Je suis venu aux transports en commun non par idéologie mais par pragmatisme et par nécessité

Cela fait tout de même de moi un ardent défenseur de toutes les politiques de transport public et une de mes fiertés est d’avoir avec Michel Vauzelle et André Aschieri, rouvert la ligne SNCF Cannes Grasse. A l’époque Christian Estrosi nous accusaient de jouer au train électrique

Les mentalités ont bien changé. Je les utilise parce qu’ils polluent moins tout simplement. Ce mouvement vers les transports publics, je l ai opéré ces derniers années comme nombre d’entre nous.

Mais voilà que la pandémie du Covid19 s’est brutalement invitée avec ses réalités et ses contraintes. Et prudemment je limite mes déplacements et lorsque je dois en faire, soit je choisi une heure très creuse, soit je prend de nouveau la voiture.

Car tout le monde ferme les yeux mais on doit se rendre à l’évidence. Il n’y a aucun moyen de faire respecter la distanciation sociale dans une rame de tram ou dans un bus fusse t’il rouge ou électrique. Et on attend de voir l’efficacité des masques tellement disparates qu’on est en droit de s’interroger sur une efficacité générale. Un porteur sain avec un masque défaillant peut en toute bonne foi faire des dégâts considérables dans un espace aussi confiné qu’un bus.

Et de deux choses l’une. Soit le virus, comme l’a annoncé il y a trois semaines le professeur Raoult perd de sa virulence, ne circule plus et cela va aller. Soit il est toujours très actif et on va vite en voir l’impact parmi ceux qui sont mal protégés.

En tout cas, vu l’entassement des passagers dans la voie centrale et près des portes, j’en arrive même à me demander si interdire d’accès un siège sur deux a encore un sens.

Ce coup d’arrêt est temporaire car le mouvement enclenché est profond et c’est l’essentiel

La fin des géants du transport

 

S’il est un secteur que le Covid19 aura bouleversé c’est bien celui des transports.

Air France KLM vient d’annoncer la fin de service de l’airbus A380. Le transporteur franco-néerlandais avait déjà expliqué en juillet 2019 que, pour des raisons de rentabilité de l’appareil, plus gourmand en kérosène et plus polluant que les dernières générations d’avions long-courriers, il allait cesser de faire voler le géant des airs à la fin de 2022.

La crise du Covid19 a accéléré le processus. La compagnie française doit réduire de 50 % les émissions de CO2 sur ses vols intérieurs d’ici à 2024 et engager une réflexion sur son réseau en France quand des alternatives ferroviaires de moins de deux heures et demie existent.

Il en est de même dans le secteur des croisières pour les « géants des mers »,ces navires immenses, très polluants que trois grandes compagnies exploitent et qui sont percutées par la crise. Carnival, Royal Caribbean Cruises Et Norwegian ont vu leurs actions chuter de plus de 70 %.

Ces navires géants ont montré qu’ils pouvaient s’avérer dangereux en cas de pandémie. La promiscuité dictée par les critères de rentabilité rend le confinement inefficace. Aucun port ne veut les accueillir. La croisière s’amuse se transforme en prisons flottantes.

Le Diamond Princess restera dans les annales de l’épidémiologie ce navire de croisière qui aura hébergé les premières études sur la contamination par la CoViD-19, avec quelque 700 passagers touchés.

Actuellement 104 navires de croisières sont à l’arrêt dans les eaux americaines, retenant plus de 71000 membres d’équipage. Les compagnies annoncent un redémarrage en juillet mais la clientèle suivra t’elle ? Rien n’est moins sûr.

Transports publics : des convergences sur Nice à gauche

 

A l’invitation de Nice en Commun la gauche s’est retrouvée hier soir pour évoquer la question cruciale des transports publics.

Robert Injey et Philippe Pellegrini ont évoqué les récentes conclusions des études reliant pollution atmosphérique et santé publique et les questions liées à l’étalement urbain.

D’un débat relativement riche et qui a fatalement débordé sur le port et l’extension de l’aéroport, il est ressorti plusieurs zones de consensus.

– la dissuasion financière comme contrainte d’utilisation de la voiture accroitrait les inégalités sociales.

– la nécessité d’un report modal mieux organisé vers les transports en commun notamment pour les vélos.

 – la gratuité des transport, comment la finance-t’on ? Trois pistes font consensus : la taxe de séjour acquitté par les entreprises, la taxe de séjour acquittée par les touristes, enfin une taxe sur le SUV ( gros véhicules)

Pour notre part je suis intervenu assez longuement sur 3 points :

– la desserte du tram en rappelant que l’enjeu majeur était la desserte de l’Ariane et de La Trinité où notre collaboration avait été exemplaire. En rappelant aussi la nécessité de désenclaver les Liserons par un accès au réseau TER par une halte sur la ligne SNCF Nice Tende.

