Liserons : le méga procès débouche sur 23 condamnations

Plus que jamais la cité des Liserons, plus communément appelée le 328, attends avec impatience son grand chantier de renouvellement urbain.
Hier le méga procès issu du coup de filet de 2019 a débouché sur 23 condamnations dont plusieurs relèvent de la prison ferme.
Aux Liserons,la plaque et les saisies opérées par les policiers aboutissent à l’évaluation suivante : le trafic à généré en 4 mois, 1 254 000 euros de recettes.
Les chiffres affinés indiquent 340 000 euros pour 101 kgs de cannabis, 900 000 euros pour 21 kgs de cocaïne et 14 000 euros pour 2 kgs d’herbe.
Dans ce contexte on ne peut avoir qu’une pensée et une admiration pour ces familles qui vivent là bas, assignées à résidence, qui ne renoncent pas et qui tentent d’élever leurs enfants dans un contexte que l’on peut définir comme étant un contre exemple social, déstabilisant pour les « ados » auxquels l’argent facile tends les bras.
Oui il faut continuer dans cette voie mais cela ne suffira pas si une politique globale s’appuyant sur des éducateur.trices ne suit pas. Or nous devons venir en aide à ces familles. Ce doit être désormais une priorité.
Ce n’est pas la première fois que j’appelle de mes vœux ce changement de pied dans la stratégie de reprise en mains des cités. Si j’insiste c’est que je ne sens toujours pas de volonté politique pour traiter la situation des Liserons alors que l’Ariane et Les Moulins font l’objet de toutes les attentions depuis 15 ans.

Le protoxyde d’azote, une plaie dans les cités

J’ai découvert cela, il y a deux ans, en participant à une action de nettoiement citoyen au quartier des Moulins à Nice organisé par une association.
Ces espèces de cartouches jonchaient le sol et nous en avions ramassé par dizaines. Je suis retourné déambuler dans la cité des Moulins, il y en a encore mais beaucoup moins. On m’avait expliqué ce que c’était en m’indiquant que c’était un produit à la mode non classé parmi les stupéfiants.
A l’origine, le protoxyde d’azote est utilisé en anesthésie, chirurgie, odontologie colle adjuvant pour ses propriétés antalgiques et anesthésiques. Mais quand il est détourné de son usage, cela devient un gaz hilarant car euphorisant à l’inhalation d’où son usage comme drogue récréative, notamment par des adolescents dans le cadre de leurs premières expérimentations où il est transféré dans des ballons de baudruche.
Une nouvelle loi vient d’être votée le 1er juin. Elle vient modifier la doctrine concernant les usages dangereux du protoxyde d’azote. Les agents de police municipale pourront désormais constater les infractions
Il est désormais interdit de vendre ou d’offrir à un mineur du protoxyde d’azote, quel qu’en soit le conditionnement. La personne qui cède un produit contenant un tel gaz doit exiger de l’autre la preuve de sa majorité. Les sites de commerce électronique doivent également spécifier l’interdiction de la vente aux mineurs de ce produit.
Il est également interdit de vendre ou d’offrir du protoxyde d’azote, y compris à une personne majeure, dans les débits de boissons ainsi que dans les débits de tabac.
Il est également interdit de vendre et de distribuer tout produit spécifiquement destiné à faciliter l’extraction de protoxyde d’azote afin d’en obtenir des effets psychoactifs.
Une mention indiquant la dangerosité de l’usage détourné du protoxyde d’azote doit être apposé sur chaque unité de conditionnement des produits contenant ce gaz, qui ne peuvent être commercialisés sans cette mention.
Reste à voir les moyens que les polices nationales et municipales consacreront à cette action de prévention et de protection de nos plus jeunes adolescents.

Drogue : une flambée préoccupante !

3,3 tonnes de stupéfiants saisies dans notre département en 2020 contre 760 kilos en 2019, soit une hausse vertigineuse de 334 %.
Cette information explique en partie les tensions qu’il y a dans certains quartiers et démontrer la forte capacité de ces réseaux à se restructurer.
Nous devons augmenter les moyens de la prévention consacrés à ce fléau dès le CM2. Il faut absolument protéger les jeunes de ce danger et ne pas en faire des consommateurs.
Tarir la clientèle sera plus efficace que de « coffrer » des dealers remis en liberté assez rapidement.