Retraites : la volonté de justice de François Hollande

 

En 2010, huit millions de Français se sont mobilisés pour dénoncer le plan Sarkozy sur les retraites. L’ensemble de la gauche et des organisations syndicales ont combattu cette réforme. Ensemble, nous avons dénoncé :

− son inefficacité : le financement n’est pas assuré puisque le déficit des régimes de retraites atteindra encore 15 milliards d’euros en 2018, sans que l’on puisse compter sur le Fonds de réserve mis en place par la gauche : la droite a siphonné celui-ci pour financer des dépenses de court terme ;

− son injustice : 80 % de l’effort financier est porté par les ménages et les salariés ; ceux qui ont commencé à travailler jeunes doivent cotiser 44 ans avant de pouvoir s’arrêter, alors que ceux qui ont fait des études et commencé à 21 ans peuvent partir dès 62 ans.

− son instabilité qui montre que rien n’est réglé. Trois mois après l’entrée en vigueur du plan Sarkozy, le Gouvernement l’a durci pour les salariés en accélérant d’un an le passage aux 62 ans, de 2018 à 2017 (2ème plan d’austérité Fillon le 7 novembre 2011). Parce qu’il n’est pas équitable socialement et pas viable financièrement, le plan Sarkozy sur les retraites sera remis à plat en 2012. Interrogé sur RTL le 12 décembre 2011, François Hollande a pris un engagement fort et précis.

1. Tout salarié qui a commencé à travailler à 18 ans ou avant et qui a toutes ses annuités (41 ans en 2012, 41,5 ans ensuite) pourra partir à taux plein à l’âge de 60 ans. Il sera mis fin à l’injustice du dispositif Fillon consistant à exiger 43, parfois 44 annuités à des salariés ayant commencé à travailler tôt alors même qu’une vie de travail les a épuisés. Cette décision sera prise immédiatement, au lendemain de l’élection présidentielle.

2. Dans la foulée, courant 2012, une négociation sera engagée par l’Etat avec les partenaires sociaux. Elle intégrera l’ensemble des autres enjeux : pénibilité, financement et contribution des revenus du capital, décote pour ceux qui n’ont pas leurs annuités et qui veulent partir avant, organisation des temps de vie, sécurisation des parcours professionnels.

Les caricatures et les polémiques agitées par la droite n’y changeront rien : François Hollande est déterminé à mettre en oeuvre une autre réforme des retraites, juste et durablement financée.

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Notation : La Région PACA gratifiée d’un A+

Pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur comme pour les autres collectivités territoriales, il devient de plus en plus difficile de lever des emprunts parce que les banques prêtent moins.

L’agence de notation BMJ Ratings vient de réaliser un audit des actions de notre Région en matière de développement durable et de décrocher la note de A+. Patrick ALLEMAND, 1er Vice-président de la Région se réjouit de ce résultat.

« Cette note va nous permettre d’obtenir de meilleurs taux et va nous permettre d’entrer sur le marché obligatoire de l’ISR (Investissement Socialement Responsable), un marché particulier où la Région pourrait intéresser les structures qui désirent appliquer les valeurs de développement durable à leurs investissements ».

Différents critères liés au développement durable ont été pris en compte sur lesquels la Région a obtenu de bonnes performances, comme l’environnement (74/100), le développement économique et territorial et la cohésion sociale (77/100), le mode de gouvernance enfin (63/100). Reste à améliorer la nécessaire clarification de l’organigramme de l’Agenda 21, a précisé l’agence.

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Plan Campus : la grande désillusion. Et que dire pour Nice?

Le rapport adopté par la Mission parlementaire d’évaluation et de contrôle (MEC) sur le plan Campus et le grand Emprunt confirme le décalage entre les promesses et annonces mirobolantes du gouvernement et la réalité de son bilan. Des 5 milliards promis dans le cadre du Grand emprunt, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche n’ont touché, en définitive, qu’1,5 milliard d’euros. De même la somme versée dans le cadre du plan Campus de rénovation immobilière, lancé il y a maintenant quatre ans, est proprement dérisoire. 56,9 millions, c’est peu lorsque l’on prétend sortir les Universités de leur état de vétusté et de délabrement dans lequel elles sont trop souvent !

