Le tract scandale.

Un flyer d’un genre un peu particulier a envahi les parebrises des véhicules garés au parking Acropolis et dans les rues avoisinantes

Ce tract qui a l’allure d un tract de supermarché indiques les montants à débourser pour de la cocaïne, du MDMA et de la moula (cannabis) et le lieu : impasse des Liserons.

Cela dépasse l’entendement. Immédiatement le maire condamné avec la plus grande fermeté et Vardon lui emboîté le pas, ravi de l’aubaine.

Si effectivement ce tract est parti des Liserons, je dis à Christian Estrosi et au préfet des AM qu’il n’y a plus besoin d’aller voir les misérables au cinéma, il suffit d’aller se balader là haut.

Mais moi, j’ai indiqué qu’à ce stade je n’excluais rien et j’espère que toute la lumière sera faite dans les meilleurs délais possibles.

Pour tout dire je ne crois pas à cette affaire. Je ne vois pas l’intérêt des dealers des Liserons à venir tracter en ville pour se faire de la publicité et attirer l’attention sur eux. La cité des Liserons est nationalement connue des délinquants et des consommateurs qui savent parfaitement où aller s’approvisionner sans plan. Cette affaire ne peut que déboucher sur une descente de la police avec de nouvelles interpellations qui seront remplacées dès le lendemain pour que le business reparte. Cela ne peut que gêner le trafic.

Voilà pourquoi je n’exclus rien. En tout état de cause il faut savoir et vite.

Une fissure au viaduc d’Eze.

 

C’est une information révélée par Nice Matin dans le cadre d’une opération transparence que j’ai réclamée dès hier matin par courrier au président de la métropole.

Il s’agit d’une fissure sur un tympan du viaduc qui est placée sous surveillance rapprochée mais qui n’est pas classée 3U.

Bon faisons confiance à nos experts et nos ingénieurs. C’est très haut le viaduc d’Eze.

Hommage à Salomé, nous y étions !

 

Hommage à Salomé, nous y étions !

Je suis allé à Cagnes sur Mer hier soir rendre un hommage à Salomé, la 100eme victime d’un féminicide en 2019.

Le rassemblement était organisé par Yohann Léveillé et par Marie-Hélène Lauze et relayé par l’association Tous Citoyens.

Mais le compteur ne cesse de tourner malheureusement. Nous devions respecter 100 secondes de recueillement à la mémoire des 100 victimes de féminicide en France depuis janvier, dont la jeune Salomé, battue à mort à Cagnes sur Mer. Ce furent finalement 101.

Au delà de l’indignation et de nos prises de conscience individuelles et collectives, la centaine de personnes présentes, en dehors de l’accablement visible sur plusieurs visages, dénonçaient le manque de moyens consacrés aux associations, notamment Accueil Femmes Solidarité, dont l’une des membres s’est exprimée.

Aujourd’hui commence à Paris le Grenelle des violences conjugales. Nul doute que tous ceux qui étaient présents hier seront très attentifs aux décisions qui seront prises.

Les solutions, à tout le moins les pistes existent : attribution prioritaire de logements sociaux, exfiltration du domicile du conjoint violent, constitution d’un fichier national, port du bracelet électronique pour les conjoints violents, suivi médical, mais tout cela nécessite une volonté et des moyens.

 

100eme féminicide de l’année.

 

Le 100eme féminicide de l’année 2019 vient de se produire à Cagnes sur Mer dans le 06. Tout un symbole et tout sauf une surprise quand on sait qu’en 2018, c’est dans les Alpes-Maritimes qu’il y a en a eu le plus grand nombre.

Pourquoi les AM ? Pour l’ instant aucune explication rationnelle n’a pu être avancée. Toujours est-il qu’avec deux centres d’hébergement situés rue fontaine de ville et route de Turin plus le centre d’accueil de jour de l’abri Côtier, on ne peut pas dire que rien n’a été fait.

D’ autant qu’il n’est pas facile de faire. Comme toujours les gens interrogés sont favorables à la création d’une nouvelle structure mais à condition que ce ne soit pas près de chez soi car « cela fait venir de mauvaises fréquentations dans le quartier ». Cela s’était produit en cœur de ville dans le 5eme canton il y a une dizaine d’année.

Il faut désormais des réponses concrètes.

Alors oui il faut que les femmes victimes de violences conjugales puissent bénéficier d’un relogement en HLM en priorité, cela paraît une évidence mais le moment est venu de le formaliser dans la loi.

Mais c’est à la racine qu’il faut combattre le mal.

Il est nécessaire que les appels de détresse émanant d’une victime ou d’un témoin soient traités en priorité par les services de police. On l’a vu dans le drame de Cagnes sur Mer. Chaque minute compte.

Mais il faut aussi imposer un suivi psychiatrique à l’auteur de violences conjugales dès la première plainte déposée, voire créer un fichier comme il en existe un pour les délinquants sexuels.

En Espagne les auteurs de violences conjugales sont obligés de porter un bracelet électronique. Le résultat est intéressant. Les violences conjugales ont baissé de 40% en 10 ans.

On ne peut pas se contenter uniquement de manifester comme cela a été le cas hier à Paris, néanmoins reconnaissons qu’une prise de conscience est en train de voir le jour dans notre pays.