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Conseil municipal du 5 février 2016 – Intervention de Patrick ALLEMAND sur le Débat d’Orientations Budgétaires – Exercice 2016

PA-PC-FD-CD

Délibération 1.1 – DOB 2016 – Débat d’orientations budgétaires – Exercice 2016

Monsieur Le Maire,
Mes chers collègues,

J’ai lu avec attention votre document d’orientations budgétaires. Vous avez pris la peine d’insister longuement sur le contexte international et national dans lequel s’inscrit notre débat. Oui c’est vrai qu’il y a de nouvelles incertitudes avec le ralentissement du rythme de croissance des pays émergeants, notamment la Chine. Je ne m’attarderai pas, à regret, sur ce contexte intéressant, mais je veux faire preuve de discipline sur mon temps de parole.

Je retiendrai juste le doublement du fond d’aide à l’investissement qui va soutenir l’investissement des collectivités locales puisqu’il se montait à 423 M en 2015 et il sera doté d’un milliard d’euros en 2016. Ce sont les 500 millions consacrés aux grandes priorités d’investissement définies par l’Etat., notamment sur la rénovation thermique, la transition énergétique, les énergies renouvelables, qui m’intéressent. Et là j’avoue que je reste sur ma faim car il n’est fait mention d’aucun projet à ce stade, peut être cela sera-t-il précisé au Budget primitif.

J’en viens directement à vos orientations budgétaires.

Les recettes de fonctionnement s’élèvent donc à 542 millions d’euros, ce qui est un bon résultat compte tenu du contexte. Mais vous ne l’avez pas obtenu en baissant les impôts locaux en 2015 !

Vous avez baissé le taux, enfin si l’on peut appeler ça baisser, de 21,33 à 21,31 soit 0,02% mais il y a eu la hausse des bases et surtout la baisse de l’abattement général de 5% , ce qui fait qu’en réalité les impôts locaux ont augmenté de plus de 5% et les niçois l’ont bien vu.

Alors bien sûr, vous vous livrez à votre exercice favori de comparaison des taux dans un beau tableau où Nice apparaît en seconde position derrière Toulouse. Mais les Niçois ne paient pas des taux, ils paient des impôts locaux c’est-à-dire la multiplication du taux par la base, la valeur locative. Or à Nice, la base fiscale est plus élevée, beaucoup plus élevée qu’ailleurs et les Niçois paient plus que les autres. C’était 327 euros en moyenne fin 2014, c’est 343 euros fin 2015.

Le produit fiscal a donc bien augmenté 268 millions en 2014, 281 millions en 2015, 360 millions en 2016. C’est une progression très importante. Et voyez vous, je pense que votre opposition y a un peu contribué.
Et je vous rappelle et je relis une partie de mon intervention sur le DOB 2015.

« A cet égard, au moins, vous avez une cohérence. Vous refusez depuis des années de mettre en place l’abattement pour revenus modestes.
De la même manière, c’est ce qui vous conduit aussi à ne pas vouloir appliquer la surtaxe de 20 % sur les résidences secondaires proposée par le Gouvernement.

Pourtant, cette surtaxe n’aurait que des effets positifs :
• D’abord elle augmenterait significativement les richesses de la ville puisque 13 % des habitations, près de 30 000, sont des résidences secondaires
• Ensuite, elle aurait permis vraiment de baisser la taxe d’habitation (de ceux qui vivent là à l’année en résidence principale et qui paient dans leurs impôts plus d’assainissement, plus d’enrobage, plus d’infrastructures pour des résidents épisodiques).
• Enfin, elle aurait eu un effet collatéral, celui de ralentir un peu la spéculation immobilière qui frappe les ménages et ralentit notre développement économique. »

C’était l’an passé, au cours du même exercice. Eh bien cette surtaxe de 20%, vous l’avez créée. Je vous en donne acte et je m’en félicite.

Venons-en à l’examen du budget de fonctionnement.

Le budget de fonctionnement de la ville de Nice est l’un des plus élevés de France. Mais vous avez réussi à le maitriser, après rappelons le tout de même une forte augmentation des dépenses prévisionnelles en 2015 : + 5,83 % de 2014 à 2015. Sur 5 ans, 2010-2015, les dépenses de fonctionnement auront augmenté de 16,70 %. Vous avez stoppé cette spirale. Je vous en donne acte. 3M d’euros d’économies sur les dépenses à caractère général et l’annonce d’un plan d’économie structurelle pour limiter la dégradation de l’épargne nette.

Alors oui bien sur , n’en déplaise au FN, ce serait tellement facile , il y a une différence entre la droite et la gauche. Quand je regarde la répartition des 104 millions versés aux associations, je peux vous dire que si c’était la gauche qui gérait, il n’y aurait pas dans cette ville seulement 1,2 millions d’euros sur les 104 !pour les associations santé action social et handicap. Etre de gauche c’est placer la solidarité au cœur de nos priorités. l’activité de la banque alimentaire ou des restaurants du cœur explose, il faut aller au maraude, certains soirs de semaine, ce que je fais, pour voir la précarité croissante des séniors. Dont certains sont à la rue. Les concours de danse que JM Galy anime avec talent ne suffisent pas. Il faut répondre à des problèmes lourds de malnutrition, de logement. C’est la même chose concernant des familles. Aujourd’hui, il y a sur Nice des femmes avec enfants en bas âge qui dorment à la rue. Dans une ville comme Nice c’est inacceptable. Moralement inacceptable que de savoir des enfants de 4 ans dormir à la rue, ce quelque soit leurs nationalité. Je souhaite vivement puisque nous en sommes aux orientations budgétaires qu’il y ait un infléchissement net sur le social.

