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Catégorie — Vœux nouvelle année

Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2018 de santé, bonheur et réussite

 

Carte voeux PA-2018

 

Vous trouverez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à l’occasion de mes vœux aux Niçoises et Niçois, samedi 13 janvier 2018, à la salle Black Box de Bon Voyage :

« Je veux commencer par remercier Françoise Assus-Juttner qui s’est acquittée avec sa gentillesse habituelle et avec brio de sa tâche. Elle va remplacer Nikos Aliagas pour la prochaine saison de The Voice. Et puis remercier mon équipe, celle de Nice au Cœur autour de Fouzia Ayoub pour toute cette organisation.

Je vous souhaite à tous une bonne année et surtout une bonne santé. Le reste dépend de chacun d’entre nous, de son parcours, le reste est intime mais sachez que je vous souhaite à tous le meilleur et du fond du cœur.

Il s’en est passé des évènements depuis les vœux de l’an passé. 2017, c’est l’année où les Français se sont prouvés qu’ils pouvaient transformer la vie politique par leurs bulletins de vote : une élection présidentielle incroyable, des élections législatives renversantes.

Je ne m’étendrai pas longtemps sur les enjeux nationaux, c’est trop « casse gueule » pour moi aujourd’hui, et puis je pense que le temps est à l’humilité et non aux certitudes. Alors que la situation politique n’a jamais été aussi complexe, les jugements n’ont jamais été aussi rapides et simplistes.

Je le dis clairement, je fais de la politique pour améliorer le sort des gens. Le socialisme est mon idéal mais je souhaite que ce gouvernement réussisse pour le bien de tous. Et je pense que ceux qui spéculent sur l’échec de Macron pour revenir à la reconstruction des deux grands partis de gouvernement , au bon vieux clivage droite gauche, se trompent.

Alors, on va dire Allemand il est de droite ! Vous croyez sincèrement qu’avec tout le parcours politique que j’ai accompli, je deviendrai de droite ? Je suis viscéralement de gauche. Mais je tire simplement les conséquences de ce qui se passe là devant nous et que nous ne nous ne voulons pas comprendre parfois parce que cela nous sort de notre zone de confort. Ce clivage est obsolète parce que l’Europe et la mondialisation l’ont fait voler en éclat. Ce clivage qui a eu du sens est dépassé parce que les Français ne s’y retrouvent plus. Avant, c’était simple, ils étaient ou de droite ou de gauche. Aujourd’hui, finalement ils ont mieux appréhendé la complexité du monde que les responsables politiques.
Avant, si on était libéral et conservateur, on était de droite
Si on était dirigiste et progressiste, on était de gauche
C’était simple, mais, c’était avant.
Mais aujourd’hui, en plus, il y a l’Europe et la laïcité qui laissent apparaître de nouvelles zones de fracture. Le résultat, c’est que les Français sont divisés en 4, voire 6 blocs. Et ce sont les socialistes qui ont été les plus impactés.

Je suis heureux de vous retrouver parce qu’il y a de l’amitié entre nous, de la confiance, mais aussi parce que cette plateforme citoyenne, Nice au Cœur, à laquelle je sais que beaucoup ne croient pas, cette plateforme, c’est un carrefour, un carrefour où chacun peut se retrouver, se parler de manière apaisée parce que la première chose dont nous manquons cruellement en ces temps incertains et difficiles, c’est de fraternité et de tolérance.

Il y a une dérive inacceptable qui prospère sur les réseaux sociaux et qui met en danger notre fonctionnement démocratique. Le débat connaît une violence verbale ou écrite sans précédent.

L’injure est devenue banale. Il y a un besoin de cataloguer tel ou tel responsable politique, de le faire entrer dans telle ou telle case. Quelles que soient les pressions, rien ne me fera dévier de la ligne de conduite que je me suis fixé. Mais enfin, il faut que vous sachiez que j’ai une équipe de « snipers », ce sont des bénévoles, présents sur les réseaux sociaux qui n’hésitent pas à me défendre lorsque je suis attaqué sur mes posts. Je pense notamment à Jaz.

Je vais vous donner un seul exemple de cette dérive, de cette intolérance, un seul.

Parce que je défends la mosquée En Nour, je serais communautariste, moi qui ai toujours combattu le communautarisme parce que je considère que c’est un danger pour la République.

Parce que je défends la mosquée En Nour, je serais un opportuniste et un clientéliste. Vous savez à Nice, défendre une mosquée, ça attire plutôt des ennuis que des électeurs !

Non, je défends cette mosquée parce que c’est à la fois une cause juste et un symbole.

C’est une cause juste parce qu’elle permet de rappeler ce qu’est une République laïque et ce qu’elle ne peut être. La laïcité, c’est un instrument de liberté et d’émancipation, ce n’est pas un outil de coercition.

La laïcité, ce n’est pas une religion d’Etat, c’est garantir à chacun sa liberté de croire ou de ne pas croire, à l’intérieur des règles de la République qui nous fédèrent, et d’exercer son culte librement dans le lieu de culte de son choix. C’est cela et rien de plus.

