Grève du 5 décembre. 10 000 à Nice !

 

Pourquoi je suis à Masséna avec les manifestants ?

Parce que je souhaite une réforme des retraites qui soit socialement juste.

Et parce que malgré le maintien du principe de la répartition, malgré des avancées importantes pour les femmes, personne n’est en mesure de s’adresser avec clarté aux français pour répondre à leurs interrogations.

« Quand il y a du flou, il y a un loup » disait Martine Aubry. Que le gouvernement clarifie au plus vite, que les discussions reprennent au plus vite.

C’est le sens de ma présence aujourd’hui.

Je soutiens le mouvement des urgences et plus globalement le mouvement hospitalier

 

Les urgences nous concernent tous. Le manque de personnel ne permet plus d’accueillir ceux qui en ont besoin dans de bonnes conditions. Qu’il faille restructurer les services, certainement mais cela ne pourra se faire à moyens constants. Il faut recruter et mieux rémunérer pour prendre en compte la pénibilité et l’insécurité croissante.

Ce sont les raisons de ma présence à la manifestation de soutien organisée par les syndicats. Avec Philippe Pellegrini.

Les Gilets Jaunes fichés aux urgences !

 

Cette pratique vient d’être dénoncée au grand jour par une centaine de médecins qui ont appelé à un arrêt immédiat du «fichage» par les autorités sanitaires des personnes blessées lors des mouvements sociaux, pointant une dérive inacceptable dans l’extension de cette pratique à des «gilets jaunes» lors de certaines manifestations.

Je soutiens totalement cette démarche.

En effet, on apprend par cette tribune que depuis le début du mouvement il y a cinq mois, le fichier «SI-VIC» – système d’information pour le suivi des victimes, mis en place après les attentats de 2015 , est «détourné par l’administration hospitalière et les agences régionales de santé (ARS)».

Les 100 médecins signataires dénoncent «le fichage de patients à des fins possibles d’exploitations politiques ou judiciaires.

Selon eux, l’existence même d’un fichier parallèle renseigné après sélection de nos patients pour n’y entrer que les «gilets jaunes» est parfaitement anti-déontologique», précisant que les patients concernés ne reçoivent aucune information sur ce fichier et que leur consentement n’est pas recueilli.

Parmi les signataires, figurent le cofondateur de Médecins du monde Jacques Bérès, celui de Médecin sans frontières Xavier Emmanuelli et l’ancien ministre et député Bernard Debré (LR), l’urgentiste Patrick Pelloux qui appellent à répondre à des «demandes illégales» par un «devoir de désobéissance éthique».

Emplois francs : Pas avant 2020 à Nice !

 

J’ai profité du déplacement à Nice de la ministre du travail, Muriel Penicaud, à la ressourcerie des Moulins pour remettre sur le tapis la question des emplois francs et de leur absence dans les Alpes-Maritimes.

Je ne l’ai pas fait avec la ministre mais avec une de ses collaboratrices, ce qui en général, permet d’avoir des réponses plus précises.

Lors de la communication de la liste initiale des quartiers bénéficiaires, liste promulguée par arrêté ministériel du 30 mars 2018, Nice n’était pas dans la sélection alors qu’y figuraient 59 quartiers de la Région PACA, un dans le Vaucluse (Pertuis), et 58 dans les Bouches du Rhône, dont 35 pour la seule ville de Marseille.

La raison est simple. A priori Nice ne s’est pas battu pour être retenu dans cette expérimentation.

Pourquoi Nice ne figure t’il pas dans le nouvel arrêté, daté du 29 mars 2019, qui précise que désormais 12 territoires et 740 quartiers de la France métropolitaine et ultra-marine sont désormais éligibles au dispositif des emplois francs ?

La c’est un choix ministériel. La ministre a préféré étendre le dispositif à partir des territoires de la 1ere expérimentation. Ainsi il y avait Marseille dans l arrêté de mars 2018, il y a les Bouches du Rhône dans l’arrêté de mars 2019.

En résumé il est clair que nos jeunes de nos quartiers, de l’Ariane, des Moulins, de Bon Voyage, des Liserons, de Pasteur, de Nice Nord, n’ont pas été défendus auprès du gouvernement par le maire de Nice au moment où il le fallait, c’ est à dire en 2018 quand il y a eu les premiers territoires de choisis.

Nice bénéficiera donc de ce dispositif, si l’évaluation est positive, au moment où il sera généralisé, en 2020. Pour l’heure 6000 emplois francs sont financés par l’État. Ce sont souvent des CDI. Voilà le résumé de l’entretien que j’ai pu avoir avec son staff.