Il y a aussi la question très sensible des ressources humaines où vous expliquez n’avoir pas pu respecter vos prévisions à cause du recrutement de 165 animateurs pour les TAE, ce que je veux bien concevoir, qu’il a fallu procéder à la revalorisation des rémunérations des agents de catégorie B et C, mais c’est une mesure de justice sociale qui touche 75% de nos effectifs. Et qu’enfin il y aura une augmentation des cotisations retraites CNRACL et IRCANTEC sur l’exercice 2016 pour une charge supplémentaire de 400 000 euros. On en va pas mégoter la dessus, cela concerne les carrières de tous nos agents et finalement ce surcoût de 400 000 euros ce n’est que l’équivalent du cout de votre cérémonie des vœux.

Vous arrivez néanmoins pour cette année à une stabilisation des effectifs, à 6 296 agents, périmètre constant ou pas constant peu importe que vous ayez une politique de maitrise des dépenses en personnel ce n’est pas un problème mais 3 principes doivent guider vos choix :
– Ne pas toucher aux secteurs prioritaires (éducation, social, petite enfance et sécurité) et nous sommes d’accord sur des priorités ;
– Demeurer vigilant sur les conditions de travail
– S’assurer de la qualité du service public rendu à l’usager.

Quant à l’investissement, cela pourrait se résumer assez vite. Il n’y a plus d’argent.
Alors vous avez trouvé une astuce depuis l’année dernière, vous nous présentez des enveloppes d’investissement pluriannuelles. L’an passé c’était sur 6 exercices budgétaires. C’est cette année sur 5. C’est-à-dire que les enveloppes indiquées doivent être divisées par 5 pour avoir une vision précise des investissements annuels potentiels.

Mais la réalité c’est l’investissement a baissé de manière significative, j’allais presque dire s’effondre. Alors pour masquer cette baisse substantielle, vous avez inventé un nouveau concept : le D.O.B. pluri annuel. C’est la 2eme année que vous nous faites ce coup. Je ne le condamne pas, c’est logique. Cela fait des années que je vous prévenais, nous y sommes.

Vous annoncez 260 millions d’euros d’investissement mais sur cinq ans, c’est-à-dire en fait, 50 millions d’euros par an, alors que sous la précédente mandature le niveau d’investissement s’élevait en moyenne entre 80 et 100 millions d’euros par an.

Le secteur éducation, petite enfance et enseignement supérieur : enveloppe de 70M soit 12M /an. On nous annonce sur la mandature, la livraison de deux nouveaux groupes scolaires Saint Isidore et Nice Méridia mais j’appelle votre attention sur l’urgence de travaux d’entretiens dans plusieurs écoles qui attendent désespérément. Certes nous ne sommes pas dans la situation ignoble de Marseille mais il y a des besoins importants. Les dépenses d’éducation sont plus faibles que dans les autres villes de France, or la situation de Marseille.

Le secteur sport et jeunesse, 22M ce qui fait 4,5M / an vous évoquez des réhabilitations de stades, de clos, de piscine, de centres d’animations et de loisirs, mais il n’y a plus de trace du palais des sports pourtant promis par vous durant la campagne électorale, pas plus que du grand Dojo que les judokas attendent.. a moins que vous ne pensiez le faire financer intégralement par les opérations privées sur le site du Ray ?

Le secteur sécurité c’est 5M soit 1M/ an avec 2 priorités, la vidéosurveillance et la sécurisation des bâtiments scolaires. Cela me parait insuffisant concernant la sécurisation des bâtiments scolaires qui est un véritable enjeu. Nous avons pu le mesurer tout au long de l’année avec le saccage de plusieurs écoles.

Le secteur rénovation des bâtiments publics et du patrimoine communal. L’enveloppe est de 60M soit 11,5 M/an. Y sont mentionnés notamment la rénovation des espaces verts, la villa La Luna, Corvesy.

Le secteur de rayonnement culturel est doté de 20M soit 4M/an. On parle de réhabilitations, de rénovations, de modernisations mais plus de projets. Sur les Abattoirs, on ne parle que du déménagement des artistes de Spada et du Hublot. Ou est passé le fameux 104 ? Sans être désagréable, je rappelle que c’était ce que nous proposions dans notre projet en 2008 ! Et que devient le musée du Carnaval et des traditions niçoises à Spada ? Autre proposition de notre groupe, que vous avez reprise. On s’en félicite, mais là je ne vois plus rien. Or c’est un outil culturel primordial pour notre identité culturelle.

Concernant le développement économique, vous avancez le chiffre de 40 M soit 8 M/an. Je me suis étonné car normalement le développement économique, c’est la région. Vous en être le chef de file désormais et la région doit travailler avec les métropoles. Mais en fait ce sont des travaux sur Acropolis plus le concours de la ville à la ligne 2 du tram. Ce n’est pas du développement économique, c’est un soutien à l’activité du BTP. C’est bien d’ailleurs, il faut le faire mais il vaut mieux appeler un chat un chat

Si on rajoute la modernisation de l’administration, vaste chantier, cela nous fait un niveau d’investissement aux alentours de 50 M d’euros par an. C’est-à-dire que sur la ville de Nice l’investissement chute.

