’élèves, nombreux à s’interroger sur les moyens mis en œuvre depuis un an pour tirer les conclusions des difficultés rencontrées l’an passe à savoir des serveurs dans l’incapacité de monter en charge face à un fort afflux de connexions.
150 000 classes virtuelles semblent avoir pu être ouvertes. À noter que notre département semble avoir été parmi les moins touchés.
Mais ces bugs à répétition doivent surtout nous rappeler que l’option établissements scolaires ouverts le plus longtemps possible était la bonne et qu’elle a permis en moyenne de tenir 12 semaines de plus que nos voisins européens.

80% des Français ont lu au moins un livre en 2020, soit 6 points de moins par rapport à 2019

C’est ce que révèle une très intéressante enquête confiée à l‘IPSOS en lien avec le Centre National du Livre (CNL. ils dévoilent les résultats de la quatrième édition du baromètre bisannuel «Les Français et la lecture». Ce baromètre a pour objectifs de mesurer, sur la durée, les pratiques et les perceptions des Français vis-à-vis du livre et de la lecture, mais aussi de mieux comprendre ce qui favorise ou au contraire freine la lecture.
Les Français sont encore très nombreux à lire (plus de 80% des Français ont lu au moins un livre dans l’année), même si 2020 est marquée par une baisse de la lecture, certainement liée aux contraintes imposées par la crise sanitaire. J’avoue que je suis surpris par ce résultat. Si l’on me l’avait demandé, j’aurais pensé que la crise de la COVID avec les restrictions de déplacements imposées par les pouvoirs publics auraient permis aux gens de dégager du temps pour la lecture.
L’étude conclut au contraire que la diminution des déplacements en général et les fermetures de lieux de lecture (librairies, bibliothèques) sont vraisemblablement un des facteurs de cette diminution. Ce qui est par contre intéressant, c’est l’évolution de la nature de la lecture. Les Français ont probablement eu envie de mieux comprendre le monde et de décrypter la crise que nous avons traversée : ils ont lu davantage de livre de reportages et d’actualité (essais, biographies…), mais moins de romans (-7 points) et de livres pratiques (-7 points).
Néanmoins la lecture conserve une bonne image et nos compatriotes associent des valeurs très positives à la lecture, qui est une source de plaisir (+8 points), d’apprentissage et de découverte de nouvelles choses (+ 13 points) et de bonheur et d’épanouissement (+20 points).
Enfin l’étude confirme que les Français sont très attachés à leurs librairies. 80% des acheteurs déclarent s’y être procuré des livres en 2020. C’est là que l’on trouve l’explication du reclassement des libraires en commerces essentiels depuis quelques semaines.
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Si on veut bien connaître Nice, sa vie, ses émotions, ses quartiers, il faut lire le livre de Patrick Allemand, même les niçoises, comme moi, ont beaucoup appris sur l’histoire et les traditions de la Vie