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BREXIT !

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L’Union Européenne reste le plus formidable projet politique de la fin du XXème siècle et du XXIème siècle pour adapter le destin de 28 pays aux défis de la mondialisation.

Le vote des Anglais est un coup sévère porté à la construction européenne mais il n’est pas définitif. Ce sont les Anglais qui en seront les premières victimes car cela peut avoir des conséquences non négligeables pour eux. Affaiblissement de la monnaie, hausse du chômage, perte de rayonnement pour la City, arrivée de nouvelles immigrations, etc.

Désormais, l’avenir de l’Europe dépend de la capacité des dirigeants politiques à se mettre à la hauteur des enjeux communs aux peuples de l’Union Européenne.

La question européenne occupera probablement une place importante dans la prochaine élection présidentielle de 2017. Tous les responsables politiques doivent faire les efforts pour ne pas instrumentaliser le défi européen qui est devant nous et éviter de succomber aux tentations populistes ayant pour objectif de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Dans ce contexte, la très bonne image dont bénéficie François HOLLANDE dans l’ensemble des peuples européens, peut permettre à la France de jouer un rôle central dans le redémarrage d’une Europe qui ne pourra se faire contre les aspirations des peuples et qui ne peut plus être un simple grand marché financier et économique. C’est le message principal de ce qui s’est passé hier en Grande Bretagne.

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Observatoire de la laïcité – Les huit constats du troisième rapport qui établit son bilan annuel quant au respect du principe de laïcité.

observatoire-laiciteDans le contexte particulier des attentats, fait à la fois d’inquiétude et d’émotion, l’Observatoire de la laïcité considère plus nécessaire que jamais de dresser l’état des lieux de la laïcité en France avec une grande rigueur d’analyse, d’autant plus qu’elle est un objet important du débat politique.
Il s’agit aussi pour l’Observatoire de la laïcité de veiller à l’application ferme et sereine des principes qui fondent la laïcité et de faire œuvre de pédagogie, pour que chaque citoyenne et chaque citoyen puisse s’approprier la laïcité et la faire vivre au quotidien.
En ce sens, l’Observatoire de la laïcité répond à de nombreuses sollicitations sur les règles d’application du principe de laïcité, et est à l’origine ou partenaire de nombreuses formations qui sont organisées sur la laïcité et la gestion du fait religieux partout en France. Ce rapport en fait largement état.

C’est ainsi qu’a été mené un travail important avec, notamment, le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le Commissariat général à l’égalité des territoires et le Centre national de la fonction publique territoriale afin de réaliser des modules de formation et des kits pédagogiques à l’usage de tous les acteurs de terrain. Le ministère de l’Intérieur et son Bureau central des cultes se sont également mobilisés avec, en particulier, la mise en place de diplômes universitaires de formations civiles et civiques sur la laïcité à destination des fonctionnaires, des ministres des cultes qui le souhaitent et des aumôniers.
Je ne doute pas que le point 4 fera polémique puisque beaucoup ont le sentiment que la situation au coeur de la communauté nationale se tend, que le discours sur la tentative d’une communauté d’imposer son mode de vie aux autres se développe mais les statistiques sont les statistiques. Il y avait l’insécurité et le sentiment d’insécurité, nous allons entrer dans le même type de raisonnement avec la laïcité.

L’Observatoire de la laïcité fait plusieurs constats :

1. Si les formations à la laïcité se sont multipliées, en particulier à l’initiative de l’Observatoire de la laïcité, les autorités compétentes doivent continuer à inciter leurs agents à les suivre et, pour le secteur privé, doivent assurer une diffusion la plus large possible des outils de gestion du fait religieux mis à la disposition des acteurs de terrain.

2. Depuis de nombreuses années, la crise économique et sociale, la trop faible mixité sociale dans certains quartiers et établissements scolaires et le contexte international renforcent certains replis identitaires et différents communautarismes. Ceux-ci conduisent dans certains cas à des pratiques religieuses réinventées et radicales.

3. Dès lors, l’Observatoire de la laïcité appelle l’Etat à ses responsabilités dans la mise en place de politiques publiques ambitieuses et salue les initiatives prises en faveur d’une plus grande mixité sociale et d’un dialogue franc et sincère avec les cultes menées notamment par les ministères de l’Education nationale et de l’Intérieur.

