Non à la disparition des carnavals de quartier !

carnaval-Quartiers

Ils font partie intégrante de la période du Carnaval. Ils étaient pour les quartiers un événement attendu. La population s’impliquait dans sa préparation en soutien des associations agissant dans le cadre de la politique de la ville. Il y avait celui de l’Ariane, le plus important, mais aussi ceux de Bon Voyage, de Saint Roch, du Port et de la garde du Sud.

Pour des raisons de sécurité la mairie a décidé de les annuler. C’est difficile d’aller contre cette décision en cette année 2017, année post attentat du 14 juillet.

Mais c’est tout de même difficile de faire comprendre aux quartiers que l’on peut assurer la sécurité de dizaines de milliers de personnes Place Masséna et qu’il n’est pas possible d’en faire de même pour quelques centaines dans les quartiers.

Vous l’avez compris, c’est encore et toujours une question de moyens, donc d’argent. Quand on dépense une fortune pour sécuriser le Carnaval officiel, il ne reste rien pour les autres. Ce n’est plus Carnaval roi de l’énergie mais Carnaval roi des économies.

Si l’année n’est pas aux polémiques stériles, il est hors de question de sacrifier définitivement cette tradition très importante, très utile au vivre ensemble, et qui montre à ceux qui viennent habiter chez nous qu’il y a ici une histoire et une identité.

Il faut d’ores et déjà penser qu’il faudra l’année prochaine mener cette bataille pour le retour du Carnaval des quartiers.

Publié dans Culture | Commentaires fermés sur Non à la disparition des carnavals de quartier !

La ville baisse sa subvention de 2 millions d’euros à l’Office du tourisme !

Communiqué de presse du 7 février 2017

Office Tourisme

La subvention de la Ville à l’office du Tourisme* comprend la part communale de la taxe de séjour, qui progresse régulièrement : 5,4 millions d’euros en 2015, 6,9 millions d’euros en 2016 et 7,2 millions en 2017. La subvention de la Ville à l’Office du tourisme aurait donc dû augmenter. Tout au contraire, cette subvention a baissé, passant de 9,8 millions d’euros en 2016 à 9,35 millions d’euros en 2017, soit une baisse apparente de 450 000 euros. Mais, compte tenu de la progression de la taxe de séjour, la contribution nette de la ville a baissé en réalité de 2 millions d’euros

C’est totalement inacceptable alors que nous sortons d’une année tellement difficile avec les suites de l’attentat du 14 juillet, l’impact qu’il a eu sur notre activité touristique immédiate, et plus durablement sur l’image de la Côte d’Azur, désormais considérée comme une zone à risque.

Ce n’est pas au moment où il est plus que nécessaire de mener des campagnes performantes pour soutenir nos hôteliers, nos restaurateurs, nos limonadiers et tous ceux qui vivent du tourisme, que la subvention de l’Office du Tourisme doit être baissée. Bien au contraire !

Publié dans Communiqué de presse | Commentaires fermés sur La ville baisse sa subvention de 2 millions d’euros à l’Office du tourisme !

22ème rapport sur l’état du mal-logement en France 2017 !

Fondation Abbe Pierre

La 22ème édition du rapport annuel sur l’état du mal-logement de la Fondation Abbé Pierre dessine le portrait d’une France fracturée par la crise du logement. 4 millions de personnes sont sans abri, mal logées ou sans logement personnel.
Outre ces situations les plus graves, 12,1 millions de personnes sont touchées à des degrés divers par la crise du logement. Effort financier excessif, précarité énergétique, risque d’expulsion locative, copropriétés en difficulté, surpeuplement… au total, sans les doubles comptes, près de 15 millions de personnes sont touchées, à un titre ou à un autre, par la crise du logement.

À bien des égards, pour les pauvres, les classes populaires et moyennes, la situation tend à s’aggraver, en particulier depuis la hausse des prix de l’immobilier des années 2000 et le déclenchement de la crise économique en 2008.

Le nombre de personnes sans domicile a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012. Celui des personnes en hébergement contraint chez des tiers de 19 % entre 2002 et 2013. Les personnes en surpeuplement accentué sont de plus en plus nombreuses, alors que la tendance depuis des décennies était plutôt à la baisse : + 17 % entre 2006 et 2013 pour le surpeuplement accentué et + 6 % pour le surpeuplement modéré.

Face à ces réalités inquiétantes, quelle a été l’action gouvernementale au cours du quinquennat écoulé ? Alors que François Hollande s’était engagé en 2012 à mettre en œuvre le Contrat social proposé par la Fondation Abbé Pierre, les politiques menées laissent un sentiment d’inachèvement.
Bien des chantiers ont été ouverts, bien des actions ont été entreprises, mais ils se sont souvent heurtés à des renoncements politiques en chemin et à une austérité budgétaire qui empêche d’apporter une réponse à la hauteur de la gravité de la situation.

Les locataires continuent de payer leur loyer, puisque le nombre d’impayés semble stable. Mais à quel prix… Les Français sont 44 % de plus qu’en 2006 à se priver de chauffage à cause de son coût. 42 % de plus à subir un effort financier excessif pour payer son logement.
Résultat, le nombre de personnes modestes ayant eu froid à leur domicile pour des raisons liées à la précarité s’est accru de 25 % entre 2006 et 2013. Le nombre d’expulsions locatives avec le concours de la force publique a atteint son record en 2015, avec 14 363 expulsions, un chiffre en hausse de 33 % par rapport à 2006.

