Beaucoup de tristesse en apprenant la mort de Beji Caid Essebsi, président de la Tunisie décédé ce jour.

 

Une pensée pour tous mes amis tunisiens et franco-tunisiens.

Il a montré le chemin de la démocratie en étant le premier président démocratiquement élu en 2014, trois ans après la chute de Ben Ali. Son décès est intervenu le jour où la Tunisie célèbre la proclamation de la République en 1957.

Huit ans après la révolution, il avait la lourde tâche de consolider cette démocratie et de renforcer la Tunisie au plan économique et sécuritaire affrontant un taux de chomage persistant à 15% et plus chez les jeunes, et, périodiquement des attaques djihadistes dont celle très symbolique du Bardo.

Il y aura consacré ses dernières forces.

SOS Méditerranée de nouveau sur le pont !

 

SOS Méditerranée nous annonce son retour en mer et je salue ce retour. Ce ne sera plus avec l’Aquarius qui a sauvé tant de vies et qui est devenu un symbole mais avec un nouveau bateau.

Ce navire est déjà en mer et il fait route vers la Méditerranée. Ce nouveau bateau s’appelle Ocean Viking. Il est rouge et blanc, conçu pour le sauvetage en mer, et il bat pavillon norvégien. Il fait 69m de long, est robuste, plus rapide et plus récent que l’Aquarius. Il peut accueillir les rescapés dans de bonnes conditions.

Les bénévoles l’ont aménagé pendant plusieurs semaines pour y installer plusieurs abris pour les rescapés, la clinique de leur partenaire médical, Médecins Sans Frontières et leurs équipements de sauvetage.

Alors qu’il n’existe plus, depuis juin 2018, de mécanisme de débarquement en Méditerranée centrale, les militants de SOS Méditerranée sont conscients que chaque sauvetage peut être suivi de journées éprouvantes de recherche d’un port sûr et de négociations avant de pouvoir débarquer les rescapés.

Ce navire a donc été spécialement équipé pour affronter de plus longs séjours en mer.

Cette année encore, des hommes, des femmes et des enfants continuent à prendre la mer, « entassés » sur des embarcations de fortune pour fuir la Libye où règnent les exactions, la torture et une guerre civile qui s’intensifie ces derniers mois.

Ces personnes en détresse sont le plus souvent interceptées par les garde-côtes libyens et ramenées vers l’enfer qu’elles cherchent justement à fuir ou – en l’absence de moyens de sauvetage suffisants – disparaissent en mer, sans témoin. En 2019, le taux de mortalité n’a jamais été aussi élevé en Méditerranée centrale. Selon l’OIM, au moins 20 000 personnes sont mortes noyées en Méditerranée ces cinq dernières années.

Savoir que l’Océan Viking va patrouiller en Méditerranée est réconfortant pour tout ceux qui considèrent ces enjeux comme prioritaires et qui ne peuvent se contenter d’un lancer de fleurs dans la baie des Anges même s’il s’agit d’un geste symbolique fort.

Les travailleurs sociaux doivent ils être les garants de la promesse républicaine ?

 

C’est la question que je me suis posée en fin d’après midi à l’IESTS ou se déroulait la cérémonie de remise de diplômes.

Cet institut est en plein développement et il regroupe désormais un millier d’étudiants et environ 70 salariés. Désormais présidé par une vieille connaissance, Albert Marouani, ancien président de l’université de Nice, il a désormais des ambitions méditerranéennes puisque deux conventions ont été passées avec le Maroc.

Avant les interventions convenues des élus le directeur, Philippe Fofana, a rappelé que sa mission était de former aux métiers du social.

En l’écoutant avec beaucoup d’intérêt il a bien entendu rappelé les résultats exceptionnels obtenus cette année  qu’il s ‘agisse des assistantes sociales, des éducateurs, des éducateurs-jeunes enfants. Tous les Majors de promotion ont défilé.

Mais ce dont parlait Fofana allait bien au delà des réussites individuelles, il était entrain de passer à cette promotion un message au moment de leur entrée en vie active, soit au Conseil Départemental, soit dans une association ou un CCAS.

C’est que chacun, dans le monde du social, est plongé dans un défi sans cesse renouvelé et de plus en plus difficile à relever : combattre les inégalités, accompagner les détresses sociales, répondre aux attentes, en matière de logement, de santé, d’accès aux droits, d’insertion.

Ce défi plus grand que leur engagement porte un nom qui colle à notre devise républicaine : la solidarité. C’est en ce sens que les travailleurs sociaux deviennent les garants d’une promesse républicaine, qui est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Ils rejoignent parmi les garants de cet idéal les enseignants, ces fameux hussards de la République qui, désormais, n’y arrivent plus seuls.

Beaucoup de monde à cette remise de diplômes.

Migrations : perception et réalité en Italie

 

Très intéressante initiative à laquelle j’étais invité prise par L’ASPEICA et Laura Albanese, qui recevaient à la Passerelle, Oliviero Forti, auteur d un rapport sur les migrations pour le compte de Caritas, Anneline Sabadel du Forum des réfugiés, et l’universitaire Yvan Gastaut pour évoquer l’enjeu des migrations.

75% des migrations en Italie proviennent de l’Afrique et 25% du Moyen Orient. Les Italiens pensent que 25% de la population est d’origine étrangère et qu’elle est abandonnée par l’UE 64% d’entre eux font un lien entre l’immigration et les maladies.

La réalité est différente. L’Italie est le 5eme pays d’ accueil en Europe et 8,5% de la population est d’origine étrangère.

Le rôle de Caritas est très important et cherche à promouvoir des corridors humanitaires pour que les migrants évitent l’enfer de la Libye.

Olivier Forti à conclu son propos en disant qu’il y a 5 ans, il était fier de dire qu’il travaillait pour une ONG en Italie. Aujourd’hui il faut faire attention car ce n’est pas bien vu, il y a beaucoup de racisme y compris chez les chrétiens.