Il y a dans le DOB, cette année, une partie intéressante sur la recherche de nouvelles sources de financements .Il y a tout d’abord le commissariat général à l’Investissement qui a prévu une enveloppe de PIA de 7,4M d’euros pour l’écocité de Nice. Et puis il y a l’Europe. Vous êtes désormais autorité de gestion des fonds européens en tant que président de région.. Vous nous citez tous les fonds, le FEDER, le FSE, certains autres programmes plus territorialisés comme les programmes Med, Alcotra ou Maritimo mais c’est surtout en réalité la métropole qui pourra surtout bénéficier de financements européens.

Venons-en et ce sera le dernier point de mon intervention, à la dette.

Il y a désormais 381,5 millions d’emprunts à la ville de Nice auxquels vous devez rajouter, que ça vous déplaise ou non parce que c’est la loi et la chambre régionale des comptes vous l’a rappelé, 114 millions d’euros de la dette de l’Allianz Riviera. La dette réelle de la ville s’élève à 506 millions d’euros.

Alors pour faire court, vous nous annoncez avoir besoin de 40 millions d’emprunts pour 2016 et rembourser 45 millions donc vous dites baisser l’endettement de 5 millions d’euros. C’est l’anecdote. La réalité c’est que votre capacité d’autofinancement brut s’effondre. Elle était de 55 millions en 2013, 37 M en 2014 et 2015, elle chute à 20 M pour 2016. Et la capacité d’autofinancement nette sera négative à – 29 millions !
Je crois au contraire que ces orientations sont le reflet des difficultés budgétaires dans laquelle la ville se trouve désormais.

Voilà, les réflexions que vous inspirent nos orientations budgétaires.

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Conseil municipal du 5 février 2016 – Intervention de Patrick ALLEMAND sur le rapport de la CRC sur la gestion de la Ville de Nice

PA

Délibération 1.2 – Communication du rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la commune de Nice à compter de l’exercice 2006

Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Le rapport définitif de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la commune de Nice vient à point nommé au moment du débat sur les orientations budgétaires. Avant de vous dire ce que j’en pense je voulais saluer la qualité du travail des services qui ont permis à la commune de répondre aux premières observations.

Lorsque j’ai lu ce rapport, je me suis dit qu’hélas je n’avais pas tort. Tout ce que j’ai dénoncé point par point dans la gestion de cette ville, dans les choix qui ont été fait se retrouve condensé dans un rapport précis, technique et par moments cruel.

Il y a dans ce rapport 3 grands thèmes, la situation financière, le personnel et l’Opéra de Nice, enfin le projet de la Gare du Sud. Bien qu’il soit passionnant de bout en bout j’insisterai tout particulièrement sur la situation financière, parce que je vous dis depuis des années que nous allons dans le mur et que cette fois nous y sommes.

Nous y sommes parce depuis quelques années, je qualifie toujours monsieur Pradal de Gérard Majax de la finance, sauf que les réponses qu’il a fournies à la Chambre des comptes n’ont pas convaincu. Comme tous les magiciens, un jour on finit par découvrir le truc et la magie disparaît.
Et la réalité nous rattrape.

La chambre régionale des comptes qualifie la situation financière de préoccupante. Combien de fois me suis-je fait traiter d’incompétent dans cette salle pour avoir dit par avance ce que nous lisons aujourd’hui.

Nous lisons que l’épargne dégagée par la section de fonctionnement ne permet plus de couvrir le remboursement de l’annuité en capital de la dette, qu’une nouvelle dégradation s’est opérée en 2014 sous l’effet conjoint de la baisse des dotations de l’Etat et de l’intégration de l’annualité de l’Allianz Riviera. Et que la dette qui était de 367 millions en 2007 dépasse les 500 millions fin 2014.

Il y aura donc une insuffisance de l’épargne nette sur la période d’environ 100 millions d’euros qui fait que la section de fonctionnement ne pourra pas contribuer au financement de nouveaux investissements qui ne pourront se réaliser sans recours à l’endettement.

Cela fait des années que j’alerte vainement sur la baisse de la capacité d’autofinancement brute qui était de 55 millions d’euros en 2010, qui s’est effondrée ( le mot est de la Chambre) à 37 millions d’euros en 2014, date de l’entrée en scène de l’Allianz Riviera au point qu’il ne représente plus que 7 % des produits de gestion alors que les juridictions financières considèrent qu’à partir de 15 %, soit le double, c’est insuffisant. La CRC considère (P13) que l’impact financier du stade conduit à une baisse de la capacité d’autofinancement nette de la ville de près de 10 millions d’euros. Ainsi, poursuit la chambre, le financement du nouveau stade est une des raisons majeures du fait que la section de fonctionnement ne puisse plus contribuer aux nouvelles dépenses d’investissement.

Et pire, la CRC indique que cette tendance devrait se poursuivre et même s’amplifier du fait de la baisse des dotations et de la hausse des annuités de la dette.