Un quinquennat en demi-teinte pour les mal-logés
Si la situation ne semble pas meilleure qu’il y a cinq ans pour les mal-logés, des graines ont indéniablement été semées et des avancées obtenues, en matière de loyers, d’orientation des attributions Hlm, de gouvernance, de précarité énergétique…
Mais elles ne suffiront pas face à l’ampleur du mal-logement, faute de priorité budgétaire accordée à ce sujet, de cap politique clair et stable et d’un partage des compétences suffisamment lisible et responsabilisant sur le terrain.

Mobilisation citoyenne
En cette année électorale, ce tableau alarmant appelle une mobilisation de la classe politique mais aussi, dix ans après la mort de l’abbé Pierre, de la société tout entière.
Ce rapport met en avant les initiatives qui marchent, en France ou à l’étranger. Et il appelle à en tirer les leçons, à les généraliser, à sortir de la simple expérimentation pour changer le braquet de la politique du logement.

Publié dans Logement | Commentaires fermés sur 22ème rapport sur l’état du mal-logement en France 2017 !

Le « Mal Logement », un axe de travail pour Nice au Cœur

Abbe Pierre

La Fondation Abbé Pierre interpelle les candidats sur la question du « Mal Logement », chaque année plus préoccupante en France, avec 4 millions de sans-abri et 12 millions de personnes en situation de précarité pouvant basculer dans le mal logement. Comment la France, cinquième puissance du monde, comptant 70 millions d’habitants peut-elle supporter 15 millions de ma logés ? C’est une question déterminante pour l’avenir de notre société. La Fondation Abbé Pierre a raison de solliciter les candidats à l’élection présidentielle. Mais, cette question engage chacun de nous. La solution ne peut pas venir exclusivement de l’État. Les collectivités locales, notamment villes et métropoles ont un rôle essentiel à jouer puisqu’elles ont en charge des politiques d’urbanisme et de logement.

A Nice, les enjeux du mal logement sont particulièrement vifs en raison de la crise du logement. C’est un des axes de travail structurants de « Nice au Cœur, Républicaine et Solidaire », qui en débattra fin février, début mars à l’occasion du Forum sur la précarité, actuellement en cours de préparation.

Publié dans Logement | Commentaires fermés sur Le « Mal Logement », un axe de travail pour Nice au Cœur

Et maintenant ? Les huit premiers enseignements de la victoire de Benoit Hamon

Hamon-Valls

La victoire de Benoit Hamon à la primaire de le Belle Alliance Populaire se dessinait depuis plusieurs semaines. Elle n’est donc pas une véritable surprise. Je l’en félicite. Je connais l’homme depuis ces débuts aux Clubs Forum de Michel Rocard. Il est intelligent, tacticien et humainement intéressant.

Ce n’est pas pour autant que l’horizon s’éclaircit. Il y a quelques enseignements me semble t’il à tirer de ce moment politique.

C’est un désaveu pour François Hollande puisque le candidat de sa famille politique est issu des frondeurs qui ont méthodiquement contesté et sapé son quinquennat au point qu’il ne puisse plus se représenter.

C’est une défaite pour Manuel Valls qui reçoit du peuple la motion de censure que les frondeurs avaient échoué à construire. Il n’ a pas échappé à ce lancinant procès en trahison des idéaux qui a fini par l’user comme il a usé le président.

C’est une énorme couleuvre à faire avaler aux députés légitimistes qui ont soutenu l’exécutif pendant tout le quinquennat. Se ranger derrière celui qui a animé les frondeurs après 2014 parait insurmontable pour beaucoup d’entre eux. Combien?

C’est un gros problème pour Mélenchon. Hamon c’est à 80% le même discours tenu par quelqu’un de plus sympathique. L’espoir d’une présence au second tour que pouvait caresser le leader de la « France Insoumise » s’est brisé hier soir. Il fera au mieux ce qu’il a fait en 2012.

C’est un espoir pour les quartiers où sa proposition de revenu Universel fait un tabac. Celui que la fachosphère a surnommé « Bilal » a réussi à remobiliser un électorat qui l’est en général peu. Dans le bureau de vote du Collège Nucéra à Nice, la participation a augmenté de 100% entre les deux tours et Benoit Hamon fait 70 % des voix.

C’est un répit pour le Parti Socialiste. Les intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle lui laissent une chance infime de figurer au second si un vote utile se déclenche au détriment de Mélenchon.

C’est une défaite pour la laïcité version Caroline Fourest ou Elisabeth Badinter. Aucun des trois candidats de gauche , qu’il s’agisse de Benoit Hamon, d’Emmanuel Macron ou de Jean Luc Mélenchon ne s’en réclame.

C’est une désillusion pour moi parce que c’est une défaite du courant social démocrate réformiste du PS au sein duquel j’ai toujours milité. Je suis entré au PS pour soutenir Michel Rocard parce que je considérais le programme de François Mitterrand irréalisable. Depuis Mitterrand tous les candidats ont été issu de ce pole. Cette fois, la victoire de Benoit Hamon peut déplacer le centre de gravité du Parti. Je me suis toujours battu pour que ce parti se modernise, pour qu’il devienne un parti réformiste. Bien des années plus tard, me revoilà face au même débat, au même dilemme. Avec le curieux sentiment de me dire  » tout ça pour ça ».

Publié dans Politique, Présidentielle | Commentaires fermés sur Et maintenant ? Les huit premiers enseignements de la victoire de Benoit Hamon