– le report modal tram bus qui n est pas satisfaisant car le tram a été pensé en substitution des bus alors qu’il fallait raisonner en complémentarité. Les nombreux ajustements en cours le démontrent et il faudra avoir une approche plus fine du maillage.

– le financement de la gratuité du réseau de transport. J’ai confirmé mon accord sur les pistes de financement envisagées à l’ exception d’une. J’ai dit que j’étais hostile à l’idée d’une taxe sur les plus values immobilières le long du tracé de la Ligne 2. Cela n’a semble t’il pas posé de problèmes.

Tout le monde a convenu d’aller déposer son dire auprès du commissaire enquêteur chargé de l’extension de l’aéroport.

Xavier Garcia Fouzia Ayoub Elena Sanfilippo Annie Promonet Joel Rami Jean-Jacques Palos Nicolas Delaire Michele Viale Michèle Spizzo

 

Transports publics, Régie Ligne d’Azur, Ligne 2 du Tram : suite du feuilleton !

Dès la fin de la première semaine de septembre, notre groupe a été le premier à alerter le président de la métropole sur les difficultés auxquelles se trouvaient confrontés les usagers des transports publics.

Et nous avons obtenu un certain nombre de résultats positifs tout simplement parce que nous portions avec Paul Cuturello et Christine Dorejo une parole juste.

Autant le dire avec clarté ce nouveau schéma de transports a dû être pondu par un technocrate qui ne doit pas utiliser souvent les bus pour se déplacer. Les correspondances séduisantes sur le papier se révèlent à l’usage désastreuses en terme de temps perdu. La plupart des plaintes des usagers indiquent un temps de trajet doublé, voire plus.

Cette semaine a été aussi folle que la précédente et de nombreuses rumeurs font état d’un colère noire du président de la métropole.

Pour calmer la colère des Niçois, la métropole en est réduite à procéder à de nouveaux ajustements.

Ils portent sur la création de 3 nouvelles lignes.
A compter du 21 octobre la ligne 32 qui reliera Caucade, Sainte Marguerite, Ferber est prolongée pour rejoindre Magnan et la promenade des Arts.
Il y aura aussi la ligne 87 entre l’hôpital l’Archet la gare Thiers et la Promenade des Arts, de 6h à 21h avec une fréquence de 30 mns (attention c’est limite. )
Concernant la ligne 6, tous les trajets vont jusqu’à la Croix de Berra et elle devient une liaison directe avec Magnan.
Enfin le bus de Pessicart, ligne 70 rejoindra la gare SNCF(fréquence 35 mns).

Continuez à nous faire remonter les problèmes non encore résolus, nous porterons votre voix dans l’hémicycle du CUM.

A noter que depuis notre initiative, d’autres candidats potentiels ou déclarés se sont aussi saisis du dossier. Je tiens simplement à signaler que le retour à l’ancien schéma de transport de l’avant 2 septembre n’est ni possible ni souhaitable.

Pas possible car le verdissement prématuré des couloirs de bus qui relevait plus de préoccupations électorales qu’écologiques ne permet plus aux bus de les emprunter. Ils rentrent dans le flux de circulation, ce serait de nouveaux embouteillages, une perte de fiabilité horaire totale, bref une belle pagaille.

Pas souhaitable parce que la ligne 2 du tram demeure une avancée importante, mal exploitée aujourd’hui parce que ce nouveau schéma de transports a été pensé comme une substitution de la ligne 2 aux bus alors qu’il aurait dû être pensé en complémentarité. C’est l’erreur politique fondamentale commise par le président de la métropole.

Fouzia Ayoub, Annie Promonet, Elena Sanfilippo, Nicolas Delaire, Michele Viale, Françoise Assus-Juttner, Jean-Jacques Palos, et vous tous.

Caravelle Ajaccio-Nice : enfin la levée du secret défense ?

 

C’était il y a 51 ans, le 11 septembre 1968, la caravelle Ajaccio Nice arrivait au large d’Antibes quand soudainement elle s’abimait en mer sans explication rationnelle. 95 personnes ont perdu la vie.

Depuis des années une thèse circule. L’avion aurait été abattu par erreur par un tir de missile.

Depuis 51 ans la douleur est présente, chaque année, elle s’exprime lors de la commémoration qui se déroule au mémorial de Ferber. Cette douleur ne pourra s’apaiser que si la vérité triomphe.

Les maires de Nice et Ajaccio ne disent pas autre chose dans la tribune qu’ils ont co-signée.

Je salue la décision du président Macron qui a demandé à la ministre des armées, Florence Parly, de saisir la commission de la défense nationale, dernière étape avant la levée du secret défense.

On saura donc peut être bientôt la vérité. La nation la doit aux familles des victimes et s’en grandirait si cette thèse s’avérait juste.