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Le rapport du mal logement dénonce la surpopulation !

MalLogement

La 23ème édition du rapport annuel sur L’état du mal-logement de la Fondation Abbé Pierre livre une nouvelle description de la crise du logement. Si le marché de l’immobilier affiche une bonne santé générale, 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voient leur situation fragilisée par la crise du logement.

Au total, près de 15 millions de personnes sont touchées, à un titre ou à un autre, par la crise du logement.
Au-delà de cette dure photographie, la dynamique ne prête pas à l’optimisme. La qualité moyenne des logements continue de s’améliorer, mais la hausse des prix creuse les inégalités résidentielles et bouche l’horizon des ménages des couches populaires. Comme si des centaines de milliers de personnes, en plus d’être mal-logées aujourd’hui, se voyaient assignées à le rester toute leur vie.

Ce rapport met l’accent sur une des formes de mal-logement les plus difficiles à vivre : le surpeuplement. Ce n’est pas une surprise pour les élus qui font du terrain , du porte à porte notamment dans les logements sociaux. Il n’est pas rare de voir deux génération cohabiter quand ce n’est pas trois. En déclin sensible pendant des décennies, le surpeuplement connaît une recrudescence inquiétante au cours des dernières années.

8,6 millions de personnes touchées par le surpeuplement en 2013, dont 934 000 en surpeuplement « accentué »

A Nice ce phénomène de surpeuplement est accentué par la spéculation immobilière et la pénurie de logements sociaux qui entrainent des hausses de loyers trop importantes. Un ou une étudiant(e) qui n’arrive pas à décohabiter à cause de la difficulté d’accès à un premier emploi. Un enfant qui perd son emploi et revient vivre chez ses parents, et qui revient parfois avec un ou une compagne, des enfants. Une personne agée dont le minimum vieillesse ne suffit plus ou qui vient aider une sœur, un fils pour mettre en commun des allocations, des ressources et vivre un peu mieux. le retour au domicile familial d’une fille avec enfant après une séparation. Tous ces cas je les connais et c’est très souvent mal vécu. ce que confirment l’enquête logement de l’INSEE

Ce retour du surpeuplement est une tendance d’autant plus inquiétante que cette forme de mal-logement est vécue très douloureusement par les ménages concernés, comme le montre l’enquête Logement de l’Insee : 66 % des ménages subissant une situation de surpeuplement accentué souhaitent changer de logement, alors que ce n’est le cas que de 27 % des ménages en moyenne, de 39 % des ménages « fragilisés par rapport au logement » et de 48 % des « mal-logés ».