Et donc, la commune a été obligée d’augmenter les impôts en 2015 ! Ce n’est plus Patrick Allemand qui le dit, ce sont les magistrats ! Et l’expression est d’ailleurs magnifique. Pour qualifier votre entourloupe de l’an passé, (P20), de magicien, Monsieur Pradal s’est transformé en esthéticienne ! La chambre parle d’une baisse cosmétique du taux de la taxe d’habitation de 21,33 à 21,31 %, qui ne compense pas, pour les ménages, la réduction des abattements sur les bases qu’elle a opérés. Donc vous avez augmenté les impôts.

Le rapport rajoute (P25) que dans ces conditions il va y avoir un ralentissement de l’investissement communal à partir de 2014.

Car par ailleurs, le stock de la dette, la dette s’est fortement accrue. Elle est passée de 367 millions d’euros en 2007 à 527 millions d’euros en 2013 ! Et comme l’épargne brute de la commune n’augmente pas, le seuil des 9 ans pour la capacité de désendettement, considéré par les magistrats comme inquiétant est dépassé. Il était évalué par les magistrats de la chambre régionale des comptes, pas par Allemand, à 6,9 années en 2011, 9,5 en 2013 et…13,7 années en 2014 !

Alors le résultat c’est la situation 2015 dont nous n’avons pas encore, et c’est normal, le compte administratif. La Chambre a acté la volonté de la commune de diminuer la dette à l’horizon 2020 et de réaliser 300 millions d’euros d’investissement sur 6 ans. Mais les magistrats livrent une information que, eux mêmes, pas nous les élus, qualifient de majeure. En 2014, la CAF brute (37,1 millions d’euros) n’était pas suffisante pour couvrir l’annuité en capital de la dette (44,6 millions d’euros), c’est à dire que la CAF Nette était négative plus de 7 millions d’euros. Et depuis, cela se dégrade encore.

Or les contraintes vont s’accroître et vous ne pouvez plus utiliser le levier fiscal puisque vous l’avez utilisé l’an passé en relevant le taux de la taxe de séjour et en appliquant la majoration de 20 % pour les résidences secondaires, sans compter la hausse des impôts locaux de plus de 5 %.

Voilà les conclusions auxquelles aboutissent les magistrats : situation très préoccupante. Tellement préoccupante qu’ils indiquent que même en faisant des efforts considérables, et ils en reconnaissent quelques uns, même en stabilisant la masse salariale, les effets ne pallieront que partiellement et que même en baissant encore le niveau des investissements, il faudra à la fois utiliser le fond de roulement et maintenir un niveau de la dette élevé. C’est calamiteux.

Alors, qui va faire les frais de cette mauvaise gestion ? Eh bien le personnel bien sûr, c’est tellement facile. Cinq recommandations de la chambre concernent le personnel. Et je veux saluer votre décision de ne pas donner suite, ni sur les tickets restaurant, ni sur la prime aux vacances et de défendre le principe du paiement des heures supplémentaires à ceux qui, sur le terrain, les effectuent vraiment.

Et puis, il y a l’Opéra, et là je dois dire que c’est pire que je ne l’imaginais. La chambre (P48) pointe l’absence d’un véritable organigramme alors qu’il y a 350 agents pour un budget global de plus de 20 millions d’euros ! Vous avez d’ailleurs anticipé une de leur recommandations puisque nous allons voter tout à l’heure une délibération pour le recrutement d’un directeur général auquel nous souhaitons la bienvenue et en même temps bon courage.

Parce que même si la situation s’est améliorée, elle est confondante vu d’où nous partions ! Sur les 15 plus grands opéras de France nous étions 15ème en 2010 concernant l’activité. Il y a eu en 2010 seulement 87 soirées de programmées, 123 en 2014 tout de même. Une amélioration essentiellement tirée par les concerts. En fréquentations de l’opéra nous sommes 10ème sur 15. Les ballets se sont effondrés, la moyenne des spectateurs également. On est passé de 656 spectateurs en 2008 à 498 en 2014 !

Pas étonnant que dans ces conditions, la CRC trouve (P53) le modèle coûteux et surdimensionné, disproportionné par rapport au service rendu. Notre opéra pompe 9 % des moyens des opéras de province mais ne produit que 4 % de l’activité. La CRC considère l’orchestre surdimensionné (P60) puisque 100 musiciens le mettent au niveau des plus grands orchestres philarmoniques du monde, par la taille. Un musicien participe en moyenne à 50 représentations et travaille en moyenne 55 heures par mois, soit très en deçà des obligations de services prévues par voie conventionnelle soit 1076 heures par an. On en est à la moitié ! la CRC préconise le respect du temps de travail, et de tirer profit de cette augmentation du temps de travail pour développer l’Offre de l’opéra de Nice, tout en préconisant une réduction d’effectifs à hauteur de 70 musiciens. Aucune de ces recommandations ne me choque à priori.

Mais enfin ce rapport démontre bien que la situation n’est pas celle que monsieur Pradal nous décrit annuellement avec son talent. Les masques sont tombés. Cette ville est très mal gérée.

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Démission de Christiane TAUBIRA : ma réaction

 

2016-01-27-Christiane Taubira

Communiqué de presse

Je tiens à saluer Christiane TAUBIRA et je regrette sa démission du Gouvernement.

