A Don Bosco pour la fête du quartier, les bénévoles sont un peu désabusés.

J’ai passé un bon moment samedi à dialoguer et écouter les bénévoles du conseil de quartier qui ont monté cette fête de quartier en 48 heures.
En effet ils n’ont eu l’autorisation de tout organiser que le jeudi pour le samedi. Dans ce contexte, il y avait une belle participation.
Mais comme les bénévoles me l’ont dit et répété, une fête sans stands de nourriture, sans musique, sans danse n’est pas tout à fait une fête.

Quartiers : Il en faut des comme Lui

Hier se tenait l’assemblée générale annuelle de la MJC Agora Nice Est sous la présidence

Amel Baccouche et la direction de Alice Pereira

Une assemblée particulière du fait de la Covid, mais pas seulement.

L’émotionnel de la soirée, c’était le départ de Luis Salvidia Vega, au bout de 30 ans d’engagement dans cette MJC comme professeur de musique classique.
C’était un pari osé que de faire entrer la musique classique dans les cités où le rap a supplanté Mozart depuis belle lurette.
Pourtant il est parvenu, au fil des années, à imposer cette école de musique classique, à former des générations de musiciens en ouvrant les cours aux enfants des cités, en créant des cours pour les parents, en leur inculquant par ce biais une certaine discipline.
Dans cette école de musique est passé Mathias, aujourd’hui professeur à la Sorbonne, Kévin qui a été en finale du concours International Pitulura.
Ici il y a eu des expérimentations dans cette école comme celle du prêt d’instruments de musique qui suscita pas mal de débats mais Luis rappela qu’en 30 ans il y avait eu un violon cassé et un autre perdu, ce qui montrait que le pari de la confiance avait été gagné.
C’est aussi lui qui fit entrer l’opéra à Bon Voyage, qui dirigea des hirales à l’Ariane ou à la Trinité.
Mais la plus grande de ses fiertés a sans doute été de voir son école de musique sélectionnée pour la réception officielle du prince Charles à la villa Masséna, au nez et à la barbe du Conservatoire National à vocation régionale de musique.

Au quotidien de petites associations donnent du contenu au contrat de ville.

Très éloignées des grandes associations que l’on connaît tous, certaines associations reçoivent des subventions du contrat de ville pour animer les quartiers classés en politique de la ville.
C’est le cas de l’association Del’Art qui dispose de nouveaux locaux intéressants rue Trachel pour organiser de l’animation culturelle, des ateliers d’écriture, de dessin, de la danse, etc. Le nom de ce local : la trésorerie, tout un programme.
L’association s’efforce aussi de programmer une animation musicale tous les mercredi de 19h à 22h. C’était normal d’aller les encourager et de leur montrer qu’avec ou sans élus la gauche s’intéresse à leur travail. Et un plaisir d’échanger avec

Deborah de Blasi

qui était programmée un peu plus tard dans la soirée.