Le protoxyde d’azote, une plaie dans les cités

J’ai découvert cela, il y a deux ans, en participant à une action de nettoiement citoyen au quartier des Moulins à Nice organisé par une association.
Ces espèces de cartouches jonchaient le sol et nous en avions ramassé par dizaines. Je suis retourné déambuler dans la cité des Moulins, il y en a encore mais beaucoup moins. On m’avait expliqué ce que c’était en m’indiquant que c’était un produit à la mode non classé parmi les stupéfiants.
A l’origine, le protoxyde d’azote est utilisé en anesthésie, chirurgie, odontologie colle adjuvant pour ses propriétés antalgiques et anesthésiques. Mais quand il est détourné de son usage, cela devient un gaz hilarant car euphorisant à l’inhalation d’où son usage comme drogue récréative, notamment par des adolescents dans le cadre de leurs premières expérimentations où il est transféré dans des ballons de baudruche.
Une nouvelle loi vient d’être votée le 1er juin. Elle vient modifier la doctrine concernant les usages dangereux du protoxyde d’azote. Les agents de police municipale pourront désormais constater les infractions
Il est désormais interdit de vendre ou d’offrir à un mineur du protoxyde d’azote, quel qu’en soit le conditionnement. La personne qui cède un produit contenant un tel gaz doit exiger de l’autre la preuve de sa majorité. Les sites de commerce électronique doivent également spécifier l’interdiction de la vente aux mineurs de ce produit.
Il est également interdit de vendre ou d’offrir du protoxyde d’azote, y compris à une personne majeure, dans les débits de boissons ainsi que dans les débits de tabac.
Il est également interdit de vendre et de distribuer tout produit spécifiquement destiné à faciliter l’extraction de protoxyde d’azote afin d’en obtenir des effets psychoactifs.
Une mention indiquant la dangerosité de l’usage détourné du protoxyde d’azote doit être apposé sur chaque unité de conditionnement des produits contenant ce gaz, qui ne peuvent être commercialisés sans cette mention.
Reste à voir les moyens que les polices nationales et municipales consacreront à cette action de prévention et de protection de nos plus jeunes adolescents.

Journée Mondiale contre l’autisme.

En France, 700 000 personnes sont affectées par un trouble de l’autisme et son lot de préjugés.
A l’occasion de cette journée mondiale, la ville de Nice s’est associée à l’initiative de l’association américaine Autism Speaks « Light It Up Blue » qui vise à illuminer, partout dans le monde, des monuments symboliques en bleu. Le bleu étant la couleur attribuée à l’autisme.
Hier soir, la mairie principale, la Tour Bellanda, la Tête Carrée et la serre du Parc Phoenix étaient donc illuminées en bleu.
Mais derrière la communication, où est la ville de Nice ?
Elle a du retard, un retard énorme comme la France entière d’ailleurs. C’est la raison pour laquelle Christian Estrosi demandé au Ministre de la Santé Olivier Véran de soutenir le projet de création d’une Maison d’Accueil Spécialisée attenante à l’Hôpital Sainte-Marie à Nice pour les autistes sévères.
Un projet mal ficelé, rédigé sur un coin de table pour montrer qu’on fait quelque chose. Il soulève pas mal de questions. Parler inclusion et choisir pour site l’hôpital Sainte Marie, est ce compatible?
L’inclusion des personnes autistes dans notre société et leur accompagnement selon leurs besoins sont un enjeu majeur. Il faut permettre aux autistes de se sentir de bénéficier d’un accueil et d’un accompagnement adaptés à leurs besoins.
Et il peut y avoir des résultats très positifs y compris au niveau de l’emploi parce que la véritable inclusion passe par l’insertion professionnelle.
Le PDG d’Avencod montre l’ exemple. C’est une start-up niçoise qui emploie 13 personnes autistes sur 25 salariés
Chez Avencod, les salariés, autistes Asperger à haut potentiel dans leur grande majorité, exercent le métier d’analystes programmateurs, développeurs ou de testeurs.
En général le numérique est une filière de recrutement potentiel des autistes.
Ces réussites sont porteuses d’espoir.

On peut parler du Sidaction ?

