Visite de quartier hier en fin d’après midi avec René Clausse rue Trachel et rue Vernier.

 

L’occasion d’échanger avec plusieurs commerçants, de parler des questions de sécurité au poste de police municipale.

Et un arrêt bien sûr à l’association Trait d’union présidée par Naima Ben Aouissi qui ne désemplissait pas hier mercredi, jour de soutien scolaire.

On insistera jamais assez sur le rôle de ces associations de quartier qui viennent en appui pour aider les primo-arrivants, les élèves en difficultés. 45 bénévoles se succèdent pour accomplir cette tâche et aider des enfants qui viennent en majorité de l’école Thérèse Roméo, mais également des écoles Ronchèse, Auber, Mantéga et Fuon Cauda.

Soutien à l’hôpital public

 

Communiqué de presse.

Patrick Allemand et l’équipe de Nice au Cœur tiennent à exprimer leur soutien et leur solidarité devant la décision de 1500 médecins et chefs de service des hôpitaux publics de présenter leur démission administrative.

Quand on voit que même à Nice où le corps médical du CHU n’est pas considéré comme révolutionnaire, les représentants de la CME se déclarent solidaires de ce mouvement, on mesure mieux le malaise de l’hôpital public.

Je me suis exprimé publiquement à plusieurs reprises, notamment concernant la situation des urgences, les contraintes budgétaires et les conditions de travail détériorées de l’ ensemble du personnel médical.

La santé publique est un combat prioritaire.

Protéger les pompiers doit être un objectif commun au delà des clivages politiques

 

Les chiffres ont de quoi interpeler. Les agressions de pompiers ont augmenté de 280% en dix ans.
En France, elles ont augmenté de 21% en 2019. Le résultat est encore plus catastrophique dans les Alpes Maritimes où la hausse est de 30%, un paradoxe dans un département dont les élus placent la sécurité en priorité numéro un de leur action politique.

Le réalité du terrain est bien éloignée des discours incantatoires.

Une commission sénatoriale a rendu des conclusions intéressantes sur un certain nombre de mesures (18) à prendre mais les décisions tardent.
Il s’agit d’un plan en trois axes : prévenir les violences, d’agir lorsqu’elles surviennent et de réparer ensuite la conséquence des violences.

Le plus inquiétant est le fait que le champ de ces violences s’étend. Auparavant c’était des caillassages dans les cités avec le traditionnel discours des responsables politiques sur le « nous ne cèderons rien, non à la République qui recule, etc).
Désormais c’est plus compliqué, des agressions peuvent intervenir partout dans la ville en général à la suite d’incivilités.

Il y a un énorme travail de prévention et d’information sur le rôle des pompiers à effectuer. Car il faut bien rappeler que les pompiers sont là pour nous secourir, pour sauver des vies et non pour risquer la leur.

Reste cette énigme : pourquoi dans les Alpes-Maritimes les agressions ont augmenté de 30% en un an, soit bien plus que la moyenne nationale ?

Deux chiffres calamiteux en 2019

 

En 2019 il y aura eu 149 féminicides contre 121 en 2018. La France a découvert véritablement ce mot cette année grâce à une médiatisation plus importante. Les médias, les associations, le gouvernement… En 2019, tous ont participé au débat sur les violences conjugales et sur le féminicide, notamment au moment du Grenelle qui leur était consacré en novembre dernier. Ce Grenelle a débouché sur des mesures concrètes qui sont des avancées même si dans sa large majorité, le secteur associatif les juge insuffisantes.

En 2019, 59 policiers se sont suicidés en activité. Dégradations des conditions de travail, heures supplémentaires impayées, vie de famille sacrifiée, fonction sociale moins reconnue, opérations de maintien de l’ordre à répétition, agressions plus fréquentes et plus violentes. Les causes sont multiples et ce n’est pas le maintien d’un régime spécial de retraite qui réglera la question.

En hommage à Salomé qui fut la 100eme femme à mourir cette année par féminicide. C’était à Cagnes sur Mer. Nous étions nombreux à y être allés.