Après le déluge, le chaos.

Toutes nos pensées vont aux habitants de la Vésubie, de la Tinée et de la Roya qu’il ne faut pas oublier.
53 routes sont coupées ce qui rend difficile les opérations de secours dont l’essentiel se passe par voie aérienne avec le soutien de l’armée.
Quand on voit que même le lac du Boréon a débordé, on ne peut même pas incriminer cette fois la bétonisation, ce qui est le cas lorsque nous sommes dans la plaine du Var ou sur le réseau collinaire de Nice.
Par contre oui, cet épisode d’une extrême violence n’est pas sans lien avec le réchauffement climatique et est venu nous rappeler que ces phénomènes seront plus fréquents et plus violents.
Dans l’immédiat, priorité aux secours, à la recherche des disparus en espérant que certains aient pu se mettre à l’abri comme cela a été le cas du gendarme retrouvé sain et sauf.
Ensuite viendra le temps de repenser l’aménagement de nos villages en tenant compte de la nouvelle amplitude des crues.
Du travail en perspective pour la mise à jour des Plans de Prévention des Risques Inondations (PPRI) dont certaines préconisations ont très certainement évité un bilan encore plus lourd.

Un plan global pour conduire Nice et la métropole vers le « Zéro Déchet »

 

« En ville, les poubelles dégueulent, le rythme d’enlèvement des sacs poubelles municipaux n’est pas suffisant, les rats prospèrent, les opérations de dératisation se multiplient. Désormais, il faut traiter le mal à la racine » – Nice au Cœur

Afin de diminuer le volume des déchets, Nice et la métropole doivent entrer dans une stratégie de modification des comportements des Niçois vis-à-vis des déchets et cela, tant au niveau des particuliers que des écoles, des entreprises et des touristes.

Bien valorisé, valoriser le « Zéro Déchet » peut même devenir un nouveau facteur d’attractivité de notre ville qui est la seule grande ville de province à voir actuellement sa population diminuer.

Nous avons annoncé 31 propositions par transformer le slogan « zero déchet » en réalité, allant des plages sans mégots à la mise en place de composteurs publics en passant par la création de ressourceries, la consigne des bouteilles en plastique, la lutte contre le sur emballage etc. Ou comment produire moins de déchets et comment mieux traiter les déchets.
Ça vous intéresse. Alors rejoignez #niceaucoeur !

GREENPEACE – ESTROSI, de la nervosité dans l’air.

 

Greenpeace a revendiqué l’action militante qui a consisté à dénoncer une ville polluée et à apposer sur du mobilier urbain un certain nombre de slogans destinés à informer les niçoises et les niçois sur l’état de la ville et de sa qualité de l’air face à un maire qui nie et conteste toutes études ou estimations concernant la pollution de la ville dès lors que le résultat ne lui convient pas.

La responsabilité civile et citoyenne, c’est éminemment politique et ce sera déterminant.
On ne peut s’inscrire dans un plan climat air énergie territorial, faire à la hâte de l’écologie d’affichage en mettant des pots partout dans la ville et vouloir faire condamner une association qui se bat depuis des années pour l’environnement et qui a acquis sa légitimité sur le terrain et qui dispose de ses propres expertises.

Déposer plainte serait de ce point de vue un très mauvais signal même si l’on peut comprendre une exaspération passagère.

#NiceAuCoeur apporte tout son soutien à Greenpeace.

L’ Australie en flammes!

 

Après l’Amazonie et la Californie, c’est autour de l’Australie d’endurer des incendies gigantesques et incontrôlables.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » disait Jacques Chirac dès 2002. Cette phrase prend aujourd’hui tout son relief.

L’absence de réponse à la hauteur de l’enjeu de la part des pouvoirs publics australiens a de quoi laisser perplexe et révèle l’impuissance de l’appareil d’État.

Et pendant ce temps certains médias annoncent la mort de 400 millions d’animaux calcinés ou asphyxiés. C’est tout un eco-système qui est ravagé.

Confusion totale concernant les émissions de soufre au port de Nice

 

J’ai interpellé Christian Estrosi, président de la Métropole, à propos de la confusion qui règne, au niveau du port de Nice, sur les émissions de soufre, et dont il est directement à l’origine.

En effet, la compagnie de navigation maritime, Corsica Ferries – Sardinia Ferries, vient d’annoncer que toute sa flotte a anticipé, dès la mi-novembre, la nouvelle réglementation de la limitation à 0,5 % de teneur en soufre applicable au 1er janvier 2020.

Or, le président de la Métropole a déclaré dans le Nice-Matin du 3 décembre 2019, en relation avec l’article sur l’extension de l’aéroport, qu’à partir du 1er janvier, il fixerait pour le port de Nice, une limite de 0,1 % de teneur en soufre, tout le temps, rajoutant que ceux qui ne s’y conformeraient pas ne seraient pas accueillis.

Une clarification s’avère donc nécessaire car à l’heure actuelle personne n’est en mesure de dire ce qui s’appliquera au 1er janvier 2020. Une teneur en soufre limitée à 0,5 % comme le prévoit la nouvelle réglementation ou, une teneur en soufre limitée à 0,1 % comme Christian Estrosi en a fait lui-même, très officiellement l’annonce ?

Patrick Allemand
Conseiller municipal de Nice
Conseiller métropolitain de Nice Côte d’Azur