Plan de Relance : 11,5 milliards dédiés aux Transports, une chance pour les Alpes-Maritimes

Plus de 10% des crédits du plan seront dédiés au secteur des Transports pour permettre de renforcer l’intermodalité, de poursuivre le désenclavement de nos territoires et d’engager une véritable transformation technologique de nos transports, vers des véhicules moins polluants.
Pour le détail vous pouvez aller voir ma page FB mais retenez l’essentiel, ce qui nous intéresse en tant que niçois.es.
1/ Un soutien au secteur ferroviaire : 4,7 Mds€
Pour permettre à la SNCF de permettre :
– la poursuite des investissements sur le réseau ferré,
– la régénération des voies,
– le fret ferroviaire,
– la sécurisation des passages à niveau,
– l’accessibilité des gares,
– la remise en service de deux lignes de trains de nuit, dont le Paris-Nice
– la généralisation des plans régionaux de sauvetage des petites lignes ferroviaires dans lesquels il faudra intégrer la ligne Nice Tende Cuneo.
2/ L’accélération des investissements pour les mobilités du quotidien : 1,2 Mds€ dont 330 M€ pour les transports en commun en région (métro, tramway, bus, projet de « RER métropolitains »…). L’extension de la ligne 1 du tram vers l’Ariane et Drap doit être inscrite.
– 200 M€ pour développer l’usage du vélo (objectifs de 600 pistes cyclables nouvelles, de stations vélos sécurisées dans 1000 gares
Un véritable Plan Vélo pourrait être éligible.

Transports publics à l’est de Nice : Quel Estrosi faut-il croire ?

Celui dont les propos sont relatés dans l’édition du 14 juillet du quotidien régional et qui annonce que finalement il est possible de choisir la prolongation de la ligne 1 du tram jusqu’à la Trinité et peut être Drap, solution présentée comme la plus performante et pas forcément la plus coûteuse ?

Ou

Celui qui présente (voir édition du quotidien régional du 28 juillet ) Stéphanie Gasiglia au Conseil Métropolitain le bilan à mi-parcours du Schéma Directeur des transports qui court jusqu’en 2030. Or ce schéma rappelle la création d’un TCSP depuis l’Ariane nord jusque vers le centre Est de Nice complété par un renforcement le la ligne ferroviaire Drap La Trinité Nice Thiers, solution que nous avons toujours combattu.

Nice Au Cœur demande au maire de Nice une clarification dans les meilleurs délais.

Je suis venu aux transports en commun non par idéologie mais par pragmatisme et par nécessité

Cela fait tout de même de moi un ardent défenseur de toutes les politiques de transport public et une de mes fiertés est d’avoir avec Michel Vauzelle et André Aschieri, rouvert la ligne SNCF Cannes Grasse. A l’époque Christian Estrosi nous accusaient de jouer au train électrique

Les mentalités ont bien changé. Je les utilise parce qu’ils polluent moins tout simplement. Ce mouvement vers les transports publics, je l ai opéré ces derniers années comme nombre d’entre nous.

Mais voilà que la pandémie du Covid19 s’est brutalement invitée avec ses réalités et ses contraintes. Et prudemment je limite mes déplacements et lorsque je dois en faire, soit je choisi une heure très creuse, soit je prend de nouveau la voiture.

Car tout le monde ferme les yeux mais on doit se rendre à l’évidence. Il n’y a aucun moyen de faire respecter la distanciation sociale dans une rame de tram ou dans un bus fusse t’il rouge ou électrique. Et on attend de voir l’efficacité des masques tellement disparates qu’on est en droit de s’interroger sur une efficacité générale. Un porteur sain avec un masque défaillant peut en toute bonne foi faire des dégâts considérables dans un espace aussi confiné qu’un bus.

Et de deux choses l’une. Soit le virus, comme l’a annoncé il y a trois semaines le professeur Raoult perd de sa virulence, ne circule plus et cela va aller. Soit il est toujours très actif et on va vite en voir l’impact parmi ceux qui sont mal protégés.

En tout cas, vu l’entassement des passagers dans la voie centrale et près des portes, j’en arrive même à me demander si interdire d’accès un siège sur deux a encore un sens.

Ce coup d’arrêt est temporaire car le mouvement enclenché est profond et c’est l’essentiel

La fin des géants du transport

 

S’il est un secteur que le Covid19 aura bouleversé c’est bien celui des transports.

Air France KLM vient d’annoncer la fin de service de l’airbus A380. Le transporteur franco-néerlandais avait déjà expliqué en juillet 2019 que, pour des raisons de rentabilité de l’appareil, plus gourmand en kérosène et plus polluant que les dernières générations d’avions long-courriers, il allait cesser de faire voler le géant des airs à la fin de 2022.

La crise du Covid19 a accéléré le processus. La compagnie française doit réduire de 50 % les émissions de CO2 sur ses vols intérieurs d’ici à 2024 et engager une réflexion sur son réseau en France quand des alternatives ferroviaires de moins de deux heures et demie existent.

Il en est de même dans le secteur des croisières pour les « géants des mers »,ces navires immenses, très polluants que trois grandes compagnies exploitent et qui sont percutées par la crise. Carnival, Royal Caribbean Cruises Et Norwegian ont vu leurs actions chuter de plus de 70 %.

Ces navires géants ont montré qu’ils pouvaient s’avérer dangereux en cas de pandémie. La promiscuité dictée par les critères de rentabilité rend le confinement inefficace. Aucun port ne veut les accueillir. La croisière s’amuse se transforme en prisons flottantes.

Le Diamond Princess restera dans les annales de l’épidémiologie ce navire de croisière qui aura hébergé les premières études sur la contamination par la CoViD-19, avec quelque 700 passagers touchés.

Actuellement 104 navires de croisières sont à l’arrêt dans les eaux americaines, retenant plus de 71000 membres d’équipage. Les compagnies annoncent un redémarrage en juillet mais la clientèle suivra t’elle ? Rien n’est moins sûr.