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Catégorie — Transports

Et si les trottinettes relançaient le débat sur la limitation de vitesse à 30 km/h en ville?

 

D’habitude prompte à réagir à tout et n’importe quoi, le maire de Nice reste silencieux vis à vis de la question des trottinettes électriques. La mairie a seulement indiqué qu’elle ne donnait pas suite à la possibilité d’avoir des trottinettes en libre service.

Il va pourtant devoir le faire car il y a des accidents et que les « trottineurs » eux mêmes sont souvent victimes. Et surtout les ventes privées des trottinettes explosent.

Comment faire co-exister ce nouveau mode de déplacement doux, très intéressant pour les déplacements intra-urbains avec les autres ?

Il faut encadrer la pratique, la vitesse autorisée, le théâtre du déplacement. A priori j ‘interdirais les trottoirs, la cohabitation avec les piétons s’ avérant très difficiles et vraiment accidentogène.

En revanche elle paraît possible avec les vélos sur les pistes cyclables quand il y en a. Ailleurs il n y a que la route où le « trottineur » devient vulnérable. Il faudra peut être rendre le port d’un casque obligatoire.

Reste un vrai problème, la vitesse. On a vu un inconscient rouler en trottinette à 80 km/h sur l’autoroute A8. Il a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Mais ces engins vont trop vite en ville.

Chaque matin j’en vois certains dévaler la grande corniche à plus de 60 km/h. Et s’il y a un choc ?

Il faut limiter la vitesse en ville des trottinettes à 30 km/h. Et doit-on limiter cette contrainte aux seuls trottineurs alors que pas moins de 5 modes de transports occupent désormais le bitume : voitures, motos, scooters, vélos et maintenant trottinettes ? La question mérite d’être posée.

Elle fera très certainement partie du prochain débat municipal. Le débat est ouvert. L’objectif doit être de faire de Nice une ville sans accident.

août 13, 2019   Commentaires fermés sur Et si les trottinettes relançaient le débat sur la limitation de vitesse à 30 km/h en ville?

Stop à la pollution des navires de croisière!

 

J’ai écrit au président de la métropole,, Christian Estrosi, pour lui demander de bien vouloir appliquer au port de Nice Villefranche la même charte que celle appliquée par la ville de Cannes.

Voici l’intégralité du courrier.

Monsieur le président,

Désormais c’est la Métropole Nice Côte d’Azur qui est responsable du port de Nice. Or la pollution des bateaux de croisière est un enjeu important pour la Côte d’ Azur.
En 2015, un texte a prévu de limiter à 1,5% la teneur maximale en soufre dans le carburant des navires transportant des passagers.
Devant l’accélération du dérèglement climatique la France a décidé d’abaisser de 1,5 à 0,5% la quantité maximale de soufre dans le carburant des paquebots et des ferries d’ici l’année prochaine. Un taux qui reste cependant 50 fois supérieur au diesel d’une voiture qui rejette, lui, 0,01% de soufre.
Le 27 juin dernier, la ville de Cannes a décidé d’imposer aux paquebots de limiter la teneur en soufre de leur carburant à 0,1%, faute de quoi ils ne pourront plus débarquer leurs passagers dans le Vieux-Port.
Ce taux sera applicable dès l’année prochaine et sera obligatoire si les bateaux veulent pouvoir débarquer leurs passagers dans le port de la ville.
Il s’agit en l’occurrence d’une décision qui va plus loin que la loi française.
Le groupe Norwegian Cruise Line holdings a déjà signé la charte afin de pouvoir continuer à acheminer ses clients à Cannes. Cette compagnie représente environ 40% du trafic dans le port de la ville. Une autre compagnie a, depuis, signé la même charte.
Cannes n’est pas le premier port à imposer cette limitation à 0,1%. La règle est déjà en vigueur dans les ports de la mer du Nord, de la Baltique et de la Manche pour les bateaux de croisières.
Cette décision courageuse ne peut que nous interpeller.
Je vous demande de bien vouloir prendre les mêmes dispositions concernant le port de Nice-Villefranche qui accueille également de très grosses unités notamment en rade de Villefranche. Ce sujet me paraît très important et nécessite une certaine coordination afin de ne pas mettre nos capacités d’accueil en concurrence.
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente, je vous de croire, monsieur le président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Patrick Allemand

août 11, 2019   Commentaires fermés sur Stop à la pollution des navires de croisière!

Aéroport, vente des actions de la métropole : pourquoi nous avons voté contre ?

 

Voici le texte de l’intervention que j’ai faite ce matin en séance du Conseil Métropolitain.
A partager avec un maximum de niçois afin qu’ils soient informés de ce que vient de faire Christian Estrosi.

Délibération 0.1 – Cession des parts de l’aéroport de Nice

« Depuis la loi du 6 août 2015 autorisant l’Etat à vendre des parts qu’il détenait dans la société anonyme Aéroports de la Côte d’Azur, l’évolution de notre aéroport international n’a pas été un long fleuve tranquille.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que vous n’êtes pas étranger à toute cette confusion.

