Solidarité avec les étudiants de la cité Jean Médecin.

On pourrait résumer cet après midi par la formule : mission accomplie.
Lors du dernier conseil d’administration de Nice au Cœur, nous avions décidé une opération de solidarité envers la cité Jean Médecin, qui, avec plus de 900 chambres est la plus grande de notre université et dont l’épicerie sociale, qui ne fonctionne que sur les dons, est souvent à sec malgré son partenariat avec le Secours Populaire.
J’avais également précisé que l’intérêt de cette collecte était de mobiliser des gens au-delà de nos adhérents car sinon cela n’aurait guère de sens et s’essoufflerait rapidement.
Je remercie Nice-Matin qui a passé l’annonce des permanences et contribué ainsi à ce que cet objectif soit atteint. Car le pari a été tenu et même au delà de nos espérances. Ce ne sont pas moins de 21 personnes qui sont venues déposer des dons. Il a fallu faire deux voyages entre la permanence et la cité universitaire pour acheminer les dons dont le volume correspondait à 5 caddies.

Kamel nous attendait avec des « bras » pour décharger la voiture. L’occasion de partager un moment de convivialité et de lui remettre également une caisse de 500 préservatifs ce qui a mis de la bonne humeur car c’est un don inhabituel dans une action de collecte de denrées alimentaires. Merci au Centre LGBT Côte d’Azur et à son président

Erwann LE HÔ

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Un grand merci à

Rahma Louassi

qui a tenu la permanence 4 après-midi pour accueillir les donateurs et donatrices.

Collecte en soutien aux étudiants précarisés et isolés

Nous souhaitons vous informer que, compte tenu de la situation inquiétante à laquelle sont confronté.es les étudiantes et les étudiants, Nice au Cœur organise une collecte en produits alimentaires et produits d’hygiène, les :
Jeudi 4 mars de 14h30 à 16h30
Lundi 8 mars de 14h30 à 16h30
Jeudi 11 mars de 14h30 à 16h30
Les dons sont à déposer à la permanence de Nice au Cœur, située au 13 rue Bavastro à Nice (cf liste des produits ci-dessous) et seront remis à l’épicerie solidaire de la cité universitaire Jean Médecin.
Nous appelons les Niçoises et Niçois à soutenir ces jeunes déjà durement éprouvé.es par les difficultés pour étudier dans de bonnes conditions.

La réforme de l’assurance chômage de retour

On la croyait enterrée mais il n’ en est rien. En pleine crise sanitaire et économique,alors que le chômage et la précarité explosent et que les perspectives de reprise économique sont lointaines, la réforme de l »assurance chômage ressurgit.
C’est le choix du gouvernement.
Seul le nouveau mode de calcul de l’indemnisation des demandeurs d’emploi, sera appliqué dans un premier temps. Il s’agit de la disposition la plus controversée de cette réforme. Selon l’Unédic, environ 840 000 personnes (38 % des allocataires) connaîtront une baisse d’indemnisation de 20 % en moyenne par rapport à ce qu’elles touchaient avec les règles actuelles. L’impact sera considérable dans les familles où il y a des demandeurs d’emploi.
L’autre volet de la réforme, l’allongement de la durée de travail ouvrant l’accès à l’assurance-chômage (six mois de travail sur les vingt-quatre derniers mois, au lieu de quatre aujourd’hui) entrera en vigueur au plus tôt au 1er octobre.
Enfin la dégressivité de l’allocation pour les hautes rémunérations (plus de 4 500 euros mensuels brut) interviendra, pour sa part, au bout de huit mois à partir du 1er juillet.
Remettre sur le tapis cette réforme va provoquer des dégâts sociaux et humains considérables au moment où en plus, la situation sanitaire rend les mobilisations difficiles.

 

D’après l’Observatoire des inégalités, le taux de pauvreté en France s’élève 14 % de la population.

À Nice, il atteint 21 %. Et avec la crise du Covid-19, la situation risque de s’aggraver. Nous sommes au bord d’une crise humanitaire.
J’ai rendu visite hier soir à la maraude du Café Suspendu au boulevard Raimbaldi pour amener des vivres au nom de Nice au Cœur.
Nos courageuses Fabienne Boyer et Camille Santucci assistées de nombreux bénévoles donnent une image réconfortante de la solidarité.

La fermeture de Lafarge, symbole d’un changement de stratégie industrielle et technologique.

Le site était exploité depuis 115 ans. Il occupait près de 70 hectares.
Bientôt les arbres retrouveront leur couleur. Bientôt les riverains du Port de Nice cesseront dans les comités de quartier de s’en prendre aux cimentiers qui partaient desservir la Corse.
Mais, mis à part ces satisfactions bien sectorielles, la fermeture de Lafarge nous prend au dépourvu. Lafarge va stopper sa production de ciment au début 2022. Le groupe en produisait 400 000 tonnes par an. 65 des 71 emplois sur le site sont menacés. Mais nous sommes plutôt sur une évaluation à 300 emplois si l’on compte les sous traitances et l’activité portuaire au port de Nice.
C’est une implantation historique qui ferme avec les deux carrières de marnes et de calcaire.
Cette fermeture est aussi le révélateur d’un saut technologique car il faut désormais des ciments différents et très bas carbone. Et pour adapter l’outil de production à cette rupture technologique.
D’autres usines Lafarge, en France, appellent à une grève solidaire. L’idée me plaît bien même si je doute de son efficacité. En tout cas, cette annonce a fait bouger la totalité de l’échiquier politique qui affiche sa solidarité et tente de peser pour éviter des licenciements secs.
Tout le monde constatera le silence complet d’EELV. Difficile de défendre la non fermeture du site à Contes et en même temps de se mobiliser contre l’agrandissement de la cimenterie Lafarge à Paris.