J’ai toujours admiré son action politique et sa volonté de réformer. Réformer la justice, la rendre plus indépendante, ouvrir la réflexion sur les alternatives à l’incarcération contre l’opinion publique, enfin faire voter la loi sur le mariage pour tous, loi à laquelle son nom restera à jamais attaché comme cela fut le cas pour Simone VEIL avec la loi sur l’avortement.

« Parfois partir c’est résister » dit elle ce matin sur un tweet. Je n’en suis pas convaincu.

En tout cas, elle sera toujours la bienvenue à Nice où elle compte de nombreux amis.

Patrick ALLEMAND
Conseiller municipal de Nice et Conseiller métropolitain Nice Côte d’Azur

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Allianz Riviera : J’ai demandé plus de navettes au maire de Nice

 

Communiqué de presse

Tout le monde a constaté une baisse de fréquentation de l’Allianz Riviera depuis le match de l’OGC Nice contre Lyon. Cette baisse est due à de multiples facteurs dont la suppression des navettes, en particulier depuis le marché d’intérêt national (M.I.N.).

Aussi, dans un courrier adressé au maire de Nice le 25 janvier 2016, j’ai demandé à ce qu’un effort complémentaire en termes de mise en place de navettes soit effectué.

En effet, il est quasiment impossible de stationner son véhicule aux abords du stade sans risquer d’être verbalisé, ce qui s’avère, à la longue, dissuasif. C’est en tout cas la remarque que m’ont fait de nombreux Niçois.

Patrick ALLEMAND
Conseiller municipal de Nice et Conseiller métropolitain Nice Côte d’Azur
P.J.: Courrier de Patrick ALLEMAND à Christian ESTROSI

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Discours des Vœux de Patrick Allemand – Centre Animanice de Bon Voyage samedi 16 janvier 2016

 

2016-01-16-Photo PA prononcant son discours

Je voudrais tout d’abord saluer notre secrétaire de section Rémi Boggio, remercier Françoise Assus-Juttner qui a été fabuleuse ainsi que son pianiste Denis, et saluer aussi la présence de Ladislas Polski, avec qui j’ai partagé six ans de mandat à la région et dont je salue l’initiative qu’il mène pour remettre la gauche en marche dans notre région.

Avant de commencer je vais vous demander d’avoir une pensée pour les dernières victimes des attentats terroristes d’Istanbul, de Djakarta et encore cette nuit de Ouagadougou. Ils nous rappellent que la France n’est pas la seule touchée et que cette bataille contre le terrorisme est mondiale.

Je vous souhaite à tous, tous mes vœux de bonheur, de santé et de prospérité. Je vous souhaite de bien vivre avec vos voisins, dans votre entreprise, d’aller au stade ou au spectacle en sécurité. Je vous souhaite de bien vivre ensemble.

L’année 2015 a été une année, ô combien difficile, et 2016 ne démarre pas mieux.

De cette année, je ne veux retenir que deux dates : celles du 11 janvier et celle du 13 décembre. Les deux dates positives sur lesquelles il nous faut reconstruire l’espoir.

Rappelez vous, c’était il y a juste un an : Charlie Hebdo, l’hyper Cacher, les premiers attentats frappaient Paris. C’était la liberté d’expression, les juifs, la police qui étaient ciblés. Et rappelez vous, le 11 janvier, 50 chefs d’Etat, quatre millions de Français dans la rue. Ce formidable message de solidarité et d’attachement à l’idéal républicain, envoyé par le peuple. Ah bien sûr, il y a toujours ceux qui voient le verre à moitié vide. Ils ont dit quatre millions oui, mais où étaient les autres. Mais c’était le plus grand rassemblement depuis la Libération !

Puis, ce fut le 13 novembre. 130 morts au Bataclan, aux terrasses des cafés rue Voltaire, au stade de France. Et là personne n’était ciblé, c’était moi, c’était vous, c’était nous. Et le 16 novembre, lorsque devant le congrès le Président de la République, dans son discours, parla pour la première fois de guerre, il fut applaudi debout sur tous les rangs du Congrès, même par les parlementaires de gauche !

Je ne sais pas ce qu’il va sortir de la réforme constitutionnelle, déchéance, pas déchéance, indignité pas indignité, mais je fais confiance à nos parlementaires pour trouver le bon compromis, pour nous donner une image positive du parlement et je vous rappelle tout de même, c’est utile qu’il faut une majorité de 3/5èmes au Congrès pour faire adopter la réforme constitutionnelle. Donc nous avons besoin de la droite.

