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Combien d’attentats ont été évité grâce à la vidéosurveillance, la réponse est zéro !

Laurent Mucchielli

C’est ce que le sociologue niçois Laurent Mucchielli spécialisé dans la vidéo surveillance, est venu dire hier soir à Nice à une réunion organisée par la LDH.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu autant d’intérêt à écouter un intervenant brillant développant un propos qui avait une vraie cohérence.

Laurent Mucchielli a également rappelé que l’influence de la vidéosurveillance sur les actes de délinquance sur la voie publique était minime. les images ne jouent un rôle déterminant que dans 1 à 3% des cas. Par exemple à Marseille ce sont 600 cas sur un total de 60000 actes de délinquance.

A également été évoquée l’ambiance générale anxiogène qui conduit des communes à s’équiper alors qu’il n’y a pas le moindre risque sécuritaire, notamment des villages ou des petites villes où le ration caméra par habitant est très élevé.

En réalité, il n’y a pas suffisamment de personnel derrière les écrans, aussi même si le risque sécuritaire existe, notamment dans les grandes villes, la personne en poste ne voit pas grand chose. Ainsi il y a un glissement de finalité et les agents qui s’ennuient font autre chose et notamment de la vidéo verbalisation.

Enfin il a été démontré que dans plusieurs villes, les chiffres de la délinquance baissaient dans les quartiers bien équipés en caméras mais que le volume global de délinquance sur la ville était stable, ce qui tend à prouver que la délinquance se déplace.

Le problème c’est que ce système s’auto-alimente et est un vrai business. Plus il y a de caméras, et plus il faut du personnel derrière les écrans pour visualiser.

La vidéosurveillance pèse considérablement sur les dépenses de fonctionnement, et souvent au détriment d’autres secteurs des politiques municipales.

S’en est suivi un débat assez intéressant. Une soirée de réflexion très enrichissante.

(photo en pj)

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Contrat financier entre l’Etat et la ville de Nice : Pourquoi nous nous sommes abstenus ?

PA et PC en CM du 16-04-2018

Intervention de Patrick ALLEMAND lors du conseil municipal du 16 avril 2018 avec une seule délibération à l’ordre du jour :

Délibération 1.1 : Contrat financier 2018-2020 entre la ville de Nice et l’Etat

Voici l’intervention que j’ai faite pour notre groupe lors de ce conseil municipal extraordinaire qui ne comportait qu’une seule délibération à l’ordre du jour.

« Nous voici réunis pour une nouvelle opération de communication de votre part. Vous avez effectué une véritable mise en scène puisque vous avez convoqué un conseil municipal pour un seul dossier : la signature entre la ville de Nice et l’Etat d’un contrat financier sur les années 2018-2020. Ce n’est pas la première fois que lorsque les difficultés s’amoncèlent, vous tentez d’en prendre le contrepied. Vous avez donc choisi de donner à cette délibération une portée particulière. J’en suis satisfait parce que cela va nous permettre de repréciser certaines choses.

J’invite ceux qui veulent se divertir et passer un bon moment à aller sur le site de la ville de Nice www.nice.fr pour trouver quelques perles. Vous allez à la présentation du budget, il est indiqué 0% d’augmentation de la fiscalité. Ce n’est pas tout à fait exact puisque la surtaxe sur les résidences secondaires a été portée au taux maximum de 60%.Un peu plus loin se trouve le pacte de confiance avec l’Etat. Et on y lit : « Nice, ville pilote », « la ville de Nice sélectionnée pour sa bonne gestion! »

Excusez-moi mais je pense que même « la Pravda » n’aurait pas osé écrire une chose pareille ! Comment peut-on dire qu’une ville dont la capacité de désendettement est de 16,38 ans en 2018, est un modèle de bonne gestion, alors que vous êtes sur ce critère, plus de 4 ans au dessus du maximum national qui est fixé à 12 ans.

Par ce contrat financier, l’Etat nous rappelle que Nice est en France et que ce sont les modalités de calcul de la Chambre Régionale des Comptes qui s’appliquent et non les vôtres ! Cela fait des années que j’alerte sur la capacité de désendettement, que je dis que nous sommes sur le fil du rasoir, que nous sommes aux limites des 12 ans, et qu’avec constance, Monsieur Pradal, me rétorque que c’est faux.

