Cette proposition de loi soulève des risques considérables d’atteinte à plusieurs droits fondamentaux, notamment au droit à la vie privée et à la liberté d’information.
Les restrictions envisagées concernant la diffusion d’images des agents des forces de sécurité dans l’exercice de leur fonction ne me disent rien de bon. Et cette notion de malveillance n’est pas faite pour clarifier les choses.
C’est, qu’on le veuille ou non, une entrave à la liberté de la presse et au droit à l’information. Je considère que l’information du public et la publication d’images relatives aux interventions de police sont légitimes et nécessaires au fonctionnement démocratique, comme pour l’exercice de ses propres missions de contrôle du comportement des forces de sécurité.
Nous avons tous en mémoire ici à Nice ce qui est arrivé à Geneviève Legay. Toutes les vidéos ont fini par faire la lumière sur cette affaire et ont contribué à la manifestation de la vérité et à établir les responsabilités.
C’est le point le plus sensible de ce projet de loi.
Il y a d’autres problèmes comme le recours aux drones comme outil de surveillance qui permettent une surveillance très étendue et particulièrement intrusive ne présentant que peu de garanties en matière de respect de la vie privée.
La défenseure des droits considère même que l’exploitation en temps réel des images des caméras piétons des policiers, sans objectif explicite dans le texte, est susceptible de porter une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée.
Par contre je ne suis pas hostile à la possibilité pour les policiers municipaux de consulter les images des caméras de vidéo protection car ses images sont de nature à permettre l’identification des personnes. Il faut simplement strictement l’encadrer mais cela peut être très utile notamment pour les agressions physiques, voire terroristes.
Ce soir un chevauchement de réunions m’empêchera d’être à vos côtés au rassemblement de 18 heures mais il y aura des militants de Nice au Cœur qui seront présents. Vous pouvez compter sur notre soutien plein et entier.
David Nakache,Robert Injey, Philippe Pellegrini,Françoise Assus-Juttner, Michele Viale,etc.
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L’ accès au Tunnel de Tende par la Roya, à lui seul témoigne de la violence inouïe des intempéries du 2 octobre 2020. Il faudra des années pour reconstruire toute la route.
Décidément cette liaison routière est maudite. Il avait fallu des années pour que la conférence intergouvernementale franco italienne s’entende sur un tracé pour le second tube. Ensuite les travaux ont été interrompus à la suite d’une affaire maffieuse, et maintenant voilà que la route se dérobe sous l’ouvrage d’art à l’entrée du Tunnel.
Je pense qu’il ne faut pas renoncer à la reconstruction des accès à l’actuel tunnel. Car la solution alternative, poussée par les italiens, tuerait le peu de vie qu’il reste dans la Roya
En effet nous avons besoin d une liaison avec le Piémont et Cuneo , c’est indiscutable et le président Ginesy l’a rappelé avec justesse.
Mais pas avec un tunnel à la hauteur de Vievola. C’est le combat de toute la gauche depuis 1998 et des contrats de plan négociés avec Michel Vauzelle. En effet plus le tunnel sera bas, plus le tube sera long et cher.
Mais l’argumentation est aussi économique et environnementale. Un tube plus bas, c est un gain de temps qui séduira le transit international mais pas les habitants de Fontan par exemple, village qui n’a pas vocation à devenir un couloir à camions.
Les dégâts environnementaux qui suivraient, et notamment la pollution des camions sont incompatibles avec le développement touristique de la vallée.
Voilà pourquoi il faut se méfier du tunnel de Tende. Ne dit on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?
VIDEO – Interrogé ce matin sur BFM, le préfet de police des Bouches-du-Rhône a indiqué avoir assisté à des contrôles des attestations de déplacement « dans des endroits où l’on vend de la drogue ». Les dealers et les acheteurs « n’avaient pas leur attestation » précise le préfet. https://t.co/RnpHkFsQ3X
Le préfet précise que les dealers n’avaient pas leur attestation ! C’est un gag j’espère. Autant je défend la rigueur absolue sur les attestations, autant je ne considère pas la non présentation d’une attestation comme plus grave que le deal On marche sur la tête dans ce pays.
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La crise de la Covid19 est en train d’ occasionner des dégâts collatéraux très grave dans les associations de quartier et les associations d’éducation populaire.
Déjà il y a la question des salariés et des bénévoles qui côtoient chaque jour dans les quartiers des gens confrontés à la précarité dont on sait qu’ils sont parmi les plus vulnérables au virus. Il y a des salariés qui sont contaminés.
L’ autre difficulté est encore plus grave. La précarité croissante dans les familles conduit à faire des choix et à privilégier la nourriture et le logement à toute autre dépense.
Les dépenses ayant pour objet l’épanouissement des enfants (sport et culture) ne sont plus considérées comme essentielles. Résultat, il y a une baisse spectaculaire du nombre d’adhésions dans les associations, donc des rentrées de cotisations. Or les cotisations des adhérents sont, avec les subventions, les deux principales sources de revenus des associations.
Les collectivités locales et territoriales vont devoir faire un effort supplémentaire pour sauver ce tissu associatif indispensable et qui a un rôle clef pour le maintien des valeurs républicaine dans ces territoires.
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