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Mon intervention au Conseil Métropolitain sur le rapport de la Chambre régionale des Comptes concernant les transports

 

C‘est un rapport très important, très technique, plutôt bien construit. Ensuite l’interprétation politique, c’est à chacun d’entre nous de la faire.
C’est un rapport très étayé et somme toute assez sévère.
Il insiste d’ailleurs étonnamment sur un point qui n’avait pas manqué de faire débat entre nous : le ticket à 1 euro. Bien sur nous n’avions pas voté contre, mais nous avions attiré à plusieurs reprises votre attention sur l’équilibre financier du modèle économique. Vous avez d’ailleurs depuis rectifié en portant le prix du ticket individuel à 1 euro 50.

La chambre remarque que le cout des transports collectifs pour l’usager est l’un des plus faibles de France. Par rapport aux réseaux de taille comparable, la métropole fait un effort de 9 millions d’euros / an pour accompagner les usagers. Cela mérite d’être noté.

On peut aussi dire défendre cette politique en indiquant que ce tarif attractif est une nécessité compte tenu d’une autre caractéristique pointée par le rapport. Mais, il faut mettre cet effort financier en relation avec un autre caractéristique pointée par le rapport : la lenteur des transports en communs. Comme la qualité du service n’est pas attractive, qualité de service, on compense par un prix qui l’est : C’est normal que l’usager paie moins cher pour un service plus lent, donc ça coute plus cher à la collectivité.
Ce rapport pointe un certain nombre d’insuffisances qui sont autant de secteurs à améliorer.
Il insiste notamment sur trois faiblesses.
La première série de remarques concerne le manque de transparence au niveau de la présentation des comptes.
Ainsi sont pointé par la CRC :
-1. Le manque de provisions pour litige. Il est bien précisé que les provisions pour litiges doivent être effectuées dès le début du contentieux. La chambre n’est même pas allée jusqu’au bout puisqu’elle n’a pas pointé l’absence de provisions qu’il y avait pour la procédure d’appel en cours concernant la ligne 2 du tram en souterrain. Or vous avez-vous-même pendant la campagne électorale pour expliquer qu’aucun retour en arrière n’était possible, évalué le montant des indemnisations des entreprises si ce recours aboutissait à plus de 60 millions d’euros.
2. Le non respect du principe d’annualité des produits et charges, qui limite considérablement la visibilité et la compréhension des comptes, donc une bonne gestion
3. L’absence de délibération justifiant les transferts entre budget principal et budget des transports, alors que cette délibération est obligatoire.
La deuxième série de remarque de la CRC concerne un sujet qui n’étonnera personne ici, puisque je le repête à satiété, budget après budget, c’est le niveau préoccupant de l’endettement.
Mais là, ce n’est plus moi qui le dit, c’est la CRC.
La page 28 du rapport rappelle la dégradation de la capacité de désendettement, et s’interroge sur la capacité de la métropole à financer non seulement la ligne 2 du Tramway, mais surtout l’ensemble du schéma directeur. qui a été voté en 2009 dans un Conseil Communautaire que vous présidiez.
Je cite la CRC, toujours page 28 « Ce réseau, dans l’hypothèse ou la Métropole parviendrait à en financer la réalisation comprendrait 4 lignes de tramway ». Remarquez, ils restent diplomates
Oui, l’enjeu de la métropole, c’est de financer 4 lignes de tramway, qui sont d’ailleurs rappelé par la CRC

