Random header image... Refresh for more!

Catégorie — Société

les jeunes ont répondu à l’appel de Greta Thunberg

 

Ce vendredi matin, les jeunes ont répondu à l’appel de Greta Thunberg, l’adolescente suédoise à l’origine du mouvement Fridays for future, dont le discours devant l’ONU pour la préservation de la planète avait marqué les esprits.

Les jeunes niçoises et niçois ont répondu à l’appel de #sauvetonbac et de #citoyenspourleclimat

Cette génération qui se bat contre le dérèglement climatique et pour sauver la planète est une très belle génération. A nous de l’accompagner, de la soutenir en étant très attentif à son interpellation.

Environ un demi-millier de lycéens et étudiants se sont rassemblés sur cette place Garibaldi, à Nice qui devient le symbole de toutes les luttes, ce qui est un résultat intéressant en terme de mobilisation pour une ville comme Nice.

mars 15, 2019   Commentaires fermés sur les jeunes ont répondu à l’appel de Greta Thunberg

Sécurité des femmes le soir

 

La lutte contre l’insécurité ne passe pas seulement par la vidéosurveillance, elle passe aussi par la réflexion.

Il serait intéressant de suivre les résultats de l’expérience en cours à Strasbourg et même d’en faire de même.

A Strasbourg, la nuit, les bus pourront s’arrêter à la demande des femmes, en dehors des arrêts habituels.

C’est une proposition de la compagnie des transports strasbourgeois pour réduire les risques d’agression la nuit entre les arrêts de bus et le domicile.

Le raisonnement est simple. Plus on diminue le trajet entre l’arrêt et le domicile, plus on diminue le risque d’agressions.

Je demande à Phillippe Pradal, président de la Régie Ligne d’Azur de lancer cette expérience sur une ou deux lignes.

mars 9, 2019   Commentaires fermés sur Sécurité des femmes le soir

Dominique Sopo à Nice : la complexité en face

 

Dominique Sopo, président de SOS Racisme était hier soir l’invité de la fédération du PS06.
On aime ou on aime pas. En tout cas on a passé une soirée passionnante où toutes les questions ont été mises sur la table pendant 2h30 sans que l’on voit le temps passer ce qui est bon signe.
Il a répondu à tout, en laissant la langue de bois sur le trottoir.

Voici quelques extraits de ce qu’il a pu dire:

L’ Antisémitisme en France ce n’est pas la responsabilité des musulmans, ses racines sont bien plus anciennes et il trouve un écho particulier à cause de la collaboration. Le juif a été le bouc émissaire en France depuis longtemps.

Les manifestations et les marches sont utiles parce que la logique haineuse doit être confrontée à la réaction de la société.

Quelque chose vacille dans la société française parce qu’aux yeux d’une partie du peuple, le pouvoir à perdu sa légitimité et les cadres de la contestation, notamment les syndicats sont affaiblis.

On est dans une période où il y a une convergence des antisémitismes de plusieurs origines. Contre le système, contre le pouvoir, le juif apparait responsable. C’est l’aspect totalement paranoïaque de l’antisémite. Ce fantasme que le juif contrôle tout alors que les Juifs en France représentent 1% de la population.

Mais il faut faire attention de ne pas opposer la haine à la haine. Et de ne pas tomber dans une forme de stigmatisation de la culture arabo-musulmane.

Les logiques complotistes et cette spirale de délire n’a qu’une conséquence, la
restriction de l’espace du vivre ensemble. Or il y a un risque à quitter le vivre ensemble, c’est de se réfugier derrière une culture communautaire.

C’est en même temps ignorer le fait que des gens qui naissent en France se socialisent politiquement ici.

Le vivre ensemble c’est un pari sans cesse renouvelé. Et cela repose sur le traitement des grandes questions. Par exemple on parle de la Shoah depuis peu de temps. Avant on n’en parlait pas. Il est possible de faire émerger des sujets : la question de l’esclavage, celle du colonialisme, de guerre d’Algérie par exemple.

Ces passions ne sont pas mises au travail pour qu’elles puissent être dépassées. Souvent des racistes viennent utiliser ces passions dans une logique destructrice.

Quelles solutions ?

