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Catégorie — Education

Le retour des kermesses !

 

Kermesse

 

La kermesse (du néerlandais Kerkmisse, « Messe de l’église ») désigne en Belgique, en France, au Luxembourg et en Suisse romande, une fête paroissiale, patronale ou de bienfaisance.

C’est sans doute pour cette raison que certains enseignants ne sont pas d’un enthousiasme débordant, bien qu’il n’y ait aucune allusion à la religion dans ces fêtes de fin d’année.

J’avais aussi mesuré que, pour certains enseignants, heureusement minoritaires, kermesse signifiait surcroît de travail et perte de plusieurs samedis.

Malgré cela, je persiste à penser que le retour des kermesses est la bonne nouvelle du mois de juin. Elles avaient été interdites par la municipalité à la suite de l’attentat du 14 juillet 2016 et j’avais vigoureusement critiqué cette décision.

Le retour des kermesses démontre l’attachement de la communauté enseignante, des parents d’élèves et plus globalement des Niçoises et des Niçois à cette tradition qui est un moment privilégié de rencontre pour toute la communauté éducative.

Certaines manifestations disparaîtront après leur interdiction l’an passé, c’est le signe qu’elles étaient à bout de souffle. Ce n’est pas le cas des kermesses dont la tradition est bien ancrée. il y en aura dans 55 écoles niçoises cette année. les mesures de sécurité prises (fouilles de sacs, listes prédéterminées, vérification d’identité) paraissent adaptées et de nature à rassurer les parents d’élèves.

juin 18, 2018   Commentaires fermés sur Le retour des kermesses !

Le salon de l’apprentissage et de l’alternance se déroule cette année dans une ambiance morose jalonnée d’incertitudes

SalonApprentissage

La fréquentation, en légère baisse, n’arrange rien malgré la qualité de l’accueil de la quarantaine d ‘exposants.

J’ai pu discuter de la réforme et les avis sont très partagés sur l’idée de faire gérer les CFA par les branches professionnelles plutôt que par la Région. En fait, je n’ai pu avoir une discussion stratégique car chaque CFA voit midi à sa porte et raisonne en fonction de ses intérêts.

Mais chacun a bien en tête le modèle du CFA du bâtiment géré par la branche et pour lequel le BTP investit considérablement.

L’investissement est la préoccupation essentielle, pas le fonctionnement. L’IFA ( Institut de Formation Automobile) voit ses demandes d’investissements bloquées depuis l’an passé.

Je me suis arrêté longuement au CFA de la Métropole et je suis allé saluer la mission locale de Nice Côte d’Azur qui, elle aussi, avait vu un peu moins de monde que l’an passé.

Ce salon a au moins un mérite, c’est de montrer l’excellence et la diversité des formations et de tordre le cou à certains clichés. L’apprentissage, ce n’est pas uniquement les métiers de bouche, la coiffure, l’agriculture et l’automobile.

C’est aussi, la banque et la finance, l’audiovisuel et le multimédia et les biotechnologies par exemple.

avril 7, 2018   Commentaires fermés sur Le salon de l’apprentissage et de l’alternance se déroule cette année dans une ambiance morose jalonnée d’incertitudes

L’école maternelle obligatoire dès l’âge de trois ans à partir de 2019 !

 

ecole

 

Depuis Jules Ferry, en 1882, aucun Président de la République n’avait touché à l’âge de scolarisation obligatoire.

Ce totem est tombé et je m’en félicite. Parce que la société a changé et que la République est entrée dans une course contre la montre avec certains de ses enfants.

Pour illustrer mon post j’ai choisi un plan. Je n’avais pas d’autres choix. Je voulais parler de l’école maternelle Aquarelle, au 17 impasse des Liserons, en pleine cité. C’est tellement révélateur, vous tapez Google, il n’y a aucune photo de cette école. En recherche associée on trouve des dessins effectués après l’attentat du 14 juillet 2016. Il y a donc juste un plan de situation.

Voilà pourquoi il faut rendre obligatoire l’école dès trois ans.
Parce que je suis de gauche, je considère que l’abaissement de l’âge légal de la scolarisation est un facteur d’égalité, de progrès social, d’ouverture aux autres et de désenclavement.

Certes, effectivement, 97 % des tout- petits, âgés de trois ans, sont déjà scolarisés, il n’en demeure pas moins que ce choix est primordial pour les 3 % restants, là où il faut aller chercher les inégalités au plus profond.

Et ces 3 %, qui sont ils ? Ce sont évidemment des enfants des quartiers les plus défavorisés.

Il est également important que, par cette décision, la maternelle passe complètement du statut de garderie à celui d’école de la République.

