Je soutiens le mouvement des urgences et plus globalement le mouvement hospitalier

 

Les urgences nous concernent tous. Le manque de personnel ne permet plus d’accueillir ceux qui en ont besoin dans de bonnes conditions. Qu’il faille restructurer les services, certainement mais cela ne pourra se faire à moyens constants. Il faut recruter et mieux rémunérer pour prendre en compte la pénibilité et l’insécurité croissante.

Ce sont les raisons de ma présence à la manifestation de soutien organisée par les syndicats. Avec Philippe Pellegrini.

Attention au conflit des urgences !

Il ne faut pas voir ce conflit des urgences comme un conflit du travail banal.

Ce qui se passe depuis quelques jours est un problème politique en même temps qu’un problème de société.
Ce matin 95 services des urgences sont en grève sur 680 à travers la France.

Cela fait 20 ou 30 ans que notre système hospitalier voit les conditions de travail de ses personnels se dégrader. Évidemment le droit de grève est inopérant puisque les gens sont toute de même soignés.

La multiplication des arrêts maladie pour épuisement dans les services des urgences marque le point de départ d’une nouvelle étape dans cette contestation.

Il me semble urgent que l’exécutif se saisisse de cette affaire avant que cela ne s’étende à tout le pays.

incidents en fin de manifestation !

 

Hier les fonctionnaires en grève avaient décidé de manifester en centre ville. Une manifestation on ne peut plus classique.

Des incidents se sont déroulés en fin de manifestations qui ont conduit à plusieurs mises en garde à vue.
Je souhaite que ces gardes à vues se terminent au plus vite et je veux leur témoigner de mon soutien. Il n’y a pas besoin des noms pour savoir qui est concerné. Ce sont des habitués des manifestations qui ont le verbe un peu haut, sans plus.

Cela m’amène à préciser ma pensée sur deux points.

Quand une manifestation se déroule à l’appel de 9 syndicats, il serait logique de bien accueillir tous ceux qui viennent quelle que soit leur bannière syndicale. A force de faire des procès en impureté, on voit où en est la gauche.

Le retour à une fraternité dans les manifestations serait une bonne chose. Les interpellations par invectives ou insultes sont contre-productives et désespèrent une bonne partie de la gauche. Chacun doit en prendre conscience.

La violence verbale qui s’exprime dans la rue ou sur les réseaux sociaux ne rend service à personne et affaiblit la qualité des débats et la démocratie.

Un clin d’œil à toute la gauche, il y a 38 ans aujourd’hui François Mitterrand devenait président de la République. Même si la gauche est une grande famille éclatée , chacun doit se sentir un peu concerné par cette date.

Remettre la République au cœur des quartiers !

 

Cette belle phrase rappelle la grandeur du défi qui se dresse devant les pouvoirs publics. Mais cette phrase est aussi un paravent utilisé par de nombreux élus pour masquer la vacuité de leurs choix politiques dans le domaine de la politique de la ville, qui est à la dérive.

Les résultats sont là. Même les associations les plus soutenues par la ville, comme ADAM, tirent la sonnette d’alarme. Des dizaines d’autres licencient, diminuent leurs volumes d’activités.

Il en est de même au niveau du logement et plus particulièrement de l’absence d’entretien des immeubles, notamment du parc social de Côte d’Azur Habitat. Ce qu’il se passe aux Liserons depuis samedi où la tuyauterie de l’eau chaude d’un immeuble a cédé provoquant des inondations de garages et autres, en est le dernier exemple en date. Et qui paiera ? Encore les locataires sur leurs charges ?

Ce sera un des grands enjeux des prochaines élections municipales car la cohésion sociale et le vivre ensemble de la ville en dépendront.