Covid : situation inquiétante à l’Est de la ville.

A la suite de mon tweet interpellant le maire de Nice et le préfet des Alpes-Maritimes sur le nombre de cas de Covid à l’est de la ville (ci-dessous)
@prefet06 @cestrosi @rectorat06 Des rumeurs de nombreux cas de Covid circulent à Bon Voyage, notamment au collège Louis Nucera (quinzaine) et au 151 route de Turin ( plusieurs 10zaines dont 3 comas) Le confirmez vous ? Si oui que comptez vous faire ? #Nice06 #Covid_19 https://t.co/hxrfpFDci9
le 1er adjoint Anthony Borre vient de me répondre.
Il confirme que la situation de l’Est de la ville est particulièrement inquiétante même si l’état ne fournit pas de statistiques par code postal.
Il assure que les services sont mobilisés jusqu’à La Trinité
Il annonce que les postes mobiles pour tests anti-géniques iront désormais tous les jours à l’est. Un message à par ailleurs été adressé à tous les locataires de Côte d’Azur Habitat.

Covid 19 : que deviennent les travailleurs au noir à Nice ?

C’est une question tabou, jamais abordée comme si le problème n’existait pas.
Pourtant nous savons très bien que Nice cumule les secteurs les plus exposés au travail au noir, qu’il s’agisse de la restauration, de l’hôtellerie, du commerce de détail alimentaire, du BTP, du gardiennage, de l’industrie du spectacle, voire des services à la personne, notamment les aides ménagères.
Il faut bien mesurer qu’alors que les salariés bénéficient d’un dispositif très protecteur en France avec le temps partiel, les personne dont le travail n’est pas déclaré n’ont aujourd’hui aucune revenus.
C’est un drame invisible pour des milliers de niçois car cette partie de la population subit de plein fouet les conséquences économiques de cette crise sanitaire.
On me signale sur plusieurs maraudes une vague de nouveaux précaires qui n’avaient jusqu’à présent jamais fréquenté les distributions alimentaires.
Le rôle des bénévoles des maraudes n’est pas de faire des enquêtes sociales mais je suis persuadé qu’un grand nombre d’entre eux sont des travailleurs au noir que tombent dans la précarité totale.

Une brève de presse hallucinante ! Les dealers n’avaient pas leur attestation

VIDEO – Interrogé ce matin sur BFM, le préfet de police des Bouches-du-Rhône a indiqué avoir assisté à des contrôles des attestations de déplacement « dans des endroits où l’on vend de la drogue ». Les dealers et les acheteurs « n’avaient pas leur attestation » précise le préfet. https://t.co/RnpHkFsQ3X
Le préfet précise que les dealers n’avaient pas leur attestation ! C’est un gag j’espère. Autant je défend la rigueur absolue sur les attestations, autant je ne considère pas la non présentation d’une attestation comme plus grave que le deal On marche sur la tête dans ce pays.

Les association des quartiers en grande difficulté

La crise de la Covid19 est en train d’ occasionner des dégâts collatéraux très grave dans les associations de quartier et les associations d’éducation populaire.
Déjà il y a la question des salariés et des bénévoles qui côtoient chaque jour dans les quartiers des gens confrontés à la précarité dont on sait qu’ils sont parmi les plus vulnérables au virus. Il y a des salariés qui sont contaminés.
L’ autre difficulté est encore plus grave. La précarité croissante dans les familles conduit à faire des choix et à privilégier la nourriture et le logement à toute autre dépense.
Les dépenses ayant pour objet l’épanouissement des enfants (sport et culture) ne sont plus considérées comme essentielles. Résultat, il y a une baisse spectaculaire du nombre d’adhésions dans les associations, donc des rentrées de cotisations. Or les cotisations des adhérents sont, avec les subventions, les deux principales sources de revenus des associations.
Les collectivités locales et territoriales vont devoir faire un effort supplémentaire pour sauver ce tissu associatif indispensable et qui a un rôle clef pour le maintien des valeurs républicaine dans ces territoires.

Franchement les chaises bleues ?

Le maire de Nice vient d’ordonner le démantèlement de toutes les chaises bleues sur la promenade des Anglais.
Ainsi les niçois.e.s qui prenaient plaisir à admirer la Méditerrannée depuis la promenade des Anglais, assis sur les chaises bleues, ne pourront plus le faire pour une durée indéterminée.
J’ai souvent approuvé les mesures prises par le maire de Nice dans le strict cadre de la lutte contre la Covid mais là franchement…
Il suffisait de faire patrouiller un peu de police municipale sur la chaussée Sud de la « Prom » pour faire respecter les distances de sécurité, un siège sur deux ou sur trois occupé et on se serait évité cette décision spectaculaire qui apparaît véritablement comme une opération de communication.
Car il est évident qu’il s’agit avant tout de toucher à un symbole qui frappe l’opinion publique.