Kill Arab! De pire en pire.

 

C’est le slogan peint sur le mur d’une propriété de Saint Jeannet. Appeler au meurtre d’arabes cela porte un nom : le racisme et j’espère que les coupables seront identifiés et sévèrement sanctionnés. Les Saint-Jeannois ne méritaient pas de voir leur village si sympathique, sous les feux de l’actualité pour un appel à la haine pareil.

Donel Jack’sman traité de « Sale noir »!

 

La ville de Nice est encore salie.

En tournée dans toute la France, l’humoriste Donel Jack’sman a été victime d’insulte raciste lancé par un spectateur lors de son passage sur la scène du Théâtre de la Cité à Nice le 23 décembre.

Non seulement en tant que responsable politique je condamne cette insulte avec la plus grande fermeté mais j’espère qu’il y aura dépôt de plainte et sanction exemplaire.

Je témoigne aussi de tout mon soutien à l’équipe du théâtre de la Cité et plus particulièrement son directeur Thierry Surace dont la programmation méritait une autre fin d’année.

Donel Jack’sman a tweeté « Une pensée pour toutes les personnes qui subissent le racisme et la discrimination au quotidien, souvent seules & dans l’indifférence la plus totale !
Aimons nous malgré nos différences❤️« .

Mais où est donc passée Aung San Suu Kyi ?

 

Aung San Suu Kyi

 

Aung San Suu Kyi est aujourd’hui sous le feu des critiques de la communauté internationale pour son silence sur le sort de la minorité rohingya.

La dirigeante birmane vient d’annuler un déplacement à l’Assemblée générale des Nations Unies alors que l’ONU a récemment affirmé que la minorité musulmane du pays, les Rohingyas, étaient victimes d’un « nettoyage ethnique ».

D’après les derniers chiffres des Nations Unies, plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, épuisés et affamés. Ils fuient une campagne de répression de l’armée birmane qui a prétexté des attaques de rebelles rohingyas. C’est une vague sans précédent. Je ne connais pas suffisamment le dossier mais je rédige ce post au nom certains principes.

Rien ne peut justifier cet exemple classique de nettoyage ethnique, caractérisé par des exécutions, des tirs sur des civils en fuite et des incendies de villages, même si, en Birmanie, les Rohingyas sont considérés, comme des sous-hommes.

Mais où est passée la Aung San Suu Kyi qui, l’an dernier, à la tribune de l’ONU, s’était engagée à soutenir les droits de la minorité musulmane. Elle avait promis de « s’opposer fermement aux préjugés et à l’intolérance » et de promouvoir les droits de l’homme, tout en demandant à la communauté internationale de se montrer « compréhensive et constructive » ?

Mais où est passée la Aung San Suu Kyi, figure de l’opposition non-violente à la dictature militaire de son pays, qui a tenu tête pendant des années à la junte militaire birmane en étant placée en résidence surveillée, interdite d’activité politique alors qu’elle avait remporté les élections générales en 1990. Elle qui était devenue une icone mondiale de la démocratie, comme avait pu l’être en son temps Nelson Mandela et qui avait été honorée du Prix Nobel de la Paix en 1991 ?

Mais où est passée la Aung San Suu Kyi, cette icone magnifiée en 2011 au cinéma dans le film « The Lady » qui retrace la vie de cette femme d’exception qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple ?

Aujourd’hui, je ressens comme un malaise, j’ai tellement envie de ne pas m’être trompé à ce point !

Non au C-Star à Nice !

C-Star25

S’il se confirme que le C-Star, bateau ivre pour identitaires racistes en mal de notoriété, approche des côtes niçoises pour mouiller au port de Nice, tout doit être fait pour empêcher cet accostage.

J’appelle solennellement le président de la Métropole Christian ESTROSI, propriétaire du port, et le Préfet des Alpes-Maritimes Georges-François LECLERC, chargé de la sécurité et du traitement des risques de troubles à l’ordre public, à prendre toute disposition en ce sens.

Patrick ALLEMAND

Communauté asiatique : Ne pas confondre droit à la sécurité et racisme

2016-09-06-Manif chinoise

Que la communauté asiatique, dans la vague de xénophobie actuelle, se trouve emportée relève d’une logique morbide et il faut être extrêmement vigilant. Mais l’assassinat d’un couturier de 49 ans, agressé au début du mois d’août à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par trois hommes voulant voler le sac d’un de ses amis, lui aussi d’origine chinoise, doit il être considéré comme un acte raciste ? Le mobile est-il raciste ou s’agit-il d’un fait divers crapuleux, oeuvre de délinquants ?

A priori, la communauté chinoise a elle-même répondu à cette question. « Les thèmes sécuritaires de cette manifestation étaient des revendications de longue date pour nous, précise Wang Rui, président des Jeunes Chinois de France, membre du collectif Stop à la violence, sécurité pour tous, à l’origine de la manifestation. Ça fait longtemps qu’on demande que la police soit plus présente dans nos quartiers et la mise en place de la vidéosurveillance. » Il n’y a là-dedans aucune dimension raciste. A la limite, s’il y a une discrimination qui est sous entendue, c’est que la police protégerait moins les quartiers chinois. le thème serait le droit à une sécurité égale pour tous. d’ailleurs, tous les grands quotidiens nationaux, le Monde, Le Figaro, Le Parisien, parlent de droit à la sécurité et c’est bien Bernard Caseneuve, notre ministre de l’Intérieur, qui se rendra demain, à Aubervilliers, annoncer des renforts de police et un effort sur la vidéo surveillance.

Compliqué de transformer ça en manifestation antiraciste. Pourtant contrairement à ce que certains se sont empressés de dire ou d’écrire, SOS Racisme, le MRAP et la LICRA avaient bien appelé à manifester entre la place de la République et celle de la Bastille dimanche. Il n’y a pas d’antiracisme sélectif comme j’ai pu le lire. Mais le collectif d’associations de la communauté chinoise qui appelait à manifester, ne souhaitait pas qu’il y ait des drapeaux autres que les leurs. Cela a été très explicitement précisé.Le président de SOS racisme, Dominique Sopo, était d’ailleurs présent à la manifestation parisienne, tout comme le président de la LICRA.

Alain Jakubowicz, Président de la LICRA, a d’ailleurs regretté que les prises de paroles aient eu lieu en chinois, ce qui montre qu’une communauté peut très bien respecter les lois et les valeurs républicaines sans pour autant être mieux intégrée que d’autres communautés qui s’expriment publiquement en français et gardent leur langue d’origine notamment pour les offices religieux.

Nous avons suffisamment de problème de cohésion nationale sans aller, en plus, en gonfler artificiellement certains. De ce point de vue, le collectif refuse de dénoncer un racisme anti-Asiatiques. « Nous ne subissons pas le même type de violence que dans le racisme antimusulman ou antisémite, a précisé leur porte parole.