En Nour, c’est aussi un symbole. Depuis des années, En Nour défie le maire de Nice sur le terrain du droit et démontre qu’à Nice aussi, même si c’est plus difficile, il y a un état de droit. Furieux après En Nour, le maire s’est un jour, en séance publique du Conseil municipal, laissé aller à dire qu’il trouverait toujours les moyens juridiques de s’opposer à la construction d’une mosquée s’il ne l’a pas décidé lui.

C’est ainsi que l’on a vu surgir cette brillante idée de mise en place d’une déclaration d’utilité publique pour expulser la mosquée et construire une crèche à la place. Mais le préfet de l’époque, le préfet Colrat, un grand serviteur de l’Etat, ne s’est pas laissé intimider et a refusé de signer cette DUP.

Alors, le maire a fait appel auprès du conseil d’Etat, la plus haute juridiction, et il a perdu.

Il a perdu parce que le Conseil d’Etat a rappelé que le rôle d’un maire était de faciliter l’exercice des cultes, et non de les administrer, encore moins de les entraver. La mosquée a donc ouvert depuis un an et demi, elle développe son activité en bonne intelligence avec le voisinage. Tout le monde pensait ce dossier définitivement classé mais c’était méconnaitre la détermination du maire qui a relancé l’affaire.

Nous voici à l’aube d’un nouveau contentieux juridique et je voulais redire, à ceux qui le subissent, mon soutien et ma solidarité.

Il ne faut pas se laisser faire. Il faut que vous preniez conscience de ce que vous représentez comme engagement, comme citoyenneté, comme force aussi. C’est chacun d’entre vous qui est le symbole de ce Nice qui résiste, de ce Nice qui ne renonce pas ! C’est à vous que je veux rendre hommage. Sans vous, nous n’y arriverions pas ! C’est chacun d’entre vous, que vous soyez militants politiques, syndicaux, associatifs ou citoyens qui m’avez permis avec Nice au Cœur de m’extirper des appareils politiques, d’avoir pu prendre de la hauteur et d’être un homme de gauche à la parole libre.

Nous sommes, on m’a communiqué le chiffre. 312. Sincèrement qui peut faire à Nice parmi les progressistes, une salle pareille ? Personne ! Et nous le réussissons parce que nous sommes ensemble, parce que Nice au Cœur nous rassemble, parce que nous sommes un collectif qui grandit chaque semaine, parce que nous sommes la force du rassemblement qui au fil des mois à venir va démontrer que c’est terminé le temps des accords d’appareil qui étaient l’addition de coquilles vides ou à moitié pleines. Cela appartient au passé et ceux qui ne l’ont pas compris, après le séisme de 2017, s’apprêteront à revivre le même cauchemar en 2020.

Ce que nous sommes, nous allons maintenant en 2018, commencer à le transformer en dynamique. Cela s’appelle l’engagement ! J’ai entendu, il y a quelques temps, un élu au conseil municipal dire après la perte de la Région, Allemand on en parlera plus dans quelques semaines, et le même redire après les présidentielles, cette fois on va en être débarrassé. Et nous sommes là, plus nombreux que l’an passé. Pourquoi ?

Il y a deux raisons :

La première tient à ma façon de faire de la politique. Nous avons construit au fil des années une relation éthique, politiquement authentique, exigeante parfois mais d’égal à égal. Lorsque j’étais 1er vice-président à la région, j’ai subventionné des associations bien sûr mais je n’ai jamais exigé de contreparties. Ceux qui croyaient en moi, et qui voulaient m’aider, tant mieux, mais les autres avaient le droit de vivre. Je n’ai jamais pratiqué le clientélisme. Un vilain mot malsain, qui crée des relations artificielles, des relations de vassalité.

Ces relations là ne durent pas. Le jour où vous avez les poches vides, les gens se détournent et vous récoltez ce que vous avez semé. Eh bien ici, j’ai les poches vides et vous êtes de plus en plus nombreux. Parce qu’il y a toujours eu du respect et jamais de clientélisme.

La deuxième raison, elle tient en un seul mot : l’espoir. C’est que cette salle représente l’espoir d’autre chose ! C’est ce qui nous fonde, c’est de donner de l’espoir à notre ville, aux Niçoises et aux Niçois parce que Nice, on ne la transformera pas si nous ne portons pas d’espoir, si nous ne leur montrons pas comment en même temps, nous pourrons améliorer le quotidien et le vivre ensemble.

Il faut que cette ville soit une, il faut la décloisonner, il faut que ça circule, que les gens s’ouvrent, qu’ils se découvrent, qu’ils se nourrissent de leurs différences. C’est cela l’espoir que nous portons, C’est cela le discours que nous tenons au quotidien dans nos entreprises, dans nos associations pour faire avancer notre démarche.

