Au quotidien de petites associations donnent du contenu au contrat de ville.

Très éloignées des grandes associations que l’on connaît tous, certaines associations reçoivent des subventions du contrat de ville pour animer les quartiers classés en politique de la ville.
C’est le cas de l’association Del’Art qui dispose de nouveaux locaux intéressants rue Trachel pour organiser de l’animation culturelle, des ateliers d’écriture, de dessin, de la danse, etc. Le nom de ce local : la trésorerie, tout un programme.
L’association s’efforce aussi de programmer une animation musicale tous les mercredi de 19h à 22h. C’était normal d’aller les encourager et de leur montrer qu’avec ou sans élus la gauche s’intéresse à leur travail. Et un plaisir d’échanger avec

Deborah de Blasi

qui était programmée un peu plus tard dans la soirée.

Début des soldes mitigé, le contexte Covid19 n’ explique pas tout…

Bien sur il y a le contexte dans lequel commence la période des soldes : l’obligation de porter un masque dans tous les magasins, les gestes barrières, le gel hydroalcoolique, la régulation aux entrées des magasins mais il y a deux éléments dont on ne mesure pas la portée et qui posent question.

Et si la crise sanitaire que nous traversons avait modifié durablement les comportements, et si les consommateurs avaient évolué. Les achats de nécessité comme l’alimentation ont été faits mais ce que l’on appelle les achats additionnels que l’on fait d’habitude lorsque l’on va dans un centre commercial ou que l’on se promène n’ont pas eu lieu.

Cette crise sanitaire a favorisé le développement des circuits courts. Certains consommateurs achètent autrement, mieux mais moins. Peut être que le made in France (la fameuse marinière d’Arnaud Montebourg) avait besoin d’un véritable électrochoc pour devenir autre chose qu’un slogan. Il n’y a qu’à voir le nombre de français qui ont choisi une destination de vacances en France.

Peut être que la pénurie de masques, le fait que tout le monde comprenne que la France n’avait plus de souveraineté économique y compris dans des secteurs stratégiques a aussi influencé. Les Français ont découvert que nous étions dépendants de la Chine, dans des secteurs clef comme la santé. Il est possible que le consommateur citoyen ait été plus sensible aux étiquettes made in China.
Toutes ces questions peuvent avoir un impact direct ou indirect sur les soldes.

Et puis consommer, acheter avec quel argent ?

J’entends dans les médias les responsables gouvernementaux dire qu’il faut avoir confiance, qu il faut relancer la consommation mais comment ? Dire cela démontre à quel point ils sont déconnectés de la vraie vie.

Certes les français ont économisé 55 milliards d’euros. C’est un vrai pactole qui pourrait contribuer à relancer l’économie s’il était dépensé. Les français ont confiné leur argent, mais quels français ? Les plus riches.

Qui a envie d’aller dépenser sans compter quand on annonce entre 800000 et 1 million de chômeurs en plus d’ici la fin de l’année 2020. Au contraire, la tendance est plutôt à l’ épargne de précaution.

Quant à ceux qui n’ont pas épargné, c’est qu’ils n’en ont pas eu les moyens. Même si nous avons eu le système le plus protecteur d’Europe, il n’en demeure pas moins que 84%de la rémunération a été garanti. C’est un effort considérable mais vu du côté du salarié, ce dernier a perdu 16% de pouvoir d’achat lorsque tout s’est passé pour le mieux. Mais les frais fixes des ménages, nourriture, logement, automobile, n’ont pas diminué. L’impact sur les soldes est réel.

Sans compter toutes celles et tous ceux, travailleurs au noir, qui se sont trouvés sans un centime de revenus et qui, au contraire ont puisés dans leurs économies. Les impayés de loyer explosent, les défauts de paiement se multiplient tout comme le surendettement des ménages. Enfin les maraudes saturent.

Comme on le comprend, c’est tout ce contexte qui explique le démarrage plutôt lent des soldes.

Ne pas opposer terrasses et automobiles

Il y a quelques jours, interrogé par Antoine Louchez, journaliste à Nice-Matin, j’avais évoqué la question de terrasses temporaires.

Christian Estrosi vient de prendre la décision, pour soutenir les établissements plombés par deux mois d’inactivité totale, d’étendre les terrasses partout où c’est possible et cela gratuitement.

C’est une mesure simple, lisible et efficace qu’il faut appliquer non seulement dans l’hyper centre mais également dans les quartiers. La réalité de l’application dans les quartiers sera une tâche que je compte confier à Nice Au Cœur.

Il s’agit de faciliter l’application de la distanciation sociale qui reste l’élément majeur de protection contre la diffusion du virus Covid19. Ces terrasses temporaires permettent de regagner un potentiel de couverts perdus dans les salles à l’intérieur pour appliquer la distance de un mètre. En contrepartie, il faudra être très strict en terme de contrôle.

Il en va de la crédibilité de toute la profession au moment où s’opère le début de la saison touristique.

L’enjeu n’est pas comme le disent les écologistes de profiter de ces extensions de terrasses pour faire reculer l’usage de la voiture en centre ville en supprimant des places de stationnement ou en rendant plus difficile la circulation.

L’enjeu c’est d’essayer de sauver un maximum des milliers d’emplois menacés dans la restauration, chez les limonadiers et les glaciers.

NON À LA RÉDUCTION DE LA SURFACE DES PLAGES PUBLIQUES À NICE !

Le maire de Nice, Christian Estrosi, vient d’annoncer que pour respecter la distanciation sociale entre tables et matelas dans les plages privées, il pouvait être envisagé une occupation temporaire du domaine public maritime.

Nice au Cœur s’oppose à cette hypothèse qui aboutirait à réduire la surface des plages publiques au bénéfice des plages privées.

Une telle décision conduirait à surpeupler les plages publiques, dont les usagers seraient, de fait, dans l’incapacité d’appliquer la distanciation sociale alors que les clients des plages privées en bénéficieraient.

Cela entraînerait une véritable inégalité entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas, ce qui est inadmissible.

Pour que la surface des plages publiques à Nice ne soit pas diminuée, signez cette pétition !