Un abri de la 2eme guerre mondiale découvert

Cette galerie de plus de 60 mètres de long était sous le square du colonel Jean-Pierre où se déroulent actuellement des travaux de restructuration du quartier dans le cadre du PNRQAD (Programme de rénovation des quartiers en difficulté)
Les archéologues ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un abri Anti aérien construit à proximité d’un objectif stratégique, la gare SNCF. Il a été construit en zigzag afin de briser le souffle d’une éventuelle explosion.
D’après les premières constatations il aurait peu servi.
Ce n’est pas le seul abri ou galerie.
Il en existe d’autres, notamment sous la colline du château, des galeries secrètes creusées pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout commence en septembre 1939, quand la défense passive entreprend de créer un abri antiaérien pour 400 personnes sous le château. En 1943, les Allemands de la Kriegsmarine, installés à l’Hôtel suisse, vont réquisitionner le chantier pour le transformer en blockhaus. Deux galeries sont percées dans la roche calcaire. L’une d’elles passe sous la chaussée du quai des États-Unis et rejoint alors une casemate d’artillerie sur la plage des Bains de la police. Ce boyau inachevé d’une centaine de mètres, aujourd’hui fermé en son milieu, est resté inchangé. Le plafond est parcouru du câblage d’époque. On y aperçoit encore des traces de coffrage.
Peut être qu’un jour elles seront ouvertes au public ?

Michel Rocard

Je vous donne rendez-vous jeudi 29 octobre à partir de 17 heures à la librairie Brouillon de Culture, rue Hôtel des Postes où Pierre

Pierre-Emmanuel Guigo

dédicacera son livre, une biographie de Michel Rocard (remarquable au passage)

J’espère vous voir nombreux à cette occasion.

Haut Karabarh : soutien au peuple arménien et à la communauté arménienne de Nice.

Le Haut Karabarh est le théâtre d’un regain de violences.
Je connais bien cette situation dans la mesure où j ai conduit entre 2004 et 2015 quatre délégations de la région PACA en Arménie dans le cadre d’une convention de coopération décentralisée.
Ce territoire un peu plus petit que l’Ile-de-France, peuplé d’environ 150.000 habitants, est officiellement situé en Azerbaïdjan mais peuplé en grande majorité par des Arméniens et contrôlé militairement par des forces séparatistes et arméniennes.
Le Haut-Karabagh a lui-même proclamé son indépendance en 1991, mais n’est reconnu par aucun Etat-membre de l’ONU, pas même l’Arménie.
Je souhaite qu’un cessez le feu intervienne le plus rapidement possible car il y a un risque de voir ce conflit déraper. Les grandes puissances régionales peuvent s’en mêler qu’il s’agisse de la Russie qui soutient plutôt l’Arménie, de la Turquie qui, sans surprise soutient l’Azerbaïdjan, et de l’Iran qui peut avoir son mot à dire.

Le camp des Milles

 

Le camp des Milles était un camp d’internement et de déportation français, ouvert en septembre 1939, dans une usine désaffectée, une tuilerie, au hameau des Milles près d’Aix-en-Provence

Numéro 187 » est une création artistique pluridisciplinaire coproduite par le centre socio-culturel Jean-Paul Coste et la Compagnie Mémoires Vives en partenariat avec le Site mémorial du Camp des Milles.

Il s’agit d’un spectacle pluridisciplinaire mélangeant danse hip-hop, danse contemporaine, théâtre, rap et vidéo, qui s’inspire librement de l’ouvrage “Le Diable en France” de Lion Feuchtwanger et plus particulièrement des artistes internés au Camp des Milles durant la Seconde Guerre Mondiale.

Cette œuvre contemporaine est évolutive puisque la Compagnie Mémoires Vives permet à chaque acteur d’écrire son texte. Par ailleurs chaque danseur amène sa gestuelle donc à chaque saison il faut recréer dynamique évolutive.

Numéro187 raconte une fiction qui prend ses racines dans l’histoire du camp des Milles.
Nous sommes dans un futur, proche ou lointain. Un pouvoir autocratique et totalitaire s’est installé par les urnes, porté par le populisme et nos abandons successifs aux sombres desseins. S’en suivent la haine de l’Autre, la déshumanisation des êtres etl l’élimination par la sélection.

Le Camp des Milles, devenu Lieu de Mémoire, est ré-ouvert et affecté à l’internement, à la mise en quarantaine et à la guérison des « inutiles », « des malades » et des « déviants ». S’y retrouvent des artistes libres-penseurs d’origines et d’horizons divers. Comme d’autres avant, ici même, ils vont réaffirmer l’art comme outil de résistance et d’humanité. Comme le firent avant eux les« internés » de 1940, victimes de l’indolence administrative et du Diable en France. Ils furent à l’époque libérés par un fonds de pension parce que les artistes ont une valeur.

Ce soir la troupe de la Compagnie Mémoires Vives était à Nice au Forum Nice Nord à l’invitation de la MJC Agora Nice Est. Elle s’est produite ce matin devant 200 élèves et ce soir devant les réseaux associatifs. Une bien belle initiative d ‘Amel Baccouche et d’ Alice Pereira, financée par l’ADILCRA et la ville de Nice.

Les équipes du Forum Nice Nord et de la MJC Agora Nice Est ont été renforcées par un partenariat plus large avec les associations Pari Mixité, Page, la Semeuse, etc.

Compagnie mémoire vive chacun à écrit son texte bio qui sont importantes pour eux. Chaque danseur amène sa gestuelle donc à chaque saison il faut recréer une dynamique évolutive.
Résister par l’art. L’art pour résister. Avec quel texte vous voulez résister.

Durandy : le retour des philatélistes.

 

C’est un peu le symbole de la renaissance du square. Les philatélistes exilés au jardin Wilson depuis le commencement des travaux vont revenir au square Durandy.

Je suis heureux pour les riverains et les commerçants embourbés depuis des années dans d’interminables travaux. Car la station Durandy a certainement été l’une des zones du chantier du souterrain parmi les plus complexes.

Certains ont du être soutenus par la commission d’indemnisation dans laquelle je siège. Cela n’a hélas pas suffi pour tous.

Dimanche, Durandy et les philatélistes renoueront avec leur longue histoire dans cette ambiance feutrée si particulière qui donne à ce lieu son identité