1. – La ligne 2, bien sur. C’est chose faite grace à deux emprunts de 250 millions d’euros chacun, l’un emanant de la Caisse des dépôts et Consignations, dans le cadre de l’aide exceptionnelle aux collectivités territoriales voulue par le président de la république, et l’autre par la BEI.
2. – La ligne 3 jusqu’à Saint Isidore.
3. – L’extension de la ligne 1 jusqu’à la Trinité. Elle a été actée dans le schéma directeur de 2009 et c’est cet engagement vous a permis d’obtenir autant d’aide de l’Etat pour la rénovation urbaine de l’Ariane.
4. – Enfin La Ligne 4 jusqu’à Cagnes sur Mer et je souhaite longue vie à Louis Nègre pour qu’il voit un jour le tramway arriver.
La CRC demande une clarification sur le financement de l’ensemble de ce schéma directeur. Je la cite encore, page 27
« La Chambre observe que la délibération ne comporte aucun élément chiffré, pas plus que le document de présentation, ce qui ne permet pas au conseil communautaire de se prononcer en toute connaissance de cause »
Ce n’est pas anodin comme remarque.
Ne pas permettre au Conseil communautaire de se prononcer en toute connaissance de cause, c’est une observation, qui vaut jugement sur votre manière de faire de la politique.
Enfin, troisième série de remarques. Elles concernent la gestion opérationnelle.
Le rapport s’étonne de l’absence de mutualisation, et notamment du fait qu’un certain de nombre de postes annoncés n’ait pas pu être pourvu par la mutualisation. On peut s’interroger sur le sens de la métropole et sur sa capacité à créer des synergies à l’échelle d’un territoire aussi vaste et varié.
Les transports en communs représentent moins de 10% des déplacements dans la zone urbaine littoral qui, correspond grosso modo à l’ancienne CANCA et à peine 4 % dans le haut pays.Outre leur différence ces taux d’utilisation des transports en communs restent trop faiblesmalgré des progrès depuis la mise en service du tramway à Nice.

Le rapport souligne enfin la très faible productivité du réseau de transport sur l’ensemble du territoire de la Métropole.
· Le personnel roulant parcours en moyenne 17.000 km/an /personnel
· la moyenne dans les réseaux comparables est de 20.000 km /an , soit un écart de 15%.

Le rapport de la CRC estime qu’au regard du nombre de kilomètres parcourus, l’effectif pourrait baisser de 106 personnes. Bigre ! Voilà un secteur qui doit être envié par l’ensemble des services de la Métropole et de la ville de Nice, où de mutualisation en mutualisation, les effectifs se tendent chaque fois davantage. On comprend mieux d’ailleurs pourquoi ils ont, au moment des élections, montré leur attachement à votre personne.
106 personnes en trop ! Je ne vais pas plaider pour le non remplacement d’un départ sur deux à la retraite. Voyons les choses autrement et voyons comme se servir de ce sureffectif pour augmenter les distances parcourues.
Si les 704 personnel roulant effectuaient 20.000 km/an au lieu de 17.000 km/an, ce serait 15 % de plus de transports collectifs qui seraient proposés aux niçois, et aux Métropolitains, soit environ 2,2 millions de km supplémentaires de déplacements annuels en transports collectifs.
On pourrait intensifier les lignes entre l’Est et l’Ouest du Var, entre le littoral et le Haut et à ouvrir des lignes qui font défaut, comme par exemple entre l’entrée Est de la Ville, en passant par l’autoroute, et la Plaine du Var, où vont se concentrer les emplois de demain si l’opération d’intérêt national réussit.
Voilà, monsieur le président, les réflexions que m’inspirent les conclusions de ce rapport.

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Aéroport de Nice : Estrosi refuse la main tendue

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Je regrette que le maire de Nice n’ait pas saisi la main tendue par notre groupe ce matin au conseil métropolitain, pour aboutir à un vote unanime de la motion qu’il a présentée contre la privatisation de l’aéroport. Il suffisait au maire de retirer de la délibération l’alinéa demandant à la métropole son soutien pour la consultation publique des Niçois.

Cette consultation publique se justifie d’autant moins que, sur le fond, l’ensemble des groupes d’opposition a apporté son soutien au maire de Nice. Tous les groupes sont contre la privatisation.  Il n’y a donc rien a trancher.

Il ne l’a pas fait, manquant ainsi l’occasion d’une démarche fédératrice. C’est la preuve que sa petite opération politicienne est plus importante à ses yeux que le rassemblement de tous au nom de l’intérêt supérieur de notre territoire au delà des clivages politiques.

Patrick ALLEMAND

Conseiller municipal de Nice et conseiller métropolitain de Nice
Côte d’Azur

Président du groupe « Un Autre Avenir pour Nice »

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« Patrick Allemand s’oppose aussi à la privatisation de l’aéroport » (article Nice Matin)

 

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Pourquoi il ne faut pas privatiser l’aéroport Nice Côte d’Azur ?

