Toutes mes félicitations

aux nouveaux lauréat.e.s du baccalauréat et à leurs parents, toujours fiers au fond d’eux même.
Ce sera le baccalauréat de la génération Covid.
Ayons aussi une pensée pleine de solidarité pour ceux qui sont aujourd’hui dans la déception. Qu’ils se rassurent. Leur vie est encore longue et offrira des opportunités. Soyez positifs.

Soutenir les enseignants, ils ont besoin de nous tous

 

Je fais partie de ceux, heureusement de plus en nombreux, qui considèrent que le système des retraites doit faire l’objet d’une réforme en profondeur, vu l’évolution de la pyramide des âges de notre pays

Mais la réforme ne doit pas pour autant légitimer des injustices.

Des amis me demandent ces temps-ci pourquoi je manifeste aux côtés de ceux qui défendent nos retraites alors qu’on ne connaît pas encore le plan du gouvernement.

La réponse est contenue dans ce qui se déroule sous nos yeux depuis le 5 décembre.
La pression de ce mouvement a déjà permis d’obtenir des avancées significatives sur la pénibilité par exemple. Il en est de même pour les cheminots, la RATP.

Mais s’il est une catégorie qui semble pénalisée, c’est bien celle des enseignants. Déjà parmi les plus mal payé d’Europe, voilà maintenant qu’en plus ils perdraient 30% du montant de leur retraite.

Le gouvernement a une bien curieuse façon de manifester sa reconnaissance envers une profession de plus en plus difficile.

Aujourd’hui il est annoncé une hausse des salaires et des primes qui seront prise en compte dans le calcul de la retraite. Dans l’attente des précisions d’Édouard Philippe demain, ils étaient nombreux à défiler aujourd’hui depuis la gare SNCF, à l’appel des syndicats d’enseignants.

Nul doute que cette mobilisation de ceux qui enseignent et défendent la République au quotidien n’aura pas été inutile.

Voilà pourquoi j’étais à leurs côtés.

Victoire sur la reconnaissance faciale au lycée des Eucalyptus : la CNIL s’y oppose.

 

J’avais été l’un des premiers élus à intervenir pour protester contre cette expérimentation.

Aujourd’hui je constate avec satisfaction que la CNIL vient de rendre un avis déclarant que le système de reconnaissance faciale dans deux lycées de la région Sud, dont le lycée niçois des Eucalyptus « ne saurait être légalement mis en œuvre ».

La CNIL ne propose pas de correctif et rejette par principe le dispositif. Cette première victoire contre la reconnaissance faciale en France est un précieux encouragement.

En décembre 2018, le conseil de la région Sud avait autorisé une expérimentation pour installer des portiques de reconnaissance faciale dans deux lycées, Les Eucalyptus à Nice et Ampère à Marseille.

Cette expérimentation était entièrement financée par l’entreprise américaine Cisco qui profite ici de la politique sécuritaire des élus locaux pour tester ses technologies de surveillance sur les lycéens de l’établissement. L’objectif affiché par le conseil régional, et en particulier par Christian Estrosi, était d’étendre, au terme de cette expérimentation, ce dispositif à l’ensemble des lycées de la région.

L’argument repris par la CNIL dans l: avis qu’elle a rendu est clair : « Les dispositifs de reconnaissance faciale envisagés, quand bien même ceux-ci seraient mis en œuvre à titre expérimental et reposeraient sur le consentement des élèves, pour contrôler l’accès à deux lycées de votre région, ne sont pas conformes aux principes de proportionnalité ».

La CNIL a considéré que la finalité de ce système de reconnaissance faciale, qui consiste soi-disant à « sécuriser et fluidifier les entrées au sein des deux lycées », aurait pu être « raisonnablement atteinte par d’autres moyens » tels que « la présence de surveillants à l’entrée des lycées ».

Il ne s’agit que d’un avis de la CNIL. La Région peut toujours décider de ne pas le respecter et de continuer son expérimentation. Néanmoins, on voit mal la Région ne pas en tenir compte, et cela notamment au vu de la conclusion de la CNIL qui a clairement énoncé que : « il résulte de cet examen que ce dispositif ne saurait être légalement mis en œuvre ».

Non à la fermeture d’une classe à l’école des Baumettes !

 

Je suis intervenu par courrier auprès du Directeur académique concernant la fermeture programmée d’une classe de maternelle à l’école des Baumettes 1 pour la rentrée scolaire 2019-2020.

Actuellement, les Baumettes 1 comptent 6 classes : 3 classes avec 27 élèves et 3 classes avec 26 élèves.

J’ai particulièrement insisté sur le fait que cette école était située dans un secteur où se trouvent de nombreux hôtels meublés accueillant notamment des familles de réfugiés (politiques le plus souvent). Cette précision était nécessaire car les enfants issus de ces familles sont souvent scolarisés dans l’école des Baumettes.

Ainsi, l’école accueille environ 24,6 % de familles non francophones. Les enfants qui intègrent l’établissement ne parlent souvent pas le français et requièrent de la part des enseignants encore plus d’attention.

De plus, l’inscription d’enfants de familles réfugiées se fait souvent en cours d’année, bien après que les prévisions d’effectifs par classe aient été définies. Ainsi, 33 nouvelles inscriptions en maternelle 1 et une dizaine en maternelle 2 ont eu lieu au cours de l’année 2018-2019.

C’est la raison pour laquelle je souhaite vivement que la Direction Académique revienne sur la décision de suppression de cette classe pour l’année prochaine.