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« Coût des rythmes scolaires et contenu des activités au menu » (article Nice Matin 30.09.14)

 

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Lundi 29 septembre, c’était la rentrée du Conseil Municipal de Nice..

 

J’ai défendu en séance hier le principe de la gratuité des Temps d’activités scolaires en m’appuyant sur les 6000 signatures de la pétition pour la gratuité. Le Maire, Christian Estrosi et la majorité municipale n’ont pas tenu compte de l’avis des Niçois et ont voté le tarif de 15€/mois ainsi que le demi tarif à 7,5 euros /mois obtenu grâce à notre mobilisation de cet été. Ce demi tarif est une maigre consolation. La grille tarifaire votée en Conseil Municipal reste injuste et inégalitaire. Les enfants des quartiers aisées sont favorisés par rapport aux enfants des quartiers! C’est honteux et inquiétant quand on sait que la réussite scolaire pour tous est un enjeu majeur du système éducatif.

L’amélioration de la qualité de la politique éducative municipale est le second point sur lequel j’ai insisté, en demandant l’élaboration urgente d’un Projet Educatif Territorial (PEDT). C’est, en effet, le document structurant, qui en réunissant toute la communauté éducative sur un projet élaboré ensemble, permet la mise en œuvre d’activités éducatives  municipales de qualité, non seulement de 15h45 à 16h30, mais aussi le soir jusqu’à 18 heures et le mercredi après-midi. Le PEDT apporte qualité et cohérence aux différentes activités des différents quartiers en les associant dans une vision d’ensemble partagée. J’ai été très surpris de voir le manque d’intérêt de la Ville pour l’élaboration d’un PEDT, comme si elle ne souhaitait faire participer les enfants niçois à un projet éducatif cohérent et partagé.

C’est d’autant plus surprenant que le PEDT permettrait l’obtention d’une aide pérenne de la CAF, qui représenterait environ 640.000 euros compte tenu du nombre actuel d’inscrits, près de 12000. La Ville de Nice néglige cette aide et fait payer les parents.

Enfin, la discussion a porté sur les budgets de l’éducation , qui sont malheureusement et cruellement révélateurs du manque d’ambition de la Ville pour l’éducation . Depuis 2009, le budget de l’éducation a chuté de 26 Millions d’euros à 4 Millions! c’est dire que l’éducation n’est pas une priorité pour Christian Estrosi.

La priorité, c’est de s’en prendre au portefeuille des familles niçoises. Non seulement, la tarif de 15€/mois pour les TAE a été voté, mais en plus, le maire a, aussi fait adopter une délibération augmentant la taxe d’habitation de 5%, oubliant au passage tous ses engagements de campagne. Avec les élus du groupe « Un Autre Avenir pour Nice », nous avons voté contre cette augmentation de la taxe d’habitation, symbole du mensonge politique et de l’injustice fiscale. Nice fait désormais partie des villes ou les prélèvements municipaux sont les plus lourds.

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La gratuité des activités périscolaires réclamée par les élus d’opposition (article Direct Matin)

 

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Pourquoi je soutiens le classement du Lycée Masséna au titre de monument historique?

 

S’il est un lieu par excellence qui symbolise le patrimoine niçois, c’est bien le lycée Masséna. Le classement en tant que Monument
historique apportera une protection, un prestige et une reconnaissance supplémentaires à la renommée de cet établissement.

La démarche de classement du lycée a été initiée par l’Association amicale des anciens élèves du Lycée Masséna avec le soutien du proviseur, M. Brusa.

Je le soutiens pour des raisons historiques :

Il a abrité, génération après génération, celles et ceux qui ont marqué l’histoire de Nice. Et il abrite très certainement en son sein celles et ceux qui la marqueront demain. Pépinière de talents, de futurs ingénieurs, chercheurs ou cadres supérieurs, il est en permanence à la croisée d’un passé glorieux et d’un avenir prometteur.

L’histoire de ce lieu s’ancre dans l’histoire de cette ville, de ce comté et de cette région. Le Lycée Masséna, c’est d’abord un patrimoine historique, puisque cet emplacement est dévolu à l’Education depuis 391 ans.

