Random header image... Refresh for more!

Catégorie — Proche-Orient

Mosquée En Nour, cette affaire devient délirante !

 

48 heures après qu’ai été rendue publique, l’information du refus du préfet de signer la déclaration d’utilité publique pour une crèche à la place de la mosquée En Nour, le maire de Nice repart à l’offensive.

Il a pourtant déjà perdu 6 fois entre le Tribunal administratif, la cour administrative d’appel et le conseil d’Etat. La ville a même échappé de très peu au paiement d’astreintes pour avoir tout fait pour retarder l’ouverture.

L’article 40 déposé au nom de la ville de Nice pour l’ opacité supposée des fonds saoudiens ayant permis l’acquisition, et des abus de biens sociaux présumés d’entreprises ayant effectué les travaux a fait l’objet d’un classement sans suite de la part du procureur de la République.

Mais voilà qu’il dépose de nouvelles plaintes. Ou il est complètement stupide, hypothèse que je balaie d’un revers de main, ou alors il le fait alors qu’il sait pertinemment qu’il va perdre à nouveau.

La question devient dès lors : pourquoi ?

J’en arrive à la conclusion que nous sommes face à une démarche purement politicienne.

-il ne supporte pas de s’être fait avoir sur ce dossier

-avec une bonne communication, cette fausse résistance lui permet d’envoyer périodiquement des signaux aux électeurs du FN dans une triangulation dont il a le secret.

Et survient la dernière question : il serait temps de lui demander des comptes sur le coût total des frais de contentieux et de justice payés par le contribuable niçois pour cette affaire qui date bientôt de 10 ans.

janvier 23, 2019   Commentaires fermés sur Mosquée En Nour, cette affaire devient délirante !

Conseil municipal du 12 octobre 2018 : vote pour une subvention à la ville de Tunis

 

Subvention à la ville de Tunis pour l’organisation d’un colloque avec le réseau Euromed consacré à la prévention de la radicalisation.
Je suis intervenu pour soutenir cette délibération présentée par la majorité face à de violentes attaques du FN parce que Tunis, comme Nice, a été une ville martyr du terrorisme, parce que le processus démocratique en Tunisie doit être soutenu y compris par ce type de colloques internationaux, et parce que je me sens totalement solidaire des français d’origine tunisienne et des tunisiens résidents à Nice.

octobre 12, 2018   Commentaires fermés sur Conseil municipal du 12 octobre 2018 : vote pour une subvention à la ville de Tunis

Des Tunisiennes ont défilé pour que les hommes cessent d’hériter le double des femmes.

S’il y a un autre combat intéressant actuellement au nom de l’égalité hommes-femmes c’est celui qui concerne
l’égalité en matière d’héritage qui est « un droit, pas une faveur ». Plusieurs milliers de femmes ont défilé pour réclamer l’égalité des sexes dans l’héritage. C’est un des derniers bastions du patriarcat dans la loi tunisienne.

En août dernier, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a prononcé un discours très important à l’occasion de la journée des femmes et relancé le débat sur cette question sensible, jugeant que la Tunisie se dirigeait inexorablement vers l’égalité « dans tous les domaines ».

Ce président, dernier des barons du bourguibisme, agé de plus de 90 ans s’inscrit dans cette tradition, très attachée aux progrès sociétaux, qui a légalisé l’avortement en Tunisie en 1973, soit un an avant la France.

Les propos tenus par le Président Tunisien tendraient à vouloir modifier le code successoral afin que les hommes n’héritent plus systématiquement du double de ce qui est légué aux femmes. Une mesure, fondée sur le droit islamique, qu’une majorité de Tunisiens ne souhaitent pas voir réformer, selon plusieurs sondages. La vigueur des contre-manifestations l’a démontré.

Le dossier sur l’égalité dans l’héritage a été confié à la commission pour les libertés individuelles, mise sur pied par la présidence pour réformer lois, directives et autres textes entravant les libertés.

A priori, vu les nombreuses résistances, on s’orienterait vers une demi-mesure (qui serait déjà un grand pas).  Il s’agirait de proposer aux familles qui le souhaitent de pouvoir choisir de répartir « également » l’héritage entre fils et filles, sans imposer cette égalité dans la loi.

C’est sans aucun doute ce qui motive les manifestations de femmes de ces derniers jours. C’est en tout cas une actualité intéressante à suivre dans un pays qui, une fois de plus, nous étonne.

août 22, 2018   Commentaires fermés sur Des Tunisiennes ont défilé pour que les hommes cessent d’hériter le double des femmes.

Le vent de la Liberté souffle à nouveau sur Mossoul !

Mossoul

La reconquête de Mossoul, dont l’Etat islamique (EI) avait fait son principal bastion en Irak, est la victoire la plus importante de l’armée irakienne face à l’EI. L’offensive, lancée en octobre 2016 contre les djihadistes du groupe État islamique, a été menée par les forces armées irakiennes soutenues par la coalition menée par les États-Unis, à laquelle la France participait.

Cette victoire militaire, déterminante, ne doit cependant pas faire oublier une crise humanitaire majeure, marquée par l’exode de centaines de milliers de civils selon l’ONU. Mossoul avait une dimension très symbolique pour l’EI : son chef Abou Bakr al-Baghdadi y avait fait en juillet 2014 son unique apparition publique après avoir proclamé le « califat », au nom duquel tant d’atrocités ont été commises.

Désormais, il reste Racca où doit se trouver Al Baghdadi s’il n’est pas déja mort comme le revendiquent les russes.

Nous devons rendre hommage à nos soldats qui ont contribué, aux côtés d’autres, au sein de la coalition, à ce que le vent de la liberté souffle à nouveau sur Mossoul.

