Michèle Rubirola maire de Marseille !

Bravo à Michèle Rubirola qui a su, avec courage et ténacité, s’affranchir des consignes d’EELV et a privilégié la voie du rassemblement des gauches à celle de l’autonomie.

C’est un formidable espoir qui se lève dans toute notre région car ce Printemps Marseillais a montré la voie. Même si des partis comme le PS et ou le PCF ont participé à la coalition, ils n’ont pas pour autant eu un rôle majeur, ils se sont fondus dans un collectif citoyen.

Certes cela s’est fait dans la douleur avec un suspens insoutenable permis par un mode de scrutin qui peut permettre toute les combines et qu’il est urgent de modifier

J’ai connu en 1998 l’histoire des trois tours. C’était le même parfum. Les syndicalistes et les forces de gauche manifestant devant l’hôtel de région. Les deux premiers tours de scrutin le fameux vendredi noir, la peur de se faire voler la victoire par un accord entre la droite et le FN.

Et la délivrance du 3eme tour le lundi matin. C’est ce vendredi noir qui entraîna la réforme du mode de scrutin régional qui est à mon sens le meilleur. La prime à la liste arrivée en tête est de 25%. Cela suffit pour permettre une élection en toute clarté et assurer une majorité à l’exécutif. Et en même temps cela permet d’avoir des oppositions structurées.

Les enseignements du scrutin municipal au plan national : dégagisme, écologistes, gauche, femmes.

Le dégagisme, cette nouvelle notion apparue avec l’élection d’Emmanuel Macron, puis de son armada de députés LREM venus de tous horizons se poursuit.

Les élections européennes avaient confirmé cette tendance avec la première place du Rassemblement National et la poussée d’EELV, achevant pouvait-on penser la dislocation du débat classique gauche droite.

Les élections municipales permettent de tirer un certain nombre d’enseignements.

Le PS a plutôt bien résisté, gardant Paris, Nantes, Lille et reprenant à la droite Nancy souvent avec des coalitions avec les écologistes. Même si les écologistes ont pris au PS Poitiers et Strasbourg, leur progression se fait surtout aux dépens de la droite. c’est le cas de Bordeaux, Lyon, Annecy. Demeure le cas particulier de Marseille qui n’est pas encore définitivement acquis à la gauche.

Ça a donc vraiment bougé à la tête des plus grosses villes de France. Que ce soit au niveau des étiquettes politiques, mais aussi et surtout du profil des nouveaux maires élus ou réélus dans les villes de plus de 100.000 habitants, on constate un renouvellement assez important par rapport aux équipes précédentes.

Trois ans après avoir semblait balayés par le « nouveau monde » promis par LREM, la balance penche désormais clairement à gauche dans les villes de plus 100.000 habitants. 57% sont tenues désormais par la gauche. Et si l’on ne regarde que les dix plus grandes, seules deux d’entre elles auront des maires de droite après ces élections municipales. Mais les équipes gagnantes sont souvent le reflets de coalitions agrégeant des militants de partis avec des personnes engagées dans le monde associatif assez loin des schémas classiques.

Enfin les électeurs et électrices ont utilisé un autre moyen pour continuer dans le dégagisme ambiant : les femmes. À l’issue des élections, cinq des dix plus grandes villes de France seront dirigées par des femmes. La plus inattendue, c’est sûrement Jeanne Barseghian à Strasbourg. À Paris, l’élection d’Anne Hidalgo était attendue tout comme celles de Johanna Rolland à Nantes ou celle de Martine Aubry à Lille. Il reste beaucoup de suspense à Marseille concernant la mairie mais la seule certitude, c’est qu’une femme sera à la tête de la ville.

Les enseignements du scrutin municipal au plan national :

dégagisme, écologistes, gauche, femmes;

Le dégagisme, cette nouvelle notion apparue avec l’élection d’Emmanuel Macron, puis de son armada de députés LREM venus de tous horizons se poursuit.

Les élections européennes avaient confirmé cette tendance avec la première place du Rassemblement National et la poussée d’EELV, achevant pouvait-on penser la dislocation du débat classique gauche droite.

Les élections municipales permettent de tirer un certain nombre d’enseignements.

Le PS a plutôt bien résisté, gardant Paris, Nantes, Lille et reprenant à la droite Nancy souvent avec des coalitions avec les écologistes. Même si les écologistes ont pris au PS Poitiers et Strasbourg, leur progression se fait surtout aux dépens de la droite. c’est le cas de Bordeaux, Lyon, Annecy. Demeure le cas particulier de Marseille qui n’est pas encore définitivement acquis à la gauche.

Ça a donc vraiment bougé à la tête des plus grosses villes de France. Que ce soit au niveau des étiquettes politiques, mais aussi et surtout du profil des nouveaux maires élus ou réélus dans les villes de plus de 100.000 habitants, on constate un renouvellement assez important par rapport aux équipes précédentes.

Trois ans après avoir semblé balayés par le « nouveau monde » promis par LREM, la balance penche désormais clairement à gauche dans les villes de plus 100.000 habitants. 57% sont tenues désormais par la gauche. Et si l’on ne regarde que les dix plus grandes, seules deux d’entre elles auront des maires de droite après ces élections municipales. Mais les équipes gagnantes sont souvent le reflets de coalitions agrégeant des militants de partis avec des personnes engagées dans le monde associatif assez loin des schémas classiques.

