L’Italie va rouvrir ses frontières le 3 juin

 

Le gouvernement de Giuseppe Conte à annoncé que les frontières seraient rouvertes à compter du 3 juin et que les quarantaines obligatoires pour les étrangers sont annulées.

Cette décision intervient à un moment opportun car les italiens ont besoin de l’Europe et l’Europe a besoin de l’Italie. Or le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Europe n’a pas été très présente aux côtés de l’Italie au moment où la crise sanitaire du coronavirus a éclaté chez nos amis transalpins. Aujourd’hui ils sont seulement 34% à approuver l’attitude de l’Europe vis à vis de leur pays.

Même les 540 milliards d’aide attribuées par l’Europe, dont 240 millions au titre du MES, le mécanisme européen de stabilité, n’ont pas restauré la confiance.

Il faut dire que le classe politique italienne régulièrement, quand une mesure est impopulaire, n’hésite pas à mettre en avant l’Europe comme bouc, émissaire.

Déjà livrée à elle même lors de la crise des migrants qui a porté au pouvoir Matteo Salvini et l’êxtreme droite, l’Italie doit faire l’objet de la plus grande attention en matière de solidarité, faute de quoi Salvini pourrait à nouveau en profiter.

En tout cas c’est une bonne nouvelle aussi bien pour la Côte d’Azur que pour la Riviera Italienne, et pour tous nos amis italiens de Nice. Laura Albanese, Elena Sanfilippo

Tourisme : la nécessaire diversification

Le Coronavirus ne va pas être sans incidence sur notre économie locale avec la décision, justifiée, des autorités chinoises, d’annuler tous les voyages organisés.
Cela nous rappelle la nécessité de diversifier notre économie.
Nice au Cœur fait le pari de la construction de deux filières : la rénovation énergétique et la silver économie en complément de ce qu’apporte Sophia Antipolis comme diversification car c’est le sénateur Laffite, concepteur de Sophia, qui a le premier compris qu’il fallait sortir de la mono-industrie touristique.
Après il faut aussi faire avec nos atouts, l’économie locale sera toujours à dominante touristique. C’est notre patrimoine paysager, culturel, notre histoire aussi.
Avec la mondialisation nous avons l’opportunité de prospecter des marchés émergents. Il faut le faire. Parce qu’il faut sécuriser notre économie touristique. On ne pourrait pas faire grand chose face à une crise mondiale. Mais par contre on peut sécuriser le tourisme qui peut être vulnérable à des crises plus locales, économiques, diplomatiques, voire sanitaires comme c’est le cas aujourd’hui.
Si dans nos hôtels il n’y pas de chinois pendant quelques mois, il faut qu’il y ait des russes, et s’il n’y pas de russes, des américains et demain des indiens.
Diversifier oui, se flageller non. Trop. de familles niçoises vivent du tourisme.
Le tourisme du 21eme siècle va évoluer, il sera nécessairement plus respectueux des sites, plus écologique et chacun a des propositions la dessus comme Nice au Cœur qui associe étroitement les touristes au plan « zéro déchet ».
Notons au passage que le classement de la période du tourisme d’hiver au patrimoine mondial de l ‘UNESCO est une excellente nouvelle car l’ UNESCO a une politique plus axée sur la protection que sur l’attractivité.

AirBnb, Un décret plus contraignant va entrer en application le 1er décembre

Selon un décompte du CRT, la plateforme AirBnb représenterait 20% des séjours effectués sur la Côte d’Azur en 2018. Elle pourra être amené à fournir aux communes, une fois par an, la liste détaillée des logements loués sur sa plateforme. Il s’agit d’instaurer davantage de transparence dans cette nouvelle pratique locative.

On ne peut que souscrire à cette démarche qui permettra aussi de lutter contre la fraude fiscale.

Le texte va plus loin que l’arrêté mis en place par certaines communes, comme à Nice, qui demande déjà aux propriétaires de déclarer chaque logement loué sur une plateforme d’hébergement et fixe une limite à 120 jours par an. Toutes les communes pourront désormais demander une liste des logements mis en location, ainsi que le nombre précis de jours pendant lequel le bien concerné aura été loué.

A Nice, les hôteliers sont mobilisés vent debout contre le développement de ces plateformes ( il y en a d’autres). On peut le comprendre même si je maintiens qu’il ne s’agit pas de la même clientèle. Mais entendre que la plateforme Airbnb
est une cause majeure de la difficulté à se loger, les propriétaires d’appartement préférant passer par ce format plus lucratif qu’une location « classique », ce n est pas audible chez nous. Ici la pénurie ce n’est pas AirBnb, c’est le résultat d’une politique délibérée de construction de logements sociaux trop faible par rapport aux besoins.

Poubelles débordantes : AirBNB n’est responsable de rien du tout!

 

J’ai cru rêver en découvrant ce matin que la métropole mettait en cause AirBNB en indiquant que si les poubelles débordaient, les fautifs étaient les locataires AirBNB !

Que le phénomène AirBNB se développe sur la Côte d’Azur, et plus particulièrement à Nice est un fait incontestable.

Mais nous sommes une ville touristique, et tout est fait par cette même métropole pour accueillir chaque année davantage de touristes. Ouverture de nouvelles lignes aériennes, transfert en ville à 1€50, multiplication de l’événementiel etc.

Il faut être cohérent. On ne peut pas vouloir chaque année davantage de touristes et en même temps s’étonner qu’ils provoquent des nuisances.

La première des nuisances, ce sont les déchets. Leur volume augmente considérablement mais rien n’est fait par ailleurs pour absorber ce surplus saisonniers.

Il y a quelques jours je proposais que l’on rajoute des poubelles de rue dans les zones très fréquentées.

A juste titre certains participants à la discussion ont proposé plutôt de multiplier les passages pour vider les poubelles.

D’autres ont évoqué la nécessité de sensibiliser les commerçants à une politique du zéro déchets.

Toutes ces réflexions sont louables et méritent d’être approfondies mais on ne peut pas pointer du doigt AirBNB parce qu’il faut un bouc émissaire.

En tout cas le touriste, qu’il soit hébergé dans de la famille, en hôtel, en AirBNB ou en camping ne peut être tenu pour responsable de la saleté et de la pollution visuelle que représentent des sacs à ordures ou des restes alimentaires déposé au pied de poubelles saturées. On ne peut pas exiger du touriste ou de quiconque d’ailleurs, qui prend la peine d’aller jusqu’à une poubelle, de la ramener chez lui parce qque la poubelle de rue est saturée.

C’est à la métropole d’assumer la responsabilité, soit en multipliant les passages, soit en installant d’autre poubelles, de la propreté des lieux et de s’assurer de la capacité à absorber les déchets.

Photo ce matin au port de Nice, place Île de Beauté.