En période électorale, Estrosi ose tout

 

Ce qu’il vient de faire en se présentant comme un ennemi du béton entre dans cette tradition.

Il est juste utile de rappeler :

– que nous avions préconisé la modernisation du stade du Ray avec une jauge à 26000 personnes plutôt qu’un Allianz Riviera d’ une capacité de 35 000 spectateurs qui n’est rempli que deux fois par an ( OM et PSG) et surdimensionné le reste du temps,

Et

– que « Nice au Cœur » et ses alliés sont contre l’extension du T2 de l’aéroport Nice Côte d’Azur qui amènera 4 millions de passagers supplémentaires

Aujourd’hui Conseil Municipal

 

J’interviendrai sur plusieurs dossiers : la villa Paradiso, le verdissement des cours d’école, le débat sur les orientations budgétaires, le PNRQAD de Nice centre, la création d’un hôtel de police à l’hôpital Saint Roch, la création d’une recyclerie à l’Ariane, diverses cessions immobilières, les petits déjeuner gratuits en REP et REP+, et la cité du Parc.

La fin de la galerie des Ponchettes !

 

Les tractopelles sont à l’ouvrage, la galerie des Ponchettes n’est plus.

C’est l’été dernier, il y a plis d’un an que j’avais interpellé le maire sur l’avenir des galeries des Ponchettes et de la Marine. En effet lors d’un dîner en ville on avait appelé mon attention sur une rumeur prêtant au maire l’intention de les démolir.

Je n’ai jamais eu de réponse claire à mon courrier. Si concernant la galerie de la Marine, la cause fut rapidement entendue, il n’en est pas de même pour les Ponchettes, galerie où le peintre Matisse fit sa première exposition et qui était très utile à la villa Arson pour exposer ces jeunes talents.

Interpellé à plusieurs reprises en Conseil municipal, on a pu penser que les Ponchettes demeureraient. C’est ce qu’il a dit en tout cas pour noyer le poisson.

Mais il y a quelques jours nous apprenions que finalement la décision était prise. Les expositions seront transférées au 109 et les Ponchettes, ajourée pour donner une perspective vers la Méditerranée et Rauba Capeu.

En conclusion mon tuyau de l’été dernier était juste et il est à parier que le maire n’a jamais changé d’avis. Il a simplement géré ce dossier de manière à étouffer une polémique naissante. Une manière de ne pas vivre un second Paradiso.

Vente des parkings Masséna et Saleya : une décision incompréhensible

J’ai eu connaissance de la mise en vente des deux parkings Masséna et Saleya et d’une galerie marchande appartenant à la régie Parcs d’Azur par leur publication dans un journal d’annonces légales et judiciaires.

Je ne comprends pas cette décision qui intervient quelques mois à peine après que le président de la Métropole Nice Côte d’Azur a récupéré la gestion de ces parkings, au 1er janvier 2019, date de démarrage de la régie, démarche que nous avions d’ailleurs soutenue.

Les explications fallacieuses de Philippe Pradal, que nous avons lues dans le Nice Matin de ce jour, ne tromperont personne. Soit disant, le métier changerait et il faudrait distinguer les parkings relais des parkings de stationnement qui doivent désormais offrir des services (nettoyage par exemple). Mais, personne n’a demandé à Philippe Pradal d’aller laver les voitures. Il suffit de concéder cette activité à un prestataire extérieur.

Les vraies raisons et les objectifs sont ailleurs.

Le président de la Métropole veut récupérer de l’argent frais pour financier les derniers surcoûts de la ligne 2. En effet, les prix planchers de ces mises en ventes sont de 22 220 000 euros pour le parking Masséna, 1 210 000 euros par la galerie marchande et 21 238 000 euros pour le parking Saleya, soit un total de plus de 44 millions d’euros à récupérer.

S’il ne se produit pas une réaction vive, ce sera le début du démantèlement de la régie Parcs d’Azur. Cela aura pour conséquence d’affaiblir la concurrence et d’avoir en centre ville des parkings comme le parking Sulzer, totalement hors de prix.

Ainsi, l’accès aux parkings privés de stationnement en centre ville sera réservé aux gens aisés qui garderont le privilège de l’usage de leur 4×4 diesel pendant que les classes populaires lutterons contre le réchauffement climatique en prenant le tram.

Patrick Allemand

124 enfants privés de cantine à Nice.

 

Alerté sur cette situation par RESF, j’ai décidé de saisir le maire de Nice et j’ai adressé un communiqué à la presse expliquant la situation et ses causes.

« En cette fin d’été, veille de rentrée scolaire, se pose, comme chaque année, le problème des dettes de cantine contractées par les familles l’année précédente. Mais cette année, en raison de l’attitude de la mairie de Nice, la situation est critique.

La ville de Nice accorde, en effet, deux trimestres de gratuité cantine (de septembre à février inclus), les mois restants (de mars à juillet) sont à la charge des familles qui, majoritairement, sont dans l’incapacité de payer le restant dû.

Mais, contrairement aux années précédentes, alors qu’elle tolérait une dette inférieure à 50 euros, la mairie de Nice exige désormais que les familles aient une dette de zéro euro pour accepter la réinscription des enfants.

Au lieu d’aller vers plus de souplesse, consigne a été donnée (par qui ?) de rendre les conditions d’accès à la cantine plus sévères.

L’argument central évoqué est que dès cette rentrée, la mairie de Nice va appliquer le tarif 1 euro le repas en élémentaire et 0,80 euro en maternelle, tarif consenti aux familles démunies. Ce sera un allègement pour l’année qui démarre et notre groupe n’y pas été pour rien puisque nous avions déposé un vœu en ce sens lors du Conseil municipal du 27 février 2019. Mais cela ne change en rien la dette des familles en grande précarité pour l’année écoulée.

Je me permets de vous rappeler que la question de la nourriture des enfants est primordiale pour une meilleure réussite scolaire. Et que pour ces enfants précarisés en particulier, il est important de pouvoir avoir au moins quatre repas par semaine. En effet, il ne faut pas oublier que certaines familles sont souvent dans l’impossibilité de cuisiner (car logées parfois en chambre d’hôtel, squat, etc.).

Dans les conditions nouvelles imposées par la mairie, à ce jour, le montant des impayés de cantine à l’école, évalué par l’association RESF, s’élève à 9 797,32 €. Cela concerne 79 familles et 124 enfants.

Il me paraîtrait particulièrement opportun que le prochain Conseil municipal se prononce favorablement pour effacer cette dette. Le montant en question pourrait être prélevé sur la ligne budgétaire 6232 « fêtes et cérémonies » sur laquelle 1 392 578 euros ont été inscrits au titre du budget 2019.  0,7% de ce budget permettrait à tous les enfants d’être inscrits à la cantine.