La mort de monseigneur Blanqui.

J’apprends avec beaucoup de tristesse la mort de monseigneur Antonin Blanqui.
J’ai souvent été amené à être en contact avec lui, notamment lors des années où il a dirigé la maison du séminaire boulevard Franck Pilatte. Une période où cette maison s’est beaucoup ouverte et louait ses salles à des associations citoyennes.
Et puis il y avait la radio libre RCF dont le studio était au séminaire et sur laquelle il veillait jalousement où je me suis exprimé à plusieurs reprises.
Cet esprit d’ouverture ne lui a pas procuré que des amis mais à son âge me disait il, « je m en fiche un peu ». Lorsqu’il quitta le Séminaire ce fut un déchirement mais il est resté actif jusqu »à très récemment.
Très présent dans toutes les manifestations (il ne manquait jamais la commémoration du génocide arménien) il laissera le souvenir d’ un homme particulièrement bienveillant.

Un mort par arme blanche à Nice

Cela s’est passé hier à 4h du matin. Quelque part mon post du 28 juillet en était l’annonciateur ( le relire).

Je demandais une plus grande sévérité pour les gens ayant un couteau sur eux.

Je me félicite de la décision du parquet qui entérine le fait qu’il y ait une recrudescence des agressions à l’arme blanche à Nice. Même si c’est un phénomène qui se reproduit tous les étés, il atteint cette année un niveau inégalé.

Je demandais un alourdissent des sanctions pour le port d’armes blanches.

Je me félicite d’apprendre que des consignes ont été données par le parquet le 4 août, renforçant la réponse pénale. Le parquet a demandé à l’ensemble des forces de police et de gendarmerie le placement systématique en garde à vue, y compris pour un simple port ou transport d’arme blanche.

Avant, pour un port d’arme ce n’était pas forcément le cas, l’arme était confisquée par exemple et la personne convoquée plus tard .

C’est terminé. Et au niveau du parquet la réponse pénale sera systématique y compris s’il n’y a pas eu d’infractions connexes, pas eu d’usage de cette arme.

Mort de Gisèle Halimi. Le féminisme perd un grande voix.

L’une des grandes figures du féminisme vient de mourir.

Avocate et ancienne députée Gisèle Halimi a consacré sa vie à la cause des femmes et à la défense du droit à l’avortement.

Intellectuelle Franco-tunisienne , elle avait notamment défendu Marie-Claire Chevalier, mineure jugée pour avoir avorté à la suite d’un viol, lors d’un procès retentissant en 1972 à Bobigny. Ce procès avait précédé de trois ans la légalisation de l’avortement.

Très engagée elle avait fondé avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir l’association pour le droit à l’avortement « Choisir la cause des femmes » et elle signa la même année le célèbre manifeste des 343 femmes disant publiquement avoir avorté.

La mort de Jeanette Rous

Elle était Incontestablement une figure de la rue Bonaparte. Je l’avais connue du temps où sa maman tenait encore la laverie, pendant une campagne électorale en 1997.

Lav Blanc était avec Lucien chausseur les deux boutiques les plus anciennes de la rue Bonaparte depuis la mort de « Figaro » , le plus ancien coiffeur de Nice.

J’ai été client chez elle jusqu’à ce que la rue Bonaparte soit piétonnisée. Ensuite c’était devenu trop compliqué mais elle ne m’en avait jamais voulu.

Un jour je lui avais posé la question et demandé si elle avait perdu beaucoup de clients à la suite de cette piétonisation.. Elle m’avait répondu avec son air malicieux qu’en fait elle blanchissait le linge d’ hôtels et que la clientèle individuelle n’avait plus que peu d’incidence.

Je la voyais moins depuis quelques temps, même si elle était souvent au fond de sa laverie avec son chien. Même si l’activité avait baissé, la laverie restait son univers.

Elle nous manquera. RIP Jeanette.