Et là, la situation apparaît au grand jour. Elle est même pire que ce que j’imaginais. Je ne prendrai qu’un seul exemple pour vous épargner une énumération cruelle. Le ratio de désendettement était de 13,69 ans en 2014 et de 13,16 années en 2015. Alors je vous invite à aller voir le procès verbal de la réunion du conseil municipal du 20 juin 2015. En page 34, vous nous annonciez royalement 8,25 ans, alors que dans le contrat que vous vous apprêtez à signer, il est écrit, en toutes lettres, 13,16 années. Vous n’allez tout de même pas signer un document qui est faux. Alors vous voyez : 8,25 ans monsieur Pradal, 13,16 ans la CRC. Vous allez signer ce contrat, c’est donc que vous reconnaissez ce chiffre. Alors vous avez menti, menti au conseil municipal, menti à la presse, menti aux Niçoises et aux Niçois.

En effet, ce n’est pas vous qui fixez les règles mais ces fameux magistrats de la CRC, parce que ce sont les mêmes règles de calcul qui s’appliquent partout, dans toutes les collectivités de France. Et, vous avez encore le culot de dire que vous avez été sélectionné pour votre bonne gestion ! La vérité c’est que vous nous proposez de voter un plan de sauvetage où vous êtes obligé de passer sous les fourches caudines de l’Etat.

Vous dites vous engager pleinement dans cette nouvelle méthode, mais la vérité c’est que vous n’avez pas le choix, sinon vous l’auriez évité.Vous n’êtes pas sous tutelle de l’Etat mais presque puisqu’au travers de ce contrat financier, l’Etat vous fixe des objectifs de maitrise des dépenses publiques. Vous n’avez pas le choix, sinon le maintien des dotations globales de fonctionnement à ce niveau ne vous serait pas garanti.

Ces contrats financiers exigent de la part des collectivités trois engagements sur 2018-2020.
-une variation maximale des dépenses réelles de fonctionnement de 1,2% par an.
-une baisse du besoin de financement.
-une amélioration de la capacité de désendettement au dessous du seuil de 12 années.

L’ensemble est assez rigide. Néanmoins, le taux de 1,2 % de variation des dépenses réelles de fonctionnement peut être modulé à la hausse ou à la baisse dans la limite maximale de 0,15 % pour chacun des facteurs suivants : démographie, logement, revenu, politique de la ville, mais aucun de ces facteurs ne justifie cette modulation.

Il n’en est pas de même pour l’évolution des dépenses réelles de fonctionnement puisqu’elles ont connu une hausse de 1% entre 2014 et 2016, alors que la moyenne des communes en France affichait sur la même période une baisse de 0,61% des dépenses, soit un différentiel supérieur au seuil de 1,5%. Le taux de variation a donc été ramené à 1,05, seuil que vous avez souhaité abaisser de vous même à 0,75%. Cette décision n’est guère rassurante pour le maintien de la qualité des services publics municipaux qui se trouveront amputés de 5 millions d’euros de plus par rapport à la demande de maitrise des dépenses de l’Etat.

En conclusion, nous ne pouvons pas approuver ce dossier car cela reviendrait à cautionner vos choix politiques que nous avons combattus, votre mauvaise gestion et ce mensonge sur la capacité de désendettement.
Nous ne pouvons pas non plus voter contre car même si ce contrat est assez rigide, il nous garanti le montant des dotations de fonctionnement de l’Etat pour les trois exercices à venir. Vous seriez capable de dire que je préfère une hausse des impôts à la garantie de stabilité de ces dotations.

Nous avons donc choisi de nous abstenir.

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L’accès aux soins : la maison de santé de La Trinité

Maison sante

J’étais à son inauguration ce matin à l’invitation de Ladislas Polski. Je salue cette magnifique réussite qui est tout un symbole. En effet, ce concept de maison de santé a été créé dans notre région sous la présidence de Michel Vauzelle et c’est Ladislas qui avait cette politique en charge.

