Gaëla Pujol

voici ce que j’écrivais le 21 août 2018:
« Soutien à Gaela Pujol !
Le contrat de Gaela Pujol n’ayant pas été renouvelé, je viens de saisir le maire de Nice de cette affaire.
La soliste du ballet Méditerranée, qui a porté plainte contre le directeur artistique Eric Vu-An pour harcèlement et discrimination, est définitivement écartée de l’Opéra de Nice.
Gaëla Pujol affirme ne pas avoir été renouvelée à cause de sa maternité. D’autres danseuses témoignent de ces pratiques dans le dossier qui serait sur le bureau du procureur. En effet,quatre danseuses auraient été écartées et harcelées, elles aussi, après avoir annoncé leur grossesse.
La maternité demeure aujourd’hui, une cause de discrimination cachée à l’embauche, difficilement appréciable. mais on retrouve aussi des problèmes lorsqu’elle se produit pendant l’emploi.
C’est la raison pour laquelle le bras de fer entamé par Gaêla Pujol contre le directeur du ballet Méditerranée est important . Elle se retrouve bien malgré elle porteuse de quelque chose de plus grand qu’elle même : le traitement d’une salariée pendant se maternité et les modalités de sa réintégration ensuite, l’application et interprétation du droit en la matière et surtout la manière dont sont jugés ces types de contentieux.
Voilà pourquoi nous devons la soutenir ».
Aujourd’hui Gaëla Pujol vient de gagner une première bataille juridique. Le juge administratif a annulé la décision de non renouvellement de son contrat.
La ville, bien ennuyée, annonce qu’elle ne fera pas appel et qu’elle va réintégrer la danseuse étoile.
Pourquoi la ville, à l’époque n’a t’elle pas donné suite à mon interpellation publique ?
Pourquoi la ville n’a t’elle jamais sanctionné le directeur Éric Vu-Han ?
Quelqu’un a-t-il une idée du préjudice moral et matériel subi par cette personne au sommet de sa carrière et qui a du se reconstruire.
Personne ne lui rendra ses deux années perdues.
L’impact médiatique de cette affaire va bien au-delà du simple cas de Gaëla Pujol, il met sous les projecteurs des pratiques discriminatoires inadmissibles.

Arméniens : se mobiliser contre le négationnisme.

Toute ma solidarité et celle de Nice au Cœur à la communauté arménienne de Nice et de France, touchée cruellement par la profanation de la statue de Komitas, érigée à Paris en hommage aux victimes du génocide arménien et aux résistants arméniens morts pour la France.
Je suis fier que la France ait été la 1ere nation à reconnaître officiellement par une loi avec un article unique, le génocide arménien, sous le gouvernement de Lionel Jospin.
Nous devons remercier la communauté arménienne qui a contribué à la résistance avec notamment sa figure emblématique, Missak Manouchian, qui sera exécuté par les Nazis au mont Valérien avec 22 membres de son groupe
Comment peut on à ce point bafouer l’histoire et ignorer ces vies sacrifiées pour notre liberté.
Aux incultes et aux fanatiques, je vous propose d’opposer un monument de notre littérature qui a écrit « Strophes pour se souvenir »en hommage au groupe Manouchian : Louis Aragon.
Strophes pour se souvenir »
Vous n’avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan
Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant.
Louis Aragon, parce que la culture triomphera toujours de la haine.

17 mai : c’est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie

 

Dans le monde d’après » que tout le monde espère vecteur de progrès, inclusif, émancipateur et sans discrimination, la journée du 17 mai, journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie sera plus suivie.
Cette année le 17 mai intervient dans le cadre de la prolongation de « l’état
d’urgence sanitaire ». Il n’y aura pas de manifestation publique : les
traditionnelles marches des fiertés LGBT+, qui se tiennent de mai à juillet, sont annulées.

Cela n’empêche pas d’en rappeler les enjeux notamment les injures, le harcèlement, les inégalités sur les lieux de travail

La crise du Covid-19 a également eu des impacts auxquels on ne pense pas forcément spontanément

Le confinement et les développement des visioconférences professionnelles se sont introduits aux domiciles des salariés, mal menant les vies privées et familiales

Les jeunes LGBT+ ont été contraints comme tout le monde de se confiner en urgence après le 16 mars, dans des milieux familiaux parfois hostiles. Le nombre des appels de détresse des jeunes LGBT aux associations a augmenté ces dernières semaines comme pour les violences conjugales.

Écrire en ce 17 mai 2020 à défaut de défiler, c’est participer de cette mobilisation qui doit déboucher sur un « après » plus fraternel et plus tolérant

Plages publiques : La victoire de votre mobilisation !

 

Près de 900 niçois.e.s avaient déjà signé la pétition lancée par #niceaucoeur. Devant la pression populaire qui montait, @cestrosi vient d’annoncer qu’il renonçait à augmenter la surface des plages privées au détriment des plages publiques. Je salue cette décision. https://t.co/HHa0knxNf0

Cela démontre une fois de plus que tous les combats méritent d’être menés. Aucun n’est perdu d’avance pour peu que l’on trouve les moyens adaptés

Mais ce qui est certain, c’est que rien ne peut se faire sans vous

Bravo à tous !

27 avril 1848 c’était l’abolition de l’esclavage

 

L’homme qui a signé le décret d’abolition de l’esclavage s’appelait Victor Schœlcher.

Il est bon de rappeler en ce 172eme anniversaire qui était cet homme en faisant un peu d’histoire.

Dès 1831, après un voyage à Cuba, Schœlcher affirme dans la Revue de Paris que les esclaves sont des hommes donc sont libres de droit. En 1833, dans De l’esclavage et de la législation coloniale, il propose une libération progressive évitant les vengeances raciales et permettant aux esclaves d’acquérir l’autonomie économique et intellectuelle.

En avril 1847, la campagne de pétitions de la Société de morale chrétienne recueille 11 000 signatures.

À la fin de février 1848, pendant son voyage d’enquête au Sénégal, Schœlcher apprend la chute du roi Louis-Philippe. Il regagne Paris, contacte François Arago, ministre de la Marine et des Colonies, qui le nomme sous-secrétaire d’État chargé des colonies et des mesures relatives à l’esclavage.

Le 4 mars 1848, le décret, qui nomme Schœlcher, président de la commission d’abolition de l’esclavage chargée de préparer l’émancipation, est signé par le gouvernement provisoire de la toute jeune République. Le 5 mars, la commission voit le jour ; elle est présidée par Schœlcher. La commission tient sa première réunion le 6 mars, et le 27 avril, elle propose une série de douze décrets qui émancipent les esclaves (un article leur octroie le statut de citoyen, ils sont désormais appelés nouveaux citoyens ou nouveaux libres) et organisent l’avenir dans les colonies.

Ainsi près de 250 000 esclaves sont libérés (plus de 87 000 en Guadeloupe, près de 74 450 en Martinique, plus de 62 000 à La Réunion[12], 12 500 en Guyane, plus de 10 000 au Sénégal) d’après les demandes d’indemnisation présentées par les propriétaires. Badou Mandiang