4. Comparativement au bilan de l’année dernière, les atteintes directes au principe de laïcité ne semblent pas en augmentation. L’Observatoire de la laïcité constate en même temps une réelle prise de conscience autour de la nécessaire pédagogie de la laïcité, qui s’illustre par une multiplication des initiatives, des formations, des débats citoyens et des sollicitations reçues quotidiennement par l’Observatoire de la laïcité.

5. La crainte d’un glissement de la laïcité vers une volonté de « neutralisation de la société et des individus » et de son instrumentalisation reste partagée au sein des organisations cultuelles et parfois dans le milieu socio-éducatif.

6. Le traitement médiatique, bien qu’il ait gagné en objectivité, continue de manquer trop souvent de recul, ce qui renforce les confusions et les crispations. L’Observatoire de la laïcité appelle à nouveau les médias à la plus grande vigilance dans le traitement médiatique de tout sujet touchant au principe de laïcité et aux religions.

7. Les actions menées au niveau local par les collectivités, les préfectures, les associations ou les citoyens eux-mêmes ont un impact positif certain tout en restant le plus souvent méconnues. Ces initiatives doivent être mises en valeur et démultipliées sur l’ensemble du territoire.

8. Le principe de laïcité reste mal compris dans de nombreux pays étrangers, souvent interprété à tort comme un principe d’interdit. Cela peut parfois avoir des incidences négatives sur les relations diplomatiques de la France. L’Observatoire de la laïcité considère essentiel de continuer à solliciter les représentations diplomatiques de la France et d’y multiplier les initiatives expliquant ce principe majeur de la République.

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Message de solidarité après l’attentat d’ Orlando

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50 morts, 53 blessés à Orlando en Floride dans une boite de nuit gay. Ayons une pensée pour toutes ces victimes. Elles sont victimes d’un acte homophobe et terroriste, perpetré par un americain d’origine afghane qui a fait allégeance à l’Etat Islamique. Ayons aussi conscience qu’un pareil acte peut se passer à tout moment dans une boite homosexuelle, y compris chez nous. J’adresse un message de solidarité à la communauté gay de Nice choquée par cet acte horrible et je veux lui dire que nous sommes tous concernés.

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L’évolution de la société condamne la radicalité.

L’évolution de la société condamne la radicalité.

Les évènement de ces derniers jours le confirment. Les questions sociétales sont de plus en plus complexes, les questions économiques et sociales ne sont pas en reste.Tout le monde n’en a pas encore conscience parce que les bouleversement n’en finissent pas. Cette évolution perpétuelle donne parfois le vertige mais rend cette période politique hautement passionnante.

Comment la politique peut elle encore influer sur les deux grandes questions actuelles : la mondialisation et la montée du fait religieux. C’est de la réponse à cette question que naitra ou pas le regain d’intérêt pour la politique.

Il y a deux manières de raisonner, pas 36, deux.

Ceux qui pensent qu’on peut changer les fondamentaux, le concept de démondialisation économique par exemple. Mais qui à contrario pensent que la mondialisation des images et des idées peut nous permettre de lutter contre la montée du fait religieux en exportant le concept de laicité. Ceux là sont à l’opposé de la belle formule de Jaurès « comprendre le réel pour aller à l’idéal ». Leur défi est de rendre possible leur idéal en niant l’existence des contraintes. L’exemple le plus flagrant est celui de la Grèce et du formidable mensonge d’Alexis Tsipras se dressant contre l’Europe en campagne électorale pour s’accommoder ensuite de ses recommandations, infligeant aux grecs une potion de rigueur contre laquelle ils s’étaient imaginé voter en votant Tsipras.
Dans le même ordre d’idée, il y a toujours cette arrogance française qui pense détenir la vérité révélée sur un modèle de société à construire, s’inspirant de ce que nous sommes. Les printemps arabes ont démontré que ce n’était pas aussi limpide. Notre naiveté nous a conduit à ce moment là à imaginer que la chute des dictatures provoqueraient l’avènement de démocraties construites sur le modèle occidental. Mais exception faite de la Tunisie, ce n’est pas ce qu’il s’est produit et il n’y a eu d’autres solutions, soit de laisser des régimes autoritaires reprendrent le contrôle, c’est le cas de l’Egypte, soit de laisser le chaos s’intaller. C’est la situation de la Libye, de la Syrie, de l’Irak, chaos qui transforment ces terrtoires en refuges de tous les fanatismes religieux et en base arrière pour actes terroristes.