Durant ces trois jours se déroule le Sidaction et je salue tout ceux et toutes celles qui se sont mobilisé dans un contexte si difficile pour parvenir à organiser des manifestations.
En France, 173 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH, on estime que 24 000 personnes ignorent leur séropositivité. Il est difficile de tirer un bilan d’une année 2020 fortement impactée par l’épidémie de Covid-19 : une diminution du nombre de dépistages de près de 60 % a été observée entre février et avril 2020, aussi bien pour le VIH que pour infections sexuellement transmissibles bactériennes.
Si j’ai tenu à rappeler ces chiffres c » est pour rappeler que si l’on ne meurt quasiment plus du sida, ce n’est pas pour autant que la maladie a disparu. et que tous les problèmes sont résolus.
Les avancées scientifiques vont plus vite que la société. Le VIH reste un tabou, et un traumatisme. Même si la situation aujourd’hui n’a rien à voir avec celle des années 90 le VIH reste à la fois un facteur de stigmatisation et de discrimination.
Aujourd’hui toutes les pathologies, dont le Sida, s’effacent devant la Covid 19 qui les rend invisibles.
Toutefois le Sidaction demeure un enjeu. C’est ce message que l’émission spéciale de France 2 n’a cessé de faire passer. En saluant Line Renaud qui méritait bien cet hommage, elle qui s’engagea dans cette cause très tôt, lorsque les artistes et les gens de culture ne se bousculaient pas, et qui, au crépuscule de sa vie, en demeure une militante infatigable.
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Patrick Allemand

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Journée Mondiale de lutte contre le sida

Chaque 1er décembre est organisée la journée mondiale contre le sida
Cette année, la place Masséna a été abandonnée au profit de là place du Pin.
Nous étions rassemblés au cœur du quartier Bonaparte pour rappeler que l’objectif Sida Zéro est de moins en moins utopique et que la crise sanitaire liée à la Covid19 ne doit pas nous faire renoncer à la prévention, au dépistage, au suivi et aux traitements HIV.

Personnes âgées en EHPAD dans les vallées, la double peine

Une caractéristique de l’équipement sanitaire et social de notre département est le fait que s’il manque des lits d’hébergement pour personnes âgées sur le littoral et plus particulièrement à Nice, le nombre de place est par contre largement excédentaire dans les vallées.
Il s agit d’un modèle développement qui a été pensé après guerre pour compenser l’exode rural et empêcher les villages de mourir en maintenant une activité et des salariés.
Ces places d’hébergement sont occupées essentiellement par des personnes âgées venues du littoral. Dans de nombreux village, l’EHPAD est non seulement le 1er employeur mais génére également des emplois induits.
Ces personnes âgées reçoivent parfois une visite des enfants le week-end, certaines sont totalement isolées.
Sont concernées par ce type de développement les communes de Tende, La Brigue, Saorge, Breil sur Roya, mais aussi celles de Lantosque, Roquebilliere, Saint Martin Vesubie, toutes ces communes qui viennent d’être impactées par la tempête Alex ont un voire deux établissement social ou médico-social
Déjà isolées par la crise du Covid, le seul lien qui restait était bien souvent Skype par internet et les tablettes. Or depuis vendredi, dans certaines zones toutes les communications sont coupées, il n y a plus d’internet.
Par ailleurs il faut être lucide, rendre visite à un proche dans ses vallées va relever pendant un moment du parcours du combattant
Il faudra des mois pour que les visites par la famille s’effectuent dans des conditions normales vu l’ état du reseau routier et il est à craindre qu’elles s’espacent.
Ces personnes âgées se retrouvent donc totalement isolées. Cette problématique doit être prise en compte dans les jours à venir pour éviter les erreurs commises lors du confinement qui ont altéré la santé mental de nombreuses personnes âgées.
Covid, tempête Alex, la géneration de personnes âgées hébergées dans les EHPAD de notre haut pays, surtout dans la Vesubie et la Roya est une génération maudite.
Nice au Coeur appelle à une réflexion. Ensemble réfléchissons et créons de nouveaux gestes de solidarités envers elle.
Pour illustration, à Tende (photos), ce sont 251 personnes qui sont hébergées en établissement médico-social