Soutien à l’hôpital public

 

Communiqué de presse.

Patrick Allemand et l’équipe de Nice au Cœur tiennent à exprimer leur soutien et leur solidarité devant la décision de 1500 médecins et chefs de service des hôpitaux publics de présenter leur démission administrative.

Quand on voit que même à Nice où le corps médical du CHU n’est pas considéré comme révolutionnaire, les représentants de la CME se déclarent solidaires de ce mouvement, on mesure mieux le malaise de l’hôpital public.

Je me suis exprimé publiquement à plusieurs reprises, notamment concernant la situation des urgences, les contraintes budgétaires et les conditions de travail détériorées de l’ ensemble du personnel médical.

La santé publique est un combat prioritaire.

Deux chiffres calamiteux en 2019

 

En 2019 il y aura eu 149 féminicides contre 121 en 2018. La France a découvert véritablement ce mot cette année grâce à une médiatisation plus importante. Les médias, les associations, le gouvernement… En 2019, tous ont participé au débat sur les violences conjugales et sur le féminicide, notamment au moment du Grenelle qui leur était consacré en novembre dernier. Ce Grenelle a débouché sur des mesures concrètes qui sont des avancées même si dans sa large majorité, le secteur associatif les juge insuffisantes.

En 2019, 59 policiers se sont suicidés en activité. Dégradations des conditions de travail, heures supplémentaires impayées, vie de famille sacrifiée, fonction sociale moins reconnue, opérations de maintien de l’ordre à répétition, agressions plus fréquentes et plus violentes. Les causes sont multiples et ce n’est pas le maintien d’un régime spécial de retraite qui réglera la question.

En hommage à Salomé qui fut la 100eme femme à mourir cette année par féminicide. C’était à Cagnes sur Mer. Nous étions nombreux à y être allés.

Soutenir les enseignants, ils ont besoin de nous tous

 

Je fais partie de ceux, heureusement de plus en nombreux, qui considèrent que le système des retraites doit faire l’objet d’une réforme en profondeur, vu l’évolution de la pyramide des âges de notre pays

Mais la réforme ne doit pas pour autant légitimer des injustices.

Des amis me demandent ces temps-ci pourquoi je manifeste aux côtés de ceux qui défendent nos retraites alors qu’on ne connaît pas encore le plan du gouvernement.

La réponse est contenue dans ce qui se déroule sous nos yeux depuis le 5 décembre.
La pression de ce mouvement a déjà permis d’obtenir des avancées significatives sur la pénibilité par exemple. Il en est de même pour les cheminots, la RATP.

Mais s’il est une catégorie qui semble pénalisée, c’est bien celle des enseignants. Déjà parmi les plus mal payé d’Europe, voilà maintenant qu’en plus ils perdraient 30% du montant de leur retraite.

Le gouvernement a une bien curieuse façon de manifester sa reconnaissance envers une profession de plus en plus difficile.

Aujourd’hui il est annoncé une hausse des salaires et des primes qui seront prise en compte dans le calcul de la retraite. Dans l’attente des précisions d’Édouard Philippe demain, ils étaient nombreux à défiler aujourd’hui depuis la gare SNCF, à l’appel des syndicats d’enseignants.

Nul doute que cette mobilisation de ceux qui enseignent et défendent la République au quotidien n’aura pas été inutile.

Voilà pourquoi j’étais à leurs côtés.

Grève du 5 décembre. 10 000 à Nice !

 

Pourquoi je suis à Masséna avec les manifestants ?

Parce que je souhaite une réforme des retraites qui soit socialement juste.

Et parce que malgré le maintien du principe de la répartition, malgré des avancées importantes pour les femmes, personne n’est en mesure de s’adresser avec clarté aux français pour répondre à leurs interrogations.

« Quand il y a du flou, il y a un loup » disait Martine Aubry. Que le gouvernement clarifie au plus vite, que les discussions reprennent au plus vite.

C’est le sens de ma présence aujourd’hui.

Violences conjugales : un plan cohérent à améliorer encore

138 féminicides depuis le 1er janvier 2019, un chiffre insupportable. Il fallait prendre ce problème à bras le corps.

Le Grenelle des violences conjugales à débouché sur une série de mesures qui mobilisent tous les acteurs potentiels de la chaîne, les femmes victimes, les maris violents, les forces de police, les enseignants et les médecins.

Concernant les femmes victimes de violences, le numéro gratuit 39 19 sera désormais ouvert 7 jours sur 7 et 24 h sur 24.
1000 places d’hébergement supplémentaires seront ouvertes dès janvier 2020.

Pour les maris violents, deux centres de prise en charge de maris violents par région seront créés.
Le bracelet anti-rapprochement est adopté. L’autorité parentale du conjoint violent pourra être supprimée.

La notion d’emprise est inscrite dans les codes pénal et civil. La notion de circonstances aggravantes dans les cas de harcèlement et de violences menant au suicide est rajoutée.

Pour les force de police, elles disposeront désormais d’une grille unique d’évaluation des dangers. 80 postes d’intervenants sociaux complémentaires seront créés.

Dans les écoles, des informations sur l’égalité hommes femmes seront dispensées et un diagnostic annuel sera opéré par établissement.

Enfin pour les médecins, des dérogations au secret médical seront permises pour les cas les plus graves.

Il reste deux questions qui sont en même temps les deux faiblesses du dispositif, la question de l’égalité territoriale des moyens et surtout la question des moyens financiers alloués au secteur associatif qui accompagne les femmes victimes.

En effet les campagnes intenses de sensibilisation ont libéré la parole et les associations, avec leurs moyens actuels, ne peuvent plus faire face aux demandes croissantes. Il ne faut pas ignorer cette réalité.

Et il serait stupide de ne pas tirer de ce plan, par ailleurs cohérent, le maximum d’ efficacité pour une question « de quelques » millions d’euros.

En hommage à Salomé, notre Cagnoise qui fut la centième victime cette année.