Le pouvoir doit reculer et négocier

 

Garder le cap n’empêche pas les bons marins de savoir tirer des bords, c’est ce que disait souvent Michel Rocard.

C’est ce que devrait méditer l’Élysée. il est temps que le président de la république mesure pleinement la profondeur de ce qui est est en train de se passer dans le pays.
Ce qui se dessine aujourd’hui à Nice mais partout en France même si ce mouvement est parti de chez nous, marque un tournant décisif. Le renfort des lycéens aux gilets jaunes est un acte fort.

L’État n’enverra pas les CRS charger des gamins de 15 à 18 ans qui, finalement, n’expriment que les difficultés sociales de leur parents qu’ils subissent et leur crainte d el’avenir, de leur avenir.

Aujourd’hui, à Nice les lycéens sont partout dans la rue. A Don Bosco un container est en feu, aux Eucalyptus, des palettes brulent. A Estiennes d’orves, à Calmette, à Thierry Maulnier, au Parc Impérial, cela débraye également. la voie Mathis est également bloquée par des centaines de lycéens alors que d’autre remontent l’avenue Jean Médecin.

Il est grand temps que le pouvoir tienne compte de cette lame de fond qui est en train d’arriver avant qu’il ne soit trop tard.