Merci aux enseignants!

Je rend hommage aux enseignants qui n’ont toujours pas bénéficié d’un statut de prioritaire pour la vaccination, ce que je trouve incompréhensible.
Je rend hommage aux personnels de direction des établissements scolaires qui depuis des semaines jonglent entre fermetures de classes et réouverture ce qui a du être un véritable casse tête.
Les écoles vont fermer ce soir pour 4 semaines dans toute la France. Tout simplement parce que l’on ne pouvait plus faire autrement.

Faut-il croire à la mi-mai ?
C’est la perspective tracée par le président de la République.
Tout est possible avec ce virus qui nous rend humble. Avec ce variant anglais qui complique tant la tache de nos soignants.
Face à ce virus chaque pays a adopté sa stratégie en fonction de son peuple et de ses réactions. Cela va de mesures simples et lourdes comme en Allemagne au dispositif français complexe à souhait mais censé répondre au virus par des mesures ultra précises, détaillées. Chaque semaine les décrets tombent sans pour autant faire fléchir le nombre de morts.
Aussi, en pleine hausse exponentielle de toutes les courbes et notamment du taux d’incidence et des lits de réanimation occupés, annoncer que dans six semaines on allège peut paraître audacieux.
Pourtant on a vu lors des deux premières vagues qu’elles pouvaient se briser aussi vite qu’elles ne montent.
N’étant pas scientifique, c’est sur ce seul constat que j’ai décidé de croire. ET VOUS ?

Spectacles : Et si l’espoir venait de Barcelone ?

Ce poste peut paraître décalé vu l’actuelle situation sanitaire de la France.
Mais pourtant je ne veux pas laisser sans l’évoquer cette lueur d’espoir pour des professions qui souffrent.
Et s’il était possible d’avoir une vie culturelle pendant la pandémie, et même d’aller à des concerts de rock dans des conditions sûres ?
C’est à cette question que veulent répondre les catalans qui ont tenté une expérience pilote samedi soir à Barcelone, avec un concert sans distances sociales mais avec des participants testés préalablement et dûment masqués. Et en partenariat avec un hôpital.
C’est la grande salle du Palau de San Jordi, sur la colline de Montjuïc, qui a accueilli ce premier grand concert pop depuis le début de la pandémie.
Cette expérience ouvre un nouvel espoir pour le monde des spectacles, en Espagne mais aussi dans le reste de l’Europe, pour essayer de continuer à survivre malgré la pandémie. Ce grand concert test reprenait le flambeau d’une tentative précédente, menée en décembre à plus petite échelle, avec 500 spectateurs dans un théâtre de Barcelone, dans des conditions à peu près similaires.
S’il s’avère que cette expérience est concluante et ne se termine pas par un méga cluster, il serait intéressant de s’en inspirer.
Réponse dans 15 jours.

L’idée d’un certificat sanitaire progresse

Je vais surement en contrarier quelques uns mais j’avoue que l’idée d’un certificat sanitaire, validé par les 27 états de l’Union Européenne ne me choque pas et que je ne considère pas cette initiative comme attentatoire à nos libertés.
Selon les informations de Thierry breton, notre commissaire européen chargé des vaccins, il pourrait être opérationnel vers la mi-juin.
Ce certificat sanitaire permettrait de voyager en Europe. en dehors de l’identité il contiendrait un QRCode, préciserait le type de vaccin que vous avez reçu, ou si vous avez été malade et fabriqué des anti-corps. Enfin en l’absence de ces renseignements, il contiendrait le résultat d’un test PCR récent.
Je trouve cette conception purement citoyenne, chacun prenant ses responsabilités puisque ce certificat sanitaire n’est pas obligatoire.
En revanche il pourrait être demandé pour voyager, pour prendre un avion, voir pour entrer dans un lieu public ou une salle de spectacle.
On pourrait également y réfléchir pour rouvrir les restaurants. Certains diront peut être que cela crée des citoyens à deux vitesses. J’entends cet argument mais je ne le partage pas dès l’instant où chacun d’entre nous aura la liberté du choix.

Que faire du Spoutnik V ?

C’est une question qui ne doit pas être tabou et qu’il est légitime de poser.
Après les difficultés rencontrées par le vaccin astrazeneca, les difficultés d’approvisionnement rencontrées., il était évident que le vaccin russe allait être mis au débat.
Le commissaire européen Thierry Breton est bien gentil de nous expliquer que nous n’avons pas besoin de Spoutnik. Soit, mais qu’alors il soit en mesure de garantir l’approvisionnement.
D’ailleurs plusieurs chef d’État commencent à s’impatienter et trouvent que les discussions prennent trop de temps pour valider ce vaccin.
Angela Merkel s’est dite prête à le commander s’il était autorisé par l’union européenne.
Lassés d’ attendre, deux pays, la République Tchèque et la Hongrie ont déjà autorisé son utilisation sans l’aval de l’EMA. Le vieux réflexe de se tourner vers la Russie a fonctionné ce qui n’est pas sans interpeller au niveau géopolitique.
Le premier ministre italien, Mario Draghi commence à se poser la question. Le ministre de la santé tunisien, Faouzi Mehdi s’est fait vacciner au Spoutnik v.
Et pour finir le maire indique qu’il pourrait faire livrer des milliers de doses compte tenu des relations (mystérieuses) qu’il entretient avec la Russie.
Le temps presse. 20 personnes sont encore décédées de la Covid hier dans notre département. Et nous savons désormais que le variant anglais est non seulement 50 à 70% plus contagieux que le variant initial, mais qu’il est aussi 60% plus létal.
Seule une vaccination intensive nous sortira de ce pétrin.
Pourquoi l’Europe tarde t’elle alors autant ? Un vaccin, ce n’est pas une question d’idéologie mais de sauver des vies.