Vous avez en effet proposé dès le Conseil métropolitain du 15 décembre 2014, une motion contre le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Aéroport Nice Côte d’Azur. Nous vous avons tout de suite fait part de notre accord sur le fond, notre groupe étant hostile à cette privatisation. Mais, nous avions refusé de la voter parce que vous-même aviez refusé d’en retirer le point 4 qui permettait, à votre initiative, d’organiser une consultation de la population niçoise.

Je vous avais expliqué notre position en vous indiquant que rien ne justifiait cette consultation populaire, dans la mesure où, pour une fois, il y avait unanimité des groupes politiques au Conseil municipal et au Conseil métropolitain. J’avais estimé que ce type de consultation avait un sens pour arbitrer entre deux options, mais guère de sens dans le cas présent sauf à rechercher un plébiscite, chose dont nous ne voulions pas être complices.

Au conseil municipal du 19 décembre 2014, vous n’avez pas eu de mots assez durs envers Emmanuel Macron qualifié, je vous cite, « de ministre qui cherche à vendre des aéroports pour renflouer les caisses vides de l’État ». Et vous poursuiviez, « j’ai fait savoir à monsieur Macron que j’étais fondamentalement opposé et que nous utiliserions tous les moyens de droit pour lui contester ce choix ».

Le 19 février 2015, vous avez, malgré nos mises en garde, organisé cette consultation avec l’argent du contribuable pour monter un grand coup de communication. 100 000 euros jetés par les fenêtres pour un résultat connu d’avance. Près de 36 000 niçois se sont rendus aux urnes pour dire non à la privatisation à 97,4% des suffrages exprimés.

Vous tweetiez encore le 22 février 2015 « Macron, désavoué par la population, répond avec l’arrogance de sa caste ». C’est un petit bijou, un collector.

Vous avez également fait voter une motion de soutien par les 49 maires de la métropole. Vous en avez tellement fait que les béotiens ont pu vous croire sincère.

Puis, ça a été silence radio, le principe de réalité s’est appliqué, vous n’aviez aucun moyen, ni juridique, ni politique de vous opposer à cette vente. Alors, vous avez fait ce que vous faites toujours, vous avez négocié.

Puis, vous êtes revenu devant le conseil métropolitain du 13 avril 2015, nous expliquer que grâce aux résultats de ce référendum, vous aviez obtenu un droit de véto sur le choix des actionnaires pour la part de 60% que l’Etat s’apprêtait à vendre puisqu’il, je vous cite, « puisqu’il n’était pas question que nous lâchions le reste ». Oui, oui, c’est de vous.

C’est ainsi que le Consortium Azzura Aeroporti a acquis les 60% des parts que détenait l’État le 28 juillet 2016. Il en détient d’ailleurs désormais 64% puisqu’il a racheté au Conseil départemental, 4 de ses 5% d’actions.

Et, nous en arrivons aux derniers développements de ce dossier. Vous avez décidé à votre tour de vendre 4% des 5% d’action que la métropole détient.

Là où vous avez fait fort, c’est que, pour tenter de faire oublier cette trahison, vous avez vendu, non pas au privé, mais à la caisse des dépôts et Consignations-banque des territoires, demandant au consortium Azzurra Aeroporti, actionnaire majoritaire, de renoncer à exercer son droit de préemption dont elle est bénéficiaire au titre du pacte d’actionnaires dans le cadre de la cession envisagée.

Mais, vous vendez quand même. Vous trahissez quand même. Si Edgar Faure était encore de ce monde, lui qui disait que ce n’était pas la girouette qui tournait mais que c’était le vent, il en aurait le vertige.

Et, tous ces noms d’oiseaux que vous attribuiez hier au ministre Macron en ce temps là, souffrez qu’ils s’appliquent à vous-même aujourd’hui.

– Quelle différence y-a t’il entre « un ministre que vend les aéroports pour remplir les caisses de l’État » et un président qui vend ses actions pour remplir les caisses de la métropole ? Aucune !

– Quel crédit accorder à quelqu’un « qui rappelle qu’il n’est pas question que nous lâchions le reste » et qui vend à la première opportunité ? Aucun !

– Quelle fiabilité accorder à quelqu’un qui raisonne à court terme et vends 81 millions d’euros un portefeuille d’actions qui a rapporté en 2019 plus de 4 millions d’euros de dividendes annuels ? Aucune !

– Quelle confiance accorder à quelqu’un qui tweete que Macron a été désavoué par la population et qui finalement s’assoit sur le résultat du vote des Niçois qu’il est allé lui même provoquer ? Aucune !

– Quel crédit accorder à quelqu’un qui interpelle par les colonnes du Huffington Post le 19 février 2015 Emmanuel Macron, « Oserez vous, monsieur le ministre, insulter la parole des Niçois ? » alors que c’est lui-même qui méprise aujourd’hui cette parole ? Aucun !

