Segur de la santé : je salue le choix de Nicole Notat

 

Le « Ségur de la Santé » s’est ouvert hier. L’ objectif de cette concertation qui se tiendra jusqu’à la mi-juillet est d’améliorer les conditions de travail à l’hôpital, les rémunérations du personnel soignant et la prise en charge des patients.

C’est Nicole Notat qui a été chargée de la délicate mission de coordonner ce « Ségur de la santé ». Elle a promis d’exercer cette mission en ayant à cœur d’organiser l’écoute réciproque et le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes et d’aider à la construction de conclusions le plus partagées possible.

Nicole Notat est une ex-dirigeante de la CFDT,
élue en 1982, à la commission exécutive de la CFDT dont elle prendra la tête 10 ans plus tard.

C’est sous ses mandats que le plan Juppé sur la réforme très controversée de la protection sociale en 1995 est soutenu par la CFDT. Des militants rejoignent ou créent des syndicats SUD.

Dans le cadre de la « Refondation sociale » (2000) lancée par le Medef, la CFDT devient le partenaire privilégié de l’organisation patronale.
Elle votera ensuite « oui » à la Constitution européenne en 2005
Une fois rendu son mandat, elle fonde Vigeo, une agence internationale de notation sociale et environnementale, réalisant notamment des audits sur les discriminations en entreprise et rachetée l’an dernier par Moody’s.

Nicole Notat se définit comme proche « des idées de gauche progressistes » et présidera jusqu’en 2013, l’association « Le Siècle ».

Soutenir les enseignants, ils ont besoin de nous tous

 

Je fais partie de ceux, heureusement de plus en nombreux, qui considèrent que le système des retraites doit faire l’objet d’une réforme en profondeur, vu l’évolution de la pyramide des âges de notre pays

Mais la réforme ne doit pas pour autant légitimer des injustices.

Des amis me demandent ces temps-ci pourquoi je manifeste aux côtés de ceux qui défendent nos retraites alors qu’on ne connaît pas encore le plan du gouvernement.

La réponse est contenue dans ce qui se déroule sous nos yeux depuis le 5 décembre.
La pression de ce mouvement a déjà permis d’obtenir des avancées significatives sur la pénibilité par exemple. Il en est de même pour les cheminots, la RATP.

Mais s’il est une catégorie qui semble pénalisée, c’est bien celle des enseignants. Déjà parmi les plus mal payé d’Europe, voilà maintenant qu’en plus ils perdraient 30% du montant de leur retraite.

Le gouvernement a une bien curieuse façon de manifester sa reconnaissance envers une profession de plus en plus difficile.

Aujourd’hui il est annoncé une hausse des salaires et des primes qui seront prise en compte dans le calcul de la retraite. Dans l’attente des précisions d’Édouard Philippe demain, ils étaient nombreux à défiler aujourd’hui depuis la gare SNCF, à l’appel des syndicats d’enseignants.

Nul doute que cette mobilisation de ceux qui enseignent et défendent la République au quotidien n’aura pas été inutile.

Voilà pourquoi j’étais à leurs côtés.

Containers de Saint Roch, la force des tweets.

 

Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à une opération de vidage d’un container de poubelle enterré mais, si vous avez l’occasion, faites le.

Vous découvrirez le haut niveau de qualification des salariés qui opèrent cette manœuvre. Elle consiste à sortir le container de son emplacement à l’aide d’une grue fixée à un camion poubelle. Ensuite la grue secoue le container dont le contenu est récupéré par le camion poubelle. Puis la grue remet le container dans son emplacement. C’est un travail d’une précision chirurgicale.

Manifestement le prestataire chargé de cette opération à hauteur des numéros 56 et 70 du boulevard Saint Roch ne l’a pas réussi et des containers avaient été mal remis en place, occasionnant de la gêne pour les passants sans que cela n’émeuve la direction de la propreté.

Cela a duré plusieurs semaines jusqu’à ce qu’une série de tweets déclenche une réaction des services municipaux. Comme quoi les réseaux sociaux ont du bon.

Hôpital Public

 

Tout mon soutien à l’ensemble du personnel de l’hôpital public, notamment aux personnels soignants dans les services ou aux urgences qui sont en déficit chronique à Nice. Et ce même si je ne suis pas sur place.

Ce soutien est encore plus important en ce moment alors que la chambre régionale des compte observe que la situation financière du CHU de Nice s’est dégradée depuis 2012, principalement en raison de l’opération de construction du site Pasteur 2, qui s’avère surdimensionné.

Le niveau de déficit de l’établissement, son endettement critique et le faible dynamisme de ses recettes, ont imposé la signature d’un contrat de retour à l’équilibre financier (CREF) de 40M€ sur 5 ans, avec l’Agence Régionale de Santé (ARS).

La chambre indique que le nouveau projet d’établissement 2018-2022, ne pourra s’affranchir d’un effort structurel accru pour assainir la situation financière du CHU.

Il ne s’agirait pas qu’une fois de plus, ce soit le personnel qui trinque.

Hommage à Christine Renon

 

« Epouvantablement fatiguée » et « épuisée ». C’est par ces mots d’usure que Christine Renon se décrit dans une lettre d’adieux adressée à une trentaine de ses collègues de l’Éducation nationale. Cette directrice d’une école maternelle à Pantin a rédigé et envoyé ce courrier samedi 21 septembre, avant de se suicider dans le hall de son établissement où elle a été retrouvée le lundi suivant.

Cela faisait 30 ans qu’elle exerçait ce métier. Le manque de soutien de la part de l’État, le rythme scolaire des enfants, le manque d’outils de travail ont eu raison d’une directrice épuisée par sa profession. Il lui arrivait même d’ acheter avec son argent des fournitures scolaires, fatiguée de les réclamer..

Cette lettre qui incrimine le fonctionnement de l’Éducation nationale, cause principale de ses maux.

Pourtant selon ses paires rien ne laissait présager un tel geste de sa part. En plus de sa lourde charge de directrice elle était membre du syndicat Snuipp.

Par ses derniers écrits, Christine Renon a levé le voile sur le malaise qui gangrène la profession de directeur d’école.

Elle a donné sa vie pour l’Éducation nationale. Elle avait un combat, ses élèves.

#pasdevagues disait on il y a quelques mois. La marche silencieuse d’hier, 5 octobre, démontre que 15 jours après l’émotion est intacte. Ce geste ne peut pas rester sans suite.