C’est cette vision que nous défendons avec mes collègues au conseil municipal dont je salue le travail à mes côtés, Christine Dorejo qui est présente et Paul Cuturello qui nous regarde depuis Tenerife. C’est cette vision que nous partageons avec les responsables politiques, qu’il s’agisse de Ladislas Polski, de Nathalie Audin, de Khaled Ben Abderrahmane ou de Xavier Garcia qui sont dans cette salle parce qu’ils ont compris.

Alors, il y a des leviers pour construire ce décloisonnement et cet espoir. Nous devons nous servir de ce qui ne dépend pas de nous et l’améliorer avec ce qui dépend de nous. Des leviers j’en vois 5 : l’école, l’emploi, le sport, la culture et le logement.

Cet espoir nous devons d’abord le redonner par l’école. L’école c’est là que se construit une société, ce n’est pas par la prison ou par la haine. Il faut refuser le chômage de masse dans certains quartiers. Cela existe à Nice ! La pauvreté, l’assignation à résidence dans les quartiers comme disait Macron, cela existe ici, près de nous. Il y a des quartiers où une politique suicidaire d’attribution des logements sociaux a conduit à concentrer les difficultés et à pratiquer la forme la plus dangereuse de communautarisme. Alors, on dit souvent que l’Etat n’est plus chez lui, mais parce que souvent, c’est la République qui a reculé. Je ne suis pas pour le défaitisme, je ne crois pas aux fatalités. C’est pour cela que je suis avec beaucoup d’attention deux mesures qui ont été prises récemment : le dédoublement des classes de CP et de CE1 jusqu’à 12 élèves pour apprendre à lire, à écrire et à compter, et, la reprise des études dirigées parce que les inégalités, ce n’est pas à l’école qu’elles sévissent, c’est quand l’école est terminée.

L’espoir, c’est aussi le travail qui doit le redonner et là aussi, il faudra suivre avec beaucoup ‘attention la nouvelle politique de la ville.

C’est terminé les zones franches où l’on demandait aux entreprises de s’installer dans les quartiers afin de bénéficier des allègements de charges sociales et qui permettaient d’embaucher les jeunes sur place. Ce dispositif avait un défaut majeur, c’est que l’on ne sortait pas du quartier. Ce n’est pas comme cela que l’on construit une communauté, la communauté, c’est l’ouverture et le partage.

C’est pourquoi il faut voir ce que donnera le développement des « emplois francs » parce que la logique est inverse. Les aides ne sont plus attribuées à une entreprise dans le quartier, elles sont fléchées sur le jeune où qu’il aille. Un jeune de l’Ariane, jeune diplômé, pourra aller voir un chef d’entreprise à Sophia Antipolis en lui disant, « prenez-moi » je vous coûterai 30% de moins parce que je viens de l’Ariane. Quel changement. Voilà un dispositif qui va transformer un handicap en une discrimination positive. Venir de l’Ariane va devenir un atout. Tout cela permettra aux gens de circuler parce que, pour éviter qu’une ville se sclérose, il faut que ça circule. Et je ne peux passer là dessus sans redire mon attachement à l’extension de la ligne 1 du tram vers l’Ariane et La Trinité chez Ladislas.

Nous devons redonner l’espoir par la culture. Parce que la culture, c’est ce qui nous rassemble et nous rend meilleur, parce que la culture, ça décloisonne.

Et je veux saluer ici le travail d’Irina Brook, la directrice du TNN qui est en train d’ouvrir le théâtre à tous les quartiers. Nice est une ville de culture. Je ne vais pas me lancer dans une énumération de tous ceux qui ont marqué l’histoire de notre ville, qu’ils soient musiciens, écrivains ou peintres. Mais retenez seulement une chose. Citez-moi une seule ville qui a donné au monde deux prix Nobel de littérature contemporain. Il n’y en a qu’une, c’est Nice ! Avec Jean Marie Le Clézio et Patrick Modiano. Mais la culture, elle bouge, elle est polyforme, elle est ce que nous avons vu tout à l’heure, les danseuses de l’association Young Dream, entourée de leur coach Youssri et de leurs professeures. Enza, Luana, Izaïdy, Emmy, Melissa, Ivana, Tatiana, Virginie, Ariane, Houleye, Keylane. Ce bouquet de prénoms c’est ma conception de la culture. La culture, c’est C2K, c’est « mon pote » qui nous fait passer le frisson en chantant « partis trop tôt », la culture c’est enfin Lady G et Badou la rencontre d’une citoyenne du monde avec le talent africain. Tous sont là, tous sont venus bénévolement parce que ce qu’ils avaient envie de nous faire partager ce qu’ils sont.

Nous devons aussi redonner l’espoir par le sport. Moi je suis un enfant de la génération du « Gym » qui terrassa au stade du Ray, un soir d’automne, le grand Barcelone 3 à 0. Xavier est de la génération qui vit le « Gym » faire exploser le Racing Club de Strasbourg 6 à 0.