C’est cette arrogance qui amène certains d’entre nous à traiter de crétins ceux qui n’entrent pas dans ce moule, moule de la radicalité. L’intolérance devient un concept partagé incompatible avec le concept de société apaisée que nous espérons encore léguer à la génération suivante.

A l’opposé il y a une autre conception ces choses, un autre raisonnement qui consiste à dire, voilà quel est le monde d’aujourd’hui, voilà quelle est sa complexité. Nous n’avons pas la capacité de la changer parce que les logiques libérales mondialistes sont dominantes en puissances économiques, voire démographiques (selon comment on place la Chine). dans ce cadre, de quelles marges de manoeuvre disposons nous pour lutter contre l’exclusion, construire une société plus juste et plus fraternelle. La définition des marges de manoeuvres nécessite à contrario du premier rasionnement d’avoir une connaissance parfaite des contraintes plutôt que de les occulter volontairement. pour ena voir un peu joué au Bourget, françois Hollande le paie encore aujourd’hui.
Cela passe par le dialogue, dialogue dans l’entreprise, dialogue dans la fonction publique, dialogue dans l’éducation nationale, dialogue sur la laïcité, sur l’interreligieux,
Cela passe par la négociation donc par une démocratie plus vivante et plus achevée, par la capacité à construire des alliances sur les grands sujets universels comme la COP21. Parce que els alliances de demain seront internationales ou ne seront pas. Cette méthode privilégie le réformisme à la rupture et la recherche du compromis supranational comme objectif ultime car seul capable de donner une réalité aux équilibres nationaux.

Elle est nettement moins sexy, moins pure, mais elle peut conduire à cette société apaisée où le progrès social prend d’autres formes que le simple matérialisme.

En conclusion, selon mon analyse, la radicalité vit ces derniers moments comme alternative imaginable mais elle ne le mesure pas. Il n’est pas impossible malheureusement qu’un passage par une prise de pouvoir par son expression ultra libérale, l’extrême droite, ait lieu. La radicalité de gauche n’a pas cette perspective. sa seule victoire peut être de provoquer momentanément la défaite ou l’impuissance du réformisme.

A l’inverse le réformisme est en train de gagner cette bataille sur le long terme mais ces acteurs actuels sont loin d’en avoir le sentiment dans ce contexte de tension et de rejet généralisé.

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Un Conseil municipal extraordinaire convoqué pour évoquer la question des mosquées et de l’islam à Nice

2016-04-25-CM-PA 

Je veux commencer par affirmer que le principe même de la tenue de ce conseil municipal extraordinaire convoqué pour évoquer la question des mosquées et de l’islam à Nice est une triple  faute :

– Une faute politique parce que vous nourrissez le populisme et que vous chassez à nouveau sur les terres du Front national. Je pensais pourtant que vous aviez retenu la leçon des élections régionales, au moment où vous aviez déclaré : « J’ai changé ». J’ai compris qu’il ne fallait pas nourrir le discours de la surenchère à droite, parce qu’en fin de compte il fait monter l’extrême droite. Ces bonnes résolutions ne semblent pas avoir survécu au delà des élections internes aux Républicains et des conclusions que vous en avez tirées.

– Une faute administrative volontaire puisque sur les 5 délibérations, une seule est juridiquement nécessaire, la 0.2, peut être la 0.3. Les 3 autres sont inutiles. Vous auriez pu mettre en œuvre les mesures proposées sans délibération. Cela démontre votre désir de les afficher politiquement. Au lieu de faire délibérer le Conseil municipal sur des délibérations qui ne servent à rien, vous feriez mieux de remplir vos obligations légales en inscrivant à l’ordre du jour la discussion sur le rapport de la chambre régionale des comptes sur la SEMIACS.

– Une faute morale enfin, parce que son caractère extraordinaire révèle une démarche sciemment stigmatisante. Vous montrez du doigt une communauté. Or votre responsabilité en tant que maire de la ville doit être au contraire de rassembler, de faciliter le vivre ensemble. Et non de dresser les gens les uns contre les autres, ou d’alimenter les peurs.