Dans ce cas, l’obligation n’est pas une contrainte, c’est une chance. Y compris pour une partie non comptabilisée des 97 % officiellement inscrits mais qui ne sont pas remis à l’école l’après-midi parce que les parents ne peuvent ou ne veulent pas payer la cantine. Combien de fois, lorsque j’étais conseiller général et que je faisais des opérations de porte à porte, n’ai-je vu des enfants, parfois très jeunes, seuls dans des appartements. C’est dès cet âge que tout se joue !

mars 28, 2018   Commentaires fermés sur L’école maternelle obligatoire dès l’âge de trois ans à partir de 2019 !

Éducation Nationale : 26 radiations !

Blanquer

Cette opération de vaste ampleur a été initiée Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira sous le quinquennat de François Hollande.

Il s’agit ni plus ni moins que du contrôle du casier judiciaire de plus d’un million de personnels de l’éducation nationale. Les casiers vérifiés ont été le B2 qui contient l’essentiel des crimes.et délits et le Fichier Judiciaire Automatisés des Infractions Sexuelles et Violentes ( FJAISV).

83 condamnations ont été découvertes dont 26 ayant entraîné une radiation de l’éducation nationale.

La priorité doit être la protection et la sécurité des enfants et je me félicite que cette opération ait été menée à son terme.

janvier 20, 2018   Commentaires fermés sur Éducation Nationale : 26 radiations !

Frédérique Vidal réforme l’Université !

Vidal

C’est notre ancienne Présidente de l’Université de Nice, devenue Ministre de l’Enseignement Supérieur qui a pris cette réforme à bras le corps et qui au terme d’une concertation lancée lundi 17 juillet, qui a duré trois mois, avec les représentants des étudiants, des présidents d’université, des enseignants et des parents d’élèves, vient d’annoncer une réforme pour la rentrée 2018, qui ne sera pas une simple réformette.

La mesure la plus visible et la plus politique bien que périphérique aux questions de fonds, c’est la fin de la Sécurité sociale étudiante dès la rentrée 2018. Tous les étudiants seront désormais inscrits au régime général – dès 2018, pour les nouveaux entrants dans l’enseignement supérieur et, à compter de 2019, pour tous les autres – et la cotisation de 217 euros que verse actuellement chaque étudiant pour sa « Sécu » sera supprimée. Une bonne nouvelle pour les étudiants, moins bonne pour les mutuelles étudiantes pour lesquelles la gestion de cette « sécu » constituait une source de revenus importante.

Le fonds c’est l’orientation. Ce qui frappe c’est l’aspect très concret de certaines réformes pour répondre à l’objectif fixé par le gouvernement : réduire l’échec en licence tout en mettant fin au tirage au sort, pratiqué jusqu’ici à l’entrée de certaines licences pour départager les candidats lorsque le nombre de places y était insuffisant.

Pour y parvenir, il y aura des changements fondamentaux, l’idée étant d’améliorer l’orientation.

  • Elle sera prise en charge dès le lycée puisqu’il y aura deux professeurs principaux par classe, chargés d’accompagner les futurs étudiants dans leurs choix.
  • Le conseil de classe donnera un avis sur les vœux du lycéen qui indiquera ses choix de formation dans l’enseignement supérieur dès le début de l’année et devra bénéficier d’un accompagnement personnalisé de la part de ses enseignants.
  • Une nouvelle plateforme remplacera l’APB qui reposait sur l’ordre des vœux de chaque bachelier et sur le critère de son lieu d’habitation. Désormais, le lycéen devra faire moins de dix vœux de formations – contre 24 possibles actuellement – et il ne les classera plus. Chacune de ses candidatures sera examinée par les équipes pédagogiques des filières d’enseignement supérieur demandées. Il devra ensuite choisir la formation qu’il souhaite rejoindre, parmi les réponses favorables.
  • Il y aura à l’Université trois réponses possibles :
    *OUI (aucun problème)
    *OUI SI. Si l’université considère que le candidat ne répond pas aux attendus pour accéder à telle ou telle formation, le lycéen pourra, par exemple, rejoindre une année préparatoire intégrée dans la filière choisie.
    *EN ATTENTE. Une commission sous la présidence des recteurs avec des enseignants du secondaire et du supérieur sera réunie. A partir des résultats du bac et en fonction de son projet d’études, elle devra lui faire une proposition de formation.

Dans chaque université, des directeurs d’études définiront avec les étudiants un parcours sur mesure inscrit dans un contrat de réussite pédagogique. Un étudiant pourra ainsi réaliser sa licence en deux, trois ou quatre ans.

Cette réforme est certainement critiquable mais elle a le mérite d’être là, d’apporter des réponses à certaines questions demeurées sans depuis longtemps. J’attends avec impatience le débat parlementaire.

octobre 31, 2017   Commentaires fermés sur Frédérique Vidal réforme l’Université !