Il faut utiliser le droit de déposer plainte. Il faut faire condamner pour rappeler que le peuple a décidé que pour vivre ensemble il fallait des règles minimales.
Ceux qui se plaignent de la dictature antiraciste ne sont que contre les arabes et les Juifs. Il y a des limites à la liberté d’expression quand cela met en danger des groupes et la vie. Mais il faut se méfier du tout juridique. Le juridique n’épuise pas le combat politique. On a peur de s’ affronter à une société violente on demande la protection de la loi.

On peut dire qu’on est pour un état binational sans être condamné pour antisionisme. Par contre, l’agression de Finkelkraut est antisémite. Elle veut dire Toi tu es un juif, tu es un corps étranger ici. L’agresseur ne dit pas va à Tel Aviv mais retourne à Tel Aviv.

Il y a là question de l’éducation. Mais l’éducation ce n’est pas que l’école. C’est aussi ce qui est montré à la télévision.

Les jeunes ne sont pas plus racistes qu’il y a 20 ans. Les phénomènes d’entre soi social religieux posent la question plus générale de repli. SOS Racisme est en train de prendre une initiative : Salam chalom salut.

Dominique Sopo a abordé d’autres sujets notamment celui de la complexité des identités. La complexité des identités des jeunes juifs, notamment ceux dont un ou plusieurs aïeul ont été victimes de la Shoah. Celles des jeunes arabes dont les grands parents ont vécu la colonisation. Un Martiniquais est toujours un descendant d’un esclave. Tout cela continue à susciter des passions très fortes. Il ne s’agit pas d’ être à la place de l’autre mais de le comprendre.
Ceux qui viennent dire qu’on ne peut pas lutter ensemble sont dangereux parce qu’ils sont porteurs de discriminations intolérables.

À propos des défenseurs de la laïcité et de l’égalité homme-Femme, le président de SOS Racisme s’interroge sur cette montée de militantisme venant de gens qui s’en fichait avant.
C’est une phénomène politique inquiétant parce qu’il fige les gens. Ce qu’ils dressent, ce n’est pas une exigence républicaine c’est un constat de ne pas pouvoir vivre ensemble.

La perception qu’on a des filles qui portent le voile. On a envie de créer des dynamiques d’émancipation. Mais l’ hystérisation de l’affaire du Burkini sur les plages créent ce qu’ils prétendent combattre.

Les jeunes ne se fréquentent plus en dehors de l’école. Cela aura des conséquences plus tard.
Il est possible de légiférer en remettant plus de carte scolaire, en développant des collèges multi-secteurs. Il faut aussi cultiver le commun. S’il n’y a pas suffisamment de commun, si on
sent que c’est contre soi, alors on ne peut que se solidariser de l’autre côté et cela peut avoir des effets cataclysmiques.

Il y a là dedans des affirmations qui ne plairont pas à tout le monde, des questions qui demeurent ouvertes, des analyses. Et tout de quoi faire vivre un débat riche et respectueux qui n’est pas près d’être clos.

mars 2, 2019   Commentaires fermés sur Dominique Sopo à Nice : la complexité en face

Les violences scolaires #PasDeVague ?Débat organisé par l’Association Nice au cœur le 27 novembre

 

Introduction au débat

19 octobre 2018 -5 novembre 2018, deux dates qui ne sont pas pour rien dans le fait que nous nous retrouvions ce soir, citoyens engagés, militants politiques, associatifs, pour débattre des violences scolaires.

19 octobre 2018, une vidéo montrant une professeure braquée avec une arme factice par un élève dans un lycée de Créteil, envahit les réseaux sociaux. La scène choque profondément et pour de nombreux enseignants, c’est un déclencheur. Des centaines d’enseignants dénoncent dans leurs témoignages l’omerta » qui frappe la violence scolaire. En quelques heures 35 000 tweets sont recensés avec le hashtag #Pas De Vague.

5 novembre 2018, TF1 diffuse un téléfilm adapté d’une histoire vraie, celle de Jonathan Destin : « Le jour où j’ai brulé mon cœur ». Jonathan Destin, c’est cet élève victime de harcèlement scolaire, de coups, d’insultes et de racket qui va, un jour de février 2011, parce que son quotidien est devenu un enfer et que ce n’est plus supportable, tenter de suicider en s’immolant par le feu. Mis en coma artificiel et brulé à 70 %, il va survivre. Nous avions envisagé de le diffuser ici mais il est trop long et cela ne nous aurait pas permis d’aller au fond de ce débat. Ce qu’il faut en retenir, c’est que Jonathan, aujourd’hui jeune adulte, s’adresse aux plus jeunes en leur disant de ne pas cacher leur souffrance, de parler, et que le danger c’est l’isolement progressif.