Les premières ont été rurales mais il est très vite apparu nécessaire de créer ce type de structure à la périphérie des grandes villes. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette initiative.

Avec ses associés, Ladislas a mis ses actes en accord avec son discours. Des généralistes bien sûr, mais aussi une équipe pluri-disciplinaire comprenant une diététicienne, un psychologue, un gastro-entérologue, et d’autres, effectuant des demi-journées de consultations.

Des formations, une concertation avec les infirmières libérales, bref un vrai travail d’équipe qui dépoussière un certain nombre de pratiques. Avec Marc-Antoine Orsini.

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Centre de rétention : Pas chez moi, chez le voisin !

Prison Nice

Cette droite locale est décidément impayable. Toujours prompte à tenir un discours de fermeté, elle est beaucoup moins enthousiaste quand il s’agit d’apporter des réponses concrètes.

Alors qu’il y a quelques jours, le deux leaders de la droite locale se déchiraient à belles dents sur l’emplacement de la prison, cela recommence avec le centre de rétention. En utilisant la bonne vieille recette du populisme.

Estrosi fait croire qu’il veut la prison à Nice mais il ne propose rien. Les mois passent et il bloque le projet le plus rationnel, celui d’une nouvelle prison, voire d’une prison complémentaire (si on réhabilite l’actuelle) à Saint Laurent du Var. La prison est le cadet de ses soucis, mails il veut défendre la position du maire de Saint Laurent par opportunisme. Eric Ciotti annonce clairement son choix : Saint Laurent du Var. A noter que les seuls terrains susceptibles à Nice d’accueillir une nouvelle prison sont ceux d’Auvare et de la gare Saint Roch, tous deux situés dans la circonscription de monsieur Ciotti.

Concernant le Centre de rétention, Estrosi le souhaitait près de l’aéroport, puis il a opté après avis du ministre de l’Intérieur pour le positionner dans le projet de la maison de sécurité, dans l’ancien hôpital Saint Roch. Eric Ciotti s’y oppose. Le FN, et notamment le conseiller régional Vardon, combat aussi cette idée par simple opportunisme électoral.

Cette guéguerre commence à lasser les Niçois car, pendant ce temps, les dossiers n’avancent pas.

Pour ce qui me concerne, j’ai toujours essayé de prendre de la hauteur sur ces dossiers délicats et d’avoir une position qui tende vers l’intérêt général.

Ainsi, il me paraît logique que le site de Saint Laurent du Var accueille un établissement pénitentiaire moderne dont la capacité reste à déterminer en fonction de l’option choisie ( destruction ou réhabilitation de l’actuelle prison).

De la même manière, positionner le centre de rétention à côté de l’aéroport en dit long en matière de symbolique et je pense que l’insertion du centre de rétention dans le projet de la maison de la sécurité, dans l’ancien hôpital Saint Roch, offre les meilleurs garanties de contrôle et de sécurité compte tenu de la proximité d’importantes forces de police.

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Pourquoi j’ai signé un communiqué sur la venue de Dieudonné !

Dieudonne

Certains ont pu être étonnés de voir « Nice au Cœur » signataire d’un communiqué commun concernant la venue de Dieudonné à Nice le 7 avril dernier, avec notamment Attac, Ensemble 06, la France Insoumise 06, la LDH, le MRAP, le NPA 06, le PCF 06, le PS 06, l’Union syndicale Solidaires 06 et l’association ‘Tous citoyens ».

Bien sûr, il y a un abîme entre le NPA et moi-même. Nous n’avons pas la même lecture des questions économiques et sociales ! Mais il y a des symboles qui doivent nous rassembler au delà de tout ce qui nous sépare. Dieudonné en fait partie.

Je ne pense pas que sa venue doive être banalisée. A un moment où antisémitisme reprend de la vigueur en France, où une femme, Mireille Knoll a été assassinée parce que juive, cet acte commun était important.

Il ne faut ni oublier ses amitiés avec Jean Marie Le Pen, ni ses sympathies pour le négationniste Faurisson ou Alain Soral.

Cela fait bien longtemps que cet antisémite, condamné par la justice à plusieurs reprises, ne fait plus rire grand monde !

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