Random header image... Refresh for more!

Catégorie — Histoire

Centenaire de la fin de la guerre 14-18 : une journée exceptionnelle !

 

 

Chaque année le 11 novembre nous commémorons cet armistice qui a signifié la fin de la Première Guerre Mondiale, signé dans un wagon dans la clairière de Rethondes.

Mais cette année est le centenaire. Les cérémonies ont commencé hier et se poursuivront toute la journée.

Si vous avez des enfants, des petits enfants et rien prévu de spécial, venez sur le quai des États Unis cet après-midi, apprenez leur à aimer l’histoire.

Vous trouverez un campement reconstitué placé en face l’opéra sur le trottoir sud.

Vers 14h / 14h30 arrivée du défilé des « Poilus » venant de l’avenue Jean Médecin, devant la mairie.

Et à 15 heures grande cérémonie officielle au monument aux morts. Le tout sera terminé à 15h40 maximum.

Et rappelez vous bien que fêter le centenaire de quelque chose est toujours un événement unique ou presque dans une vie humaine.

novembre 11, 2018   Commentaires fermés sur Centenaire de la fin de la guerre 14-18 : une journée exceptionnelle !

Le groupe Missak Manouchian a perdu son dernier membre !

 

C’ est l’une des dernières pages de la seconde guerre mondiale et de la Résistance qui se tourne.
Avec la mort d’Arsène Tchakarian, samedi 4 août à l’âge de 101 ans, disparaît le dernier survivant du groupe Missak Manouchian, dont 22 membres furent exécutés par les nazis le 21 février 1944 au Mont-Valérien.

Cette histoire, c’est avant tout celle de l’affiche Rouge.

Le réseau Manouchian était constitué de 23 résistants communistes, dont 20 étrangers et une femme, des Espagnols rescapés de Franco, enfermés dans les camps français des Pyrénées, des Italiens résistant au fascisme, Arméniens, Juifs surtout échappés à la rafle du Vel’d’Hiv de juillet 1942 et dirigés par un Arménien, Missak Manouchian. Il faisait partie des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée.

Ils furent arrêtés en novembre 1943 et jugés en février 1944, condamnés à mort le 21 février 1944 et fusillés le même jour au fort du Mont-Valérien à l’exception d’Olga Bancic, la seule femme du groupe, décapitée le 10 mai de la même année à Stuttgart, en application du manuel de droit criminel de la Wehrmacht interdisant alors de fusiller les femmes.

août 6, 2018   Commentaires fermés sur Le groupe Missak Manouchian a perdu son dernier membre !

Mort de Max Gallo !

Max Gallo

J’ai connu Max Gallo lorsque j’avais 21 ans puisque c’est à sa section que j’ai adhéré au Parti Socialiste, à la section Nice 1. A l’époque il avait les cheveux longs, des talents d’orateur incontestables mais ce fut un immense gâchis. J’ai collaboré avec lui au Nouvel Hebdo, ce fut ma seule expérience journalistique. Je ne garde franchement pas de lui un excellent souvenir. Pas pour moi même, je faisais des piges bénévolement. Mais je me souviens de beaucoup de journalistes qui avaient pris des risques et qui ne furent jamais payés. Cet hebdomadaire qui devait être le support de sa candidature aux élections municipales finit par déposer le bilan.

Son passage au PS ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable. Je ne l’ai vu qu’à une seule AG de section en trois ans. Beaucoup de socialistes lui en ont voulu car il incarnait un véritable espoir, qui fut déçu aux élections municipales de 1983, où Jacques Médecin
fut réélu dès le premier tour. Bien que né à Nice en 1932, cela faisait longtemps qu’il avait quitté sa ville pour mener une vie parisienne et les niçois ne le lui ont pas pardonné. En qualité de porte parole du gouvernement, il ne resta pas non plus longtemps en fonction.

Son parcours politique fut ensuite une succession d’errance et à partir de son éloignement du PS jusqu’ à la fondation avec Jean pierre Chevenement du mouvement des citoyens, pour finir clairement à droite en soutenant Nicolas Sarkozy en 2007, après s’être opposé à Chirac au moment où ce dernier avait reconnu la responsabilité de l’Etat français dans la rafle du Vel d’Hiv.

Républicain certainement, communiste jeune, socialiste un temps, attaché à la nation et à la France sûrement, lui le fils d’immigrés italiens. Complexe, tel était Max Gallo.

Alors chacun comprendra que je regrette beaucoup plus ce soir l’écrivain, académicien qui laisse une oeuvre considerable. C’est de ce point de vue une perte immense.

Une oeuvre dont le premier temps fort fut en 1971 une collaboration avec Martin Gray pour « Au nom.de tous les miens » qui raconte la vie d’un rescapé du camp de Treblinka.

Puis il y a eu la Baie des Anges en 1976, lu par des milliers de niçois. Max Gallo publia également des biographies sur Garibaldi, et sur Napoleon que j’ai lues. Et d’autres sur Jaurès, Victor Hugo et Robespierre que j’espère avoir le temps de lire un jour.

C’est par ces biographies que l’auteur etait devenu une référence dans le domaine historique. Il a fait par son talent , par sa capacité à rendre ses biographies vivantes et passionnantes, aimer l’histoire de France à des milliers de jeunes et à des milliers de lecteurs.

