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Un sondage qui clarifie la donne

Personne ne comprendrait que je ne réagisse pas au sondage Elabe paru ce matin dans notre quotidien régional.

j’avais pourtant prévu de parler aujourd’hui emploi et développement économique puisque je suis allé visiter le forum de l’emploi organisé par l’OGC Nice et Pole Emploi. Mais cela attendra demain à mon grand dam.

Que retenir de ce sondage?

Il y a dans ce sondage deux surprises : le score d’Eric Ciotti et le nôtre.

Les intentions de vote concernant Eric Ciotti font que les deux droites se neutralisent à deux points près et que ce sont les électeurs du Front National qui pourraient être déterminants dans cette affaire.

Le score décevant réalisé par Cédric Roussel, pourtant crédité de 11% d’intentions de vote l’an passé dans un premier sondage. Il est désormais pointé à 7%, de quoi laisser ses électeurs perplexes.

Notre score est quasiment inespéré dans le contexte national particulièrement difficile que nous vivons. Il y aura peu de villes malheureusement où nos listes seront en capacité de réaliser les mêmes scores qu’en 2014, avant la tempête de 2017. Nous étions estimé à 10 il y a un an, nous sommes aujourd’hui à 15,5%, soit une progression de 5,5% Il est surtout intéressant parce qu’il nous laisse l’espoir certes infime, mais réel d’une victoire possible. Et il redonne à l’électeur de gauche des raisons d’y croire dans cette ville ou chaque voix sera utile. Il nous rappelle enfin qu’une élection municipale est à nulle autre pareille parce que l’implantation locale et la notoriété comptent.

Il nous faut nous ouvrir et rassembler et ne pas proposer de vieilles recettes. C’est pour cela que nous avons créé Nice au Cœur parce qu’il fallait maintenir l’espoir chez les citoyens et changer les pratiques politiques. Et si nous l’avons fait si tôt , c’est précisément pour ne pas faire des nouvelles pratiques une promesse de campagne sans lendemain. Nous l’avons fait avant, nous avons montré que c’était possible et c’est pour cela que l’on nous fait confiance aujourd’hui. Nous sommes en train de créer sur Nice une dynamique citoyenne inédite. Les fins observateurs de la vie politique locale le savent depuis la réunion à l’Ariane avec plus de 150 personnes.

Cette réunion a d’ailleurs rappelé que la question de l’égalité des territoires était l’enjeu majeur des mois à venir pour lesquels nous avons prévu tout une série de réunions thématiques. L’environnement par conviction, mais aussi par devoir pour les générations futures, le logement, la culture, les transports, le développement économique, seront l’ADN d’une démarche novatrice sur Nice. Sur différentes actions d’intérêt général ou municipal comme l’application reporty, l’eau, le tram à la Trinité, nous avons innové, créé le premier observatoire numérique des politiques publiques et démontré qu’il était possible de travailler avec la gauche de la gauche.

Cette année, lors de mes vœux, j’ai dit devant près de 400 personnes que les partis politiques étaient indispensables à la vie politique mais qu’ils ne détenaient plus la clef unique du rassemblement. Nous, ce sont les électeurs, les citoyens, les militants associatifs, les forces vives que nous cherchons à rassembler . Il nous faudra veiller cependant à ce que ces deux logiques ne se heurtent pas mais se complètent pour donner plus de force au mouvement.

Le chemin qu’il nous reste à parcourir est immense et fait que nous devons prendre cette première étape avec humilité. Tout est encore possible y compris la victoire à la condition que nous allions chercher les abstentionnistes. Notre démarche innovante peut les séduire.

Notre responsabilité n’est pas de sauver la gauche comme je l’ai trop souvent entendu depuis ce matin, mais de tout faire pour faire gagner la gauche et changer Nice.