Tout d’abord couvent augustin construit en 1623, puis « école centrale » sous la Révolution. C’est en 1803 que les travaux commencèrent pour transformer cet établissement en un « lycée impérial » qui ouvrit finalement ses portes en 1812. Subissant les aléas de l’Histoire, il devint un « Collegio Convitto Nazionale » en 1848.

C’est ici que les électeurs furent appelés à voter pour le rattachement du comté de Nice à la France le 15 avril 1860. Le lycée redeviendra alors « impérial », puis « national ».

Le 6 juin 1944, c’est sous l’olivier de la paix, devant ce lycée, que se retrouvent 5 élèves et anciens élèves pour rejoindre le maquis. Arrêtés par la Gestapo, ils feront partie des 13 fusillés de Saint-Julien-du-Verdon, le 11 juin 1944. Il s’appelait alors « Lycée Félix Faure ».

En 1963, le « Lycée de garçons de Nice » fut officiellement dénommé « Lycée Masséna » en souvenir de la participation active du Maréchal d’Empire à la construction du premier lycée niçois.

Je le soutiens aussi pour valoriser le patrimoine architectural qu’il représente :

Cette démarche ne consiste pas à faire classer l’intégralité du site puisque l’horloge est déjà répertoriée comme monument historique. Il s’agit donc d’étendre le classement au restant du bâti.

Le lycée Masséna, nouvellement mis en perspective par la Promenade du Paillon, retrouve enfin l’espace et la visibilité qu’il mérite tout comme sa place dans la ville aussi bien aux yeux des Niçois que de ses visiteurs.

C’est une architecture très particulière, peut être unique. Et il est important que ceux qui ont la chance de venir étudier ici, soit pour le lycée, soit pour les classes préparatoires, apprécient ce lieu.

Extrêmement bien conservés et entretenus, les escaliers, les sculptures ou les peintures de Charles Martin-Sauvaigo témoignent de la richesse de ce bâti. Le cadran solaire extérieur, les céramiques et les deux monuments aux Morts, viennent également rehausser ce patrimoine. Le gymnase est probablement unique en France dans sa conception. Le cadran solaire et les mosaïques, extrêmement bien conservés, complètent cet ensemble remarquable.

Enfin je le soutiens parce que ce lycée a apporté à Nice, à la France et au monde ce que notre ville avait de meilleur:

En un peu plus de 200 ans d’existence, le lycée Masséna a éduqué en ces murs une quantité impressionnante de célébrités qui ont, chacune à leur manière, apporté leur pierre à l’édifice de notre histoire commune. Parmi ces illustres élèves, nous pouvons citer :

• De grands auteurs tout d’abord : Guillaume Apollinaire, Romain Gary, Michel Déon de l’Académie Française, Jean d’Ormesson en 1941-42, pendant la guerre, Joseph Kessel, Jean-Marie Le Clezio, un prix Nobel de littérature tout de même, Louis Nucéra, Max Gallo, Daniel Pennac ou Didier Van Cauwelaert, pour ne citer que les plus connus.

• Des artistes majeurs : le compositeur Maurice Jaubert, les peintres Yves Klein et Gustave Adolphe Mossa.

• Des scientifiques comme Jean Cabannes, le physicien ou Paul Montel.

• Des hommes politiques comme René Cassin, Edouard Grinda, qui fut député et ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, Pierre Laffitte dont de nombreux maires de Nice comme François Goiran, Jacques et Jean Médecin ou Jacques Peyrat

• Et, bien sûr, un aviateur célèbre, Roland Garros qui réalisa la 1ère traversé de la Méditerranée en 7h53 le 23 septembre 1913.

Le lycée Masséna a abrité, génération après génération, ceux qui ont marqué notre Histoire. Et il abrite très certainement en son sein ceux qui la marqueront demain.

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Plus de 5000 signatures pour la gratuité des Temps d’accueil éducatif à Nice : la presse en parle !

 

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