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Catégorie — Education Nationale

Education : le dédoublement des cours préparatoires est en marche !

Rentree scolaire

C’était une des mesures phares de la campagne présidentielle en matière d’Education nationale avec un message politique crucial : Ne pas se résoudre aux inégalités scolaires. Le Président de la République avait pris l’engagement de faire en sorte que, dans les quartiers classés en Réseau d’Education Prioritaire (REP), il n’y ait pas plus de 12 enfants par classe en CP.

Sur les 4000 postes d’enseignants créés au budget 2017 ( par l’équipe de François Hollande), 2500 seront affectés au dédoublement des classes de CP.

Le dispositif sera donc opérationnel dès la rentrée scolaire. Tous les CP dédoublés seront prêts,
–  Pour 70 % d’entre eux, par une division par deux des classes.
–  Pour les 30 % restants, grâce à la présence de deux maîtres par classe, lorsque les locaux ne seront pas suffisants.

Les membres de mon réseau social recevront un petit questionnaire de rentrée scolaire sur la manière dont cette mesure est mise en oeuvre dans les écoles, afin de savoir notamment les écoles qui doivent faire face à des problèmes de locaux car les locaux relèvent de la responsabilité des maires.

Les parents d’élèves seront également invités à me préciser si cela a une incidence sur la façon dont le rectorat gère les remplacements.

août 16, 2017   Commentaires fermés sur Education : le dédoublement des cours préparatoires est en marche !

Lycée de Grasse : le risque zéro n’existe pas !

LyceeGrasse

La fusillade qui s’est produite hier à l’intérieur du lycée Tocqueville à Grasse est venue brutalement nous rappeler que nous sommes dans une drôle d’époque. Tout d’abord je veux exprimer toute ma solidarité envers les blessés et toute ma gratitude envers le proviseur qui a été exemplaire et sans lequel le bilan aurait pu être plus lourd.

C’est la première fois qu’un évènement de cette nature se produit en France. Nous ne sommes tout de même pas obligé de copier les américains dans tous leurs échecs.

C’est l’oeuvre d’un jeune de 17 ans fasciné par la violence et les tueries semble t’il. Je n’ai même pas envie de faire le lien avec l’engagement de son père dans l’extrême droite, ce n’est pas le sujet.

Le sujet véritable c’est que cette tentative d’homicide collectif, très mal montée heureusement, vient de révéler à l’opinion la vulnérabilité extrême de nos lycées. Imaginez la même situation avec des terroristes aguerris. Le risque zéro n’existe pas. Mais cela révèle aussi l’impérieuse nécessité de ne pas faire de politique politicienne là dessus, n ‘est ce pas monsieur Estrosi. Celui là même qui, pendant sa campagne électorale, promettait des portiques dans tous les lycées. La réalité c’est qu’il ne l’a pas fait. je ne lui reproche pas de ne pas l’avoir fait, je lui reproche d’avoir fait croire qu’il le ferait.

Le président de région va certainement annoncer un audit sécurité de tous les lycées de la Région. Certains travaux ne seront pas inutiles pour obturer certains passages par exemple.

Mais on ne pourra jamais sécuriser technologiquement tous les lycées avec des portiques . Le croire, c’est méconnaitre le fonctionnement d’un lycée. Un lycée n’est pas une prison, c’est au contraire un espace d’éducation mais aussi d’émancipation. Vous imaginez sérieusement transformer chaque lycée en hall d’aéroport, avec détecteurs, scanner, etc. Vous imaginez ce que cela pourrait donner aux heures de pointe, à 8 heures le matin par exemple. Dans un lycée où il y a entre 1000 et 1 500 élèves, parfois près de 3 000 comme c’est le cas à la cité du Parc Impérial. Il faut cesser cette surenchère sécuritaire ingérable.

Je plaide pour une autre notion, celle de l’auto-sécurité. Je pense qu’il faut très sérieusement que les lycéens prennent en main leur sécurité dans les établissements. Il faut sensibiliser les parents d’élèves. Il faut que les comportements changent, que l’individualisme recule, que les jeunes soient plus attentifs à leurs copains et copines, qu’ils soient présents quand quelque chose ne va pas, qu’ils signalent un mal être plus profond. Bref il faut que la communauté lycéenne ne soit pas un simple mot mais ait un sens. Cela ne supprimera pas le risque mais seule la solidarité lycéenne peut le faire reculer.

mars 17, 2017   Commentaires fermés sur Lycée de Grasse : le risque zéro n’existe pas !