Et sans parler des logements étudiants gérés par le CROUS. malgré l’effort important de la région, on voit bien à nice fleurir les résisdences étudiantes privées.

En réalité, l’autonomie que la droite vante comme la grande réforme de ce quinquennat n’est que de la poudre aux yeux et de nombreuses Universités n’ont pas les moyens de mettre en œuvre les projets dont elles sont désormais chargées. Nicolas Sarkozy avait promis de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche une priorité .

Il n’a en définitive que déstabilisé  et rendu illisible le système en multipliant les structures. Il avait promis l’autonomie et n’a offert que le dirigisme. Quant aux crédits qui devaient accompagner cette politique, ils se sont évanouis… Sans doute le candidat Nicolas Sarkozy les promettra-t-il à nouveau, dans le cadre de sa campagne pour sa réélection.

La situation globale du Plan Campus a au moins un mérite. celui de nous enlever les regrets de ne pas avoir été sélectionné. Rappelez vous !

Nous étions en 2008 , et Valerie Pecresse, alors en charge de l’enseignement supérieur annonçait les 6 villes retenues, six premiers projets, impliquant 19 universités et 17 écoles,  retenus par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre du plan Campus. Ce dispositif, annoncé par Nicolas Sarkozy, visait à « rénover et redynamiser les campus existants » et à leur « donner une visibilité internationale ». Il prévoyait  pour cela un investissement global de 5 milliards d’euros sur dix projets maximum.

Les universités de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse, choisies pour en bénéficier, avaient été sélectionnées selon quatre grands critères : l’ambition pédagogique et scientifique, l’urgence de la situation immobilière, le développement d’une vie de campus et le caractère structurant et innovant du projet pour le territoire.

Cela avait été pour Nice et son maire, Christian Estrosi, alors memebre du gouvernement,une humiliation de plus.

La Fage, deuxième organisation étudiante réagissait  dans un communiqué logique,  estimant qu’avec ce plan de rénovation ciblée de certains sites universitaires, « le fossé allait se creuser toujours plus entre les universités ». »Même si la décision du président de la République visant à allouer 5 milliards d’euros à la rénovation de nos universités est louable, la volonté de ne cibler ces crédits que sur dix projets laisse bon nombre d’universités sur le bord de la route et ne répond que trop partiellement au besoin criant de rénovation de l’ensemble du tissu universitaire français », relèvait ce syndicat. « Le constat est dur pour les universités de villes moyennes puisqu’aucune d’entre elles n’a retenu l’attention du comité de sélection », poursuivait l’organisation. Que les syndicats étudiants se rassure, le fossé ne se creusera pas!  Tout le monde sera sur le coté de la route !

Le tollé fut tel à l’époque que Valérie Pécresse sortit  une liste magique complémentaire de sept villes, dont « le projet mériterait d’être amélioré » et qui arrivait  « derrière la liste » des six projets sélectionnés. Il s’agit de « Marseille, Lille, Nancy », ainsi que, pour la région parisienne, « Saclay, Aubervilliers, Paris-centre et Créteil-Marne-la-Vallée ». Nouvelle humiliation pour Nice et son maire, puisqu’on ne raisonnait plus sur les 6 meilleurs universités mais sur les 13 ! et toujours pas Nice.

faisant le siège de sa collegue au gouvernement, il finit par obtenir un rebond dont il a le secret, et qui font qu’il parvient réglulièrement à transformer ses échecs patents en dmi victoire : le statut de campus promettuer. Il fallait y penser !

 L’opération « Campus Prometteur » lancée par l’Etat pour mettre à niveau l’immobilier universitaire dont 30 % des locaux sont aujourd’hui totalement vétustes a été créditée de la vente de 3 % des actions d’EDF, somme consacrée à cette opération. L’Université de Nice finissait par obtenir  ce label « Campus Prometteur », quasiment crée pour elle. pour lui  permettre de bénéficier d’une enveloppe de 60 M€ dont  30 M€ donnés par l’Etat en partenariat public/privé (PPP) et 30 M€ donnés par l’ensemble des autres partenaires. 30 millions d’euros sur 5 milliards, voila l’action du maire de Nice.

