La génération connectée et déconnectée

 

Cette réflexion m’est venue ce week-end sur les marchés où j’étais à la rencontre des citoyens, place Saint Roch et place Garibaldi.

J’ai pu observer attentivement notre comportement ( je m’y inclus car j’ai conscience, parfois, de ne pas y échapper).

Il devient de plus en plus difficile d’avoir un échange spontané avec les citoyens 2.0 en dehors de l ‘organisation d’ une réunion bien identifiée.

La faute au smartphone avec lequel on téléphone ou on écoute de la musique en marchant, écouteurs dans les oreilles. Vous dites bonjour, ils ne voient pas, ne répondent pas, non par impolitesse ou mépris, mais tout simplement parce qu’ils sont dans leur bulle et n’entendent pas.

C’est ce qui les conduit également à traverser les rues n’importe comment, sans même regarder quoi que ce soit avant de s’engager, laissant l’automobiliste bien seul face à cette irresponsabilité.

C’est la nouvelle génération qui est en marche connectée au savoir comme jamais mais déconnectée de l’humain, connectée au monde mais déconnecté de sa proximité immédiate.

Hôpital Public

 

Tout mon soutien à l’ensemble du personnel de l’hôpital public, notamment aux personnels soignants dans les services ou aux urgences qui sont en déficit chronique à Nice. Et ce même si je ne suis pas sur place.

Ce soutien est encore plus important en ce moment alors que la chambre régionale des compte observe que la situation financière du CHU de Nice s’est dégradée depuis 2012, principalement en raison de l’opération de construction du site Pasteur 2, qui s’avère surdimensionné.

Le niveau de déficit de l’établissement, son endettement critique et le faible dynamisme de ses recettes, ont imposé la signature d’un contrat de retour à l’équilibre financier (CREF) de 40M€ sur 5 ans, avec l’Agence Régionale de Santé (ARS).

La chambre indique que le nouveau projet d’établissement 2018-2022, ne pourra s’affranchir d’un effort structurel accru pour assainir la situation financière du CHU.

Il ne s’agirait pas qu’une fois de plus, ce soit le personnel qui trinque.

Une maison pour les aidant à Nice !

 

C’était l’une des propositions qui revenait fréquemment sur la plate-forme citoyenne Nice au Cœur.

Le maire de Nice l’a fait et l’a inauguré hier. Je ne peux que m’en réjouir.

L’enjeu est très important puisque l’on évalue à plus de 50 000 le nombre d’aidants sur Nice dont la moitié à peine sont salariés et dont plusieurs milliers sont des enfants souvent issus de familles monoparentales.

On ne met pas assez en valeur le rôle des aidants qui sont la clef de la politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes. Sans eux le nombre de demandes de placements en EHPAD exploserait tout comme le coût du vieillissement.

Mais les aidants doivent être aidés. Ce sont souvent les conjoints également vieillissants, les enfants souvent en fin d’activité professionnelle ou en début de retraite, parfois les petits-enfants ou les voisins. Ils complètent utilement le travail des services de soins à domicile et des aides ménagères

Ce sont eux qui ont la responsabilité de la permanence de la présence. Cela entraîne chez certains des phénomènes dépressifs, voir des prises de psychotropes. Ils doivent être mieux formés, mieux encadrés. Ils doivent avoir un droit au repos, quelques jours par trimestre.

Dans une société plus solidaire et plus humaine, ils ont une place essentielle.

Notre Dame des Innocents : soutien au planning familial 06

 

Petite entorse qui me fait aborder un sujet qui concerne la ville de Menton.

Menton organise cette année la 1ere biennale d’art contemporain sacré. Parmi les œuvres exposées dans l’espace public, l’ une d’elle fait beaucoup parler. Notre Dame des Innocents, une sculpture réalisée par une artiste néerlandaise, représente la vierge Marie avec à ses pieds plusieurs bébé morts.

J’ai toujours veillé scrupuleusement à la liberté totale d’expression des artistes. Pouvoir surmonter toutes les controverses à partir d’une œuvre d’art est la marque d’une démocratie forte.

Ce qui est choquant dans cette affaire n’est pas tant l’œuvre mais les commentaires de l’artiste qui la transforme en position anti-avortement.

Le droit à l’avortement a été acquis de haute lutte par les femmes. C’est leur liberté. C’est un acte difficile.

Il n’est pas question de rajouter à cela des commentaires qui font de la femme qui avorte une coupable. Lire que cette statue est « un pèlerinage pour tous ceux qui veulent se racheter, faire la paix intérieure ou accepter leurs enfants » ou « qu’elle représente l’écoute et le pardon pour femmes qui ont avorté et se repentent » est inadmissible.

J’apporte tout mon soutien à la démarche du planning familial 06.