Ce qui nous intéresse ce soir, c’est de mieux comprendre ce phénomène, la multiplication de ces actes violents, réalisés dans les établissements scolaires et qui sont dirigés contre les élèves, contre les enseignants et parfois même par des dégradations contre les bâtiments eux-mêmes.

Les chiffres sont très préoccupants. Deux études parues coup sur coup fin 2017, notamment l’enquête « climat scolaire et victimation » du quotidien « Le Monde », l’attestent. Près de la moitié 46 % des ados interrogés, tous scolarisés dans des collèges de ZEP, déclarent avoir été témoins d’actes de cruauté entre élèves et 20 % ont déjà subi des violences physiques. 442 incidents graves sont recensés chaque jour dans les collèges et lycées de France. 22 % estiment qu’il y a trop de violence dans leur établissement scolaire.

95 % des agressions sont commises par des élèves sur des élèves et parfois sur des enseignants. Dans leur carrière, 6 % des enseignants du second degré on été physiquement agressés. En revanche 30 % disent avoir été insultés par un élève et 12 % par plusieurs ensemble. Enseigner dans une ZEP double le risque.

Voilà la situation ! Et à Nice, puisque c’est ce qui nous intéresse ce soir, que se passe t’il ? L’école de la République est-elle toujours sanctuarisée ? Où ces phénomènes de violence scolaire existent-ils, et si oui, où en est-on ? Quel type de violence ? Psychologique, physique, sexuelle, numérique par les réseaux sociaux ? Nous poserons la question à Raphaël Galmiche qui est enseignant au collège Maurice Jaubert.

Quelle sont les causes ? On évoque l’absence d’éducation, le manque de repères, de normes et de valeurs, l’intolérance, les préjugés, le racisme, le chômage des parents, l’exclusion, la banalisation de la violence à la TV. On demandera à Nassim Aouadi surveillant son sentiment sur ces causes et à quel niveau se situent son intervention ?

Quelles peuvent-être les conséquences psychologiques, physiques, comportementales, scolaires des violences scolaires sur les élèves? Peut-être que Huidaide Hmad et Sabrine Mounier pourront nous éclairer sur ce sujet ?

Quelles peuvent être également les séquelles pour les enseignants ? Bénéficient-ils d’un suivi psychologique ?

Comment lutter contre ce phénomène? Faut-il repenser la formation des enseignants qui avait été supprimée sous Nicolas Sarkozy et remise en place par le gouvernement Hollande? Quelles solutions les enseignants peuvent-ils proposer ? Marie Hélène Raybaud nous parlera de son expérience. Quelle place peut avoir la psychologie dans une intervention coordonnée car la réponse ne peut être que collective? Nous demanderons à Sabrine Mounier de nous donner son éclairage.

Enfin, se pose bien entendu l’intervention d’éléments extérieurs et notamment celle de la commune. Comment peut-elle jouer un rôle face à la montée de ce phénomène qui est un danger pour sa jeunesse? On parle de policier municipaux dans les écoles primaires, peut-être de policiers nationaux dans les lycées. Est-ce le moyen adapté pour protéger les élèves et les enseignants ? Avez-vous d’autres propositions ? Voyez-vous d’autres solutions ? Cette bataille est-elle perdue ? Quels nouveaux types de moyens faudrait-il pour que l’école, le collège et le lycée redeviennent les sanctuaires que l’on a laissés pendant trop longtemps se dégrader en minimisant le phénomène afin de ne pas stigmatiser les établissements scolaires ?

novembre 27, 2018   Commentaires fermés sur Les violences scolaires #PasDeVague ?Débat organisé par l’Association Nice au cœur le 27 novembre

Hommage aux bénévoles des Restos du Coeur !

 

J’étais ce matin à l’antenne des Restos du Cœur des quartiers Est, au boulevard Jean Baptiste Verany pour apporter mon soutien aux 40 bénévoles qui se relaient sur 4 jours pour venir en aide aux bénéficiaires inscrits qu’ils soient seul ou par famille.
Cette année l’antenne craint de dépasser le millier d’inscrits.

novembre 27, 2018   Commentaires fermés sur Hommage aux bénévoles des Restos du Coeur !