Le projet Nice Meridia comprendra 1810 logements sociaux !

Nous connaissons tous la situation du logement social à Nice et son déficit historique qui date de la gestion de Jacques Peyrat.
Avant c’était nos permanences, désormais c’est parfois jusque sur nos numéros de portables, procurés on ne sait comment, que les demandes de logements arrivent.
Et le pire c’est que lorsque l’on étudie attentivement les dossiers, que l’on écoute le parcours des demandeurs, plus de 90% des demandes sont justifiées.
Nice Meridia va dévorer de nombreux espaces agricoles, nous en avons tous conscience et nous devons être très vigilants sur le respect des proportions initiales prévues dans le projet.
1810 logement sociaux annoncés, c’est le tiers de la totalité des logements qui seront construits sur la zone, soit 5450.
Je vous appelle à insister tout particulièrement sur les registres de l’enquête publique sur la nécessité absolue de créer ces 1810 logements sociaux et que cela soit non négociable.

Logement social : 416 500 euros de pénalités pour la ville de Nice !

Les pénalités sont majorées d’ un supplément comme pour les communes de Saint Laurent du Var, Beaulieu sur mer, Tourette Levens et Villeneuve Loubet. Il y a aussi La Colle sur Loup, La Gaude et la Trinité, Saint Jeannet et Villefranche sur mer.
Il n’y a pas de surprise. Souvenez vous de l’ancien maire de Saint Jeannet qui faisait de l’engagement de construire zéro logement social sur sa commune sa promesse pour les élections municipales.
Saluons toutefois l’effort de Cagnes sur Mer qui a sorti sa commune des villes carencées.
Quant à Nice, cette année le nombre de logements étudiants construits n’aura pas suffi pour sauver les apparences. Même si la pénalité est forte, elle n »est pas majorée. Cela indique le chemin qu’ il reste à accomplir. Il faut un temps où le maire de Nice avait annoncé un objectif de 30% de logements sociaux dans la zone de Nice Meridia. Depuis quelques temps il s’est fait discret sur cet engagement.

Le plan solidarité étudiante voté à l’unanimité au Conseil Municipal.

Il faut reconnaitre qu’il était compliqué pour l ‘opposition de s’ opposer à ce plan, L’ exécutif à laissé peu de marge à la critique.
Il y a dans ce plan des reposes de court et moyen terme intéressantes.
L’annonce de la construction de 475 logements étudiants supplémentaires, à l’horizon 2026 financés par le contrat de plan État Région.
La volonté de pousser vers le logement intergénérationnel pour développer de nouvelles solidarités.
L’attribution de logements sociaux avec un projet collectif de quartier.
L’ instauration d’une plate-forme étudiante.
La création de 1 000 postes de tuteurs auprès de 5 000 jeunes d’ici 2025.
Le droit à l’égalité des chances renforcé par une démarche d’identification des jeunes en difficulté
La mise en place d’une écoute téléphonique jeune.
La possibilité de bénéficier d’une consultation auprès de 10 psychologues spécialisés.
La mise en place d’un dispositif d accès aux soins.
Des missions d’intérêt général rémunérées pour lutter contre la précarité et créer une sorte de réserve étudiante.
Compliqué pour l’opposition de voter contre ce plan.
Et tant le RN qu’EELV n’ont pu trouver une angle d’attaque, l’élu EELV intervenant allant jusqu’à demander si une communication promouvant cette plate-forme de services est prévue, question bien inutile lorsque l’on connaît la boulimie médiatique dont souffre le maire de Nice.
Quand il y a ce genre de délibération consensuelle, le rôle d’opposition ne s’affirme pas sur le fond mais se reporte sur le contrôle de la mise en application des mesures, le respect du calendrier de mise en œuvre etc.

Les impayés de loyer, une face cachée du Covid 19.

