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Patrick Allemand appelle Christian Estrosi à se ressaisir

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

A son retour de New-York, le Maire de Nice a déclaré que si c’était comme à New York, le Maire serait aussi Préfet et Procureur de la République et que tout serait réglé.

Mais, ici, nous sommes en France et le Préfet est le représentant de l’Etat qui veille à l’application de la politique gouvernementale sur l’ensemble du territoire national.

C’est le principe même de la fonction publique. Que Christian ESTROSI s’attaque à ce principe même est inacceptable et inadmissible.

C’est le Maire de Nice, qui en la circonstance, fait preuve d’un comportement anti-républicain. Je l’appelle à se ressaisir.

 

Patrick ALLEMAND

Conseiller municipal de Nice et conseiller métropolitain de Nice Côte d’Azur

Président du groupe « Un Autre Avenir pour Nice »

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Dites du bien de moi ou quittez le département !

 

Est ce un déplacement récent à New York à l’issue duquel il avait déclaré : à New York le maire est aussi préfet et procureur de la république, tout serait réglé ! qui en est la cause ?

Toujours est il que passablement énervé ces jours-ci, le maire de Nice a publiquement demandé le départ du préfet ! Comme les usages veulent que ces décisions ne ne se prennent pas sous la pression de déclarations publiques, il a probablement prolongé le bail du préfet Colrat dans notre département et je m’en félicite.

Mais c’est la première fois que je vois un préfet mis en cause avec une telle violence et une telle confusion.

Il semble que ce soit une reunion du CDEN qui ait mis le feu aux poudres et notamment une déclaration du préfet au sujet des rythmes scolaires dans cette reunion qui n’est pas publique.

Le préfet aurait évoqué les termes « improvisation », « manoeuvres politiques », « attaques personnelles vis-à-vis du recteur » et enfin « attitude laissant les enfants dans la rue ».

Finalement il n’a fait que valider la position que nous avions défendu en conseil municipal. Mais dans cette ville dire ce que l’on pense c’est insulter le maire, sauf si l’on en dit du bien ! Il nous reste encore
La liberté de dire du bien d’Estrosi.

Ce qui est encore plus étrange c’est l’inventaire à la Prévert des reproches qu’il fait au préfet comme pour tenter de mieux convaincre le ministre de l’intérieur de sa demande. C’est d’une grande confusion.

On trouve pele-mele la lutte contre le djihadisme, contre les squats, contre la prostitution, le défaut d’application du couvre feu pour les mineurs aux Moulins, les mesures de santé publique avec un cas de tuberculose. Ce qui m’a conduit hier soir de suggérer au maire par tweet de rajouter les incidents de l’Allianz Riviera pour faire bonne mesure.

Je m’étais déjà élevé dans une indifférence quasi générale, au conseil municipal de juin contre une attaque violente contre l’inspecteur d’académie. Parce qu’elle était contraire aux principes de la fonction publique. Ce n’était que la préfiguration de ce qui se passe aujourd’hui.

Nous sommes devant une dérive inadmissible qui doit indigner tous les citoyens attachés aux valeurs de la république qu’ils soient de droite ou de gauche.

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Les finances publiques locales sont en difficulté

 

La Cour des comptes rend public le 14 octobre 2014 un rapport sur les finances publiques locales, pour la deuxième année consécutive. Fruit d’un travail commun de la Cour et des chambres régionales des comptes (sur la base de 136 contrôles de collectivités), ce rapport vise à analyser la situation financière des collectivités territoriales et de leurs groupements, ainsi que les enjeux qui s’y attachent.

Les dépenses des administrations publiques locales représentent actuellement 21 % de la dépense publique et 9,5 % de la dette. C’est ce qui a conduit le gouvernement à considérer que les collectivités territoriales devaient prendre leur part des efforts de redressement des comptes publics entrepris dans le cadre des engagements européens de la France.
En 2013, elles n’ont pas apporté la contribution attendue à la réduction des déficits publics. Les perspectives d’une plus grande maîtrise des dépenses locales, attendue de la baisse des dotations de l’Etat à compter de 2014, sont incertaines.

Le constat de ce rapport tient essentiellement en cinq points :

- Les finances publiques locales ont évolué défavorablement en 2013, c’est normal parce que les collectivités ont emprunté pour maintenir leur niveau d’intervention sans augmenter les impôts.

- L’effet d’une baisse accrue des dotations de l’État sur la maîtrise des dépenses locales est incertain, si l’on suit ce qui est arrivé en 2013

- Le développement de la péréquation entre collectivités de même niveau est souhaitable,

- L’évolution de la structure financière des régions appelle d’importantes  adaptations car elles sont aujourd’hui dépourvues de toute fiscalité et n’ont même pas le choix, elles empruntent.

- La rationalisation du bloc communal est nécessaire avec son corollaire, le développement des intercommunalités.