 

J’ai tenu ce matin une conférence de presse pour expliquer ma position sur la privatisation de l’aéroport Nice Côte d’Azur.

Deux mots sur cet aéroport et ce qu’il représente. C’est 11,5 millions de passagers en 2013, soit une croissance de 3,3pc en pleine crise économique. C’est 580 emplois directs et plus de 5000 emplois indirects. C’est aussi un chiffre d’affaires de 222 millions d’euros avec un bénéfice de 16 millions d’euros, soit une rentabilité de 7,4pc. L’Etat detient 60pc des parts, la CCI en detient 25pc, et les collectivités 15pc à parts egales

Première question, pourquoi privatiser un équipement qui rapporte de l’argent ?

Mes arguments :

J’ai une cohérence. En 2005, j’avais milité contre la droite qui privatisait les autoroutes quand monsieur Estrosi était au gouvernement ou soutenait un gouvernement qui les privatisait. Même si la privatisation des autoroutes me parait une erreur bien plus grave que celle des aéroports , je garde la même philosophie.

Je considère que l’aéroport est un atout stratégique pour le développement économique de notre département, pas seulement de Nice.

Emmanuel Macron a demandé au président Vauzelle si la région était vendeur de ses parts (5pc). Michel Vauzelle a indiqué que nous n’étions pas vendeur parce que cet aéroport a un rayonnement régional et qu’il est logique que la région conserve ses parts.

Les amendements d’Estrosi annoncés à l’article 67 de la loi Macron sont d’un intérêt inégal. Le premier sur le droit de préemption est symbolique, aucune collectivité n’aura les moyens. Les deux autres visent à instaurer des garde-fous en cas d’ouverture du capital.

Il faut être vigilant sur l’égalité de traitement des aéroports. Nice Côte d’Azur a perdu une ligne directe avec le Qatar. On semble promettre aux aéroports qui seraient privatisés, des ouvertures de lignes directes. Nice ne doit pas être traité différemment, ce serait un vrai scandale d’Etat.

Le débat sur la privatisation de l’aéroport est un vrai débat politique qui mérite autre chose que des manoeuvres politiciennes.
C’est pourquoi je suis hostile à l’idée d’en appeler à la consultation des niçois par un référendum local ou tout autre moyen.

Je trouve hallucinant que le maire de Nice appelle à un référendum local sur l’aéroport alors qu’il a refusé de l’organiser pour un vrai sujet d’intérêt local, le souterrain de la ligne 2 du tram.

La société aéroportuaire concernée par la privatisation ne gère pas que l’ aéroport de Nice mais aussi celui de Cannes-Mandelieu, qui a l’ambition de devenir le 2eme aéroport d’affaires d’Europe, et l’aérodrome de Saint Tropez. Sa dimension est régionale et non communale.

Sa zone de chalandise est régionale et internationale et pas uniquement niçoise. Elle s’étend de Saint Tropez, à toute le Côte d’Azur, mais aussi à Monaco et à l’Italie, notamment la Ligurie.

Les nicois n’ont aucune raison d’être consulté. C’est la raison pour laquelle j’appelerai au boycott de ce referendum ou de cette consultation qui n’est qu’une manoeuvre politique.

En résumé je suis hostile à la privatisation, la Region ne compte pas vendre ses parts, et j’appelle au boycott du référendum organisé par le maire.

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La Région PACA vient d’adopter son budget 2015

 

 

C’est par 56 voix pour, 48 contre et 15 abstentions que le budget regional a été adopté.

En année préélectorale, il était très important que ce budget soit voté malgré toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

C’est un budget qui prévoit 570 millions d’euros d’investissement ce qui est une très bonne nouvelle pour nos communes qui trouveront une fois de plus un partenaire solide pour les projets des territoires.

C’est un budget qui nous permet de maintenir nos priorités politiques. Le MEDEF ne s’ y est pas trompé en appelant pour la première fois les conseillers régionaux a voter contre ce budget. Etonnant tout de même.

Même si l’endettement progresse, l’agence de notation Fitch vient le 14 novembre de confirmer notre note qui fait de PACA, la troisième région la mieux gérée de France.

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