Et puis, ce fut les élections régionales les 6 et 13 décembre. On savait que ce serait dur, mais nous avons pu sauver plusieurs régions. Ce ne fut pas une déroute. Ici on savait que ce serait encore plus dur et ça l’a été. Mais personne n’imaginait un tel scénario. La gauche battue parce qu’elle était dispersée, ce qui nous a privés de toute dynamique. La droite réalisant, alors qu’elle est dans l’opposition, un score historiquement bas, aux alentours de 26 % et une Marion Maréchal Le Pen à 41 %. C’était l’état d’urgence politique en PACA. Et la seule décision possible en vrais Républicains que nous sommes, c’était le retrait. Je sais que certains n’ont pas compris, je me suis fait injurier par certains mais un responsable politique doit tenir dans la tempête. C’est vrai que par certaines de ses déclarations le maire de Nice ne nous a pas facilité la tâche, je ne vais pas vous refaire la liste ici, tout le mode la connaît. Mais ce n’est quand même pas la même chose que le Front National. Et s’il n’y avait qu’un exemple à donner, je prendrais celui des cantines scolaires. Avec Marion Maréchal Le Pen, c’était clair. Elle avait déclaré qu’elle supprimerait les repas de substitution et que la cantine n’étant pas obligatoire, les Musulmans n’auraient qu’à aller manger dehors les jours où le menu ne leur convient pas. A Nice, dans les cantines des écoles communales, il y a trois menus, un menu normal, un menu sans viande et un menu sans porc. Et moi je n’avais pas envie de voir nos lycées en champ de bataille communautariste alors qu’ils doivent être au contraire le creuset de l’identité républicaine.

Beaucoup de choses ont changé en 2015. Le monde a changé en 2015. La France aussi, le rapport entre les responsables politiques aussi. Parce que l’unité nationale est nécessaire. Les valeurs républicaines sont menacées par le terrorisme et par le frontisme. Or, nous en sommes les seuls véritables défenseurs. Il nous faut défendre la laïcité, la promouvoir comme facteur de plus de liberté, et non comme un moyen d’oppression. Mais la laïcité doit évoluer, s’adapter aux évolutions du monde. Je soutiens totalement Jean-Louis Bianco dans son approche. Et là encore, il faut toujours se méfier des convertis, je veux parler du Front national. Nous n’avons pas la même conception de la laïcité que Marine le Pen. Sous le couvert de la laïcité, ils cachent tout simplement une islamophobie rampante.

Bien sur qu’il faut défendre notre identité. Mais notre identité, elle n’est pas chrétienne comme le dit Eric Ciotti, pas plus qu’elle ne sera juive ou musulmane. Elle ne se définit pas par une religion. Notre identité, elle est républicaine. Alors oui, à gauche, on s’est réapproprié le drapeau national. On semble le découvrir mais en PACA nous l’avions déjà fait avec Michel Vauzelle parce que les idéaux de la révolution, c’est nous. La France des droits de l’homme, c’est nous ! Le Conseil national de la Résistance, c’est nous qui en défendons les valeurs. Oui, le Président de la République a demandé à ce que l’on pavoise les fenêtres et les balcons. Et nous l’avons entendu parler de patriotisme. Pourquoi la patrie serait-elle de droite ? La patrie appartient à tout le monde. Vous savez, j’ai eu la chance de beaucoup voyager avec Michel Vauzelle. J’ai vu ce qu’était la place de la France dans le monde. Nous ne sommes peut-être plus une grand puissance militaire, peut-être plus une grande puissance économique, mais si nous sommes encore membre permanent à l’ONU, c’est parce que nous sommes une grande puissance politique, une grande puissance morale. Vous pouvez être fiers de ce que nous sommes.

Alors bien sûr, mon patriotisme, le nôtre, ce n’est pas le même que celui de madame Le Pen. Je ne crois pas à la haine des autres, mais à l’amour des siens, à l’amour de son pays, à l’amour de la République.
Notre patriotisme, c’est celui de nos chefs d’entreprises qui inventent, qui embauchent, qui exportent et qui remportent de belles victoires industrielles ou numériques comme les French Tech.
Notre patriotisme, c’est celui de nos salariés qui se dévouent pour leurs entreprises, qui font des sacrifices pour qu’elles soient les meilleures dans cette compétition imposée par la mondialisation.
Notre patriotisme, c’est celui de nos artistes, de la culture qui donne une si belle image de la France et qui font qu’aujourd’hui encore, on parle de l’exception culturelle française.
Notre patriotisme, c’est celui de nos sportifs, de cette belle équipe de handball à la fois championne d’Europe, championne du monde et championne olympique. C’est l’honneur de voir le plus prestigieux club du monde entrainé par un Français, et que ce Français s’appelle Zinedine Zidane, quel beau symbole.
Notre patriotisme, c’est celui de notre système de santé, de nos infirmières, de nos médecins, de nos aides soignantes qui font que notre système de soins est l’un des plus performants au monde. Et on l’a vu encore au moment des attentats de Paris. 128 morts tout de suite. 90 personnes en état d’urgence absolue. Nous n’en avons perdu « que » deux et c’est à la qualité de notre hôpital que nous le devons.
Notre patriotisme, c’est celui des enseignants, qui, malgré des moyens supplémentaires, font face aujourd’hui à des défis immenses, et se dévouent au quotidien pour l’égalité des chances.
Notre patriotisme enfin, c’est celui des jeunes qui s’engagent dans le service civique, travaillent dans des associations dont ils seront demain les bénévoles ou les salariés et qui deviendront nos futurs hussards de la République.
Oui je crois à tout cela, et je pense que tout cela est de gauche.

Tout cela est à mon sens contenu dans le message envoyé par les Français le 13 décembre. Un message peut-être plus impressionnant encore que celui du 11 janvier. Le 11 janvier, c’était le choc, l’émotion. Le 13 décembre, c’est autre chose. Un mois jour pour jour après les attentats du 13 novembre, il y a eu cette détermination, cette vague de fond, venue notamment des abstentionnistes de gauche du premier tour qui est venue renverser le Front national et montrer l’attachement profond du peuple à la République.