Mes collègues interviendront sur la 0.1, et la 0.3 essentiellement, les 0.4 et 5 relevant de la responsabilité de l’Etat qui a la pouvoir de fermer les salles de prières notamment en période d’état d’urgence au vu d’éléments tangibles (Ripert : délibération 0.4) autres que vos allégations infondées (Pégurier : délibération 0.5).

J’en viens donc à la 0.2

Bien entendu vous auriez souhaité que le préfet suive l’avis du commissaire enquêteur, car en effet, c’est sans surprise que celui-ci, chargé du rapport sur la DUP pour la création d’une crèche rue Pontremoli, a conclu à un avis favorable. La procédure d’instruction de la DUP ne pouvait qu’aboutir à ce résultat puisqu’il s’agissait de déterminer si ce besoin était d’intérêt général
Toutefois je rappelle que l’avis du commissaire enquêteur n’est que consultatif et que le préfet n’est pas tenu de le suivre et il ne l’a pas suivi. D’ailleurs, s’il le suivait, il reste des voies de recours et c’est une longue bataille juridique qui s’annoncerait.
Par ailleurs, le préfet a un an pour signer la DUP et il n’a pas dit qu’il ne la signerait pas puisqu’il y a deux conditions à remplir, un legs de la part du propriétaire et l’entrée au conseil d’administration des deux autres sensibilités représentant le culte musulman sur la ville. Pourquoi cet empressement. Laissons du temps au temps.

Le legs, vous savez qu’il va intervenir puisqu’il n’y a plus aucun obstacle juridique. Tant que l’association était culturelle donc régie par la loi de 1901, il ne pouvait y avoir ce legs tout simplement parce que vous auriez pu le préempter. Désormais c’est une association cultuelle loi de 1905, ce qui veut dire que vous ne pouvez plus préempter le legs.

Quant à la seconde condition, je ne sais pas qui fait parler qui. Je fais référence au courrier que vous avez adressé au Préfet des AM où vous dites avoir rencontré messieurs Bekri et Aïssaoui et avoir constaté qu’à ce jour ces conditions ne sont pas remplies. Mais je sais par contre qui écrit quoi et j’ai là en main un courrier signé par quatre responsables religieux dont messieurs Aïssaoui et Bekri, mais également messieurs Chatti et Magmadov daté du 12 janvier 2016 où ils disent notamment « nous tenons solennellement à vous dire que nous ne nous sommes jamais prononcés contre votre projet », dénonçant unanimement le sous dimensionnement des lieux de prières à Nice. Je n’ai bien entendu pas le temps de la lire.

Ce qui choque dans cette affaire, c’est que la mairie a donné une autorisation de travaux, que plusieurs centaines de milliers d’euros de travaux ont été fait et que cette mosquée est prête à ouvrir.

Ce qui choque dans cette affaire, c’est que vous ne pouvez pas nier l’antériorité du projet de la mosquée par rapport au projet de la crèche, ce que vous rappelez au 31ème considérant en citant le Préfet. Empêcher la construction d’un lieu de culte musulman, les maires successifs ont démontré leur savoir-faire, et dans les faits, il n’y a aucune différence entre un Peyrat qui préempte un local pour en faire un local à poubelle et un Estrosi qui en préempte un autre pour en faire autre chose.
Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas d’empêcher la construction, il s’agit d’empêcher une ouverture et donc de détruire. La symbolique n’est pas la même.

Ce qui choque dans cette affaire, c’est qu’elle est strictement politique. D’ailleurs, vous l’avez clairement exprimé le 20 octobre 2012 : « J’utiliserai tous les moyens juridiques en ma possession et chacun sait que chaque fois que j’ai voulu m’opposer à un lieu de culte, j’ai trouvé les moyens juridiques ». Déclaration publique ô combien précieuse si demain s’ouvrait une procédure contentieuse. Car la jurisprudence du Conseil d’Etat, enfin pourrais-je dire, est claire. Le rôle d’un maire n’est ni d’entraver la liberté de culte, ni de mettre un culte sous tutelle. C’est un abus de pouvoir.
C’est en persistant dans cette voie de l’humiliation et en refusant une reconnaissance légitime à nos concitoyens de confession musulmane que l’on alimente l’islam des caves et des garages, la clandestinité avec au final la radicalisation des jeunes, nombreux à Nice, à avoir rejoint la Syrie.
C’est pour toutes ces raisons que nous voterons contre cette délibération.

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