– De quel poids la Métropole disposera-t’elle quand il s’agira d’effectuer des choix fondamentaux opposant intérêts économiques et environnementaux ? Quand il s’agira de définir un nombre maximal de passagers par exemple ? Aucun !

Voilà où nous mène votre gestion erratique. Elle nous amène aujourd’hui, pour combler la dette, à faire un choix qui est contraire à l’intérêt à long terme de la Métropole, qui la privera d’une recette annuelle importante.

Quant à nous, notre ligne ne varie pas. Nous étions contre la privatisation de l’aéroport de Nice en 2014, nous sommes toujours contre en 2019. Cela a au moins le double mérite de la cohérence et de la fidélité au vote du peuple souverain que vous êtes en train de bafouer.

Ce choix, vous l’avez compris, nous vous laisserons le faire seul. Nous voterons contre cette délibération.

Patrick Allemand

juillet 12, 2019   Commentaires fermés sur Aéroport, vente des actions de la métropole : pourquoi nous avons voté contre ?

Ensemble défendons l’avenir de la ligne SNCF Nice Breil Tende!

 

J’ai signé la pétition initiée par les Amis du Rail et son président Germain Nallino dimanche à la fête du Château.

En effet cette ligne sur laquelle la Région de gauche a beaucoup investi est pointée par la chambre régionale des comptes qui pose clairement la question de son avenir.

Elle invite donc le Conseil régional à examiner l’intérêt à garder la ligne de la Côte-Bleue (Marseille-Miramas) et Nice-Tende. Ces deux lignes représentent 2% de la fréquentation. Le coût d’exploitation élevé n’est couvert qu’à 7% par les recettes tarifaires.

C’est la notion de service public même qui est remise en cause et ce n’est pas la première fois que cette notion est attaquée par la CRC dans un rapport.

Pour ma part je continue à défendre la cadence ment à 15 mns promis par la droite sur cette ligne de chemin de fer et qui tarde à se mettre en œuvre.

Il faut être d’autant plus vigilant que dans commentaires sur le rapport de la CRC, le vice président chargé des transports qui n’est autre que Philippe Tabarot, s’il s’est longuement attardé sur la ligne Côte Bleue n’a pas eu un mot pour la ligne Nice Breil Tende.

J’ai donc signé cette pétition et vous invite à en faire de même.

juillet 1, 2019   Commentaires fermés sur Ensemble défendons l’avenir de la ligne SNCF Nice Breil Tende!

Conférence de presse du 5 juin 2019

 

Coût du stationnement : les premiers effets d’un long combat !

La réforme du stationnement sur voirie à Nice a débuté en 2017 sous la houlette de Gaël Nofri, conseiller municipal.

Cette réforme est intervenue après le « flop » de la mise en place du stationnement intelligent avec des horodateurs nouvelles générations qui n’auront quasiment jamais servi mais auront coûté cher à la collectivité.

Le groupe des élus « Un Autre Avenir pour Nice » a organisé deux conférences de presse :
– Jeudi 22 février 2018 sur le thème :
Stationnement : Une alternative plus simple, plus juste, moins chère
– Jeudi 7 mars 2019 sur le thème :
Crise du commerce de proximité : lettre ouverte aux commerçants

Nous avons également déposé un vœu
demandant l’allongement de la durée de gratuité du stationnement en voirie de 30 minutes à 1 heure. En effet, nous considérons que le commerce niçois doit être « vraiment »soutenu.

La réponse du maire avait été nette : « NON ! Il n’en est pas question ! » laissant ensuite son adjoint chargé du stationnement, Gaël Nofri, vanter les mérites de cette réforme.
Ce vœu n’a été voté que par les élus suivants : Patrick Allemand, Christine Dorejo, Paul Cuturello et Fabrice Decoupigny. Les autres élus ont voté contre le vœu qui a donc été rejeté.

Là dessus nous avons adressé aux commerçants le 12 mars 2019 une lettre ouverte pour les informer de ce qui s’était passé.

Nous avons appris par la presse les 1er juin (Nice Matin) et 3 juin 2019 (CNews) que finalement, les samedis, la durée du stationnement gratuit sera étendu à une heure au lieu de 30 minutes comme nous l’avions proposé à l’occasion du vœu.
Les samedis, les tarifs seront ramenés à 1 euros de l’heure à partir de la 2ème heure (au lieu de 2,60 euros), comme nous l’avions proposé.
Enfin, toujours les samedis, la durée de stationnement autorisé passe quant à elle de 2h15 à 3h15 (nous avions nous proposé 4h).

C’est donc bien l’opposition qui est à l’origine de l’inflexion de la politique du maire et cela méritait d’être rappelé. Un maire qui propose au prochain conseil municipal une disposition contre laquelle il a lui même voté le 7 février. Le ridicule n’a jamais tué personne

juin 5, 2019   Commentaires fermés sur Conférence de presse du 5 juin 2019