Nice fête la Semaine Europeenne de la Mobilité Durable en supprimant les lignes de bus du réseau collinaire !

pa-et-pc-dvt-bus-24

Nous avons intitulé cette conférence de presse : « Nice fête la semaine européenne de la mobilité durable… en supprimant les lignes de bus du réseau collinaire ».

C’est une manière de traiter avec un peu d’humour une question très sérieuse qui est celle de la desserte de nos collines par les transports publics.

Ligne d’Azur est-elle un service public ?
A priori, le passage en régie aurait dû l’affirmer encore davantage. C’est la raison pour laquelle nous n’acceptons pas la notion de rentabilité sur des lignes dont, à l’évidence, on sait depuis longtemps qu’elles ne sont pas rentables. C’est la définition même d’un service public.

Cette offensive en règle contre les lignes collinaires est d’autant moins compréhensible que la régie « Ligne d’Azur » est en bonne santé financière.
En effet, l’exercice 2015 laisse apparaître un excédent, une fois les transferts sur la section investissement effectués, de plus de 2,7 millions d’euros.

Si la régie perdait de l’argent, on pourrait encore comprendre ce souhait de rationnaliser. Mais, lorsque l’on fait un tel excédent, on peut parfaitement supporter le fonctionnement de lignes déficitaires dès l’instant où elles concourent à la desserte des collines, à un maillage territorial.

Il a donc été envisagé par la Régie Ligne d’Azur de réduire les services sur toutes les lignes comptant moins de cinq voyageurs par course en moyenne ou se trouvant en doublons d’inter ligne. La réponse de la Métropole est claire. « Ces lignes génèrent des coûts d’exploitation disproportionnées par rapport au service réellement rendu.

Or, depuis deux mois, l’existence de plusieurs lignes de bus a été remise en question.

Ligne 72. Il s’agit d’une boucle Passage à Niveau Gambetta, Cyrnos, Righi. Une décision a été prise de ne plus faire circuler la navette qu’en début de journée jusqu’à 8h55 et après 16h25 l’après midi. Décision prise sans aucune concertation. Tout a été suspendu pour le moment. C’est la suppression de 17 navettes tout de même. Il y a eu une pétition. La Métropole a annoncé qu’en septembre, il serait procédé à un comptage en liaison avec le comité de quartier. La ligne 72 n’est pas encore sauvée dans son intégrité.
Ligne 76. Fontaine du Temple, Aspremont, Castagniers, Saint Blaise. Là encore, la Métropole fait état de 4 voyageurs par course sur l’ensemble du parcours et indique vouloir réduire l’offre de transport sur l’ensemble de la ligne. Une pétition citoyenne est en cours car cette ligne est vitale pour rattacher la Place Fontaine du Temple aux villages voisins.
Ligne 31. Quartier de la Madeleine, La Madeleine supérieure et Pont du génie. La ligne s’est trouvée suspendue du chemin de la costière jusqu’à la clinique de la Costière les samedis et dimanches. Cela pose de gros problèmes.
La stratégie semble calée sur la ligne 76, à savoir privilégier le début et la fin de journée. Ceci n’entrerait en application qu’au 1er janvier 2017.
Ligne 19. C’est celle qui reliait le col de Bast à la Libération en passant par Jean Behra. Elle a été supprimée depuis le 1er septembre. La ligne 24 est censée s’y substituer mais ce n’est pas l’avis des usagers.
Ligne 21. La suppression du tronçon entre le Vallon des fleurs et Rimiez Saint Georges pose de gros problèmes car cela provoque une discontinuité des transports publics dans tout le Vallon des Fleurs. Les usagers sont obligés de descendre à Henri Dunant et de passer par la place commandant Jérôme.
La ligne 17 est également écourtée à partir du Vallon de Pessicart. Le bus ne rentre plus dans la CPAM et ne dessert plus les arrêts internes, parait6il à cause du niveau alerte –attentat. C’est très pénalisant pour de nombreux usagers.

En conclusion, il y a bien une stratégie politique globale de fermeture de lignes de bus sur le réseau collinaire contre laquelle nous protestons.

Nous demandons un moratoire sur toutes ces diminutions de fréquence ou suppressions de lignes.

Nous pensons que le réseau collinaire devrait être entièrement revu au moment de la mise en service de la ligne 2 du tramway car il faudra à ce moment là organiser le rabattement des usagers résidant sur les collines vers la ligne 2 du tramway. La logique devrait à ce moment là aboutir à une densification de l’offre de service de transports publics en zone collinaire.

Démission de Christiane TAUBIRA : ma réaction

 

2016-01-27-Christiane Taubira

Communiqué de presse

Je tiens à saluer Christiane TAUBIRA et je regrette sa démission du Gouvernement.

