Nice fluide, ce sera une ville sans reconnaissance faciale.

Le gouvernement, activé par quelques lobbyes industriels, veut multiplier les expérimentations en matière de reconnaissance faciale.

Depuis le départ je suis contre le développement de cette technologie qui n’a rien d’anodin.

Nice au Cœur avait d’ailleurs saisi la CNIL, d’autres associations également, à propos de l’expérimentation qui devait se produire au lycée des Eucalyptus à Nice. La CNIL y a mis un terme.

Par contre le maire de Nice a pu mener une expérimentation sur la voie publique, toujours sur la base du volontariat pendant le Carnaval.

Si cette technologie ouvre de nouvelles opportunités économiques et de sécurité publique elle pose néanmoins des questions d’éthique et d’acceptabilité sociale car la France n’est pas la Chine et même si les niçois. es sont très soucieux de leur sécurité, ils sont aussi attachés à leurs libertés individuelles. Car la reconnaissance faciale à des fins de video-surveillance peut conduire à de graves abus.

Je ne veux pas de cet avenir pour Nice. Rien ne doit se faire au détriment de nos libertés et de notre modèle de société.

En effet, cela permettra à plus ou moins long terme la surveillance permanente de l’espace public. Je ne veux pas d’une ville de suspect. es où le visage n’incarne plus une personnalité mais devient un objet technologique qui permet un contrôle permanent et met fin à l’anonymat.

Un tel outil peut demain donner à l’état un pouvoir de contrôle total sur la population dont il pourra être tenté d’abuser face à des opposant politiques ( ouïgours musulmans en Chine par exemple.

Avec Nice au Cœur, ce sera sans reconnaissance faciale. Rejoignez #Niceaucoeur.

Victoire sur la reconnaissance faciale au lycée des Eucalyptus : la CNIL s’y oppose.

 

J’avais été l’un des premiers élus à intervenir pour protester contre cette expérimentation.

Aujourd’hui je constate avec satisfaction que la CNIL vient de rendre un avis déclarant que le système de reconnaissance faciale dans deux lycées de la région Sud, dont le lycée niçois des Eucalyptus « ne saurait être légalement mis en œuvre ».

La CNIL ne propose pas de correctif et rejette par principe le dispositif. Cette première victoire contre la reconnaissance faciale en France est un précieux encouragement.

En décembre 2018, le conseil de la région Sud avait autorisé une expérimentation pour installer des portiques de reconnaissance faciale dans deux lycées, Les Eucalyptus à Nice et Ampère à Marseille.

Cette expérimentation était entièrement financée par l’entreprise américaine Cisco qui profite ici de la politique sécuritaire des élus locaux pour tester ses technologies de surveillance sur les lycéens de l’établissement. L’objectif affiché par le conseil régional, et en particulier par Christian Estrosi, était d’étendre, au terme de cette expérimentation, ce dispositif à l’ensemble des lycées de la région.

L’argument repris par la CNIL dans l: avis qu’elle a rendu est clair : « Les dispositifs de reconnaissance faciale envisagés, quand bien même ceux-ci seraient mis en œuvre à titre expérimental et reposeraient sur le consentement des élèves, pour contrôler l’accès à deux lycées de votre région, ne sont pas conformes aux principes de proportionnalité ».

La CNIL a considéré que la finalité de ce système de reconnaissance faciale, qui consiste soi-disant à « sécuriser et fluidifier les entrées au sein des deux lycées », aurait pu être « raisonnablement atteinte par d’autres moyens » tels que « la présence de surveillants à l’entrée des lycées ».

Il ne s’agit que d’un avis de la CNIL. La Région peut toujours décider de ne pas le respecter et de continuer son expérimentation. Néanmoins, on voit mal la Région ne pas en tenir compte, et cela notamment au vu de la conclusion de la CNIL qui a clairement énoncé que : « il résulte de cet examen que ce dispositif ne saurait être légalement mis en œuvre ».

La rentrée du Centre LGBT sur fond de PMA

 

Je suis allé à la rentrée du centre LGBT où j ai retrouvé des amis pour écouter le président #Erwann Le HÔ dresser le bilan de l’année écoulée en déclinant toute les actions effectuées à partir des bénévoles et des salariés.

Mais l’ensemble de cette rentrée s’est déroulée sur fond de PMA, dossier sur lequel le centre LGBT fait énormément de pédagogie ou de lobbying après des parlementaires. La petite assemblée 60 à 70 a découvert avec effarement que le niveau d’information des élus était proche du néant, s’agissant d’un dossier qui ne semble pas intéresser la plupart d’entre eux. D’ailleurs exceptés #Hervé Cael pour les radicaux et #Laurent Lanquar, il n y avait aucun responsable politique.

Les échanges que j ai pu avoir montraient une réelle satisfaction même si le vote de l’assemblée de vendredi n’est considéré que comme une première étape. L’article 1 de la loi met toutes les femmes à égalité qu’elles soient hétéro ou lesbiennes devant la PMA. C’est une grande avancée car cela entraînera la prise en charge par la sécurité sociale.

Un point préoccupait beaucoup de participants : le souhait du gouvernement que l’acte complet de naissance mentionne « né de PMA ». Une formule à laquelle moi aussi je suis hostile car cela aboutirait à stigmatiser un enfant dès sa naissance.

La reconnaissance faciale à nouveau en débat

 

C’est la transmission d’un rapport de la ville de Nice à la CNIL qui vient relancer ce débat. En effet, ce rapport rend compte des résultats obtenus lors de l’expérimentation d’un logiciel de reconnaissance faciale pendant le Carnaval de Nice sur la base de 5 000 volontaires.

Sans surprise les résultats au plan technique et de la fiabilité sont bons. On sait que ces logiciels sont au point.

Le débat ne se situe pas à ce niveau mais sur la doctrine des usages que l’on peut en faire. J’ai toujours été opposé à l’introduction de cette technologie en France et ce que je vois à Hong Kong actuellement n’est pas de nature à me faire changer d’avis.

Cette société où l’on peut reconnaître un individu à son insu dans tout ses déplacements n’est pas la mienne. Et ce ne sont pas les dernières exigences de la CNIL qui y changeront quoique ce soit. Même si j’attends de connaître les précisions qui seront fournies par la ville de Nice.

C’est à San Francisco qu’il faut s’intéresser et pas à Pékin. Depuis le 14 juillet, l’usage de la reconnaissance faciale est restreint. C’est une décision courageuse dont il faut s’inspirer pour continuer à vivre librement sans être contrôlé en permanence.

Tout en continuant à faire confiance à la CNIL et en rappelant que de nombreux pays ne disposent pas d’une telle autorité capable de réguler et de veiller sur nos libertés.

Mort de Steve : l’exigence de vérité

 

Absent de Nice hier soir je n’ai pu être présent au rassemblement organisé à la mémoire de Steve.

Je n’en suis pas moins solidaire.

Toute la lumière doit être faite sur la mort de Steve Maia Caniço, survenue dans des circonstances non encore élucidées.

C’est une exigence pour sa famille d’abord mais c’est aussi une exigence pour la République.

L’affaire Geneviève Legay a déjà entamé la crédibilité de la justice, la mort de Steve s’inscrit dans le même processus. D’ailleurs les juges d’instruction chargés de l’enquête ont demandé à en être dessaisis car disent ils, cette affaire doit être instruite à distance.

L’enjeu est majeur. Toute la procédure doit se dérouler de manière incontestable car la multiplication des rassemblements un peu partout en France démontre, au delà du drame en lui même, une exaspération grandissante vis à vis de la police qui n’est absolument pas bonne pour notre république.