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120 battements par minute. A voir !

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On le joue encore au Rialto. Ce n’était pas ma priorité « cinéma » du moment, je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas.

Bien sûr le film est dur, parfois choquant mais c’est aussi une formidable leçon sur l’envie de vivre qui nous est faite.

Bienvenue à Act Up, créé en 1989 sur le modèle d’Act Up New York. « Ce n’est pas une association de soutien aux malades, mais un groupe d’activistes qui vise à défendre les droits de toutes les personnes touchées par le sida. » Voilà le discours d’accueil d’un militant, destiné aux nouveaux venus avant la réunion hebdomadaire.

Cela se passait au début des années 90. Alors que le sida tuait depuis près de dix ans, les militants d’Act Up-Paris multipliaient les actions pour lutter contre l’indifférence générale des pouvoirs publics, des laboratoires, de la société dans laquelle mourraient les malades du sida.

Tout le monde se souvient d’Act Up, de ses actions « coup de poing » qui ont émaillé l’engagement militant de ses hommes et femmes, déjà séropositifs ou séronégatifs. Il y avait des homos et des hétéros, des femmes et des hommes, des hémophiles contaminés, des mères de séropositifs.

Tous vivaient dans la peur des résultats d’analyse qui indiquaient le rythme de la progression de la maladie, dans le désespoir de l’impuissance des laboratoires à trouver « le médicament ». C’est tout cela que fait revivre ce film superbe dont on comprend mieux qu’il ait été primé à Cannes.