Liban-France, des liens historiques toujours vivaces.

Après la terrible explosion de nitrate d’ammonium qui a partiellement rasé Beyrouth, la France organise une opération de solidarité de grande envergure.

Six tonnes de matériel médical sont déjà arrivés sur place avec des urgentistes et des marins pompiers de Marseille.

Le président Macron sera à Beyrouth ce matin même. Les collectivités territoriales s’engagent, la Région Sud, le conseil départemental des Alpes-Maritimes. Je ne doute pas que la métropole fera également un geste.

Notre région et Nice en particulier abritent une importante communauté libanaise.

Tout cela s’explique par l’histoire, cette histoire si souvent attaquée ces derniers temps.

Le Liban a passé 25 années sous mandat français au sortir de la Première Guerre mondiale. En vue de la dislocation de l’Empire Ottoman, l’Irak et l’actuelle Palestine furent attribués à la Grande-Bretagne par la Société des Nations (SDN). Pour des raisons culturelles et historiques, la France eut un mandat pour le Liban.

Cette sorte de protectorat débuta en 1920.
La France s’engagea à mener le pays à l’indépendance quand le niveau de développement économique et politique serait jugé suffisant.

C’est en 1936 qu’un premier traité d’indépendance fut signé par la France, gouvernée par le Front populaire mais ce n’est qu’en 1943 que la France Libre accorda l’indépendance définitive et que l’État du Liban fut créé.

Depuis les liens entre la France et le Liban ont toujours été très forts. C’est ce qui explique l’émotion qu’a suscité en France ce drame.

« Wadjda », un vrai coup de cœur !

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait une petite incursion dans le cinéma

Mais « Wadjda » le mérite amplement. J’ai vu ce film sur Arte. Un très beau film, une belle histoire, tellement bien interprétée. Je n’imaginais pas qu’il existe un cinéma saoudien aussi abouti.

C’est une comédie teintée d’amertume, qui raconte le choc entre une petite fille rebelle et un ordre établi qui n’a pas prévu d’autre place pour elle que celle d’épouse et mère. Par certains côtés, ce film m’a rappelé « la vie est belle » dans sa manière de mêler le présent et le suggéré.

En Arabie Saoudite, le vélo est interdit aux filles.

On découvre Wadjda à l’école, dans un groupe de fillettes vêtues de longues robes noires, la tête découverte et en baskets. Sur le chemin entre l’école et la maison, son regard va être attiré par un velo, dont l’usage est interdit aux filles.

Wadjda va faire des efforts considérables pour en faire l’acquisition, efforts qui sont mis en scène avec un humour si délicat.

Un vrai moment de bonheur.

Beaucoup de tristesse en apprenant la mort de Beji Caid Essebsi, président de la Tunisie décédé ce jour.

 

Une pensée pour tous mes amis tunisiens et franco-tunisiens.

Il a montré le chemin de la démocratie en étant le premier président démocratiquement élu en 2014, trois ans après la chute de Ben Ali. Son décès est intervenu le jour où la Tunisie célèbre la proclamation de la République en 1957.

Huit ans après la révolution, il avait la lourde tâche de consolider cette démocratie et de renforcer la Tunisie au plan économique et sécuritaire affrontant un taux de chomage persistant à 15% et plus chez les jeunes, et, périodiquement des attaques djihadistes dont celle très symbolique du Bardo.

Il y aura consacré ses dernières forces.

SOS Méditerranée de nouveau sur le pont !

 

SOS Méditerranée nous annonce son retour en mer et je salue ce retour. Ce ne sera plus avec l’Aquarius qui a sauvé tant de vies et qui est devenu un symbole mais avec un nouveau bateau.

Ce navire est déjà en mer et il fait route vers la Méditerranée. Ce nouveau bateau s’appelle Ocean Viking. Il est rouge et blanc, conçu pour le sauvetage en mer, et il bat pavillon norvégien. Il fait 69m de long, est robuste, plus rapide et plus récent que l’Aquarius. Il peut accueillir les rescapés dans de bonnes conditions.

Les bénévoles l’ont aménagé pendant plusieurs semaines pour y installer plusieurs abris pour les rescapés, la clinique de leur partenaire médical, Médecins Sans Frontières et leurs équipements de sauvetage.

Alors qu’il n’existe plus, depuis juin 2018, de mécanisme de débarquement en Méditerranée centrale, les militants de SOS Méditerranée sont conscients que chaque sauvetage peut être suivi de journées éprouvantes de recherche d’un port sûr et de négociations avant de pouvoir débarquer les rescapés.

Ce navire a donc été spécialement équipé pour affronter de plus longs séjours en mer.

Cette année encore, des hommes, des femmes et des enfants continuent à prendre la mer, « entassés » sur des embarcations de fortune pour fuir la Libye où règnent les exactions, la torture et une guerre civile qui s’intensifie ces derniers mois.

Ces personnes en détresse sont le plus souvent interceptées par les garde-côtes libyens et ramenées vers l’enfer qu’elles cherchent justement à fuir ou – en l’absence de moyens de sauvetage suffisants – disparaissent en mer, sans témoin. En 2019, le taux de mortalité n’a jamais été aussi élevé en Méditerranée centrale. Selon l’OIM, au moins 20 000 personnes sont mortes noyées en Méditerranée ces cinq dernières années.

Savoir que l’Océan Viking va patrouiller en Méditerranée est réconfortant pour tout ceux qui considèrent ces enjeux comme prioritaires et qui ne peuvent se contenter d’un lancer de fleurs dans la baie des Anges même s’il s’agit d’un geste symbolique fort.

Solidarité avec le peuple Tunisien !

 

Le fondamentalisme vient encore de frapper La Tunisie en plein centre de Tunis.

Deux attentats-suicides ont été perpétrés vers midi à Tunis. Un premier kamikaze s’est fait exploser près d’une voiture de police, rue Charles-de-Gaulle, tout près de la célèbre avenue Habib-Bourguiba, très connue des passants et des touristes. Un policier a été tué et un autre a été blessé, tout comme trois civils.

Peu après, un autre kamikaze a fait exploser sa charge près d’un commissariat de police dans le quartier d’Al Karjani, toujours dans la capitale tunisienne, faisant quatre blessés parmi les forces de l’ordre, selon un premier bilan du ministère de l’Intérieur tunisien.

Je suis triste pour la Tunisie qui essaye de se remettre des différents attentats perpétrés sur son sol lors des dernières années.

Le fait que ces attentats interviennent au mois de juin n’est pas un hasard. Cette action a pour objectif de fragiliser l’économie de la Tunisie basée essentiellement sur le tourisme. Plus la crise économique est grave et le chômage important, plus le fondamentalisme progresse sur la misère.

Mais le peuple Tunisien se remettra de cet énième attaque et si vous aviez prévu de passer vos vacances en Tunisie, comme je l’ai moi-même fait l’an passé, ne cédez pas à la peur. C’est la meilleure façon de venir en aide à ce pays.