Nous sommes devenus supporter du « Gym » parce que c’est le club de notre ville, parce qu’ils nous ont fait rêver quand nous avions 15 ans, parce qu’ils nous ont fait pleurer. Voilà pourquoi le sport est fédérateur, voilà pourquoi un stade décloisonne. Quand je vois les petits de l’USONAC sortir, aller jouer dans le Var, ou dans toute la région? Je vous pose la question : Qu’est ce qui, en dehors du sport, les feraient sortir de leur quartier ? Quand je vois dans la salle Zoubaïr Mamoudi, qui fut champion du monde de kick Boxing et qui est un ami, je vous pose la question : Combien de jeunes, qui ont rêvé de lui ressembler, sont allés à la salle apprendre la douleur mais aussi le respect de l’autre ?

Cet espoir, c’est aussi celui de combattre au quotidien avec nos moyens faibles pour le moment, la pénurie de logements sociaux qui frappe notre ville. Il n’est pas normal que l’on attende 6 ans et parfois plus, un logement social. Il n’est pas normal que certaines situations prioritaires ne trouvent pas de solution. Je pense, à cet instant, à Bernard Lesieur, qui a dormi des mois dans sa voiture et que la générosité de citoyens a sauvé d’une mort possible parce qu’à la période grand froid, aucun hébergement ne voulait l’accueillir parce qu’il avait un petit chien. Il n’est pas normal que certaines familles, en attendant, consacrent 40 %, 50 %, et parfois plus de leurs revenus pour se loger, pouvant ensuite à peine vivre. Nous devons porter, chacun d’entre nous, cette revendication de construire plus de logements sociaux.

Et quand je lis que le maire de Nice se félicite de voir le prix des logements augmenter de 10 % et d’y voir le symptôme de l’attractivité de sa commune, je me demande s’il a toute sa raison. C’est archi faux. Nice et la métropole ont perdu des habitants entre les deux derniers recensements. Nous sommes les seuls dans ce cas. Toutes les métropoles françaises progressent. Où est l’attractivité ? C’est la pénurie de logements sociaux qui fait monter le prix dans le privé, pas l’attractivité !

Cet espoir enfin c’est de rendre à Nice sa place parce que notre présent n’est pas à la hauteur de notre grande histoire. Nice a toujours été complexe.
Nice fut une ville déchirée entre son passé sarde et son avenir français.
Nice fut une ville déchirée pendant la guerre entre la collaboration du Parti populaire français fondé à Nice et la résistance incarnée par Jean Moulin ou Torrin et Grassi, pendus aux lampadaires des Galeries Lafayettes par les nazis.
Nice est tout cela mais Nice est aussi une ville monde.
Elle l’était quand elle a accueilli les Anglais et la reine Victoria, les Belges et le roi Léopold, les Arméniens survivants du génocide de 1915 dans le vallon de la Madeleine, les Piémontais chassés par les fascistes de Mussolini, les Républicains espagnols fuyant l’Espagne du franquisme, les rapatriés, les vagues migratoires issues des pays décolonisés. Vous êtes tous là dans cette salle. Et, je ne peux pas ne pas penser aux migrants pour lesquels nous pouvons et nous devons mieux faire.

Vous êtes, nous sommes tous, d’où que l’on vienne, les acteurs de cette mutation que nous attendons tous, et notre énergie nous la mettons en commun pour laisser à la génération qui arrive à la politique, celle de Hawa, la responsable jeune de Nice au Cœur, une ville plus ouverte que nous sommes en train de construire pour leur avenir.

Vous êtes, nous sommes, tous les fruits de cette histoire, que vous soyez Niçois par votre histoire familiale, originaire de Tunisie, cher Sami, d’Algérie, cher Khaled, du Maroc, chère Feiza, du Sénégal, cher Badou, du Cameroun, cher Zacharie, des Comores, chère Mouinate, chère Leila, de partout ailleurs dans le monde.

Tout cela, nous le ferons ensemble car aujourd’hui, dans cette salle, d’où que vous veniez, je ne vois que des Niçois, fiers d’être Niçois ! Elle est là l’énergie de Nice demain !

Vive Nice et bonne année à tous ! »

 

janvier 13, 2018   Commentaires fermés sur Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2018 de santé, bonheur et réussite

Vœux à la population 2017 : « Renforcer la République »

 

PA Voeux

Discours de Patrick ALLEMAND, Samedi 14 janvier 2017

« Renforcer la République »

. Renforcer la Republique, c’est d’abord battre Fillon et Le Pen.

· Renforcer la République, c’est promouvoir la laïcité.

· Renforcer la République, c’est lutter contre l’abaissement.

· Renforcer la République, c’est privilégier le long terme.

· Renforcer la République, c’est la rétablir partout sur le territoire.

· Renforcer la République c’est renforcer l’égalité Hommes-Femmes.

· Renforcer la République c’est faire de l’accès aux soins un facteur d’égalité.

· Renforcer la République, c’est faire plus pour l’éducation.

· Renforcer la République, c’est développer la vie associative.

· Renforcer la République, c’est defendre les services publics.

· Renforcer la République, c’est redonner confiance par la proximité.

· Renforcer la République, c’est défendre la culture et la mémoire.

