L’ancien couvent de la visitation, dans le Vieux-Nice, sera bien transformé en hôtel de luxe.

Ce dossier, complexe, a fait l’objet de débats passionnés dans l’enceinte du Conseil municipal et notamment d’une vive opposition de la part de Dominique Boy Mottard désormais silencieuse.
Il y avait eu une vive polémique, puisque la réalisation du projet avait été également liée à la libération d’une partie des lieux,, occupée par une association maçonnique qui jouissait gratuitement d’un bail de longue durée.
Pour que l’association y renonce, la Ville avait dû la reloger dans une villa appartenant à la municipalité. Une histoire comme on en voit qu’à Nice.
Sur le front des recours, les riverains du Vieux Nice regroupés au sein de l’association Rey-Serruriers, opposés à ce projet, ont perdu l’ultime manche de leur bataille devant la justice : le permis, accordé par la mairie en 2016, est définitivement validé.

Le plan solidarité étudiante voté à l’unanimité au Conseil Municipal.

Il faut reconnaitre qu’il était compliqué pour l ‘opposition de s’ opposer à ce plan, L’ exécutif à laissé peu de marge à la critique.
Il y a dans ce plan des reposes de court et moyen terme intéressantes.
L’annonce de la construction de 475 logements étudiants supplémentaires, à l’horizon 2026 financés par le contrat de plan État Région.
La volonté de pousser vers le logement intergénérationnel pour développer de nouvelles solidarités.
L’attribution de logements sociaux avec un projet collectif de quartier.
L’ instauration d’une plate-forme étudiante.
La création de 1 000 postes de tuteurs auprès de 5 000 jeunes d’ici 2025.
Le droit à l’égalité des chances renforcé par une démarche d’identification des jeunes en difficulté
La mise en place d’une écoute téléphonique jeune.
La possibilité de bénéficier d’une consultation auprès de 10 psychologues spécialisés.
La mise en place d’un dispositif d accès aux soins.
Des missions d’intérêt général rémunérées pour lutter contre la précarité et créer une sorte de réserve étudiante.
Compliqué pour l’opposition de voter contre ce plan.
Et tant le RN qu’EELV n’ont pu trouver une angle d’attaque, l’élu EELV intervenant allant jusqu’à demander si une communication promouvant cette plate-forme de services est prévue, question bien inutile lorsque l’on connaît la boulimie médiatique dont souffre le maire de Nice.
Quand il y a ce genre de délibération consensuelle, le rôle d’opposition ne s’affirme pas sur le fond mais se reporte sur le contrôle de la mise en application des mesures, le respect du calendrier de mise en œuvre etc.

La villa Paradiso définitivement sauvée ?

C’est ce que semble indiquer le quotidien régional dans son édition du jour. Une offre de rachat aurait été transmise à la ville par un pool de médecins pour y réaliser une maison du Cancer.
Il faut savoir quel était le but de notre action sur ce dossier. Nous avons voulu sauver ce bâtiment, riche de son histoire des griffes de promoteurs immobiliers. Après une vraie tension politique sur ce dossier nous avions obtenu le 17 septembre 2019 le retrait de la vente de la villa par la ville.
Force est de constater que 16 mois après, malgré quelques tentatives avortées, aucun projet émanant du secteur de la culture n’a été proposé. On ne peut laisser ce bâtiment se dégrader au delà du raisonnable.
Avec le projet rendu public aujourd’hui, il y a au moins une issue même s’il est regrettable que la villa perde sa vocation culturelle et y abrite une activité médicale du secteur privé.

Michèle Rubirola maire de Marseille !

Bravo à Michèle Rubirola qui a su, avec courage et ténacité, s’affranchir des consignes d’EELV et a privilégié la voie du rassemblement des gauches à celle de l’autonomie.

C’est un formidable espoir qui se lève dans toute notre région car ce Printemps Marseillais a montré la voie. Même si des partis comme le PS et ou le PCF ont participé à la coalition, ils n’ont pas pour autant eu un rôle majeur, ils se sont fondus dans un collectif citoyen.

Certes cela s’est fait dans la douleur avec un suspens insoutenable permis par un mode de scrutin qui peut permettre toute les combines et qu’il est urgent de modifier

J’ai connu en 1998 l’histoire des trois tours. C’était le même parfum. Les syndicalistes et les forces de gauche manifestant devant l’hôtel de région. Les deux premiers tours de scrutin le fameux vendredi noir, la peur de se faire voler la victoire par un accord entre la droite et le FN.

Et la délivrance du 3eme tour le lundi matin. C’est ce vendredi noir qui entraîna la réforme du mode de scrutin régional qui est à mon sens le meilleur. La prime à la liste arrivée en tête est de 25%. Cela suffit pour permettre une élection en toute clarté et assurer une majorité à l’exécutif. Et en même temps cela permet d’avoir des oppositions structurées.

Installation du conseil municipal

Christian Estrosi débute donc son 3eme mandat. Une seule chose domine le reste, les délégations confiées au 1er Adjoint parce que c’est toujours très politique.

Souvenez vous, en 2008, le 1er adjoint était délégué à la sécurité, c’était un colonel de gendarmerie et ce fut le mandat du sur-équipement en caméras de vidéo surveillance. La couleur était clairement annoncée et venait après une campagne où il fallait dégommer Jacques Peyrat sur ses propres thèmes.

Souvenez vous, en 2014, le 1er adjoint était un expert comptable délégué aux finances et aux transports. Ce fut le mandat de la ligne 2 du tram, de la réorganisation des transports publics et du sur-endettement de la ville et de la métropole.

Voici 2020, le 1er adjoint, un pur politique, gérera la sécurité, le logement, la rénovation urbaine et la politique de la ville.

Je vois dans ce choix, après les récents incidents qui se sont déroulés aux Moulins et aux Liserons, une logique et une cohérence. Ma seule réserve est qu’il entraîne implicitement une stigmatisation territoriale or insécurité n’implique pas forcément quartiers. C’est bien plus complexe.

Nice au Cœur sera vigilant sur la manière dont cette délégation sera conduite.