Enfin les électeurs et électrices ont utilisé un autre moyen pour continuer dans le dégagisme ambiant : les femmes. À l’issue des élections, cinq des dix plus grandes villes de France seront dirigées par des femmes. La plus inattendue, c’est sûrement Jeanne Barseghian à Strasbourg. À Paris, l’élection d’Anne Hidalgo était attendue tout comme celles de Johanna Rolland à Nantes ou celle de Martine Aubry à Lille. Il reste beaucoup de suspense à Marseille concernant la mairie mais la seule certitude, c’est qu’une femme sera à la tête de la ville.

27,2% de votants à Nice, une abstention record !

Au delà des scores des uns et des autres, c’est le fait majeur de ce second tour de l’élection municipale de Nice. Les gens qui continuent à voter sont de moins en moins nombreux, élection après élection. Et le Covid19 a bon dos. C’est une des causes mais cela a beaucoup moins joué qu’au 1er tour.

C’est inquiétant. C’est un échec profond pour la démocratie locale. C’est aussi l’instrument de mesure de leur exaspération, du désamour des Niçoises et des Niçois envers leur classe politique.

Le sentiment que cette élection était jouée d’ avance, l’absence d’une solution alternative républicaine crédible n’a pas contribué à séduire les abstentionnistes et à les convaincre de sortir de chez eux.

Avec 59,3 des voix, le sortant, Christian Estrosi n’est élu que par 25% des électeurs. Il repart pour un 3eme mandat avec une abstention record qui de toute manière affaiblit sa légitimité.

Le rassemblement National arrive en seconde position avec 21,3%des voix. Il se présente en 1ere force d’opposition au maire de Nice.

Il le doit plus à la désunion de la gauche qu’à son propre mérite.

Il est dommage que la gauche et les écologistes n’aient pas pu se rassembler comme dans tant de villes en France où cette stratégie a payé et a débouché sur du gagnant gagnant.

Si ce rassemblement s’était opéré, un score entre 25 et 28% était atteignable. Non seulement cet accord aurait été l’événement politique de l’entre deux tours d’une campagne électorale totalement atone. Mais en plus il aurait permis de distancer largement le Front National.

Ce n’est pas la stratégie qui a été retenue par EELV Nice qui a tenté de faire un hold up démocratique sur l’électorat de la gauche en le culpabilisant et en le contraignant à voter pour la liste Nice Écologie au nom du front républicain. Cela n’a pas fonctionné car il n y avait pas de danger d’élection de Philippe Vardon.

Résultat une piètre progression des écolos par rapport à ce qu’il s’est passé partout en France.

Quand à la première place dans l’opposition, ce n’est pas dans les urnes qu’elle se mesure. Elle s’acquiert par le travail. La FN Marie Christine Arnautu était arrivée avant nous en 2014. Cela ne nous a pas empêché de la mettre sous l’éteignoir durant le mandat.

27, 2% de votants à Nice, une abstention record !

Au delà des scores des uns et des autres, c’est le fait majeur de ce second tour de l’élection municipale de Nice. Les gens qui continuent à voter sont de moins en moins nombreux, élection après élection. Et le Covid19 a bon dos. C’est une des causes mais cela a beaucoup moins joué qu’au 1er tour.

C’est inquiétant. C’est un échec profond pour la démocratie locale. C’est aussi l’instrument de mesure de leur exaspération, du désamour des Niçoises et des Niçois envers leur classe politique.

Le sentiment que cette élection était jouée d’ avance, l’absence d’une solution alternative républicaine crédible n’a pas contribué à séduire les abstentionnistes et à les convaincre de sortir de chez eux.

Avec 59,3 des voix, le sortant, Christian Estrosi n’est élu que par 25% des électeurs. Il repart pour un 3eme mandat avec une abstention record qui de toute manière affaiblit sa légitimité.

Le rassemblement National arrive en seconde position avec 21,3%des voix. Il se présente en 1ere force d’opposition au maire de Nice.

Il le doit plus à la désunion de la gauche qu’à son propre mérite.

Il est dommage que la gauche et les écologistes n’aient pas pu se rassembler comme dans tant de villes en France où cette stratégie a payé et a débouché sur du gagnant gagnant.

Si ce rassemblement s’était opéré, un score entre 25 et 28% était atteignable. Non seulement cet accord aurait été l’événement politique de l’entre deux tours d’une campagne électorale totalement atone. Mais en plus il aurait permis de distancer largement le Front National.

Ce n’est pas la stratégie qui a été retenue par EELV Nice qui a tenté de faire un hold-up démocratique sur l’électorat de la gauche en le culpabilisant et en le contraignant à voter pour la liste Nice Écologie au nom du front républicain. Cela n’a pas fonctionné car il n y avait pas de danger d’élection de Philippe Vardon.

Résultat une piètre progression des écolos par rapport à ce qu’il s’est passé partout en France.

Quand à la première place dans l’opposition, ce n’est pas dans les urnes qu’elle se mesure. Elle s’acquiert par le travail. La FN Marie Christine Arnautu était arrivée avant nous en 2014. Cela ne nous a pas empêché de la mettre sous l’éteignoir durant le mandat.