C’est la journée internationale des migrants.

 

« Tous les migrants ont droit à une égale protection de tous leurs droits fondamentaux ». Ces principes sont consacrés dans le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. (…) En cette Journée internationale, j’exhorte les dirigeants et les populations du monde entier à donner vie au Pacte mondial, de sorte que les migrations soient bénéfiques à tous ».

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, 18 décembre 2019

Les migrants ne se déplacent jamais par plaisir. Ils fuient la violence, les conflits, la persécution, l’insécurité, la discrimination, les catastrophes naturelles ou encore la pauvreté.

La mondialisation rendra la migration internationale encore plus importante. La baisse du prix des transports et l’existence de réseaux d’information et de communication et de réseaux sociaux faciliteront encore davantage la mobilité.

Autant nous y préparer

Pendant ce temps, l’union Européenne ignore la situation de la Grèce comme elle a ignoré, un temps, l’Italie avec les conséquences politiques que nous connaissons tous.

Aujourd’hui c’est la Grèce. Les trois camps surpeuplés de Lesbos, Samos et Chios, abritent actuellement plus de 27 000 migrants pour une capacité totale de 4 500. Les migrants y vivent dans des conditions indignes.

Faudra-t-il attendre un retour aux affaires de l’extrême-droite pour que l’Europe se penche « enfin » sur cette situation ?

Les sardines

 

En politique, il y a toujours un élément déclencheur quand un mouvement se crée.
Ce qui se passe chez nos voisins italiens avec
le mouvement des sardines n’échappe pas à cette règle

L’événement qui a tout déclenché, c’est la victoire écrasante, fin octobre en Ombrie, de la Ligue. Voir l’extrême-droite à la tête de cette région du centre du pays est d’autant plus fort symboliquement que l’Ombrie était historiquement une terre dirigée par la gauche.
Avec la Toscane et l’Emilio-Romagne, ce sont les trois régions traditionnellement rouges de l’Italie.

Dans le même moment, une sénatrice ayant survécu à la Shoah, Liliana Segre, a été la cible de très violentes attaques antisémites, notamment sur Internet. Au point d’être placée sous protection policière le 7 novembre, et ce jusqu’à sa mort. C’est la première fois que la police protège une personne dans un dossier qui n’a rien à avoir avec la mafia.

Depuis des dizaines de milliers de manifestants se rassemblent dans les villes italiennes, notamment dans celles où se déplace Mateo Salvini, pour dénoncer la haine portée selon eux par l’extrême droite.

Car c’est bien le parti d’extrême-droite de la Ligue qui est visé. Son leader, Matteo Salvini, a beau avoir quitté le pouvoir fin août dernier, il mène activement campagne à l’occasion des élections régionales.

C’est pour empêcher un possible retour de Salvini au gouvernement et son parti de prendre la tête de grosses collectivités que les « sardines » se sont mobilisées.

Ce mouvement est en pleine progression. A suivre donc avec attention.

Nos oliviers sont en danger !

 

Sans être alarmiste, il faut être lucide. Nos oliviers sont en danger. Ils sont attaqués par une bactérie, la Xylella Fastidiosa et par sa souche la plus virulente.

Je sais l’attachement que peut avoir un paysan, un agriculteur pour cet arbre chargé de symbole et partie intégrante de notre culture.

Aussi je salue la décision prise, certainement la mort dans l’âme, d’abattre les arbres malades et ceux à proximité immédiate.

Il est vraisemblable que d’autres arbres soient contaminés, il faudra continuer. Ceux qui en doutent n’ont qu’à aller faire un tour dans les Pouilles où la bactérie a fait des ravages. Des champs entiers décimés et une vision de désolation.

Nous devons tout faire pour sauver nos oliviers parce que c’est un arbre magnifique qui orne nos collines, nos restanques et dont on tire la meilleure des huiles.

L’olivier c’est l’arbre de toute la Méditerranée, il incarne plusieurs symboles :

C’est un symbole de paix, nous en avions fait avec Michel Vauzelle, le symbole de notre région.