Neanmoins cela pouvait permettre de boucler le financement de certains projets  déjà retenus et inscrits dans le projet Etat-Région 2007-2013 mais souffraient d’un niveau de financement nettement insuffisant pour les réaliser. Grâce à Campus Prometteur, les quatre dossiers, tous très structurants, bénéficiaient d’un apport financier

– Le projet de la tour Pasteur où il existe une véritable synergie autour de la thématique du cancer (ce qui rejoint la précédente délibération) sur le pôle Pasteur entre la faculté de médecine, le CAL, l’institut d’ORL et le nouvel hôpital en construction. Cette réhabilitation qui bénéficiait de 8,2 M€ dans le cadre du CPER devait bénéficier de 15 M€ supplémentaires.

– Le deuxième projet était  la création d’un complexe de vie étudiante à Saint-Jean-d’Angély ; 10 M€ sont prévus dans cette enveloppe qui s’ajoutent au 1,5 M€ déjà prévu dans le cadre du contrat de projet Etat-Région. La réalisation de ce dossier est extrêmement importante pour créer une véritable cohérence et une meilleure attractivité de la vie étudiante niçoise ; vue l’importance du dossier, la Ville a proposé d’en assurer la maîtrise d’ouvrage. Il s’agit de construire sur une parcelle communale située à l’angle de la route de Turin et du boulevard Mitterrand, juste le long du tramway, 150 nouveaux logements étudiants supplémentaires, indispensables car vous savez que nous manquons de logements étudiants, 50 logements enseignants chercheurs, un Faculty Club, une maison de l’étudiant niçoise plus ambitieuse que celle que nous aurait permis le budget prévu dans le contrat de projet Etat-Région afin d’améliorer la qualité d’accueil et d’animation de la vie étudiante niçoise qui en a bien besoin.

– Le troisième projet  correspondait à l’institut méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable doté de 15 M€ de Campus Prometteur qui doit s’implanter  au coeur de l’OIN.

– Le dernier dossier était celui du Campus STIC à Sophia-Antipolis pour lequel il manquait 20 M€ pour boucler la totalité du financement et dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par le Conseil général. Le regroupement dans un même lieu des différents centres de recherche et d’enseignement supérieur dans le domaine des TIC autour des écoles d’ingénieurs, des centre de recherche déjà présents et du pôle mondial de compétitivité autour des solutions communicantes est un enjeu évidemment majeur.

que reste t’il des crédits de campus prometteur, quand on voit ce qu’il arrive à l’opération Campus. Il faudrait sérieusement se poser la question !

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Hier j’étais à Paris, c’était la convention nationale du PS pour les élections législatives.

Tout le travail accompli s est fait sous un mandat clair donné par les militants : le non cumul d’une fonction exécutive et d’un mandat de parlementaire, la parité, le rassemblement de la gauche.

La parité, pour première fois le PS sera dans les clous de la loi. Il y aura 49 p% de femmes. C’est une forte progression, il y aura au minimum un tiers de députée femmes élues au groupe socialiste.

La diversité. Des candidats ont été investis directement par le National dans des circonscriptions, 24 au total dont 7 dans des circonscriptions dites imperdables. 20 % de nos sortants ne se sont pas représentés.

Enfin le rassemblement de la gauche, indispensable pour gagner. Jean Pierre Bel en sait quelques chose ! Sans le rassemblement, nous n’ aurions pas gagné le Sénat.

Un certain nombre de circonscriptions réservées à des femmes sont toujours vacantes car il n’y a pas de candidates. Elles ne seront pas débloquées, la direction nationale descendra dans chacune des fédérations concernées pour investir des femmes. il a été dit qu’il était hors de question de revenir sur les réservations femmes.

La convention nationale, c’est aussi l’examen des recours. Comme à chaque fois, ils sont nombreux. Tous ont été rejetés, sauf 4 concernant des secteurs où l’on revotera. C’est ainsi que l’on a appris que l’investiture de Sylvie Gautier était confirmée dans notre département dans la  eme circonscription malgré le recours déposé par Nathalie Audin.

Dans le Pas de Calais, 3 circonscriptions sont gelées dont celle de Bethunes et celle de Henin-Baumont. Par ailleurs, on a appris en direct que Jack Lang n’était pas réinvesti dans la circonscription dont il était le sortant.