La Cour formule 15 recommandations, dont deux concernent les régions.
- recentrer les interventions des régions sur leurs politiques publiques prioritaires ;
- réexaminer la structure de financement des régions ;

Ces deux propositions appelent de ma part les remarques suivantes :

Concernant le financement des régions, il est totalement dépendant de l’Etat par le biais de dotations. Nous n’avons aucune recette fiscale propre contrairement aux communes ou aux département. Il ne nous reste que la taxe sur les cartes grises et un pourcentage minime de la taxe sur les carburants. On ne peut plus continuer ainsi ou alors autant faire gérer les régions par des fonctionnaires, s’il n’y a plus de marges pour faire des choix politiques.

Concernant le recentrage des interventions, cela touche au débat sur le maintien ou la suppression de la clause de compétence générale. Mais cela reste flou. Pour une région il y a des compétences obligatoires (l’apprentissage, la formation professionnelle, les TER, les lycées, le développement économique, etc…) et des compétences facultatives correspondant à des politiques volontaristes permises par la clause de compétence générale :la politique de la ville, la transition énergétique, la culture, le sport, la sécurité, la solidarité, le logement, la vie associative, le tourisme, le sport, etc… ce que nous demande la cour des comptes c’est plus ou moins de renoncer à une partie de notre identité de gauche (politique de la ville, solidarité notamment pour laisser seules les intercommunalités ou les communes, actrices de ce champ.

Enfin tout cela vient nous rappeler que faire des économies dans un discours c’est facile mais qu’à l’épreuve des faits, les choix se révèlent bien plus douloureux !

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Nice Meridia : première pierre du programme The Crown

 

C’est également le symbole d’un partenariat au service des habitants de la Côte d’Azur et du développement économique et social de notre région.

J’étais présent ce matin à l’inauguration du programme the Crown parce que a Région est signataire d’un protocole de partenariat avec l’Etat, le Conseil Général, la Métropole Nice-Côte d’Azur et la Ville de Nice en date du 12 mars 2012. Comme j’ai eu l’occasion de le dire, si la région est signataire de ce protocole c’est que nous croyons à ce projet, cela ne nous empèche pas de faire entendre sur certains dossiers, une musique différente. C’est le cas sur le déficits d’équipements publics, sur le calendrier de la ligne 3, etc..

Au travers de ce protocole, nous nous sommes engagés sur 4 opérations phares, dont la technopole Nice Méridia.

Idéalement située à proximité d’un aéroport international, d’axes ferroviaires et routiers, et d’un futur pôle d’échange multimodal d’envergure, la technopole Nice Méridia présente l’intérêt de mixer les usages et de développer un pool économie-recherche-enseignement supérieur autour d’un lieu de vie urbain qui rassemble des commerces, des services, des équipements publics, ( il manque un projet de centre de loisirs), des logements…

Le concept urbain proposé sur Nice Méridia répond à plusieurs objectifs, qu’encourage par ailleurs la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur :

- Le développement d’opérations d’ensemble denses et mixtes à proximité d’axes structurants de transports en commun qui favorisent le développement durable du territoire ;

- La réponse aux besoins des habitants en termes de production de logements (la technopole devrait accueillir a minima 2100 logements dont 30% sociaux) ;

- Le développement de l’emploi, de la formation et de l’apprentissage ;

La Région accompagne en effet d’autres opérations sur Nice Méridia, telles que le Campus Régional de l’Apprentissage. J’ai confirmé à cette occasion une rallonge mise par la région de 4 millions d’euros

- La réduction des émissions de Gaz à effet de Serre, l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et la qualité environnementale ;

La labellisation de l’Immeuble the Crown Très haute performance énergétique (RT 2012) s’inscrit tout à fait dans cette approche du développement durable.

- La prévention des risques, et notamment la gestion des eaux pluviales ;

- Le développement économique et l’innovation.

La Région a choisi en effet de réorienter sa politique économique pour conserver un socle industriel et productif fort, générateur d’emplois de qualité, de création de valeur et d’innovation au service des enjeux sociétaux du territoire.

Elle encourage les acteurs des territoires à mettre l’accent sur des filières porteuses telles que l’économie tertiaire, le high tech, l’aménagement numérique, l’innovation verte, les smart grids, les réseaux intelligents, la Santé et la Silver Economy. Toutes ces questions sont au coeur de l’avenir de Nice Meridia. Entant que président de l’ARII, je ne peux que m’en féliciter.

Le programme tertiaire The Crown et l’implantation de la société IBM s’inscrivent tous deux dans cette dynamique économique. Sur IBM, tout le monde sait que j’ai défendu autant que possible son maintien sur le site de La Gaude, mais une fois la décision prise aux Etats-Unis, il valait mieux conserver une partie sur Nice Meridia plutôt que cela parte à Londres.

Ce sont les raisons pour lesquelles je me sentais à l’aise à la pose de cette première pierre.

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Christian Estrosi : ne pas instrumentaliser le djihad !