· Renforcer la République, c’est enfin combattre le retour du particularisme.

· Renforcer la République, c’est enfin mobiliser et fédérer les energies citoyennes.

Bonne année 2017 à tous !

janvier 15, 2017   Commentaires fermés sur Vœux à la population 2017 : « Renforcer la République »

Discours des Vœux de Patrick Allemand – Centre Animanice de Bon Voyage samedi 16 janvier 2016

 

2016-01-16-Photo PA prononcant son discours

Je voudrais tout d’abord saluer notre secrétaire de section Rémi Boggio, remercier Françoise Assus-Juttner qui a été fabuleuse ainsi que son pianiste Denis, et saluer aussi la présence de Ladislas Polski, avec qui j’ai partagé six ans de mandat à la région et dont je salue l’initiative qu’il mène pour remettre la gauche en marche dans notre région.

Avant de commencer je vais vous demander d’avoir une pensée pour les dernières victimes des attentats terroristes d’Istanbul, de Djakarta et encore cette nuit de Ouagadougou. Ils nous rappellent que la France n’est pas la seule touchée et que cette bataille contre le terrorisme est mondiale.

Je vous souhaite à tous, tous mes vœux de bonheur, de santé et de prospérité. Je vous souhaite de bien vivre avec vos voisins, dans votre entreprise, d’aller au stade ou au spectacle en sécurité. Je vous souhaite de bien vivre ensemble.

L’année 2015 a été une année, ô combien difficile, et 2016 ne démarre pas mieux.

De cette année, je ne veux retenir que deux dates : celles du 11 janvier et celle du 13 décembre. Les deux dates positives sur lesquelles il nous faut reconstruire l’espoir.

Rappelez vous, c’était il y a juste un an : Charlie Hebdo, l’hyper Cacher, les premiers attentats frappaient Paris. C’était la liberté d’expression, les juifs, la police qui étaient ciblés. Et rappelez vous, le 11 janvier, 50 chefs d’Etat, quatre millions de Français dans la rue. Ce formidable message de solidarité et d’attachement à l’idéal républicain, envoyé par le peuple. Ah bien sûr, il y a toujours ceux qui voient le verre à moitié vide. Ils ont dit quatre millions oui, mais où étaient les autres. Mais c’était le plus grand rassemblement depuis la Libération !

Puis, ce fut le 13 novembre. 130 morts au Bataclan, aux terrasses des cafés rue Voltaire, au stade de France. Et là personne n’était ciblé, c’était moi, c’était vous, c’était nous. Et le 16 novembre, lorsque devant le congrès le Président de la République, dans son discours, parla pour la première fois de guerre, il fut applaudi debout sur tous les rangs du Congrès, même par les parlementaires de gauche !

Je ne sais pas ce qu’il va sortir de la réforme constitutionnelle, déchéance, pas déchéance, indignité pas indignité, mais je fais confiance à nos parlementaires pour trouver le bon compromis, pour nous donner une image positive du parlement et je vous rappelle tout de même, c’est utile qu’il faut une majorité de 3/5èmes au Congrès pour faire adopter la réforme constitutionnelle. Donc nous avons besoin de la droite.

Et puis, ce fut les élections régionales les 6 et 13 décembre. On savait que ce serait dur, mais nous avons pu sauver plusieurs régions. Ce ne fut pas une déroute. Ici on savait que ce serait encore plus dur et ça l’a été. Mais personne n’imaginait un tel scénario. La gauche battue parce qu’elle était dispersée, ce qui nous a privés de toute dynamique. La droite réalisant, alors qu’elle est dans l’opposition, un score historiquement bas, aux alentours de 26 % et une Marion Maréchal Le Pen à 41 %. C’était l’état d’urgence politique en PACA. Et la seule décision possible en vrais Républicains que nous sommes, c’était le retrait. Je sais que certains n’ont pas compris, je me suis fait injurier par certains mais un responsable politique doit tenir dans la tempête. C’est vrai que par certaines de ses déclarations le maire de Nice ne nous a pas facilité la tâche, je ne vais pas vous refaire la liste ici, tout le mode la connaît. Mais ce n’est quand même pas la même chose que le Front National. Et s’il n’y avait qu’un exemple à donner, je prendrais celui des cantines scolaires. Avec Marion Maréchal Le Pen, c’était clair. Elle avait déclaré qu’elle supprimerait les repas de substitution et que la cantine n’étant pas obligatoire, les Musulmans n’auraient qu’à aller manger dehors les jours où le menu ne leur convient pas. A Nice, dans les cantines des écoles communales, il y a trois menus, un menu normal, un menu sans viande et un menu sans porc. Et moi je n’avais pas envie de voir nos lycées en champ de bataille communautariste alors qu’ils doivent être au contraire le creuset de l’identité républicaine.