C’est aussi un pare feu, l’arbre qui se consume le moins vite et dont on avait fait le symbole de la protection contre la flamme du Front National.

Bravo à l’Italie qui a pu se débarrasser de Salvini

 

Ce qui vient de se passer en Italie doit en faire méditer plus d’un. Parfois en politique il y a des manœuvres et il arrive que leurs effets échappent à leur concepteur et que ça lui « pète à la gueule ».

Matteo Salvini vient d’en faire l’amère expérience et tous les républicains d’Europe doivent s’en réjouir.

Gonflé par les sondages, il n’a pas hésité à faire éclater la coalition qu’il formait avec le M5S, persuadé de remporter haut la main les prochaines élections législatives et d’avoir une majorité absolue pour gouverner l’Italie à sa guise.

Simplement il n’avait pas prévu le scénario le plus improbable, un renversement de coalition à l’initiative du Parti Démocrate (PG) s’alliant avec les M5S.

Ensemble, et bien que très éloigné l’un de l’autre, leur alliance est d’abord motivée par la nécessité de se débarrasser de Matteo Salvini. Après de difficiles tractations, un accord de gouvernement a été trouvé et le nouveau gouvernement a prêté serment jeudi.

Cette nouvelle coalition est un savant dosage entre le M5S et le parti démocrate qui, moins de deux ans après avoir perdu le pouvoir, s’est remis en selle.

Le 1er ministre, Giuseppe Conte eut plus de social, plus d’écologie et surtout négocier des marges de manœuvre budgétaires à Bruxelles. Au ministère de l’intérieur, Matteo Salvini est remplacé par une ministre Luciana Lamorgese grâce à laquelle on devrait arrêter de voir des bateaux de réfugiés d’ONG bloqués en mer et on reviendra à la situation antérieure lorsque l’Italie appliquait le droit international maritime.

Il faut bien comprendre que le M5S a accepté ce compromis pour éviter des élections anticipées tant que Matteo Salvini reste haut dans les sondages. La ligue aurait gagné, le parti démocrate aurait bien résisté et le M5S se serait écroulé. Ici leur leader Luigi Di Maio est ministre des affaires étrangères. Le PD contrôle quant à lui l’économie. Les deux partenaires ont intérêt à la réussite de ce gouvernement.

En attendant, la situation va se détendre en Europe après les incessantes provocations de Salvini qui, finalement, ont eu raison de lui-même.

Open Arms : Salvini joue la confusion

 

Même si le responsable de cette situation est l’actuel ministre de l’intérieur Mateo Salvini, on ne peut pas présenter la situation de l’Open Arms comme le résultat d’un bras de fer entre l’Italie et l’Espagne. Et cela même s’il s’agit de Lampedusa et même si l’Open Arms est le navire d’une ONG espagnole.

Je réaffirme que le port de Nice n’a pas vocation à accueillir des migrants. Il n’en a ni l’infrastructure, ni la dimension. Je considère que c’est à Marseille d’assumer cette responsabilité pour la France, dans le cadre d’une coordination avec l’Espagne, l’Italie, la Grèce, et Malte.

Mais comme tous les ports, celui de Nice peut être amené à jouer le rôle de « port sûr » face à une situation de détresse et d’urgence humanitaire.

Or c’est le cas et dès lors ce débat mérite d’être posé même si c’est finalement un navire militaire espagnol qui est en route pour récupérer ces migrants.

Car si 27 mineurs ont pu être secourus, et débarqués il reste une centaine de migrants à bord, bloqués depuis 19 jours au large de Lampedusa.

Les conditions de vie à bord se compliquent et depuis hier la situation n’est plus sous contrôle, certains n’hésitant plus à se jeter à la mer pour tenter de gagner la côte à la nage.

Six pays de l’union Européenne, la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie et l’Espagne se repartiront les naufragés, la France, avec 40 migrants en accueillant la plus grande partie.

Matteo Salvini qui vient de faire exploser la coalition gouvernementale n’accueillera plus un seul migrant sur le sol italien jusqu’à ce que les élections législatives aient lieu. En effet plus il résiste à l’Europe, plus il monte dans les sondages en flattant le populisme.