Comme chaque année la Région est partenaire de la Fête du Port.
Rendez-vous Samedi 10 septembre à 19h30, devant le marché aux puces, Quai Lunel, pour accompagner vos élus et participer à la fête !
Comme chaque année la Région est partenaire de la Fête du Port.
Rendez-vous Samedi 10 septembre à 19h30, devant le marché aux puces, Quai Lunel, pour accompagner vos élus et participer à la fête !
Alors que 10 millions de personnes sont sur le point de mourir dans l’indifférence du côté de la Corne de l’Afrique, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a souhaité mobiliser 500 000€ en urgence.
Une partie de cette aide sera consacrée à l’acheminement de riz au plus près des besoins, tandis que les associations Action Contre la Faim et Médecins Sans Frontières devraient rapidement obtenir une aide de la région afin d’amplifier le travail qu’elles effectuent déjà sur place.
Face à la plus grande sécheresse connue par la Somalie depuis des décennies, les riziculteurs de Camargue ont rapidement répondu à l’appel de la Région. Ainsi, ce lundi 22 aout, une première opération a été finalisée visant à acheminer très rapidement 110 tonnes de riz de Camargue. Au total, ce sont donc 5 containers de 22 tonnes chacun qui ont pris la route de Toulon pour être chargés sur un navire affrété par le Ministère de la Défense. Ce navire quittera Toulon le 1er septembre pour rejoindre Djibouti. Sa cargaison sera remise au Programme Alimentaire Mondial qui se chargera alors de son acheminement au plus près des populations concernées, notamment vers celles qui se regroupent depuis des semaines dans des camps d’infortunes pour fuir les ravages de cette catastrophe majeure.
Dans la torpeur de l’été, la Mission humanitaire de la Région a montré une fois de plus sa compétence pour construire, dans l’urgence, une réponse conforme à nos moyens et appropriée à la situation. Comme l’a également rappelé notre Président Michel Vauzelle, « dans le monde, il n’y a pas que la guerre en Lybie, en Afghanistan et la crise économique ».
Si un préfet peut être fondé à imposer son interprétation de la loi à des communes souhaitant organiser un référendum local, il n’a pas à dicter leur conduite à des associations citoyennes souhaitant conduire une consultation de la population qui n’aura aucune valeur juridique, à moins que celle-ci ne soit susceptible de troubler l’ordre public.
La votation citoyenne sur l’avenir de la Poste organisée par des partis, syndicats et associations, en octobre 2009 n’avait suscité aucun débat sur sa légalité. La consultation prévue le 4 septembre à Breil, Saorge et La Brigue sur le rattachement de ces communes à la CARF est du même ordre puisque ce sont les associations Roya Citoyenne et Robila qui la mettront en œuvre.
Si le Préfet des Alpes-Maritimes en décidait l’interdiction, il commettrait une atteinte manifeste à la liberté d’association et un déni de démocratie.
Au lieu de chercher à l’étouffer, il serait mieux inspiré de s’interroger sur les raisons de cette mobilisation citoyenne, en particulier son propre schéma départemental de coopération intercommunale qui a déjà été rejeté par le vote de 112 communes sur 163, 35 syndicats intercommunaux sur 38 et 11 établissements publics de coopération intercommunale sur 14.
Patrick ALLEMAND
1er vice-président du Conseil Régional PACA
Je suis à nouveau intervenu auprès du préfet des Alpes-maritimes à propos du Schéma Départemental de Coopération Intercommunale. Proposé par son prédécesseur à la CDCI du 22 avril 2011, il avait été l’objet d’un vote favorable le jour même et ce, malgré mon intervention et celle d’André Aschieri alertant la Commission sur un certain nombre de points.
J’avais dénoncé à l’époque un évident manque de concertation ainsi qu’un blocage de l’ensemble du département. En effet, le périmètre, tel qu’il est défini, induit une partition Nord-Sud dont plusieurs communes du haut pays ne veulent pas.
Il m’avait été répondu par Monsieur le Préfet Lamy que chaque maire avait été consulté et que le schéma proposé était l’aboutissement de cette consultation.
J’ai ensuite formulé auprès du préfet Drevet, dès sa prise de fonction, un recours gracieux , en date du 15 juin, lui demandant de rapporter l’arrêté du 21 avril 2011 portant délimitation du périmètre de la Métropole dénommée « Métropole Nice Côte-d’Azur ». Il m’a répondu, par lettre du 7 juillet, réfutant point par point tous mes arguments et démontrant la légalité de la procédure suivie.
Effectivement, il a démontré que, sur le plan strictement légal, les trois conditions cumulatives nécessaires pour apprécier le bien fondé de la création d’une métropole étaient réunies. Pour justifier la compatibilité de la Métropole avec le SDCI, il indique que : «la même logique a amené [Monsieur Allemand], lors de l’élaboration du SDCI, à proposer la constitution d’intercommunalités verticales, afin de partager au mieux les richesses concentrées sur le littoral ». Mais le Préfet rappelle que ce rôle de redistribution et de solidarité territoriale est celui du Conseil Général. Sur ce motif très formel, ma demande de recours gracieux a donc été rejetée.
Parallèlement, le Conseil Régional, dans sa séance du 24 juin, a émis un avis négatif consultatif, sur le périmètre de la Métropole. Monsieur Estrosi, piqué au vif, s’est autorisé à affirmer que ce faisant, la Région avait outrepassé ses compétences et commis une ingérence inadmissible dans les affaires du département des Alpes-Maritimes.
Cependant, on voit aujourd’hui la réalité du terrain et celle-ci reste, à mon sens, la seule référence à retenir.
Ce découpage est peut être légal sur le plan de la procédure, mais j’affirme qu’il se révèle politiquement illégitime. Pourquoi ?
Appelés à se prononcer sur la proposition de l’Etat, les Conseils municipaux des communes de notre département ont voté. Le résultat est sans appel : 11 communes ne se sont pas prononcées, 40 communes ont voté la proposition et, surtout, 112 communes l’ont rejetée ! Même schéma concernant les syndicats intercommunaux. Sur 38 d’entr’eux, 3 ont voté la proposition mais … 35 l’ont rejetée. Parmi les Établissements Publics de Coopération Intercommunale, le résultat est similaire : sur les 14 Établissements, 3 ont voté la proposition mais … 11 l’ont rejetée.
C’est un fait sans précédent.
Les représentants élus du peuple, toutes sensibilités politiques confondues, ont massivement rejeté la proposition de l’Etat creusant un peu plus le fossé entre celui-ci et les élus locaux. C’est une véritable crise de la démocratie locale.
J’ai donc demandé au préfet de réunir en urgence la CDCI et, dans l’attente de cette réunion, de suspendre l’arrêté portant périmètre de la Métropole Nice Côte d’Azur. Mon idée est d’effectuer une remise à plat de l’ensemble afin que nous puissions travailler collectivement à une proposition plus conforme aux attentes des élus locaux.
Je suis désormais en attente de sa réponse.