Dans deux fédérations, l’Hérault et les Bouches du Rhône, c’est notre direction nationale qui a investi directement les candidats. Il y a eu dans ces deux départements un certain nombre de problèmes, c’est pour cela que la direction nationale a investi directement pour préserver l’esprit d unité.

A la fin, dans chaque circonscription, il y aura un candidat qui aura la responsabilité de porter nos couleurs, et d’accompagner notre candidat François Hollande.

Le MJS a bizuté son nouveau président dont c’était le premier discours. Il a beaucoup insisté sur l’action pour l’inscription sur les listes électorales. Les 18-25 ans devraient voter a 66 pc pour Francois Hollande. C est le résultat d une récente étude d opinion. Les jeunes veulent une gauche qui ose et qui transforme. L attente est immense.

L atmosphère était tout de même pas lourde. Dans toutes les fédérations, il y a eu de la casse. Le défilé des premiers fédéraux est pathétique, chacun défend sa fédération comme si le sort du monde et de la gauche dépendait de son département, dans l indifférence générale des délégués.

Bien entendu, le premier Federal des Charentes-Maritimes est monté au créneau pour l affaire de la circonscription gelée au bénéfice de Ségolène Royal. Ce n’est pas un gel, ni pour les partenaires, ni pour la diversité. Aucune disposition statutaire ne permet de geler une circonscription pour un membre du Parti. La Direction Nationale s’est investie d un pouvoir d investiture direct. C est un manquement contre les militants, les priver du droit de vote, c est leur retirer leur qualité d adhèrent. Quand la direction nationale s affranchit des statuts, la fédération est a même d en faire autant.

C est un manquement contre le parti un mois après la réussite des primaires ou l on a d’Italie nos électeurs, c’est vous qui décidez. C est enfin un manquement a l identité même de notre parti qui s est rassemble derrière Léon Blum en 1920 pour en finir avec ces pratiques.Ségolène Royal restera la candidate nommée et non élue par les militants. C était chaud quand même !

Patrick Menucci a remercié la première secrétaire pour le travail réalise dans les Bouches du Rhône.

Nous avons assiste a Toulon a un meeting UMP paye par la présidence de la République. ils essaieront tout, ils sont déjà en campagne et ils vont utiliser le moyen de la peur de l autre et aussi l insécurité. Or Sarkozy pilote la lutte contre l insécurité depuis 10 ans !

Le premier Federal de l Hérault est aussi monte a la tribune, pour évoquer le travail de la commission de réconciliation qui s est terminée…par une mise sous tutelle de la fédération.La fédération du 92 n a pas été en reste, c est le département de Sarkozy, or 8 Circonscriptions sont encore gelées.Finalement l ensemble des délègues considère que les premiers fédéraux font dans ce genre de conventions des figures imposées, mais que tout est déjà verouille.

Nous voulons gagner la première élection, et pour cela il faut siffler la fin de la recréation a dit le premier Federal de l Aisne. La guerre des ego est entrain de faire des ravages encore plus quand la guerre des ego se transforme en guerre des échos.

Un extraordinaire moment a été la candidate de Bayonne, avocate de metier, investie avec l animateur du MJS local, et a appris hier que la circonscription était gelée, a pris un avion a la hâte, et se fait confirmer ce matin que la circonscription est congelée. Il s agit d une circonscription dont l investiture a ete gagnée par une femme alors qu elle n était pas réservée a une femme. Est ce le problème se demande t elle?.

Harlem Désir a insiste sur le moment politique que constitue cette convention.

Nicolas Sarkozy vient d ajouter a la crise économique et sociale, une crise de la démocratie. La hotte de Sarkozy est vive, et maintenant il va faire payer a l ensemble des français son irresponsabilité fiscale. Il vient de remettre en cause la souveraineté budgétaire de notre Parlement! C’est un cauchemar. Au lieu de sanctionner les spéculateurs, il sanctionne les Etats. Les mêmes qui donnent des leçons de souveraineté nationale a Paris la cèdent a Bruxelles. La droite reprend espoir dans la durée de la crise.

L unité est une nécessite impérieuse. La gauche ne doit avoir que deux adversaires, la droite et l extreme droite.