Beaucoup de choses ont changé en 2015. Le monde a changé en 2015. La France aussi, le rapport entre les responsables politiques aussi. Parce que l’unité nationale est nécessaire. Les valeurs républicaines sont menacées par le terrorisme et par le frontisme. Or, nous en sommes les seuls véritables défenseurs. Il nous faut défendre la laïcité, la promouvoir comme facteur de plus de liberté, et non comme un moyen d’oppression. Mais la laïcité doit évoluer, s’adapter aux évolutions du monde. Je soutiens totalement Jean-Louis Bianco dans son approche. Et là encore, il faut toujours se méfier des convertis, je veux parler du Front national. Nous n’avons pas la même conception de la laïcité que Marine le Pen. Sous le couvert de la laïcité, ils cachent tout simplement une islamophobie rampante.

Bien sur qu’il faut défendre notre identité. Mais notre identité, elle n’est pas chrétienne comme le dit Eric Ciotti, pas plus qu’elle ne sera juive ou musulmane. Elle ne se définit pas par une religion. Notre identité, elle est républicaine. Alors oui, à gauche, on s’est réapproprié le drapeau national. On semble le découvrir mais en PACA nous l’avions déjà fait avec Michel Vauzelle parce que les idéaux de la révolution, c’est nous. La France des droits de l’homme, c’est nous ! Le Conseil national de la Résistance, c’est nous qui en défendons les valeurs. Oui, le Président de la République a demandé à ce que l’on pavoise les fenêtres et les balcons. Et nous l’avons entendu parler de patriotisme. Pourquoi la patrie serait-elle de droite ? La patrie appartient à tout le monde. Vous savez, j’ai eu la chance de beaucoup voyager avec Michel Vauzelle. J’ai vu ce qu’était la place de la France dans le monde. Nous ne sommes peut-être plus une grand puissance militaire, peut-être plus une grande puissance économique, mais si nous sommes encore membre permanent à l’ONU, c’est parce que nous sommes une grande puissance politique, une grande puissance morale. Vous pouvez être fiers de ce que nous sommes.

Alors bien sûr, mon patriotisme, le nôtre, ce n’est pas le même que celui de madame Le Pen. Je ne crois pas à la haine des autres, mais à l’amour des siens, à l’amour de son pays, à l’amour de la République.
Notre patriotisme, c’est celui de nos chefs d’entreprises qui inventent, qui embauchent, qui exportent et qui remportent de belles victoires industrielles ou numériques comme les French Tech.
Notre patriotisme, c’est celui de nos salariés qui se dévouent pour leurs entreprises, qui font des sacrifices pour qu’elles soient les meilleures dans cette compétition imposée par la mondialisation.
Notre patriotisme, c’est celui de nos artistes, de la culture qui donne une si belle image de la France et qui font qu’aujourd’hui encore, on parle de l’exception culturelle française.
Notre patriotisme, c’est celui de nos sportifs, de cette belle équipe de handball à la fois championne d’Europe, championne du monde et championne olympique. C’est l’honneur de voir le plus prestigieux club du monde entrainé par un Français, et que ce Français s’appelle Zinedine Zidane, quel beau symbole.
Notre patriotisme, c’est celui de notre système de santé, de nos infirmières, de nos médecins, de nos aides soignantes qui font que notre système de soins est l’un des plus performants au monde. Et on l’a vu encore au moment des attentats de Paris. 128 morts tout de suite. 90 personnes en état d’urgence absolue. Nous n’en avons perdu « que » deux et c’est à la qualité de notre hôpital que nous le devons.
Notre patriotisme, c’est celui des enseignants, qui, malgré des moyens supplémentaires, font face aujourd’hui à des défis immenses, et se dévouent au quotidien pour l’égalité des chances.
Notre patriotisme enfin, c’est celui des jeunes qui s’engagent dans le service civique, travaillent dans des associations dont ils seront demain les bénévoles ou les salariés et qui deviendront nos futurs hussards de la République.
Oui je crois à tout cela, et je pense que tout cela est de gauche.

Tout cela est à mon sens contenu dans le message envoyé par les Français le 13 décembre. Un message peut-être plus impressionnant encore que celui du 11 janvier. Le 11 janvier, c’était le choc, l’émotion. Le 13 décembre, c’est autre chose. Un mois jour pour jour après les attentats du 13 novembre, il y a eu cette détermination, cette vague de fond, venue notamment des abstentionnistes de gauche du premier tour qui est venue renverser le Front national et montrer l’attachement profond du peuple à la République.

En même temps, il y a un message fort qui nous a été adressé, aux élus, aux responsables politiques. Occupez-vous de nous ! Moi, je veux bien qu’avec les réseaux sociaux tout le monde donne son avis sur tout, que chacun se sente ministre, simplement parlementaire pour les plus modestes. Mais ici, nous sommes des élus engagés dans un combat politique local. Ce n’est pas là que l’on règle les divergences de la loi Macron ou de la déchéance de nationalité. Ici nous avons été élus par les Niçois pour nous occuper des Niçois. Alors il n’est pas interdit d’avoir un avis sur ses questions bien sûr ! Mais ce n’est pas le cœur de notre action politique et cela ne doit pas être un frein à notre action politique.

