Il y a cinq ans, l’horreur sur Paris

Il y a cinq ans, notre pays vivait un des épisodes les plus dramatiques de son histoire contemporaine.
Sur les terrasses, au stade de France, au Bataclan, une vague d’attaques terroristes submergeait Paris et causait la mort de 130 personnes, faisant des centaines de blessés.
Cinq ans plus tard, l’étrange impression qu’il s’agit d’un perpétuel recommencement hante l’esprit des français.
Il faut dire que cette commémoration intervient dans un contexte particulier où la France s’est retrouvée touchée à trois reprises en quelques jours, avec l’attaque au hachoir à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo, l’assassinat de Samuel Paty, puis l’attentat de Nice.
Le 13 novembre 2015, les terroristes avaient orchestré une tuerie de masse, ciblant avant tout les loisirs.
En novembre 2020, ce sont les symboles de la République qui sont visés : la liberté d’expression, l’Education Nationale, un lieu de culte et à travers de lui la laïcité.
C’est cette tentative de déstabilisation de notre République qu’il nous faut combattre.
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Franchement les chaises bleues ?

Le maire de Nice vient d’ordonner le démantèlement de toutes les chaises bleues sur la promenade des Anglais.
Ainsi les niçois.e.s qui prenaient plaisir à admirer la Méditerrannée depuis la promenade des Anglais, assis sur les chaises bleues, ne pourront plus le faire pour une durée indéterminée.
J’ai souvent approuvé les mesures prises par le maire de Nice dans le strict cadre de la lutte contre la Covid mais là franchement…
Il suffisait de faire patrouiller un peu de police municipale sur la chaussée Sud de la « Prom » pour faire respecter les distances de sécurité, un siège sur deux ou sur trois occupé et on se serait évité cette décision spectaculaire qui apparaît véritablement comme une opération de communication.
Car il est évident qu’il s’agit avant tout de toucher à un symbole qui frappe l’opinion publique.
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Un 11 novembre pas comme les autres

Sur l’ esplanade devant le monument aux morts rode le fantôme de la Covid. Il y a très peu de monde.
Pourtant c’est le 100eme anniversaire de l’installation de la tombe du soldat inconnu sous l’arc de Triomphe que l’on commémore, cette flamme qui rappelle le sacrifice de nos soldats.
La date de cet armistice s’éloigne chaque année davantage de notre contemporain mais notre monument aux morts est là pour nous rappeler que 3 600 niçois furent tués pendant ce conflit mondial.
Jamais ne doit s ‘éteindre la mémoire. Ayons ensemble, dans les famille, une pensée pour nos grands pères ou arrière grands pères qui, depuis, ont rejoint ce soldat inconnu dans la postérité, qui se battirent pour une certaine idée de la France, qui furent parfois blessés dans leur chair et toujours dans leur âme.
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Un mardi noir

C’est un mardi comme nous devons espérer ne plus en revivre.
Le bilan officiel du coronavirus en France fait état de 466 décès en 24 heures dans les hôpitaux, ce mardi. . S’y ajoutent 754 décès supplémentaires dans les établissements médico-sociaux (Ehpad), « dont 363 décès (soit 48%) concernent un rattrapage de déclarations sur la semaine 44 ».
Cela fait donc 1200 morts de plus en 24 heures dont 21 chez nous.
Et j’apprend qu’il y a des appels à la révolte contre le confinement sur Snappchat ! Que certains continuent d’expliquer doctement que les chiffres sont truqués parce qu’on met tous les morts sur le dos de la Covid !
Prenez soin de vous, respectez les gestes barrières et le confinement.
Le coronavirus a tué au total 42 207 personnes en France depuis le début de l’épidémie.
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C’est le 50eme anniversaire de la mort de De Gaulle

J’avais 10 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai entendu parler de De Gaulle pendant toute ma petite enfance, l’âge où on pense qu’on ne meurt jamais.
J’avais été frappé par le fait que dans la rue, chez les commerçants, devant les écoles, pendant deux ou trois jours, les parlaient uniquement de cela. Comme si chacun se sentait touché, mon grand père paternel notamment.
Je ne comprenais pas. Tout le monde avait du chagrin et pourtant plus personne n’en voulait. Je me souviens de mai 1968,, de tout ces gens qui hurlaient dans la rue contre De Gaulle, rue Assalit, Avenue Thiers, rue Lepante.
C’était normal que je ne comprenne pas, tout cela était un peu irrationnel.
Je n avais pas l’âge de comprendre l’appel du 18 juin, la France qui fait face, la France qui résiste, l homme qui fait libérer Paris en 1er par la 2eme DB du Maréchal Leclerc.
Je n’avais pas l’âge de comprendre la fin de la guerre d’Algérie, la décolonisation.
Je ne pouvais pas comprendre que pour un homme il y a l immédiat et il y a le parcours d’ un homme, son chemin, la trace qu’il laisse. Ce que les français avaient rejeté, c’était De Gaulle dans son mandat de trop mais pas l’homme d’Etat.
C’est ce qui fait qu’aujourd’hui De Gaulle est devenu un mythe. Le dernier mythe de la France. Et que chacun essaie de s’en réclamer.
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