Nouvelle fusillade aux Moulins

Une nouvelle fusillade s’est produite ce matin aux Moulins à 9 heures devant le Casino à une heure où le quartier est très fréquenté.

Bien entendu cela nourrit le fond de commerce de Phillippe Vardon et du Rassemblement National, pris d’une agitation médiatique.

Le maire de Nice a obtenu un renfort de 60 policiers du ministre de l’intérieur ce dont s’est félicité le 1er adjoint Anthony Borré qui dans un tweet a demandé à ce que ces renfort soient pérennisés afin,conclut il, de faire un travail de fond.

De quel travail de fond s’agit-il ? Moi le travail de fond je le conçois plutôt avec des éducateurs qu’avec des policiers. Les renforts de police, on s’en sert pour ramener l’ordre et le calme avec quelques interpellations pas pour faire du travail de fond.

C’est à ce genre de propos qu’on voit bien qu’il y a encore une droite et une gauche dans ce pays et dans cette ville.

Ce n’est pas l’accès à la plage qu’il faut interdire après 22 h, c’est la consommation d’alcool sur la plage.

On ne peut pas faire d’angélisme en la matière. C’est bien beau le discours sur le partage le lien social etc, mais ce ne sont pas ceux qui le tiennent cela qui, le matin, trouvent leur véhicule endommagé, la porte de leur immeuble fracassée et j’en passe.

Il y a problème et il faut le reconnaître.

Parce que le reconnaître c’est mieux identifier et donc avoir une réponse mieux adaptée. En ce sens l’interdiction de l’accès à la plage et l’évacuation des plages à 22 heures ne me paraît pas la bonne réponse.

Elle pénalise une fois de plus les gens modestes et sans histoire, ceux qui n’ont pas de balcon, pas de terrasse, pas de jardin qui allaient prendre l’air, retrouver des amis, de la famille, partager un pan bagnat à la fraîche, comme cela se fait depuis toujours.

Elle fait courir potentiellement un risque dans la ville où vont se replier les bandes, car tout ceci est la réponse à quelques bandes alcoolisées qui ont choisi d’exister par la violence et les dégradations

C’est donc sur la consommation d’alcool et de stupéfiants sur la plage qu’il faut agir. C’est cela qu’il faut interdire et ensuite se donner les moyens d’interdire.

C’est pourquoi j’ai demandé au maire de Nice de prendre un arrêté municipal en ce sens et si c’est déjà fait, de le faire appliquer ! #Nice06 #plage #alcool #insecurite #baiedesanges https://t.co/Tvi6o7mZEE

Plus globalement on s’achemine vers une vaste réflexion sur la réorganisation et la redéfinition des missions de la police municipale, la question de l’accès aux plages en fera partie.

Nice : pas de nouveaux moyens pour lutter contre la violence.

C’était tout de même ce qu’attendait la ville de Nice confrontée à de nouvelles difficultés de plusieurs ordres.

– la situation explosive du quartier des Liserons gangrené par le trafic de stupéfiants

– la reprise des « affaires » au quartier des Moulins

– enfin ce phénomène de bandes qui descendent le soir à Castel plage, aux Ponchettes, envahissant le domaine public et souvent fortement alcoolisé, souvent suite à un appel partant des réseaux sociaux.

Le maire de Nice voulait davantage de policiers, il aura davantage de pouvoir de police. Le périmètre de compétences susceptibles d’être traité par des arrêtés municipaux sera donc élargi.

Sous couvert de s’appuyer sur les maires, d’ajuster au plus près des besoins pour être efficace, cela va creuser les inégalités sur la politique en matière de sécurité dans les communes.

En tout cas il est clair qu’à chaque fois qu’on aura un problème on ne va pas pouvoir faire appel à une compagnie de CRS, ce n’est pas leur mission.

30 km/h en ville : un vrai débat.

Dans le projet de Nice au Cœur, la limitation de vitesse à 30 /h était à l’ordre du jour. Non pas sous la forme d’une généralisation mais sous forme d’une extension<

Nous proposions, quartier par quartier, en liaison avec les comités de quartier et les conseils de quartiers de définir ce qui devait rester à 50 km/h et ce qui pouvait être abaissé à 30 kms / .

Il en était ainsi de la totalité des groupes scolaires mais il fallait aller plus loin notamment à proximité de grands équipements publics, de zones 30 s’imposant d’elles mêmes en cas de réduction du nombres de voies de circulation, etc.

Nous voulions promouvoir cette démarche avec un objectif précis, diminuer de 25% le nombre d’accidents matériels et corporels afin de rendre la ville plus apaisée et plus sûre.

Par contre étendre la zone 30 à toute la ville ne me paraît pas être une bonne solution.

Restaurer l’autorité de l’ État dans les quartiers

 

C’était l’une des propositions de Nice au Cœur. La reconquête républicaine de quartiers abandonnés, où L’État a reculé, doit être une priorité.

Ce qui vient de se passer aux Moulins hier soir est inadmissible. Un médecin, à fortiori, de SOS Médecins, qui intervient pour visiter un malade, ne peut pas, ne doit pas être empêché d’intervenir. Dans cette période spéciale, où le Covid19 peut frapper à tout moment, c’est mettre en plus en danger la vie d’autrui.

La réponse de Joëlle Martinaux, le refus d’intervenir aux Moulins pour les médecins de SOS est tout autant inadmissible. L’immense majorité des habitants du quartier des Moulins ne mérite pas cette double peine. Ils doivent avoir accès à tous les services de santé y compris SOS le soir.

Et c’est à l’État de le garantir. Et c’est à la ville et à la police municipale de se coordonner pour avoir le maximum d’efficacité, assurer le libre accès des médecins, pompiers dans tous les quartiers et faire respecter le couvre-feu notamment dans les zones de deal. .

La vidéo-protection n’est pas dans ces zones, la réponse adéquate, seule la PRÉSENCE HUMAINE peut répondre à ce défi y compris le soir.

C’est ce que je demande et je préfère cette solution mixte police nationale, police municipale au déploiement de l’armée qui commence à être préconisé et qui serait stigmatisante et plus liberticide.