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Nouvelle Calédonie : la marque indélébile du rocardisme.

 

C’était il y a trente ans, 25 personnes trouvaient la mort à Ouvéa. La Nouvelle Calédonie était à feu et à sang sous la houlette du tandem Charles Pasqua – Bernard Pons. Probablement que si la droite avait gagné la présidentielle et dû gérer ce dossier, nous aurions assisté à une décolonisation sanglante.

Heureusement François Mitterrand était réélu, il nommait Michel Rocard premier ministre. Et Rocard pris ce dossier à bras le corps, créa une commission de négociation avec à sa tête un proche, Christian Blanc.

Après de longues négociations le processus aboutissait aux accord de Matignon. Tout a reposé sur la relation de confiance qui s’ est établie entre Michel Rocard.et Jean Marie Tjibaou. Derrière la grande histoire il y a toujours des relations humaines.

La confiance a été rétablie. Ces accords de Matignon ont été sanctuarisés. Aucune alternance n’y a touché. La parole de l’état, de la France, a été respectée. Toutes les étapes du processus ont été accomplies et comme prévu dans les accords de Matignon, trente ans après la Nouvelle Calédonie avait rendez vous avec son histoire. Elle pouvait choisir l’indépendance, elle a choisi de rester française.

C’est une preuve de confiance en la France et nous pouvons en être fiers. C’ est aussi un message d’ espoir qui montre que pour les calédoniens, la France est un pays qui a encore un avenir.

Mais aujourd’hui n’oublions jamais ce que nous devons à Michel Rocard. Le destin ne lui aura pas permis d’assister à l’aboutissement de son travail.

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La ligne Nice-Breil a 90 ans !

 

Il y a 90 ans la ligne de chemin de fer Nice-Breil-Cuneo était inaugurée avec son lot de prouesses techniques. L’expression ouvrage d’art que l’on emploie parfois pour désigner des ponts ou des tunnels ne me paraît jamais autant justifiée que lorsque j’emprunte cette ligne. Elle a une esthétique sans pareille avec ses ponts aux arches en pierre très régulières, parfois à une hauteur impressionnante et ses tunnels dont un en forme hélicoïdale pour compenser la pente.

Ce jour là deux trains partirent, un de Nice et un de Cuneo pour se retrouver à Breil-sur-Roya pour un banquet de 400 personnes.

On ne le dit jamais assez mais cette ligne a subi des destructions massives pendant la guerre et fut sauvée par la reconstruction de certains de ces ponts dans la vallée de la Roya, dans les années 70. Elle le fut surtout par la volonté italienne.

Aujourd’hui encore se pose périodiquement la question de sa survie. Pourtant elle rend de grands.services. Lorsque nous étions en responsabilité à la région, nous avons beaucoup investi sur son avenir. Nous l’avons doté de nouvelles automotrices (que j’ai même conduite pendant 7 kilomètres). Nous avons mené une action de restauration des gares avec rehaussement des quais. Nous avons même créé un arrêt au lycée René Goscinny pour les lycéens. En bref nous avons tout mis en œuvre pour assurer sa pérennité même si elle ne remplacera jamais un tram pour les arianencs et les trinitaires et même s’il n’y aura jamais un cadencement à 15 mns.

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Non aux violences homophobes !

 

J’apporte tout mon soutien à la communauté LGBT victime d’un nombre croissant de violences homophobes dénoncées de plus en plus fréquemment sur les réseaux sociaux.

C’est incroyable ce que les réseaux sociaux peuvent être efficace pour révéler des actes inacceptables et contraindre les pouvoirs publics à réagir. C ‘est ce qui vient de se produire avec la visite de Christophe Castaner accompagné de deux ministres dans les locaux de l’association SOS Homophobie.

Le message est clair. Il semble que le gouvernement se mobilise et apporte son soutien à la lutte contre les violences homophobes. Les associations LGBT – Lesbiennes-gays-bisexuels-transgenres – n’en peuvent plus de voir des visages tuméfiés postés sur Internet.

« Cela montre que l’homophobie est ancrée dans nos sociétés, déplore Joël Deumier, président de SOS Homophobie. Elle persiste malgré l’évolution des droits, malgré l’évolution des mentalités ». La remarque de la garde de Sceaux vient illustrer ce propos et prend tout son sens. Elle n’hésite pas à dire qu’ il y a une forme de paradoxe puisqu’il y a un nombre de plus en plus élevé de plaintes, mais des condamnations qui sont fondées sur des circonstances aggravantes liées à des faits d’orientation sexuelle de genre sont très peu nombreuses. le dépôt de plainte en ligne est également envisagé.

Un certain nombre de mesures ont été annoncées, notamment le doublement des effectifs de la cellule “haine discrimination” de la plateforme Pharos qui veille sur les réseaux sociaux. La mise en place d’un « référent LGBT » dans les commissariats et groupements de gendarmerie a également été évoquée.
D’autres mesures émanant d’autres ministères devraient être annoncées prochainement.

Le ministre de l’éducation nationale a aussi annoncé des mesures pour lutter contre l’homophobie dès l’école, et le secrétaire d’État au Numérique est engagé sur les sujets de lutte contre la haine en ligne.

Tout cela donne l’image d’une action globale et cohérente. C’est maintenant sur le terrain que sera jugée son efficacité.