Nous devons répondre à cette attente. Nous devons changer. C’est la raison pour laquelle j’ai fixé 6 objectifs pour 2016 avec un fil conducteur et une volonté. Le fil conducteur c’est qu’il faut parler et écouter. Parler à toute la gauche, pas aux appareils, aux électeurs. Parler aux abstentionnistes et ne pas renoncer à parler aux électeurs du FN. La volonté c’est de redonner confiance et de rassembler.

Le premier objectif ce sera l’exigence d’éthique et de cohérence.

La perte de confiance est souvent due aux ambiguïtés, au manque de clarté et à une image déformée de la classe politique. Il faut remettre au cœur de l’action politique la notion de désintéressement. On ne fait pas de la politique pour soi, on en fait pour les autres et avec les autres. On fait de la politique pour servir et non pour se servir. La gauche vient d’en faire la démonstration. Elle a retiré sa liste. Elle a sacrifié sa représentation au Conseil Régional. Elle a sacrifié sa voix, la vôtre. De toute manière il n’y avait pas de bonnes solutions, il n’y avait que des coups à prendre. Si nous nous étions maintenus, les tenants du verre à moitié vide, vous savez, auraient dit c’est un scandale, pour préserver les avantages, leurs indemnités, ils préfèrent donner la région au Front National. Mais vous savez ce sont les mêmes tenants du verre à moitié vide, qui nous ont reproché de retirer la liste ! Sur la région, notre voix ne s’éteindra pas. J’ai été 18 ans 1er vice-président de la région, j’ai une légitimité pour m’exprimer si nécessaire, je viens de le faire concernant les antennes régionales. Nous allons siéger à la conférence territoriale dont nous négocions la composition pied-à pied. Et pout tordre le coup à toutes les rumeurs, ce sera bénévole. Il n’y aura pas d’indemnités. Et nous le ferons parce que l’amour d’une région vaut bien du militantisme. Et nous serons là pour construire et pour nous opposer. Et cela a commencé avec les antennes. Il ne faut pas fermer ces lieux de proximité qui rapprochaient les citoyens d’une administration assez lointaine. Les antennes se sont dotées de compétences administratives. Elles ne sont pas au service des élus mais au service de la population, des communes, des associations, des entreprises. La cohérence, c’est qu’on ne peut pas dire, je vais fermer les antennes parce qu’il faut faire des économies et que leur fonctionnement coûte 700 000 euros par an et en même temps mettre 400 000 euros dans une cérémonie de vœux qui dure quelques heures.

Le deuxième objectif, nous serons constructifs mais intransigeants sur la notion d’intérêt général et sur la défense des valeurs républicaines.

Il faut mettre en cohérence les déclarations et les actes. Pourquoi croyez-vous que j’ai pointé les 400 000 euros des vœux ? C’est cela que les gens ne supportent plus et qui fait monter le Front National. Nous mettrons aussi l’accent sur le vivre ensemble. Le grand débat sur la place de l’Islam dans la République approche. Nous ne l’éviterons pas. Et de ce point de vue, le nouveau président du Conseil Régional devra sortir de l’ambiguïté. Je ne vais pas rappeler ici tout ces faits d’armes : l’Islam incompatible avec la démocratie, la 5ème colonne, etc. Il ne faudra plus dénoncer mais être précis sur le fond. Il ne faut plus laisser les gens se faire abuser par des postures. Assez de postures. Notre communication doit changer. Par exemple, il vient de nous faire une rechute. Il dit qu’il est contre l’aide aux transports pour les immigrés en situation irrégulière et qu’il va la supprimer. Il ne faut plus dire aux gens, c’est inadmissible. Encore une prise de position de droite extrême, ça le sert vis-à-vis de son électorat. Nous il faudra dire à ses électeurs, mais qu’est ce qu’il vous dit ? Réfléchissez deux secondes.
Vous pensez vraiment qu’un clandestin va aller remplir une dossier pour avoir une carte Zou ? En finir avec ces postures qui nourrissent le FN. Et il faut de la clarté, c’est la raison pour laquelle j’ai apporté mon soutien au projet Ennour. Parce que l’on ne peut pas continuer comme cela de préemption en DUP. Il faut une mosquée à Nice. Parce que la laïcité c’est la liberté pour chacun de pratiquer son culte, que pour pratiquer son culte, il faut avoir des lieux de culte et que la responsabilité d’un maire, ce n’est pas d’entraver la liberté de culte.

Le troisième objectif c’est de remettre notre groupe à sa place. Nous avons un groupe de qualité au Conseil Municipal et au Conseil Métropolitain.