 

Ce matin Christian Estrosi a publié un billet intitulé « Djihad : J’accuse ».

Je trouve cette tentative de récupération politique sur un sujet aussi dramatique tant pour les familles que pour la cohésion nationale très malvenue. Se servir d’une famille « emblématique » car ce n’est pas dans toutes les familles, heureusement, que 11 membres d’une même famille partent en Syrie est tout simplement méprisable.

Se servir de ce cas pour dénoncer une pseudo faiblesse de l’Etat, pour dire que l’Etat abandonne ces familles en détresse, alors que tout le monde s’est accordé à dire que la dernière loi antiterroriste allait dans le bon sens, est de la démagogie pure.

Le maire de Nice accuse le Gouvernement de ne pas agir contre les associations qui sous couvert d’un objet culturel ou cultuel enrôlent de jeunes personnes dans un processus de destruction et de barbarie, de ne pas combattre avec suffisamment de vigueur les incitations à la haine, les appels au terrorisme ou les endoctrinements qui s’installent dans nos quartiers. pourtant c’est bien un ministre de l’Intérieur de gauche, Manuel Valls, qui a fait interdire le spectacle de Dieudonné, qui, sous la droite pouvait remplir ces salles à souhait avec des provocations antisémites abjectes.

Le maire de Nice accuse le Gouvernement de ne pas prendre les mesures suffisantes et nécessaires pour isoler dans les maisons d’arrêt les présumés terroristes des détenus de droit commun et de ne pas assurer une surveillance accrue sur ceux qui sont clairement identifiés comme des recruteurs potentiels.

Je laisserai le soin au gouvernement s’il le juge utile de répondre point par point à ce réquisitoire affligeant. Mais néanmoins cette sortie du maire de Nice a un mérite, c’est de mettre le zoom sur une situation pour le coup véritablement inquiétante. Il est clair que les départs au djihad se multiplient à Nice. Là cette famille de 11 membres, des passeurs tchétchènes, plusieurs jeunes filles stoppées en catastrophe dont une à l’aéroport même qui avait 16 ans, plusieurs adolescents hommes également.

Que se passe-t-il donc à Nice? C’est une question elle, qui relève de la responsabilité directe du maire de Nice. Pourquoi autant de jeunes à Nice perméables à un discours d’endoctrinement et de radicalisation? qu’est ce qui dysfonctionne à ce point alors que dans les établissement scolaires, on s’arqueboute sur la charte de la laïcité pour prôner une citoyenneté tolérante et laïque permettant à chacun de croire ou de ne pas croire?

Qu’est ce qui fait que ce microclimat radical se développe plus ici qu’ailleurs? Pourquoi le vivre ensemble républicain cède plus de terrain à Nice qu’ailleurs et que les communautarismes sont plus exacerbés qu’ailleurs?

je n’accuse pas, je ne polémique pas. Je pose simplement des questions, j’aimerais que chaque lecteur y réfléchisse.

Bloquer systématiquement tout projet de mosquée quand on connait le danger de certains prêches incontrôlables de la part d’imams radicaux dans les caves et les garages alors que 99% des musulmans ne cautionnent pas ces dérapages et souhaiteraient juste un lieu de culte décent pour pratiquer un islam apaisé dans une démocratie apaisée où une ville reconnaitrait chacun de ces fils et filles sans distinction de religion. Cette attitude facilite t’elle le vivre ensemble.

Etre le seul, je dis bien le seul département de France, où le problème de l’abattage des moutons au moment de l’Aïd n’est pas réglé, alors que nos voisins varois, qui sont de la même sensibilité politique UMP, ont réglé depuis longtemps cette question, est-ce de nature à faciliter le vivre ensemble?

Prendre pendant la coupe du monde, un arrêté anti drapeau étrangers qui était avant tout un arrêté anti drapeau algérien est-il
de nature à faciliter la compréhension mutuelle et le vivre ensemble? ce fut le seul endroit en France ou un tel arrêté fut pris.

Parler de reconquête de quartier en bloquant le développement de commerces ciblés, parler même de commerces ethniques est-il de nature à faciliter le vivre ensemble?

Prendre un arrêté anti épiceries de nuit pour contraindre les épiciers à fermer à 22 heures, puis minuit après un jugement du tribunal administratif où le maire de Nice a perdu, cela facilite t’il le vivre ensemble?

Mises bout à bout, toutes ces mesures qui, prises individuellement et graduellement dans le temps apparaissent aux yeux de nombreux niçois comme justifiées, révèlent une cohérence redoutable lorsqu’elles sont mise en perspective.

Cela ne facilite pas le vivre ensemble mais peut être que cela facilite le travail des plus radicaux, des recruteurs. c’est tellement facile de dire à un jeune en difficulté d’insertion économique, ou dont la famille est en grande pauvreté et qui est en quête d’un espoir : de toute façon ici, on ne vous aime pas….

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