En même temps, il y a un message fort qui nous a été adressé, aux élus, aux responsables politiques. Occupez-vous de nous ! Moi, je veux bien qu’avec les réseaux sociaux tout le monde donne son avis sur tout, que chacun se sente ministre, simplement parlementaire pour les plus modestes. Mais ici, nous sommes des élus engagés dans un combat politique local. Ce n’est pas là que l’on règle les divergences de la loi Macron ou de la déchéance de nationalité. Ici nous avons été élus par les Niçois pour nous occuper des Niçois. Alors il n’est pas interdit d’avoir un avis sur ses questions bien sûr ! Mais ce n’est pas le cœur de notre action politique et cela ne doit pas être un frein à notre action politique.

Nous devons répondre à cette attente. Nous devons changer. C’est la raison pour laquelle j’ai fixé 6 objectifs pour 2016 avec un fil conducteur et une volonté. Le fil conducteur c’est qu’il faut parler et écouter. Parler à toute la gauche, pas aux appareils, aux électeurs. Parler aux abstentionnistes et ne pas renoncer à parler aux électeurs du FN. La volonté c’est de redonner confiance et de rassembler.

Le premier objectif ce sera l’exigence d’éthique et de cohérence.

La perte de confiance est souvent due aux ambiguïtés, au manque de clarté et à une image déformée de la classe politique. Il faut remettre au cœur de l’action politique la notion de désintéressement. On ne fait pas de la politique pour soi, on en fait pour les autres et avec les autres. On fait de la politique pour servir et non pour se servir. La gauche vient d’en faire la démonstration. Elle a retiré sa liste. Elle a sacrifié sa représentation au Conseil Régional. Elle a sacrifié sa voix, la vôtre. De toute manière il n’y avait pas de bonnes solutions, il n’y avait que des coups à prendre. Si nous nous étions maintenus, les tenants du verre à moitié vide, vous savez, auraient dit c’est un scandale, pour préserver les avantages, leurs indemnités, ils préfèrent donner la région au Front National. Mais vous savez ce sont les mêmes tenants du verre à moitié vide, qui nous ont reproché de retirer la liste ! Sur la région, notre voix ne s’éteindra pas. J’ai été 18 ans 1er vice-président de la région, j’ai une légitimité pour m’exprimer si nécessaire, je viens de le faire concernant les antennes régionales. Nous allons siéger à la conférence territoriale dont nous négocions la composition pied-à pied. Et pout tordre le coup à toutes les rumeurs, ce sera bénévole. Il n’y aura pas d’indemnités. Et nous le ferons parce que l’amour d’une région vaut bien du militantisme. Et nous serons là pour construire et pour nous opposer. Et cela a commencé avec les antennes. Il ne faut pas fermer ces lieux de proximité qui rapprochaient les citoyens d’une administration assez lointaine. Les antennes se sont dotées de compétences administratives. Elles ne sont pas au service des élus mais au service de la population, des communes, des associations, des entreprises. La cohérence, c’est qu’on ne peut pas dire, je vais fermer les antennes parce qu’il faut faire des économies et que leur fonctionnement coûte 700 000 euros par an et en même temps mettre 400 000 euros dans une cérémonie de vœux qui dure quelques heures.

Le deuxième objectif, nous serons constructifs mais intransigeants sur la notion d’intérêt général et sur la défense des valeurs républicaines.

Il faut mettre en cohérence les déclarations et les actes. Pourquoi croyez-vous que j’ai pointé les 400 000 euros des vœux ? C’est cela que les gens ne supportent plus et qui fait monter le Front National. Nous mettrons aussi l’accent sur le vivre ensemble. Le grand débat sur la place de l’Islam dans la République approche. Nous ne l’éviterons pas. Et de ce point de vue, le nouveau président du Conseil Régional devra sortir de l’ambiguïté. Je ne vais pas rappeler ici tout ces faits d’armes : l’Islam incompatible avec la démocratie, la 5ème colonne, etc. Il ne faudra plus dénoncer mais être précis sur le fond. Il ne faut plus laisser les gens se faire abuser par des postures. Assez de postures. Notre communication doit changer. Par exemple, il vient de nous faire une rechute. Il dit qu’il est contre l’aide aux transports pour les immigrés en situation irrégulière et qu’il va la supprimer. Il ne faut plus dire aux gens, c’est inadmissible. Encore une prise de position de droite extrême, ça le sert vis-à-vis de son électorat. Nous il faudra dire à ses électeurs, mais qu’est ce qu’il vous dit ? Réfléchissez deux secondes.
Vous pensez vraiment qu’un clandestin va aller remplir une dossier pour avoir une carte Zou ? En finir avec ces postures qui nourrissent le FN. Et il faut de la clarté, c’est la raison pour laquelle j’ai apporté mon soutien au projet Ennour. Parce que l’on ne peut pas continuer comme cela de préemption en DUP. Il faut une mosquée à Nice. Parce que la laïcité c’est la liberté pour chacun de pratiquer son culte, que pour pratiquer son culte, il faut avoir des lieux de culte et que la responsabilité d’un maire, ce n’est pas d’entraver la liberté de culte.

