Durandy : le retour des philatélistes.

 

C’est un peu le symbole de la renaissance du square. Les philatélistes exilés au jardin Wilson depuis le commencement des travaux vont revenir au square Durandy.

Je suis heureux pour les riverains et les commerçants embourbés depuis des années dans d’interminables travaux. Car la station Durandy a certainement été l’une des zones du chantier du souterrain parmi les plus complexes.

Certains ont du être soutenus par la commission d’indemnisation dans laquelle je siège. Cela n’a hélas pas suffi pour tous.

Dimanche, Durandy et les philatélistes renoueront avec leur longue histoire dans cette ambiance feutrée si particulière qui donne à ce lieu son identité

La génération connectée et déconnectée

 

Cette réflexion m’est venue ce week-end sur les marchés où j’étais à la rencontre des citoyens, place Saint Roch et place Garibaldi.

J’ai pu observer attentivement notre comportement ( je m’y inclus car j’ai conscience, parfois, de ne pas y échapper).

Il devient de plus en plus difficile d’avoir un échange spontané avec les citoyens 2.0 en dehors de l ‘organisation d’ une réunion bien identifiée.

La faute au smartphone avec lequel on téléphone ou on écoute de la musique en marchant, écouteurs dans les oreilles. Vous dites bonjour, ils ne voient pas, ne répondent pas, non par impolitesse ou mépris, mais tout simplement parce qu’ils sont dans leur bulle et n’entendent pas.

C’est ce qui les conduit également à traverser les rues n’importe comment, sans même regarder quoi que ce soit avant de s’engager, laissant l’automobiliste bien seul face à cette irresponsabilité.

C’est la nouvelle génération qui est en marche connectée au savoir comme jamais mais déconnectée de l’humain, connectée au monde mais déconnecté de sa proximité immédiate.

Il faut sauver « Femmes en scène »

 

C’est le message que j’ai fait remonter à messieurs Muselier et Estrosi en appelant leur attention sur la période difficile que traverse le festival « Femmes en scènes », dont la 11eme édition s’est tenue cette année. Ce festival, sous la houlette de Françoise Nahon, connait chaque année un vif succès.

Toutefois une pratique, semble t’il nouvelle, au Conseil régional de la région Sud, aboutit à mettre très sérieusement en difficulté les organisateurs.

En effet, la subvention votée par la région Sud, pour l’organisation de la 11eme édition de ce festival, soit 10 000 euros, se retrouve divisée par deux, en raison d’une modification de son mode de calcul. Cette décision met en péril tout l’équilibre financier du festival.

La 12eme édition doit se tenir courant mars 2020, autour de la date de la journée mondiale des droits des femmes.Nous allons défiler le 23 novembre contre les violences faites aux femmes. Cet épisode vient nous rappeler fort à propos que la violence n’est pas que physique. Une annonce aussi brutale est également une violence d’une tout autre nature.

En tout état de cause, cela consterne le monde de la culture dans notre ville de Nice, et déclenche des inquiétudes chez d’autres partenaires de la Région.

Ce sont les raisons pour lesquelles j’ai demandé à messieurs Muselier et Estrosi de bien vouloir rétablir la subvention au niveau de son montant initial soit 10 000 euros.

Pourquoi faire du quai Cassini le quai Napoléon 1er est une erreur ?

 

Effectivement quoique l’on en pense, il y a une réalité dans cette ville. Elle ne veut pas renoncer à son identité, elle ne veut pas se diluer. A chaque fois qu’il y a une situation similaire, la polémique renait et profite en général à l’extrême-droite.

Aussi ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une surprise. Oui, Napoléon, encore général a combattu Nice et les niçois. De 1792 à 1814, c’est lui, qui, à la tête de l’armée française, a organisé l’occupation du Comté de Nice. Car le comté représentait un obstacle pour Napoléon qui voulait aider l’Italie à faire son unité. Ce sont ses troupes révolutionnaires et républicaines qui ont poursuivi dans les montagnes l’armée régulière des niçois, notamment à Levens, puis à Duranus, et plus particulièrement au Saut des français, qui fut un haut lieu de la résistance des barbets contre l’occupation du comté de Nice. Des soldats républicains français furent jetés du haut de cette falaise de 300 m de haut, dans la vallée de la Vésubie, en contrebas, en représailles des atrocités que ces mêmes soldats avaient commises.

Il était évident qu’il y aurait polémique.

J’ai eu la même mésaventure lorsque, premier Vice-président de la région, Michel Vauzelle m’avait confié la représentation de la région au lycée du bâtiment Pierre Sola. Une partie du conseil d’Administration souhaitait changer le nom de l’établissement, au nom du principe de laïcité, Pierre Sola ayant été évêque de Nice pendant 20 ans.

J’ai donc proposé qu’il y ait à Nice, un lycée Garibaldi, honneur qui avait déjà été refusé au plus célèbre des niçois, par la droite locale, au moment de la construction du lycée Guillaume Apollinaire. Mais les enseignants et le personnel de direction de l’époque,avaient pensé que Vauban ce serait bien mieux pour un lycée du bâtiment.

Je me suis battu pied à pied pour Garibaldi mais à une voix de majorité, c’est Vauban qui fut choisi. Ce que le personnel de direction ne savait pas, c’est ce que Vauban représentait pour les niçois.

Vauban ce fut l’ingénieur militaire le plus prolifique de toute l’histoire de France. il a laissé des dizaines de fortifications, mais c’était surtout l’ingénieur militaire de Louis XIV ! Or c’est sous le règne de Louis XIV qu’à deux reprises, le Comté de Nice passa sous domination française entre 1691 et 1696 et de 1705 à 1713 et surtout c’est Louis XIV qui a ordonné le 12 février 1706 la destruction du château de Nice.

Vous imaginez sans peine l’atmosphère houleuse qui régnait le jour où j’ai dévoilé la plaque entérinant le changement de nom du lycée. Il y avait déjà parmi les jeunes agitateurs, un certain Philippe Vardon qui était alors un des leaders des Identitaires.

Ce que la vie fait à la politique !

 

C’était ce soir au TNN et ce fut un vrai moment de bonheur. Cela a duré 1h 10.

La mise en lecture de Mohamed El Khatib est pleine de subtilité pour un hommage au sociologue Pierre Bourdieu, rendu au travers de trois lectures, effectuées par Julie Depardieu, Jacques Bonnafé et Nathalie Baye.

Bon le parti socialiste en prend pour son grade mais c’est parfois justifié, notamment concernant le droit de vote aux immigrés pour les élections municipales, promis sous Mitterrand, sous Jospin, sous Hollande, mais jamais réalisé. Mohamed El Khatib nous rappelle également l’épisode de la d’échéance de nationalité.

Une belle ovation méritée pour les 3 lecteurs à la fin.