J’ai toujours admiré son action politique et sa volonté de réformer. Réformer la justice, la rendre plus indépendante, ouvrir la réflexion sur les alternatives à l’incarcération contre l’opinion publique, enfin faire voter la loi sur le mariage pour tous, loi à laquelle son nom restera à jamais attaché comme cela fut le cas pour Simone VEIL avec la loi sur l’avortement.

« Parfois partir c’est résister » dit elle ce matin sur un tweet. Je n’en suis pas convaincu.

En tout cas, elle sera toujours la bienvenue à Nice où elle compte de nombreux amis.

Patrick ALLEMAND
Conseiller municipal de Nice et Conseiller métropolitain Nice Côte d’Azur

Allianz Riviera : J’ai demandé plus de navettes au maire de Nice

 

Communiqué de presse

Tout le monde a constaté une baisse de fréquentation de l’Allianz Riviera depuis le match de l’OGC Nice contre Lyon. Cette baisse est due à de multiples facteurs dont la suppression des navettes, en particulier depuis le marché d’intérêt national (M.I.N.).

Aussi, dans un courrier adressé au maire de Nice le 25 janvier 2016, j’ai demandé à ce qu’un effort complémentaire en termes de mise en place de navettes soit effectué.

En effet, il est quasiment impossible de stationner son véhicule aux abords du stade sans risquer d’être verbalisé, ce qui s’avère, à la longue, dissuasif. C’est en tout cas la remarque que m’ont fait de nombreux Niçois.

Patrick ALLEMAND
Conseiller municipal de Nice et Conseiller métropolitain Nice Côte d’Azur
P.J.: Courrier de Patrick ALLEMAND à Christian ESTROSI

Vœux à 395 000 euros ! Mais, c’est un scandale national !

 

2016-01-07-Folie des grandeurs

Communiqué de presse

Hier, j’ai expliqué que j’avais assisté aux vœux du maire mais pas au spectacle « Flashdance » car je condamnais fermement la dilapidation des fonds publics dans un spectacle trop coûteux. Je demandais au maire la transparence sur le coût de la cérémonie que j’évaluais à 150 000 euros, somme qui me choquait déjà.

J’avais hélas très largement sous estimé le montant en question. La mairie de Nice concède que la cérémonie des vœux a coûté 395 000 euros ! La transparence, dont je prends acte, n’exonère cependant pas de la responsabilité politique.

Ni de la responsabilité morale. C’est indécent vis-à-vis des Niçois et plus particulièrement des 10 % d’entre eux, qui, victimes de la crise, en précarité, ne peuvent plus joindre les deux bouts. C’est simplement leur manquer de respect.
C’est tout simplement ahurissant, inimaginable dans la période de crise actuelle.

1. Je vais saisir le Premier ministre et la Ministre des collectivités territoriales pour voir s’il est possible, à titre symbolique, de diminuer la dotation annuelle de l’Etat à la ville de Nice de 395 000 euros puisque manifestement elle n’en a pas besoin.
2. Je vais saisir la Chambre Régionale des Comptes qui, de plus en plus fréquemment, juge de l’opportunité des dépenses. Je serai curieux d’avoir l’avis de son président sur cette utilisation de l’argent du contribuable.

Patrick ALLEMAND
Conseiller municipal de Nice et Conseiller métropolitain Nice Côte d’Azur

Présent aux vœux ! Absent à « Flashdance ! »

 

2016-01-06-Voeux CE Flashdance

Communiqué de presse

Je suis allé hier soir aux vœux de Christian ESTROSI. Elu de la ville de Nice et de la Métropole, je l’ai fait parce que c’est un geste républicain. C’est aussi un geste de respect vis-à-vis des 14 000 agents de la ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur, qui servent tout au long de l’année notre territoire et ses habitants. C’est une manière de leur montrer ma reconnaissance.

J’ai par contre, une fois le discours du Député-maire achevé, quitté immédiatement les lieux sans assister au spectacle « Flashdance ». Je condamne en effet, avec la plus grande fermeté, tout cet argent public dilapidé pour deux soirées de vœux.

Je demanderai au Député-maire de Nice toute la transparence sur le coût de ces deux soirées pour lesquelles le montant de 150 000 euros est avancé. En pleine crise économique, et alors que la situation est de plus en plus difficile pour nombre de nos concitoyens, cela fait longtemps que le Conseil régional et le Conseil départemental ont renoncé à ces cérémonies somptuaires.

Quand on refuse à une association un chapiteau qui coûte quelques centaines d’euros pour le repas de Noël des SDF, il est indécent de faire de telles dépenses qui n’ont d’autres objectifs que de flatter l »‘Egostrosie » avec l’argent qu’il prend dans la poche des contribuables en augmentant les impôts locaux.

Patrick ALLEMAND
Conseiller municipal de Nice et Conseiller métropolitain Nice Côte d’Azur