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Patrick ALLEMAND réclame plus de moyens humains

 dans les lycées des Alpes-Maritimes

 
Actuellement en tournée dans les lycées des Alpes-Maritimes et avant la grève du 27 septembre, Patrick ALLEMAND, 1er Vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ne peut que regretter la situation dans laquelle se trouvent les lycées régionaux. Plusieurs proviseurs ont fait état de réelles difficultés, de surcharges de classes allant jusqu’à 38 élèves, de difficultés sur la gestion des effectifs enseignants du fait de l’affectation sur des postes vacants à la fin août des TZR (professeurs remplaçants). Mais au-delà de ces difficultés, la situation est encore plus préoccupante dans les effectifs non-enseignants des lycées puisque le taux d’encadrement des contrats aidés dans l’Académie de Nice est inférieur à la moyenne nationale ainsi qu’à la moyenne de l’Académie d’Aix-Marseille.

105 postes de surveillants ont été supprimés dans l’Académie de Nice et les services de vie scolaire s’en trouvent totalement désorganisés. A titre d’exemple, le Lycée du Parc Impérial, où je me suis rendu le 19 septembre dernier, n’a plus ni personnel en contrat aidé, ni infirmière, et la cour n’est plus surveillée pendant la récréation, ce qui pose de vrais problèmes dans une cité mixte Collège/Lycée.

S’agissant notamment de problèmes de sécurité, je demande à Éric CIOTTI et à Christian ESTROSI d’intervenir sans délai auprès des ministères concernés pour que les 105 postes de contrats aidés supprimés dans l’éducation nationale soient rétablies en priorité.

Patrick ALLEMAND
Premier Vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

septembre 21, 2011   1 Commentaire

Médecine scolaire : état d’urgence

C’est la Seine Saint Denis qui nous permet aujourd’hui de mettre l’accent sur la situation dramatique de la médecine scolaire. Dans ce département,  la FCPE en appelle aujourd’hui aux organisations internationales pour qu’elles se saisissent de la question et réclame l’intervention d’organisations humanitaires.

Le constat est sans appel : la tuberculose est en recrudescence dans le département de la Seine Saint Denis et les inégalités de santé se creusent inexorablement. Le Parti socialiste vient de dénoncer cette situation sanitaire désastreuse. Penser qu’un syndicat de parents d’élèves en arrive à solliciter l’aide d’organisations humanitaires sur notre sol national démontre à quel point la crise des services publics est aiguë !

Cette réalité, nous ne pouvons nous y résigner. La médecine scolaire a un rôle crucial à jouer, en particulier en terme de prévention. Dépistages, vaccinations, obésité, éducation à la santé … Les familles les plus démunies comptent sur les médecins scolaires pour assurer ces missions. La politique de santé du Gouvernement va exactement en sens inverse d’une réduction des inégalités.

Il existe de nombreux impératifs :

– revaloriser les statuts de la médecine scolaire (revalorisations salariales, intégrations des acteurs de santé dans des parcours professionnels)

– renforcer la présence médicale dans les établissements

– mettre en place un programme spécifique d’amélioration de la santé des enfants et des adolescents.

C’était bien le sens du discours de François Hollande sur l’éducation lorsqu’il s’est engagé à remplacer sur 5 ans, à raison de 12000 postes par an, les emplois qui ont été supprimés dans l’Éducation Nationale. Il appelle à mettre en place une réforme structurelle de réduction des inégalités sociales de santé, qui passe, notamment, par une valorisation de la médecine scolaire. Cela veut bien dire que ces 60000 postes créés ne seront pas tous des postes d’enseignants. M. Hollande a bien précisé que l’Éducation Nationale avait changé ainsi que la nature des enfants qu’elle accueillait, qu’il fallait faire un gros effort sur l’encadrement humain, sur le périscolaire, médecins, infirmières, éducateurs, etc …

septembre 19, 2011   Commentaires fermés sur Médecine scolaire : état d’urgence