Notre Dame de Paris sera éternelle

 

Par définition un miracle n’est pas explicable. Celui qui permet à Notre Dame de Paris d’être aujourd’hui blessée mais toujours debout porte pourtant un nom : les pompiers.

En effet lorsque la flèche de Notre-Dame s’est abattue, chacun d’entre nous n’a pu s’empêcher de repenser au 11 septembre 2001 et à l’effondrement des twin towers. Quand on voyait la violence et la virulence de l’incendie à ce moment là, personne ne donnait cher de la possibilité de sauver l’édifice et l’ on a commencé à imaginer que cette nuit serait un cauchemar qui ne laisserait au petit matin que des ruines fumantes.

Après que le général des pompiers de Paris ait résisté aux bienveillants conseils de Donald Trump, ce qu’ont accompli les 400 pompiers sur le site de l’incendie ne peut être salué qu’avec une grande admiration.

Eh oui des milliers de personnes, peut être plus, ont compris en regardant ce qu’il s’est passé, qu’il ne suffisait pas d’avoir de l’eau pour éteindre un feu, il faut être plus intelligent que lui.

Ces 400 hommes ont su faire des choix courageux, laissant aux flammes du terrain pour mieux les éteindre ensuite, après avoir protégé les deux tours, l’infrastructure, et in fine sauver Notre Dame de Paris.

C’est le résultat de leur travail et lui seul qui a pu permettre au président de la république, aux alentours de minuit, de promettre la reconstruction de l’édifice en ayant une certaine crédibilité pour le dire.

Si l’on ajoute que 2000 personnes ont été évacuées sans accroc, que les reliques inestimables du christianisme, comme la couronne d’épines ont été sauvées, on en arrive presque à être satisfait de la tournure des évènements. Les principales pièces du musée, l’orgue semble t’il, et certains vitraux ont également échappé au feu parce que la voute a pu résister.

Aujourd’hui alors que des fumerolles demeurent, Notre Dame de Paris se dresse dans une noirceur inhabituelle à laquelle il faudra s’adapter. Elle renaîtra de ses cendres, Quasimodo reviendra, et Esmeralda ne sera pas loin.

Ma génération ne verra peut être pas le fin des travaux s’ils durent 30 ou 40 ans comme j’ai pu l’entendre, mais nous transmettrons ce joyau du patrimoine mondial à nos générations futures et ce sera notre fierté collective parce que la pierre a l’éternité que l’homme n’a pas.