Le troisième objectif c’est de remettre notre groupe à sa place. Nous avons un groupe de qualité au Conseil Municipal et au Conseil Métropolitain.

Il faut le faire vivre et j’en profite pour saluer le travail de Fouzia Ayoub et de Rémi Boggio. En 20 ans de politique, j’en ai vu passer des collaborateurs, et j’ai vu aussi ceux des autres. Ces deux là sont exceptionnels. La gauche est sortie affaiblie des derniers scrutins avec la liste Bettati qui nous a fait du mal, la perte dès le 1er tour de notre dernier bastion niçois, celui de Patrick Mottard et puis la décision collective de retirer notre liste régionale qui nous prive d’élus régionaux. C’est notre groupe qui est désormais la seule référence pour la gauche. Cela nous impose de nous hisser au niveau de notre responsabilité. Les gens attendent de nous autre chose que de souffler sur les braises de vieilles querelles qui appartiennent au passé. Il ne faudra pas compter sur moi en tout cas pour cela. Mon moteur, mon horizon, c’est l’avenir. Nous devons redevenir la 1ère force d’opposition à la droite et à Christian Estrosi. Car où qu’il soit, Région, Mairie, il sera réélu dans quelques jours président des Républicains, et c’est lui qui incarne tout cela. Et j’ai confiance. Nous nous imposerons par la qualité de notre travail, par notre unité dans le respect des libertés de chacun. Parce qu’ici il n’y a pas d’aventure individuelle, sinon dans cette période, nous ne serions pas si nombreux. Nous sommes tous dans la même aventure. Et je veux saluer le travail des élus qui se battent au quotidien à mes cotés. Paul Cuturello, qui est excusé, il est aux Canaries, il a le droit, et Christine Dorejo, que je vous demande d’applaudir. Nos partenaires d’EELV, Juliette Chesnel que je salue et Fabrice Decoupigny, qui a une obligation familiale mais qui était avec moi ce matin, au salon Studyrama pour discuter de l’avenir de nos jeunes. Et nous avons aussi besoin du talent et de l’expérience de Dominique Boy-Mottard que je vous demande d’applaudir.

Le quatrième objectif, c’est ma parole plus libre. Je ne suis plus 1er secrétaire fédéral.

Je prends mes distances avec l’appareil fédéral, même si j’y suis et que j’y viens, avec les débats nationaux aussi mais je ne prends pas mes distances avec notre 1er Secrétaire fédéral Xavier Garcia qui réussit dans cette tâche et que je vous demande de saluer parce que être 1er Secrétaire fédéral en ce moment nécessite une bonne dose de courage et de diplomatie. Je serai donc désormais un homme plus libre, clairement à gauche, socialiste mais otage de personne. Cela se verra sur les réseaux sociaux. Et j’ai commencé en disant par exemple que je n’approuvais pas le recours de Patrick Mennucci contre la liste de Christian Estrosi. Ce n’est pas notre rôle. J’ai annoncé pour mettre en adéquation mes paroles et mes actes que je ne serai pas candidat aux prochaines élections législatives. Ça a ému du monde. Je peux revenir sur ma décision. Je ne le ferai pas par souci de cohérence. Il ne faut pas avoir d’aigreur en politique. Je ne siègerai plus au Conseil régional quand se reposera la question dans 6 ans. En politique, il ne faut plus chercher à revenir. Les temps ont changé. Le temps politique s’accélère. Ce sera le mandat unique (municipal et métropolitain) et rien d’autre. D’ailleurs j’ai dit que Christian Estrosi allait regretter le temps où j’étais accaparé par la région.

Et cela m’amène à mon 5ème objectif. J’ai annoncé que j’allais changer de braquet dans mon implication municipale. Mon temps politique, ma disponibilité sera totale pour la ville, cela devrait réjouir tout le monde.

C’est toujours pareil, vous savez le verre à moitié vide. Avant, il y en avait qui étaient énervés parce que je cumulais les responsabilités et les mandats. Maintenant, les mêmes sont perturbés par le fait que je m’implique plus sur la ville. Je le dis très clairement, ce sera tous les soirs de la semaine une action consacrée à la ville. Il y aura plus de présence, plus de proximité, plus de terrain, et surtout plus de temps donc plus d’écoute. Parce que la fin du cumul des mandats ne signifie pas le déclin. C’est tout le contraire. Je revis. Je suis en pleine forme et je n’ai qu’une obsession, rassembler, rassembler autour de nous, au-delà des appareils politiques. C’est aux gens, à la société civile, si nombreuse cet après-midi que nos allons nous adresser, aux citoyens, aux chefs d’entreprise, aux salariés, aux associations. On les visitera ! On les rencontrera ! On les écoutera.

Voilà mon 6ème objectif, il faut mettre du mouvement dans cette ville.

Ce sera cela une autre manière de faire de la politique. Et cette démarche ce n’est pas la mienne, c’est la nôtre, et elle est ouverte à tous. Ce rassemblement il est là, ouvert je le répète à tous.

C’est le contrat que je passe avec vous et que nous allons remplir ensemble parce que ce que nous avons en partage est fort. Nous avons en partage l’amour des autres, l’amour des gens, l’amour de Nice, l’amour de la France et l’amour de la République.

Bonne année à tous ! Et à l’année prochaine !

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