On ne peut pas etre pour l union de la gauche et vouloir toujours que cela se fasse sur la circonscription du voisin. EELV a signe cet accord. Il n’en ont eu que 60 dont 25 gagnables. C est un accord correct.

Le vote a eu lieu. 4 voix contre, 6 abstentions et 164 pour. La broyeuse de la convention nationale vient de passer. A noter que la fédération de Paris, souvent présente dans les médias, avec l’affaire Duflot-hoffmanRispail, n a pas pris la parole, ni celle du Rhône. Des décisions empreintes de sagesse, le résultat du vote le confirme.

 

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Le SDCI, une defaite pour la démocratie locale

Le SDCI, une defaite pour la démocratie locale, c’est ce que je me suis dit hier soir en quittant le palais préfectoral, vers 21h30 après plus de 4 heures de débats qui n ont pas fait avancer d’un pouce notre démarche tant les des étaient pipés par avance. La commission départementale de coopération intercommunale a adopte hier soir le schéma dapartemental intercommunal par 34 voix pour, onze contre et une abstention.

L opposition de toute la gauche n’y a pas suffi (8 voix) pas plus que les maigres renforts venus de la droite (Leroy, Tabarot, Coullet) et malgré l ‘abstention de Brochand, le maire de Cannes. Cette réunion était historique pour notre département. Elle est publique. C est ce que j ai fait remarquer d’entrée au Préfet des Alpes-Maritimes, auquel j ai demande de laisser entrer le public. Le préfet m a répondu que la salle ne permettait pas de faire entrer tout le monde. C est sur, la droite l avait bourrée, chaque élu venant avec des collaborateurs. En fait le préfet avait peur de perturbations des débats et avait donne des instruction a la police pour filtrer les entrées. Il ceda simplement sur le fait qu il y avait en bas des elus de la république qui étaient empêches de rentrer! S’en suivi un échange court mais vif entre nous, et je suis moi même descendu chercher deux elus que j’ai fait rentrer. Comme s’il m’avait octroyé un lot de consolation!

Pourtant le Premier Ministre avait montre la voie, le ministre des collectivités locales aussi, en indiquant récemment que s il y avait des problèmes, la concertation pouvait se prolonger de six mois. Dans les Bouches du Rhône, le préfet Parant qui n’est pourtant pas un débutant a mis le pied sur le frein. Mais chez nous avec Estrosi et Ciotti, cela n était pas possible. Tout à tour Andre Aschieri, Malou Gourdon, Marc Daunis et moi même sommes montes au créneau avec des arguments différents pour tenter d obtenir ce report, mais rien y a fait, le préfet rappelant qu il avait tout son temps, qu il était chez lui, et qu il ne sortirait de la réunion qu’une fois schema voté. Pour ma part je lui ai dit que nous n’avions pas la même notion de ce qu était un problème puisqu apparemment le fait que 112 communes sur 163 votent contre, que 31 syndicats intercommunaux sur 35 également ne lui semblait pas etre un problème.

J ai également insiste sur le fait qu une commission censée représenter les elus désavoue les maires de 112 communes posait question. Malou Gourdon a parle de mariage force, le préfet lui a rétorque que certains mariages forces devenaient par la suite des mariages d’amour. Marc Daunis a rappelé que nous étions contre cette loi et que ce qui se passait ce soir ne pouvait que nous conforter dans notre positionnement, parlant de régression démocratique. Andre Aschieri a insiste sur la portée de ce vote. J ai vu des elus de droite de poids dont deux parlementaires, Michele Tabarot et Bernard Brochand, demander du temps, parler de simulacre de concertation, Henri Leroy brandir le résultat d un sondage révélant que 76 % de la population de l’Ouest était contre ce périmètre! d’autres elus ont rappelé que partout ou des consultations avaient été organisées malgré l interdiction du préfet, les populations s étaient déplacées nombreuses pour voter et pour rejeter massivement la proposition du préfet comme a Mouans Sartoux, 96 % ou dans la Roya. Tout les arguments ont été balayés.

Ensuite est venu le temps de la discussion des 40 amendements l un après l autre. La aussi ce fut un modèle d interprétation des textes a géométrie variable, selon que cela arrange le clan Estrosi-Ciotti ou pas! Je parle de clan et non plus de la droite car je pense que ce qui est passe hier soir laissera des traces a droite.

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