Emmanuel Macron a d’ailleurs déclaré que « les pensées de la France vont aujourd’hui vers tous ceux qui, en Irak, ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre la liberté face à l’horreur terroriste : membres des forces de sécurité irakiennes, peshmergas, volontaires. Elles vont aussi vers les populations civiles qui ont eu à endurer le joug de Daesh et la violence des combats ».

Mais, a souligné le chef de l’État, « la campagne de la Coalition internationale n’est pas achevée et la lutte contre Daesh doit être poursuivie avec détermination. La libération de tout le territoire irakien est en cours, tout comme l’anéantissement des bastions de Daesh en Syrie, en particulier à Raqqa et dans la vallée de l’Euphrate ».

juillet 10, 2017   Commentaires fermés sur Le vent de la Liberté souffle à nouveau sur Mossoul !

Révolution du Jasmin : neuf mois après …

 

Neuf mois après la Révolution du Jasmin qui a chassé l’ex-président Ben Ali et donné le coup d’envoi du printemps arabe, les Tunisiens se sont rendus aux urnes lors du premier scrutin libre de leur histoire. « Sur les 4,1 millions de personnes inscrites, plus de 90 % ont voté », a notamment déclaré le secrétaire général de l’ISIE, la commission électorale indépendante.

Le Président de la commission, Kamel Jendoubi, a toutefois fait état à la mi-journée de certaines « irrégularités » dans le déroulement du scrutin, citant notamment des « pressions sur les électeurs analphabètes » et des « SMS envoyés pour influencer le vote », sans citer aucun parti. Certes, ces pratiques sont critiquables. Mais au fait,  l’UMP n’est-elle pas tout autant la championne des SMS, voir des coups de fil directement au domicile des gens ? Nous n’avons pas beaucoup de leçons à donner de ce côté-là!

Les 8000 bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 7 h  et ont les ont fermées à 19 h. Au petit matin, jeunes et moins jeunes formaient déjà de longues files d’attente. La majorité d’entre eux votaient pour la première fois. «Avant, je ne faisais aucun effort pour venir voter, c’était une mascarade », raconte Salma Cherif, un médecin de 48 ans, en quittant le bureau de Mutuelleville, un quartier chic de la capitale, Tunis. Son index était couvert d’encre bleue, la marque indélébile que vont porter tous les votants pendant 48 heures.

« C’est un instant que nous attendions depuis longtemps », témoignait Ahmed, 50 ans, rencontré dans la file d’attente longue de plusieurs centaines de mètres devant un centre électoral de Tunis. «Comment aurais-je pu le manquer ? Dans quelques instants, nous allons entrer dans l’histoire », avait-il ajouté.

C’est bien cela la première leçon qu’il faut retenir de ce scrutin. Il a été une réussite au plan de son organisation, du taux de participation et chaque tunisien peut aujourd’hui exprimer une légitime fierté, celle d’avoir fait basculer son pays dans le cercle des états démocratique et d’être le premier pays du monde arabo-musulman à avoir poussé si loin la démocratie, puisqu’il s’agit d’une constituante. C’est à dire que ce sont les représentants du peuple, 217 au total, élus par le peuple qui vont écrire la constitution de leur pays.

Quelque 42 000 militaires et policiers ont été déployés pour assurer la sécurité du vote. Plus de 13 500 observateurs locaux et internationaux ont surveillé le déroulement du scrutin et environ 1500 journalistes, venus des quatre coins du monde, ont couvert l’événement. Les élections libres en Tunisie sont devenues un évènement planétaire.

Venons en maintenant au résultat !

Le vent de liberté qui a soufflé sur la Tunisie, premier pays du monde arabe à s’être émancipé d’un pouvoir autocratique, a incontestablement profité aux islamistes du parti Ennahda (Renaissance). Interdit sous Ben Ali, et durement réprimé sous l’ancien régime, Ennahda a été légalisé en mars. Durant la campagne, son chef, Rached Ghannouchi, a cherché à rassurer. Il s’est réclamé d’un islam modéré proche du parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie, l’AKP. Il a aussi promis de ne pas toucher au statut de la femme et prôné un gouvernement de large union. Malgré les promesses de Ghannouchi, le camp laïc demeure inquiet. Il craint qu’en cas de large victoire, Ennahda puisse imposer des bouleversements sociétaux remettant en cause les valeurs laïques de la Tunisie.

La démocratie ne s’apprend pas du jour au lendemain. La structuration de la vie politique a également besoin de temps. Or il est incontestable que la chute de Ben Ali a pris de cours ses opposants. Les seuls à être immédiatement opérationnels étaient ceux qui s’étaient structurés dans la clandestinité tel, justement, le parti Ennahda. Ceux-là ont entamé cette élection avec une bonne longueur d’avance. En ayant pour slogan principal, la promesse du paradis, il n’est pas difficile de faire des voix dans un contexte économique et social très difficile où le taux de chômage est très important et où personne ne décèle, dans les différents programmes, le moindre échappatoire à la crise ou à la pauvreté.

Il faut également avoir conscience que le résultat des partis islamistes est beaucoup plus fort dans les régions du Sud pauvres, où il avoisine parfois les 50% – dans la région de Kasserine notamment – qu’à Tunis, capitale, moteur économique et culturel du pays, ou ce score est bien moins important.

Ce qui m’inquiète le plus est le résultat d’Ennahda en France : il est supérieur de 5 points à ce qu’il est en Tunisie ! 37% contre 32%. En toute logique, il aurait du être moindre pour des gens vivant sur notre sol, et évoluant dans une République laïque. C’est le témoignage d’un terrible échec pour notre société. Pour la première fois, on peut le quantifier et mesurer ainsi à quel point les capacités intégratrices de notre République ont failli.

octobre 26, 2011   Commentaires fermés sur Révolution du Jasmin : neuf mois après …