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Catégorie — Société

Hommage à Christine Renon

 

« Epouvantablement fatiguée » et « épuisée ». C’est par ces mots d’usure que Christine Renon se décrit dans une lettre d’adieux adressée à une trentaine de ses collègues de l’Éducation nationale. Cette directrice d’une école maternelle à Pantin a rédigé et envoyé ce courrier samedi 21 septembre, avant de se suicider dans le hall de son établissement où elle a été retrouvée le lundi suivant.

Cela faisait 30 ans qu’elle exerçait ce métier. Le manque de soutien de la part de l’État, le rythme scolaire des enfants, le manque d’outils de travail ont eu raison d’une directrice épuisée par sa profession. Il lui arrivait même d’ acheter avec son argent des fournitures scolaires, fatiguée de les réclamer..

Cette lettre qui incrimine le fonctionnement de l’Éducation nationale, cause principale de ses maux.

Pourtant selon ses paires rien ne laissait présager un tel geste de sa part. En plus de sa lourde charge de directrice elle était membre du syndicat Snuipp.

Par ses derniers écrits, Christine Renon a levé le voile sur le malaise qui gangrène la profession de directeur d’école.

Elle a donné sa vie pour l’Éducation nationale. Elle avait un combat, ses élèves.

#pasdevagues disait on il y a quelques mois. La marche silencieuse d’hier, 5 octobre, démontre que 15 jours après l’émotion est intacte. Ce geste ne peut pas rester sans suite.

octobre 6, 2019   Commentaires fermés sur Hommage à Christine Renon

Belle initiative du collectif des droits des femmes 06 et du planning familial place Garibaldi

 

Tout le monde avait en tête le drame de Salomé. Cette dérive est inacceptable et insupportable.

septembre 7, 2019   Commentaires fermés sur Belle initiative du collectif des droits des femmes 06 et du planning familial place Garibaldi

Poubelles débordantes : AirBNB n’est responsable de rien du tout!

 

J’ai cru rêver en découvrant ce matin que la métropole mettait en cause AirBNB en indiquant que si les poubelles débordaient, les fautifs étaient les locataires AirBNB !

Que le phénomène AirBNB se développe sur la Côte d’Azur, et plus particulièrement à Nice est un fait incontestable.

Mais nous sommes une ville touristique, et tout est fait par cette même métropole pour accueillir chaque année davantage de touristes. Ouverture de nouvelles lignes aériennes, transfert en ville à 1€50, multiplication de l’événementiel etc.

Il faut être cohérent. On ne peut pas vouloir chaque année davantage de touristes et en même temps s’étonner qu’ils provoquent des nuisances.

La première des nuisances, ce sont les déchets. Leur volume augmente considérablement mais rien n’est fait par ailleurs pour absorber ce surplus saisonniers.

Il y a quelques jours je proposais que l’on rajoute des poubelles de rue dans les zones très fréquentées.

A juste titre certains participants à la discussion ont proposé plutôt de multiplier les passages pour vider les poubelles.

D’autres ont évoqué la nécessité de sensibiliser les commerçants à une politique du zéro déchets.

Toutes ces réflexions sont louables et méritent d’être approfondies mais on ne peut pas pointer du doigt AirBNB parce qu’il faut un bouc émissaire.

En tout cas le touriste, qu’il soit hébergé dans de la famille, en hôtel, en AirBNB ou en camping ne peut être tenu pour responsable de la saleté et de la pollution visuelle que représentent des sacs à ordures ou des restes alimentaires déposé au pied de poubelles saturées. On ne peut pas exiger du touriste ou de quiconque d’ailleurs, qui prend la peine d’aller jusqu’à une poubelle, de la ramener chez lui parce qque la poubelle de rue est saturée.

C’est à la métropole d’assumer la responsabilité, soit en multipliant les passages, soit en installant d’autre poubelles, de la propreté des lieux et de s’assurer de la capacité à absorber les déchets.

Photo ce matin au port de Nice, place Île de Beauté.

août 25, 2019   Commentaires fermés sur Poubelles débordantes : AirBNB n’est responsable de rien du tout!

Mort pour un tas de gravats.

 

Jean-Mathieu Michel, maire de Signes depuis 1983, est mort hier, renversé par un fourgon alors qu’il tentait d’empêcher son conducteur de déposer des gravats sur un chemin privé de la commune.

Après avoir aperçu plusieurs individus en train de décharger illégalement des gravats sur un chemin privé, il leur a demandé d’arrêter et de récupérer les gravats au sol. Mais en repartant, le véhicule a percuté l’élu de 76 ans, qui a été tué.

Les décharges dites « sauvages » sont des lieux inappropriés d’abandons intempestifs de déchets de particuliers ou d’entreprises. C’est ainsi qu’il nous arrive de découvrir à la croisée de deux chemins forestiers ou au bord de la route tout simplement un stock de gravats.

Mais échapper à une verbalisation, cela vaut-il la mort d’un homme, d’un élu attaché à sa commune et à l’ environnement ?

Je pense à sa famille bien sûr. Cela peut paraître tellement dérisoire et en même temps tellement significatif de la dérive actuelle. Cette société de plus en plus violente où la vie est de moins en moins sacrée et où chaque jour des gens la perdent pour des motifs au combien dérisoires

La mort de Jean-Mathieu Michel est un symbole de cette dérive Et la question se pose : un maire peut il exercer ses pouvoirs de police sans risquer sa vie ? C’est, je pense la première fois, que se produit un tel drame.

août 6, 2019   Commentaires fermés sur Mort pour un tas de gravats.

Que peut on faire contre l’ insouciance de la jeunesse ?

 

C’est la question que l’on peut se poser au plus fort de l’été quand on voit les jeunes de Rauba Capeu plonger des rochers.

Et l’arrêté préfectoral interdisant les plongeons jusqu’au 31 octobre, en dehors qu’il fixe un cadre légal pour permettre une verbalisation à 11 euros pour les contrevenants ne peut y changer grand chose.

Il n’ y a malheureusement que la confrontation à l’accident qui peut faire œuvre de pédagogie. Il s’est produit le 6 juillet, jour où un jeune, manquant son impulsion, a atterri dans les rochers, se blessant sérieusement.

Ce n’est pas « la peur du gendarme » qui les freine provisoirement , mais la peur tout simplement.

Pendant des années il s’est passé la même chose au plongeoir, à côté de la plage des Bains Militaires.

Avant de redevenir un restaurant, ce plongeoir désaffecté était devenu un tremplin de sensations fortes pour les jeunes. Et les différents obstacles placés pour les empêcher de monter rendait finalement l’escalade au plongeoir plus périlleuse que le plongeon lui-même (photo)

juillet 22, 2019   Commentaires fermés sur Que peut on faire contre l’ insouciance de la jeunesse ?