Très bon papier du quotidien régional concernant la situation de petits bailleurs en difficulté à cause des impayés de loyer.
Il y a des causes structurelles et des causes conjoncturelles.
Le marché locatif immobilier est toujours tendu dans les l’agglomération niçoise. La faute à la pénurie de logements sociaux qui permet aux propriétaires compte tenu des tensions sur le marché de l’immobilier d’avoir, excepté Paris et la petite couronne, les loyers les plus chers de France. L’envers de la médaille c’est que ces propriétaires ont une fiabilité de rentrée financière aléatoire.
Il y a eu en 2018, 3034 décisions d’expulsion locative, un nombre record. Cela fait dans les AM un taux de 14,2 pour mille alors que la moyenne nationale est à 9,6 pour mille.
Nous n’avons pas encore les chiffres définitif de 2019 mais ils seront sans doute dans la continuité.
Par contre l’année 2020 sera sans doute encore pire. En effet va se rajouter à cette question structurelle, des ménages touchés par la crise économique et dont la perte de revenus va se trouver directement liée à la crise sanitaire. Ceux-ci vont se trouver très rapidement en impayés de loyers.
S’il y a bonne foi, c’est un double drame humain qui va se nouer.
Celui du locataire qui subitement ne peut plus payer et va sentir le « boulet » de la demande d’expulsion locative.
Celui du loueur qui n’est pas forcément un « salaud de propriétaires » mais qui peut se trouver aussi en réelle difficulté, notamment si ce revenu immobilier locatif est intégré dans un remboursement d’emprunt.

Côte d’Azur Habitat : Plus aucun élu de l’opposition au Conseil d’administration !

J’ai observé avec beaucoup d’attention la nouvelle composition du Conseil d’Administration de Côte d’Azur Habitat. On peut constater que les deux anciens présidents y figurent toujours (Dominique Estrosi Sassone et Philippe Pradal) et que seulement deux non niçois font leur entrée (Ladislas Polski et Joseph Ségura).
On note surtout que l’opposition municipale n’y est pas représentée. C’est très grave. Je me souviens que nous nous sommes battus dans les groupes successifs que j ai présidés (Changer d’Ère en 2008 et Un Autre Avenir pour Nice en 2014) pour que l’on puisse y être présent. C’est d’ailleurs ce qui a permis à Paul Cuturello, membre à l’époque du Conseil d’Administration, de monter au créneau sur les dossiers logement à chaque fois que cela était nécessaire.
Je ne comprends pas l’absence de bataille politique publique conduite par le groupe Nice Ecologique pour parvenir à imposer un membre de l’opposition républicaine.
C’est à se demander si le logement de dizaines de milliers de niçois les préoccupe.
On se souvient que

Paul Cuturello

a dénoncé à chaque fois :

– Le peu d’ambition pour rattraper le retard dans la construction des logements sociaux (à peine plus de 11 % alors que la loi en exige 25 %) ;
– Le recours systématique aux VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) pour financer les nouvelles constructions ;
– Les contournements astucieux pour faire gonfler le nombre des constructions (par l’augmentation des logements étudiants par exemple) ;
– Les problèmes récurrents dans les grands ensembles souvent situés en périphérie de la ville : problèmes des facturations d’eau excessives aux Liserons et à Saint Charles, proliférations des rats à Bon Voyage, les Moulins, les Liserons et Saint Charles.
– Le manque de transparence dans l’attribution des logements sociaux, l’opposition n’ayant pas réussi à siéger à la commission d’attribution des logements sociaux dont on ne sait toujours pas qui la préside (cette information ne figurant pas sur le site de Côte d’Azur Habitat).
L’absence de l’opposition à Côte d’Azur Habitat est un très mauvais signal pour la transparence de la gestion et pour les locataires qui venaient nombreux nous interpeller. Vers qui pourront-ils se tourner désormais ?
Les écologistes ne pourront même pas se battre au sein du Conseil d’administration pour faire avancer les dossiers de rénovation énergétique de logements sociaux très dépensiers car mal isolés.