A Nice, Félicien Juttner était en fin de journée au kiosque du TNN pour glorifier Victor Hugo par son talent.

 

C’était pour lire du Victor Hugo avec notamment le cimetière d’Eylau et le discours sur la Misère. Mais j’ai choisi de vous faire partager un autre texte : Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! – Et ne m’objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas… –

Écoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur, ou, si vous l’aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
– Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle ! –
Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et cætera,
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l’individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,
Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l’homme en face,
Dit : – Me voilà ! je sors de la bouche d’un tel. –

Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.

C’était une très belle soirée devant une assemblée fournie et attentive. Une bonne initiative de la nouvelle directrice du TNN, Muriel Mayette-Holtz.

Une super expo au 109, à voir absolument!

Cent artistes plasticiens montrent leurs récentes créations. Sculpteurs, peintres, photographes, C est un plaisir de déambuler dans ce grand hall, cela dans le cadre de l’événement : « Voilà l’été. Un éclairage public pas comme les autres ».

Vous prendrez le temps de voir une œuvre faite de coton tiges, ou bien un banc composé de crayons taillés, ou bien encore ce qu’un artiste est capable de faire avec des rouleaux de sopalin. Ici il n y a pas de limites et c’est ce qui rend le 109 unique.

N’oubliez pas d’aller prendre un verre dans la cour intérieure où la jeunesse se retrouve pour écouter de la musique.

Les festins et les fêtes patronales doivent être maintenus.

On en finit pas de sauter d’une contradiction à l’autre dans l’administration de cette crise sanitaire du Covid 19.

Le 11 juillet, les boîtes de nuit vont rouvrir et il fallait bien que cela arrive un jour malgré l’impossibilité de respecter la distanciation sociale. En général les jeunes n’y vont pas pour ça.

Le même 11 juillet, The Avener, notre célèbre DJ niçois offrira un live streaming à partir de 21h30 depuis la tour Bellanda. Le son sera gratuit sur le quai des Ponchettes où les jeunes vont se précipiter par centaines.

Et dans le même temps on apprend que dans plusieurs villages du haut pays on arrive pas à assurer la tenue des traditionnelles fêtes patronales ou on les ampute des bals ( pas de la messe).

Or ces fêtes patronales font partie intégrante de notre identité et de notre histoire locale. C’est le moment privilégié où les familles de retrouvent, la population permanente, essentiellement des retraités étant rejointe à cette occasion par les actifs qui habitent à Nice.

Certes il ne faut prendre aucun risque mais personne ne me fera croire qu’un festin sois chapiteau venté est plus dangereux pour la circulation du virus Covid-19 qu’une boîte de nuit surchauffée ou un méga concert sur la colline du Château.

Je propose donc que la métropole aide les communes et les comités des fêtes à respecter les gestes barrières en fournissant gratuitement les jours de festins des masques et du gel hydro alcoolique à la population.

Allez à la Boulangerie 35 rue droite

 

Alain L-Jacquet a un don pour dénicher des lieux supports d’exposition.

Après des expos éphémères dans un vaste local de concessionnaire automobile, c’était hier le vernissage d’une très belle exposition d’une douzaine d’artistes dans une boulangerie du Vieux Nice, fermée depuis trois ans.

Mais s’il y a une expo qui retient particulièrement l’attention, ce sont les cœurs d’Agnès Jennepin. L’originalité vient aussi du support puisque ces cœurs sont exposés dans l’ancien four de la boulangerie. Un four absolument gigantesque que l’on fait tourner et qui révèle l’ensemble des cœurs exposés. A découvrir aussi les autres artistes, quelque photos sublimes.

A ne pas manquer lors d’une déambulation dans le Vieux Nice, c’ est au pied de l’église du Gesu et cela mérite une visite.