Il faut le faire vivre et j’en profite pour saluer le travail de Fouzia Ayoub et de Rémi Boggio. En 20 ans de politique, j’en ai vu passer des collaborateurs, et j’ai vu aussi ceux des autres. Ces deux là sont exceptionnels. La gauche est sortie affaiblie des derniers scrutins avec la liste Bettati qui nous a fait du mal, la perte dès le 1er tour de notre dernier bastion niçois, celui de Patrick Mottard et puis la décision collective de retirer notre liste régionale qui nous prive d’élus régionaux. C’est notre groupe qui est désormais la seule référence pour la gauche. Cela nous impose de nous hisser au niveau de notre responsabilité. Les gens attendent de nous autre chose que de souffler sur les braises de vieilles querelles qui appartiennent au passé. Il ne faudra pas compter sur moi en tout cas pour cela. Mon moteur, mon horizon, c’est l’avenir. Nous devons redevenir la 1ère force d’opposition à la droite et à Christian Estrosi. Car où qu’il soit, Région, Mairie, il sera réélu dans quelques jours président des Républicains, et c’est lui qui incarne tout cela. Et j’ai confiance. Nous nous imposerons par la qualité de notre travail, par notre unité dans le respect des libertés de chacun. Parce qu’ici il n’y a pas d’aventure individuelle, sinon dans cette période, nous ne serions pas si nombreux. Nous sommes tous dans la même aventure. Et je veux saluer le travail des élus qui se battent au quotidien à mes cotés. Paul Cuturello, qui est excusé, il est aux Canaries, il a le droit, et Christine Dorejo, que je vous demande d’applaudir. Nos partenaires d’EELV, Juliette Chesnel que je salue et Fabrice Decoupigny, qui a une obligation familiale mais qui était avec moi ce matin, au salon Studyrama pour discuter de l’avenir de nos jeunes. Et nous avons aussi besoin du talent et de l’expérience de Dominique Boy-Mottard que je vous demande d’applaudir.

Le quatrième objectif, c’est ma parole plus libre. Je ne suis plus 1er secrétaire fédéral.

Je prends mes distances avec l’appareil fédéral, même si j’y suis et que j’y viens, avec les débats nationaux aussi mais je ne prends pas mes distances avec notre 1er Secrétaire fédéral Xavier Garcia qui réussit dans cette tâche et que je vous demande de saluer parce que être 1er Secrétaire fédéral en ce moment nécessite une bonne dose de courage et de diplomatie. Je serai donc désormais un homme plus libre, clairement à gauche, socialiste mais otage de personne. Cela se verra sur les réseaux sociaux. Et j’ai commencé en disant par exemple que je n’approuvais pas le recours de Patrick Mennucci contre la liste de Christian Estrosi. Ce n’est pas notre rôle. J’ai annoncé pour mettre en adéquation mes paroles et mes actes que je ne serai pas candidat aux prochaines élections législatives. Ça a ému du monde. Je peux revenir sur ma décision. Je ne le ferai pas par souci de cohérence. Il ne faut pas avoir d’aigreur en politique. Je ne siègerai plus au Conseil régional quand se reposera la question dans 6 ans. En politique, il ne faut plus chercher à revenir. Les temps ont changé. Le temps politique s’accélère. Ce sera le mandat unique (municipal et métropolitain) et rien d’autre. D’ailleurs j’ai dit que Christian Estrosi allait regretter le temps où j’étais accaparé par la région.

Et cela m’amène à mon 5ème objectif. J’ai annoncé que j’allais changer de braquet dans mon implication municipale. Mon temps politique, ma disponibilité sera totale pour la ville, cela devrait réjouir tout le monde.

C’est toujours pareil, vous savez le verre à moitié vide. Avant, il y en avait qui étaient énervés parce que je cumulais les responsabilités et les mandats. Maintenant, les mêmes sont perturbés par le fait que je m’implique plus sur la ville. Je le dis très clairement, ce sera tous les soirs de la semaine une action consacrée à la ville. Il y aura plus de présence, plus de proximité, plus de terrain, et surtout plus de temps donc plus d’écoute. Parce que la fin du cumul des mandats ne signifie pas le déclin. C’est tout le contraire. Je revis. Je suis en pleine forme et je n’ai qu’une obsession, rassembler, rassembler autour de nous, au-delà des appareils politiques. C’est aux gens, à la société civile, si nombreuse cet après-midi que nos allons nous adresser, aux citoyens, aux chefs d’entreprise, aux salariés, aux associations. On les visitera ! On les rencontrera ! On les écoutera.

Voilà mon 6ème objectif, il faut mettre du mouvement dans cette ville.

Ce sera cela une autre manière de faire de la politique. Et cette démarche ce n’est pas la mienne, c’est la nôtre, et elle est ouverte à tous. Ce rassemblement il est là, ouvert je le répète à tous.

C’est le contrat que je passe avec vous et que nous allons remplir ensemble parce que ce que nous avons en partage est fort. Nous avons en partage l’amour des autres, l’amour des gens, l’amour de Nice, l’amour de la France et l’amour de la République.

Bonne année à tous ! Et à l’année prochaine !

janvier 16, 2016   Commentaires fermés sur Discours des Vœux de Patrick Allemand – Centre Animanice de Bon Voyage samedi 16 janvier 2016

Bonne année 2016 !

 

2016-Carte Voeux PA01

janvier 1, 2016   Commentaires fermés sur Bonne année 2016 !