Ce qui s’est passé à Cergy Pontoise est inadmissible.

Un livreur noir qui travaillait pour Uber Eats a été agressé physiquement par un algérien qui, non content de le frapper pour un motif futile, a proféré des propos ouvertement racistes vis à vis d’une femme qui filmait la scène de son balcon.
Nous devons condamner cette agression verbale faisant référence à l’image du noir esclave avec la plus grande fermeté . Ce racisme porte atteinte au lien social. L’ultra violence des injures faites « Pendant 800 ans, on vous a vendu comme du bétail, espèce de sale noire » ne doit pas rester sans réponses. Parce que le racisme n’est pas une opinion mais un délit.
Il faut saluer le courage de cette femme alors que par ailleurs personne parmi les témoins, n’ est intervenu.
Il y a 20 ans, la France adoptait une de ses grandes lois mémorielles, la loi du 21 mai 2001 reconnaissait la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, dite « loi Taubira .
Ma France c’est celle là, celle qui commémore la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition.
Et certainement pas cette face hideuse que l’on a vu ressurgir brutalement à Cergy.

Ces adolescents qui font peur

Le désarroi des parents face à l’évolution des adolescents ne cesse de croître.
Dans certains quartiers, la dérive des réseaux sociaux entraîne une insécurité permanente, dans la cité, au collège ou au lycée que les parents ont plus de mal à maîtriser et à surveiller.
C’est une véritable nouvelle fracture générationnelle qui s’opère. Les parents étaient souvent illettrés, la génération suivante a élevé son niveau global d’éducation. Avec les réseaux sociaux, ils ont parfois le sentiment d’être illettrés une seconde fois, de ne pas parler la même langue, d’être privés d’une communication commune qui rend étanche ce qui se passe dans le foyer familial de ce qui se passe dans la rue. Ce décalage pèse considérablement sur le rapport à l’autorité au sein des familles où les sachants apparaissent être les « ados » et non les parents.
La conséquence de tout cela, ce sont les marches blanches, ou jaunes, comme ce fut le cas hier, qui se succèdent en mémoire d’adolescent.e.s victimes de cette violence sans autre limite que la mort, souvent assassinés, à l’arme blanche, par des jeunes de 14 à 18 ans.
La plupart du temps, cette insupportable douleur s’exprime dans une dignité qui force le respect.
Nous avons tous écouté hier la maman de Marjorie s’exprimer :  » occupez vous de vos enfants, ce n’est ni à l’éducation de s’occuper de nos enfants, ni à la justice. La racine, c’est d’abord la maison ».
C’est pourquoi nous devons construire une grande politique publique de soutien à l’autorité parentale en augmentant considérablement les moyens de l’Action Éducative en Milieu Ouvert pour la protection de l’enfance, mais en lui donnant aussi de nouvelles missions sur la protection de la famille.

Violences urbaines à Frejus.

Cette semaine, pendant deux nuits consécutives, la cité de la Gabelle à Fréjus à été le théâtre de violences urbaines sans précédent.
Pourtant les cités de Fréjus n’ont rien à voir avec celle de la banlieue parisienne.
Pourtant le maire de Fréjus est bien l’ex sénateur David Rachline, membre éminent du Rassemblement National et maire de cette commune depuis 7 ans.
Où sont donc les résultats de la politique de lutte contre l’insécurité brandis par le Front National ?
Ce qui vient de se passer devrait les ramener à plus d’humilité.

Des séances de formation au combat dès 12 ans !

Une fois de plus, cette information nous vient de la banlieue parisienne une fois de plus.
Dans certains quartiers, des jeunes de 12 ans sont frappés, humiliés, entraînés à la souffrance avant d’intégrer des bandes.
Pour le moment ce phénomène n’est pas signalé à Nice. Néanmoins je considère que la sujet doit être mis sur la table si l’on veut anticiper de telles dérives.
Les associations qui travaillent dans les quartiers ne sont pas outillées pour faire face à de tels débordements.
Notre proposition est la suivante :
Il faut mettre le cap sur la prévention et y mettre les moyens :
-prévoir un nouveau un plan de recrutement d’éducateurs pour suivre les familles ayant des difficultés avec leurs adolescents, normer, définir des quotas à d’enfants à suivre suffisamment pertinents pour être efficaces.
-une articulation avec un ilotage mixte Police nationale, police municipale.
-une articulation plus fine avec l’Éducation Nationale qui a un rôle fondamental dans le signalement (notamment les SEGPA) mais dont la mission n’est pas le suivi de ces adolescents souvent en échec scolaire.

Un jeune de 16 ans poignardé à Nice : Durcir les poursuites contre le port d’armes blanches.

Cela ne réglera pas les problèmes de fond qu’il faudra bien un jour finir par prendre à bras le corps (autorité parentale, éducation Nationale, réseaux sociaux, emploi des jeunes, ségrégation territoriale) ) mais c’est une réponse à l’urgence que la société appelle.
Hier soir un adolescent de 16 ans à été poignardé à 19h00, place des cigalusas, rue Barla, à 100 mètres de ma permanence.
Peut être s’agit il d’un différent lié au trafic de stupéfiants. Et alors, cela mérite il de mourir à 16 ans.
16 ans à Nice, 14 ans, 15 ans en banlieue parisienne. Plus rien n’arrête la violence de ces jeunes de plus en plus précoce qui n’accordent plus de valeur à la vie.
C’ est insupportable de savoir que sa vie ne tienne qu’à un fil ce matin et nous ne pouvons pas laisser cette violence se banaliser.
Un couteau n’est pas un stylo.