C’est ce Max Gallo que je regrette ce soir.

juillet 19, 2017   Commentaires fermés sur Mort de Max Gallo !

Shimon Pérès est mort !

shimon-peres

On redoutait cette nouvelle depuis quelques jours. Shimon Pérès vient de mourir. C’était un monument de la vie politique israélienne mais c’était aussi l’israélien le plus populaire et le plus reconnu dans le monde.

Comme tous les très longs parcours politiques, le sien est controversé. Mais Shimon Pérès était un socialiste. il faut 18 fois ministre ou Premier Ministre, c’est considérable. Même si à chaque fois qu’il fut Premier Ministre, ce fut dans des circonstances exceptionnelles, jamais après une élection générale remportée.

Pourtant , on peut mettre à son crédit, lorsqu’il fut Premier Ministre entre 1986 et 1988, la maîtrise d’une inflation galopante qui appauvrissait le pays et le retrait des troupes israéliennes du Liban, embourbées dans l’opération « Paix en Galilée ». Cela ne l’empêchera pas d’être à nouveau battu en 1988.

Il faut retenir de lui qu’il fut incontestablement l’homme, de toutes les négociations des accords d’Oslo, signés entre Yithzak Rabin et Yasser Arafat. Si leur poignée de mains a été immortalisée, Shimon Pérès obtiendra à leurs côtés, le Prix Nobel de la Paix en 1994. Rabin le qualifiait de « comploteur infatigable ».

Enfin, en 2007, à 84 ans, il finit par accéder à la présidence de l’Etat d’Israël qu’il quittera en juillet 2014 pour se consacrer à sa Fondation à Jaffa.

C’est là que j’ai eu l’honneur de le rencontrer en novembre 2014, avec Michel Vauzelle. Nous rentrions des journées de Ramallah où nous avions participé aux journées de coopération avec la Palestine et nous avions évoqué avec lui l’avenir. J’avais été frappé par sa vision et par le rôle qu’il espérait voir jouer par le France pour relancer le processus de paix. Shimon Pérès nous avait confié sa vive inquiétude devant l’avancées des colonisations dans les territoires de Cisjordanie. Il nous avait expliqué que pour lui, seule la solution de deux Etats était viable mais qu’il s’agissait maintenant d’une course contre la montre car la progression de la colonisation rendait chaque jour cette solution plus difficile.

Il avait aussi évoqué la remontée de l’antisémitisme en France qui le préoccupait beaucoup et nous avait conseillé de mobiliser le MJS contre l’extrême droite, disant que le rempart contre ces idées ne pouvait venir que d’une jeunesse mobilisée.

Avec la mort de Shimon Pérès, et malgré son passage à Kadima, la gauche israélienne perd un pilier et le monde l’homme de dialogue et de paix qu’il était devenu.

septembre 28, 2016   Commentaires fermés sur Shimon Pérès est mort !

Raymond Aubrac est mort…

Raymond Aubrac vient de mourir. Il fait partie de ces hauts personnages dont on aimerait croire qu’ils soient éternels. Même à 97 ans, alors que c’est dans l’ordre des choses,  on se retrouve surpris, pris au dépourvu ! On comprend que l’on ne verra plus cette silhouette usée, voutée, certes mais qui annonçait cet esprit oh combien vif, cette intelligence fulgurante, cette épaisseur qui n’appartiennent qu’aux grands hommes. On prend conscience aussi du privilège d’avoir connu un tel personnage.

Raymond Aubrac était l’une des dernières personnalités de la Résistance à avoir  connu Jean Moulin. Il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR).

En 1947 et 1950, il avait été témoin à charge lors des deux procès du résistant René Hardy (mort en 1987), accusé d’avoir livré Jean Moulin à la Gestapo et acquitté au bénéfice du doute.

Raymond Aubrac était  très actif et avait notamment été ovationné en février 2008 après un discours défendant la laïcité, lors du meeting de campagne de Bertrand Delanoé pour les élections municipales. Il avait été commissaire du gouvernement dans notre région à laquelle il continuait de porter de l’intérêt. En 2004, il était venu à Nice à l’invitation de Michel Vauzelle et de moi-même visiter le musée de la Résistance que la région héberge dans ses locaux de la plaine du Var. Je garde de cette visite un souvenir très ému. Il avait présidé cette année là, le comité de soutien à Michel Vauzelle pour les élections régionales.

Mais il portait toujours un regard attentif à la jeunesse.  Malgré son age avancé, il était également venu à Nice à l’invitation du MJS parler des valeurs de la République, du Conseil National de la Résistance. C’était à l’hôtel Splendid.

Récemment encore, je l’avais sollicité pour me venir en aide et demander au maire de Nice de préempter l’appartement situé au-dessus de la galerie Romanin, rue de France c’était l’un des refuges de Jean Moulin. Nous n’avions pu mener ce dossier à bien. Il était surchargé de travail, je l’avais trouvé un peu plus lointain que d’habitude.

En perdant Raymond Aubrac, la France, mais au-delà l’humanité toute entière, perdent un des derniers grands témoins de la Résistance et du Conseil National de la Résistance dont est issu notre modèle social à la française.

Sachons nous souvenir que la défense de ce modèle est aussi l’un des enjeux des scrutins des 22 avril et 6 mai prochains.

avril 11, 2012   Commentaires fermés sur Raymond Aubrac est mort…