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Mon soutien au monde sportif.

 

A l’attention de Jean Claude POIRIER et Arnaud BERTHIER, Co-présidents de la FSGT

Messieurs les Présidents,

Bien que n’étant pas parlementaire, vous m’avez adressé un courrier en date du 11 octobre 2018 nous alertant sur la réforme du mouvement sportif en cours. Votre courrier attire mon attention sur la baisse des subventions de l’État, sur le renchérissement de la pratique sportive qui risque d’en découler et sur le rôle et l’avenir des fédérations affinitaires.

Je tenais à vous faire connaître que je partage totalement vos inquiétudes.

Le sport doit bénéficier de moyens à la hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux. Il y a en France, 17,6 millions de licenciés dont 5 millions issus des fédérations affinitaires, c’est considérable.

J’ai toujours considéré que les fédérations affinitaires devaient être traitées à la hauteur de ce qu’elles apportent au mouvement sportif et je pense l’avoir traduit en actes lorsque j’étais en responsabilité à la Région Provence Alpes Côte d’Azur. C’est pour cela que j’ai toujours désapprouvé le traitement qui vous est réservé au niveau du CNOSF où vous êtes sous représentés.

Mais ce qui se prépare relève d’un tout autre débat.

Le sport ne peut être une simple variable d’ajustement des choix budgétaires du gouvernement. Après avoir été l’une des victimes collatérales de la suppression des emplois aidés, le mouvement sportif est cette fois-ci directement attaqué par une baisse de 6% du budget des sports, et en conséquence par la suppression de 1600 postes de conseillers techniques.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient un an après la désignation de la ville de Paris pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024 et que l’on était en droit de penser au contraire que l’État ferait un effort supplémentaire. Le CNOSF a d’ailleurs lancé une pétition en ligne, sous le titre  » Sport pour tous, Tous pour le sport », pétition que j’ai signée.

Il est évident que si les choix opérés étaient confirmés lors du vote du budget 2019, cela se traduira par la disparition de certains clubs, par le développement de la marchandisation du sport. Les pratiques sportives seront plus chères au moment où le pouvoir d’achat de nombreux français a déjà été touché.

J’ajoute qu’il s’agit d’une vision de court terme, y compris par rapport à la vision du chef de l’État. Vous dites qu’il n’est intéressé que par la performance mais vous, dirigeants de terrain, savez mieux que quiconque que la performance est issue de la détection et que pour que la détection dégage une élite, il faut qu’il y ait un sport de masse.

Nous sommes champions du monde mais sans cette politique menée depuis des années par les petits clubs, sait-on si Kilian M’Bappé aurait pu prendre sa première licence au FC Bondy ? En tout état de cause, il est évident que les choix d’aujourd’hui auront des répercussions sur la préparation des Jeux Olympiques de 2024 et sur ceux de 2028.

Le sport, en France plus qu’ailleurs, doit être considéré comme un investissement et non comme une charge. Avant de claironner sur la reconquête républicaine des quartiers, donnons-nous les moyens d’empêcher une nouvelle dégradation, sachant que le sport y contribue. Ne pas le reconnaître est une faute. C’est ne pas apprécier à sa juste mesure le rôle très important des clubs pour la promotion des valeurs républicaines, le développement de la citoyenneté, le mieux vivre ensemble, le respect de la laïcité, le respect des règles et de l’autorité de l’arbitre au moment où des enseignants se font mettre en joue par des adolescents armés.

Pour toutes ces raisons, vous pouvez compter sur mon fidèle soutien.

Je vous prie de croire, Messieurs les Présidents, en l’expression de mes sentiments les meilleurs

Patrick Allemand

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Un Donald Trump tropical pour le Brésil?

 

Aujourd’hui au Brésil se tient le second tour d’une élection présidentielle qui pourrait menacer sa démocratie encore jeune en cas de victoire de Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite aux idées racistes, machistes, homophobes et nostalgiques de la dictature. Seul un miracle électoral peut désormais empêcher ce scénario puisqu’ il a obtenu 46 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle.

Depuis plusieurs années la société brésilienne change et cette dérive anti-démocratique était prévisible avec la volonté de revanche sociale des classes dominantes à l’encontre des politiques menées sous les présidences de Lula et de Dilma Rousseff, une justice partiale, les problèmes de corruption et une conjoncture économique très défavorable.

Après l’élection de Donald Trump aux États-Unis, celle d’une coalition populiste en Italie et la montée en puissance du néonazisme en Europe, le Brésil peut aussi basculer et élire président un défenseur de la dictature militaire, misogyne, sexiste, raciste, et xénophobe.

Fernando Haddad, son adversaire, est le candidat du Parti des travailleurs (PT), parti qui, malheureusement a participé à la corruption généralisée du système politique brésilien.

Mais la question de la corruption apparait soudain secondaire au regard des menaces pour les libertés. La question posée est celle de la présidence de Bolsonaro, un homme capable de dire publiquement à une députée qu’elle « ne mérite pas d’être violée par lui ». Ou que le problème de la dictature n’est pas d’avoir pratiqué la torture, mais de ne pas avoir tué au lieu de torturer.

Donald Trump est un type bien à côté. Aucun démocrate ne peut rester insensible au drame qui se joue de Sao Paulo à Copacabana dans ce pays qui nous fait tant rêver.

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